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La Jap'animation : par où commencer ?

Publié le par Chokopims

Les indispensables (selon moi)

 

Oui parce que c'est bien joli tout ce listing, et tous ces noms,  mais on est plus perdu qu'autre chose. Toujours une seule et même question quand on croule sous les informations :

" Par où commencer ?!" En gros lesquels je dois absolument voir, quels sont les plus géniaux et pourquoi ? Lesquels vont me donner envie de continuer sur la lancée ?

 

Deux points importants avant de commencer :

1) Personnellement je n'ai pas vu tous les films d'animations dont je vous ai parlé dans l'article précédent... Mea culpa.... Et il y a même des animés dont je n'ai pas encore eu connaissance qui sont aussi sûrement des chefs d’œuvres... Desquels je suis passée à côté. Ma wishlist étant encore ouverte...

2) Chaque individu est différent, possède ses préférences en terme de film, pour des raisons artistiques, graphiques, de contenu, d'OST épique, de caractère design des personnages,... il est donc impossible pour moi de vous conseiller mieux que vous même. A vous de voir après ma présentation quels films d'animation parmi ceux proposés vous tentent le plus et de vous faire une propre idée. La liste précédente est elle plus complète, si vous êtes partis sur la lancée, si vous aimez l'aventure choisissez-en un au hasard et c'est parti !

 

En tenant compte de tout ça, je vous ai concocté un petit top 5 pour une première (ou une énième) immersion dans la jap'animation et qui vous montreront que non, la jap'animation ce n'est pas que pour les enfants, bien au contraire !

 

La Jap'animation : par où commencer ? Paprika de Satoshi Kon. Comme je l'ai déjà dit sa filmographie est très difficile d'accès dans le sens où les versions françaises se font rares et les VOSTFR aussi... Mais vraiment vous ne le regretterez pas ! Paprika c'est un long métrage très coloré et hypnotique... Attention à voir à tête reposée ! C'est un film d'animation qui nous plonge dans le monde des rêves, en effet un nouveau traitement thérapeutique est inventé, qui permet d'entrer dans les rêves du patient. Un groupe de chercheur est chargé de travailler sur ce prototype et de le tester. Sauf que... bien sûr quelqu'un décide de voler le procédé et de s'en servir à des fins personnelles, et donc on se lance à la poursuite du coupable. Rien à voir avec Inception par contre ^^ C'est vraiment très particulier, pour public averti je l'ai conseillé plusieurs fois et les avis sont mitigés ...

=> Bande annonce par ici.

Si vous préférez les histoires sociales et plus "ancrées dans la réalité" je vous conseille de passer votre tour sur Paprika et de vous tourner plutôt vers son Tokyo Godfather, qui vous promet de belles surprises. Dans tous les cas Saatoshi Kon fait des films d'animations vraiment dédiés aux adultes et ça se voit dans ses sujets traités plutôt noirs.

 

 

La Jap'animation : par où commencer ? Colorful de Keiichi Hara, celui-là est très poétique, enfin très nippon quoi, très agréable artistiquement, au niveau des tracés comme dans les couleurs, comme l'indique le titre... Il est vraiment prenant, attachant et sérieux dans son sujet traité. C'est l'histoire d'une âme qui se réincarne dans le corps d'un garçon de 14 ans, et doit essayer de réparer les erreurs qu'elle a commises dans le passé pour se racheter. En gros on lui offre une deuxième chance même si au début ça ne l'intéresse pas du tout ! Le scénario est librement adapté d'un roman japonais du même nom, signé Eto Mori.

Et puis rien que pour l'OST vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est vraiment émouvant et la fin est juste magnifique. J'ai découvert Keiichi Hara avec ce film et j'en suis ravie, je me suis ensuite intéressée à ce qu'il avait déjà fait pour me rendre compte que je connaissais déjà Un été avec Coo, très mignon aussi mais plus ciblé sur un public enfant.

=> Bande annonce de ce côté !

 

 

 La Jap'animation : par où commencer ?Pompoko de Isao Takahata, pour la prouesse de mêler trois styles de graphisme différents, au sein d'un même film et de mettre de l'hilarité générale derrière un sujet d'actualité : la place des minorités au sein des nouvelles villes. Alors oui j'ai travaillé sur ce film dans un dossier sur un module "Habiter Mobilité" quand j'étais encore en université de géographie, oui il a reçu un mauvais accueil par mes professeurs, mais non je n'abandonne pas ! Parce que pour moi ce film, il est vraiment intéressant. Au delà de l'histoire des Tanukis (appelés chiens viverrins par chez nous) qui n'est qu'un prétexte pour montrer l'adaptation difficile et forcée des minorités campagnardes à leur nouvel environnement urbain, qui se doivent de s'adapter à cette vie qu'ils n'ont pas voulu pour survivre. Bref en plus au niveau urbanisation y a de belles images (notamment au début du film qui montre bien la pression du logement et les solutions adoptées) qui méritent qu'il soit plus connu. Mais c'est quoi l'histoire ? Celle de deux bandes rivales de Tanukis qui se chamaillent sans arrêt pour un territoire et qui finissent par se mettre d'accord pour chasser l'ennemi commun : l'homme qui détruit son territoire pour pouvoir étendre la ville. A partir de là ils décident d'exploiter leurs pouvoirs de Tanukis pour jouer des tours aux humains et les faire renoncer à bâtir sur leurs terres.

=> Bande annonce allons y !

 

 

La Jap'animation : par où commencer ?Le château ambulant d'Hayao Miyazaki, parce que c'est tellement dur de choisir parmi sa filmographie bien remplie mais qu'on ne pouvait pas faire une liste sans le mentionner soyons sérieux, que ses OST sont encore et toujours sublimes et signées Joe Hisaishi et que Totoro et Le voyage de Chihiro sont au centre de l'attention les vilains ! C'est vrai que c'est un de mes préférés, mais aussi je pense un des plus faciles pour s'y immerger. Déjà parce que tous les personnages sont très sympathiques et amusants (entre Calcifer, Navet, Hauru, le chien asthmatique, la sorcière des Landes, ...) que le monde imaginaire et magique est très présent mais aussi parce que l'héroïne vaut vraiment le détour ! (Oui j'ai fait un cosplay de Navet qui vient de ce film, oui je suis une fan inconditionnelle de Calcifer, non ce classement n'est pas vraiment objectif XD) Parce qu'il délivre aussi un message d'espoir et de combativité, et qu'on ne peut pas se trouver de mauvaise humeur après l'avoir visionné ! Ensuite, vous pourrez attaquer Nausicaa et Mononoké avec un regard plus aiguisé ;)

=> Bande annonce avec Ohrwurm en prime ;p !

 

 

La Jap'animation : par où commencer ?

 

La traversée du temps de Mamoru Hosoda, adapté d'une nouvelle éponyme de Yasutaka Tsutsui (dont un autre de ses livres à d'ailleurs servi de base à Paprika, le monde est petit...), qui avait déjà était adapté de nombreuses fois en film avant ce long métrage animé. N'oublions pas que l'animation, permet de dépasser les limites des acteurs, de retranscrire plus de chose et offre parfois de meilleures possibilités de se rapprocher de l'imaginaire de l'auteur. Cette histoire nous plonge donc dans les voyages dans le temps et qui n'a jamais rêvé d'avoir ce pouvoir ? Pour différentes raisons je vous l'accorde. Difficile de vous en dire plus sur l'histoire sans vous spoiler, alors je dirais juste pour un résumé express : "Une lycéenne découvre qu'elle a le pouvoir de voyager dans le temps." en espérant que cela vous motivera à en savoir plus en le regardant ! 

=> Bande annonce motivante !

 

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Dans l'ombre de Miyazaki

Publié le par Chokopims

Voici donc le point culture du jour, non-exhaustif, sur les films d'animations japonais et leurs réalisateurs.

Dans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de Miyazaki

Attention au départ en Terre du soleil levant, veuillez vous déchausser en entrant dans le temple de l'animation japonaise et de ses petits bijoux du cinéma !

Avant que certains ou certaines ne crient au scandale je tiens à préciser, que dans un soucis de longueur et surtout de cohérence de mon propos j'ai laissé de côté tous les films d'animations tirés d'adaptations animées plus longues, et que je me suis concentrée sur une majorité des films d'animations qui ont réussi à venir jusqu'à nous, pauvres occidentaux que nous sommes.... Pour plus de lisibilité sur cet article qui se veut le plus informatif et chaleureux possible, je l'ai organisé en grandes parties. Sur ce bonne lecture !

 

  • Des réalisateurs qui ont fait leurs preuves

Derrière le géant Miyazaki, il y a d'autres petits géants qui ont déjà prouvé qu'ils étaient capables de tout, voir même du meilleur ! Voici quelques petits incontournables pour briller en société dans un restaurant japonais même s'il est tenu par des chinois ou des coréens, ou par une autre communauté asiatique...

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 1 : Isao Takahata, est un réalisateur qui faisait lui aussi parti de la TOEI (l'Hollywood nippon) avec Hayao Miyazaki, c'est ensemble qu'ils créent les studios Ghibli, au tout départ du voyage en 1985 ! Alors taxé de feignant par son collègue, il a cependant à son actif des films magnifiques dont vous avez sûrement entendu parlés, même si vous ne les avez pas encore visionnés : Le tombeau des Lucioles (1988), Pompoko (1994), Mes voisins les Yamadas (1999) ou encore Les contes de la princesse Kaguya (2013). Le talent d'Isao Takahata ne vient pas de ses dessins, puisqu'il ne dessine pas lui même ses œuvres, il embauche des dessinateurs pour ça, non sa particularité c'est la diversité de ses thèmes et sa façon de les traiter. Il est capable de se renouveler à chaque fois. 

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 2 : Satoshi Kon décédé en 2010, pour notre plus grand regret il est l'auteur de l'ultime chef d’œuvre Paprika (2006), une plongée dans le monde des rêves, mais aussi Tokyo Godfather (2003), Perfect Blue (1998) ou Millennium Actress (2002). Beaucoup plus proche du réel et de la vie quotidienne, sa filmographie est un peu plus noire mais toujours empreinte de sa patte très reconnaissable... Il dépeint la vie de son mieux, ce qui fait souvent de ses films des grands drames sociaux avec des touches d'humour, parfois noir mais toujours juste. Un prix du festival des films d'animations d'Annecy porte même son nom, tellement l'homme fût talentueux !

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 3 : Keiichi Hara qui débute fort avec Un été avec Coo, petit film sur l'amitié entre un kappa et un petit garçon, puis revient toujours plus convainquant avec Colorful (2010) un film prenant aux couleurs magnifiques qui raconte l'histoire d'un esprit qui essaye de se racheter en réintégrant le corps d'un adolescent, très poétique et poignant de mon point de vue. Plus récemment, il nous est revenu en pleine forme avec : Miss Hokusai (2015) qui raconte l'histoire romancée de la fille du peintre (inconnu n'est-ce pas ?) Hokusaï. Keiichi Hara a été primé pour chacun de ses films, remportant plusieurs fois la palme d'or du film d'animation à Annecy pour Colorful (décidément à voir) et Miss Hokusaï.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 4 : Hosoda Mamoru, si ce réalisateur a été formé à bonne école puisqu'il sort (comme beaucoup) de la TOEI il a été peut-être injustement recalé des studios Ghibli... mais cela ne l'a pas empêché de réaliser en solo des films dignes du box-office comme Les enfants loups Ame et Yuki (2011). De mon point de vue, ce n'est pas forcément son plus réussi... Il ne faudrait pas oublier qu'il a aussi réalisé La traversée des temps (2006) et Summer Wars (2009) deux animations beaucoup plus intéressantes à mon goût que les enfants loups... Et durant l'été 2015 The Boy and the Beast, plutôt sympa aussi ! Après si son nom vous dit quelque chose c'est aussi qu'il s'est occupé du long métrage One Piece (et oui... j'avais pourtant dit que je ne parlerai pas d'animés...).

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 5 : Makoto Shinkai, beaucoup plus dans le sentimentalisme mais toujours dans le fantastique ou la science-fiction, avec des films comme The Garden of Words, Biosoku 5 centimeter, ou la Tour au-delà des nuages. Pour ma part j'ai vu les deux derniers que j'ai trouvé pas mal, mais très très accès sur les sentiments... Par contre les décors sont vraiment époustouflants.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 6 :  Masayuki Kojima connu surtout pour son Piano Forest (2007), qui porte (on s'en doutait) sur l'apprentissage du piano de deux jeunes garçons que tout oppose. Une belle réussite, notamment grâce à ce lien d'amitié et ce piano "magique" perdu dans la forêt. Il est aussi l'auteur du Chien du Tibet (2012), Fire Force DNA Sights 999.9 (1998) et il a signé l'adaptation en film d'animation du manga de science-fiction post-apocalyptique Spirit of the Sun avant de s'attaquer à l'adaptation animée de Monster entre 2004 et 2005.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 7 : Yasuhiro Yoshiura, jeune réalisateur découvert réellement grâce à Patéma et le monde inversé (2013), une histoire de science-fiction dans un des avenirs probables autour de l’inversion de la gravité. Vraiment agréable à la fois au niveau du synopsis, des personnages et des décors. Il avait déjà à son actif des longs métrages comme Pale Cocoon (2006) et Time of Eve (2010), un peu dans la même veine, mais pas vraiment disponibles en France malheureusement...

 

  • Les réalisateurs d'un seul film

Si certains multiplient les succès, ou du moins se lancent dans plusieurs projets, certains réalisateurs n'ont à leur actif qu'un seul film, et pourtant, on en aurait aimé plus !

Dans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de Miyazaki

C'est le cas de Nizō Yamamoto qui adapte La forêt de Miyori (2009), d'après une œuvre originale d'Hideji Oda, le film raconte l'histoire d'une petite fille qui découvre qu'elle est la gardienne d'une forêt et toutes les responsabilités que cela implique... Certes ce réalisateur ne compte donc qu'un seul film à son actif et ce n'en est pas lui le scénariste mais il peut se vanter d'avoir travaillé avec Isao Takahata sur la série animée Anne la maison aux pigeons verts. Il a également fait parti du studio Ghibli, chargé des décors notamment du Tombeau des lucioles, Princesse Mononoké, ou le Chateau dans le ciel et il a ensuite créé son propre studio (Kaieisha). Son nom est donc à retenir...

On peut aussi citer : Lettre à Momo (2011) réalisé par Hiroyuki Okiura, qui a pourtant été nominé lors du festival du film d'animation d'Annecy et a remporté le prix du jury de "Mon premier festival" à Paris en 2012. Depuis plus rien.... Ou encore Origine, une fresque fantastique avec pour décors un futur post-apocalyptique où les esprits de la forêt reprennent leurs droits sur la Terre... Sorti en salle japonaise en 2006, il a été réalisé par Keiichi Sugiyama, plus habitué à la création de musiques de jeux vidéos, mais qui a pourtant travaillé sur des animés très connus comme City Hunter , Macross ou Neon Genesis Evangelion. En remontant encore dans les années 2000, on trouve Mind Game (2004) une animation délurée, tirée du manga éponyme de Robin Nishi, et réalisé par Masaaki Yuasa, celle-ci nous fait plonger dans une course avec Dieu lui même pour réécrire la vie d'un mangaka "raté".

 Deux films plus connus pour leurs noms que pour leurs réalisateurs (encore une fois j'ai envie de dire) qui dans le domaine de l'animation de science-fiction japonaise se font une belle part, même si leur succès est très discuté... Steamboy (2004) de Katsuhiro Otomo, ce dernier est d'ailleurs certainement plus célèbre pour son manga adapté en animé Akira que pour son film... Comme quoi l'animation ne paie pas toujours. Et le sur-méga-connu, enfin pour toute personne née dans l'ère de la game-boy --', Ghost in the Shell (1995) par Mamoru Oshii, qui est le premier d'une longue série qui changera maintes et maintes fois de réalisateur et de scénariste... Même si les puristes vous le diront, il se fait voler la vedette par Innocence, Ghost in the Shell 2 (2004) aidé par Hiroyuki Okiuraau au carac-design (et vous savez comme c'est important).

Ensuite j'en oublie (sûrement), j'ai vu passer dernièrement quelques infos sur un certain Redline (2010), qui promettait de belles choses, mais je ne l'ai pas visionné.

 

  • Les studios Ghibli

Ici je vais vous présenter d'autres animateurs tout droit sortis de la maison Ghibli, cette grande maison de l'animation qui a tout de même fini par se faire racheter par Disney au grand damne de Miyazaki son créateur (oh noooooooooooooooooooooooooon).

Dans l'ombre de MiyazakiPour l'anecdote, savez-vous que dans l'ombre de Miyazaki, il y a un autre Miyazaki ? Son propre fils, Goro Miyazaki, qui injustement comparé à son père, a pourtant fait de son mieux dans ses deux longs métrages Les Contes de Terremer (vous savez le film que personne ne comprend...) et La colline aux coquelicots. Comme quoi sortir des studios Ghibli n'est pas forcément un avantage en soi... Vous pouvez en parler à d'autres oubliés des studios comme Tomomi Mochizuki qui réalise Je peux entendre l'océan (1993), un film loin d'être surmédiatisé...  Parmi les autres noms qui ne passent pas à la postérité il y a  Yoshifumi Kondo qui meurt trois ans seulement après avoir réalisé Si tu tends l'oreille (1995), seul film à son actif, auquel fait écho le Royaume des chats (2002) réalisé lui par Hiroyuki Morita. Y figure aussi Hiromasa Yonebayashi auteur d'Arietty, le petit monde des chapardeurs (2010) et de Souvenirs de Marnie (2014) qui quitte d'ailleurs les studios après ce dernier long métrage. Si vous vous demandiez pourquoi dans les différents films de Ghibli vous ne retrouviez pas toujours l'univers magique auquel le grand Hayao Miyazaki vous avez habitué, maintenant vous savez pourquoi !

 Et encore ici je me suis cantonnée à parler des seuls réalisateurs, mais ils ne font pas le film tout seul, loin de là ! Il faut compter aussi les scénaristes, les assistants, responsables d'animations, chefs décorateurs, coloristes, et que sais-je encore qui pullulent dans la liste des participants à la réalisation du film dans les génériques (oui ces petites écritures à la fin des films que franchement peu de gens personne ne prend le temps de lire....) : Bref le boulot d'animateur ce n'est pas de tout repos...

 

  • Et les femmes dans tout ça ?

Dans l'ombre de MiyazakiDéjà quand on lance une recherche "réalisatrice et /ou scénariste japonaise" la liste se restreint sérieusement, alors si en plus on rajoute le facteur "animation"... soyons sérieux la liste est difficile à établir ! Mais en arpentant la toile je vous ai tout de même dénichés : Satoko Okudera scénariste de Ame et Yuki, les enfants loup et Summer Wars. Et oui j'en suis fière :D ! Mais ce qu'il y a de bien dans la japanimation, c'est que bien que non visibles dans les équipes de productions, les filles sont tout de même bien représentées, car la majorité implique des personnages féminins très intéressants dans les synopsis. Les fillettes sont d'ailleurs aux premières loges (en particulier chez notre cher Hayao Miyazaki ! Même Porco Rosso basé sur l'histoire d'un homme au visage de cochon, est en fait un prétexte pour raconter l'histoire d'une jeune fille mécanicienne...).

 

Sur ce je vous laisse, avec cet article qui se voulait le plus complet possible. Avec les recherches que j'ai faites, je me suis rendue compte, qu'il y avait encore pleins de films d'animation que je n'avais pas encore vu... Il faut dire qu'ici je ne vous ai parlé en majorité que des films licenciés en France, donc qui sont parvenus jusqu'à nous, et ce en laissant de côté les adaptations d'animés. Bref vous aurez compris que c'est une véritable mine d'or et que ce serait dommage de vous en priver... En espérant vous avoir donné envie d'en parcourir certains ! Sérieusement, plus j'ai avancé sur cet article et plus je me suis rendue compte de ma propre ignorance dans ce monde si vaste de la jap'animation !

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Animasia 2015 : Geekattitude

Publié le par Chokopims

Un weekend digne d'une Geek...


Animasia 2015 : Geekattitude

 Le weekend du 10 et 11 octobre 2015, se déroulait la 11ème édition d'Animasia. Histoire de se rappeler que cet événement a commencé avec un public très restreint dans les locaux d'un cinéma fort sympathique : le Jean Eustache à Pessac, dans lequel se déroule aussi le festival du film d'Histoire, mais ça, ça en est une autre... d'histoire. ;)

Bref donc Animasia c'est un festival qui est dédié à la culture asiatique, d'où mon envie d'y mettre les pieds. D'autant plus que cette année, il s'annonçait aux couleurs de la Corée du Sud et je n'ai pas pu résister à l'appel ! Pour me fondre dans le monde des geek, j'ai donc choisi un cosplay, sauf que... J'ai fait un choix incongru et plutôt inconnu du grand public : le personnage de Navet dans Le château ambulant de Miyazaki (film d'animation à voir !)... Du coup je me suis retrouvée comme ça :

 

Animasia 2015Un navet navrant et navré ... de ne pas être reconnu "Pfff ! Ben puisque c'est comme ça restez incultes !"

Et quelle belle transition pour vous présenter une charmante petite aventure audio, dont l'auteur JBX était présent au festival. Et que (là non plus... --') personne ne connaissait... à priori à cause du succès du Donjon de Naheulbeuk, mais dans l'ombre du géant se cachait : Reflet d'Acide ! Pour ceux qui auraient envie de le (re)découvrir c'est par ici :

=> Calembourgs, rimes et fou rire au rendez-vous !

Autre rencontre fort sympathique : Les Noobs qui étaient derrière leur échoppe made in MMORPG, pas très loin de JBX d'ailleurs puisqu'il joue dans leur websérie... :D si vous voulez vous plonger dans leur univers des jeux en ligne c'est par là (ouais je change un peu ici et là...) :

=> Attention ! ça va vous donner envie de jouer XD

 

Même si je me suis sentie soudain vieille après ces deux rencontres... mais pas pour les mêmes raisons :

1) Reflet d'Acide ça date un peu ... début des années 2000 avant l'apparition des youtubeurs, nous connaissions les podcasteurs et ... c'était bien !

2) Les Noobs touchent un public trèèèèèèèèèèèès jeune (du moins sur le Sud-Ouest) : faudrait changer cette tendance ...(en fait en y réfléchissant, c'est l'âge que j'avais à l'époque des podcasts...)

Sérieusement je ne pensais pas être si vieille jusqu'à ce jour oO !

Sinon en vrac : on a testé tout plein de jeux de société, on a vu les limites de l'accueil du Hangar 14, on n'a pas testé Just Dance, on a bien rigolé, on a joué à Street Fighters sans se lasser, on a perdu de l'ouïe à côté du stand de K-Pop, on a tendu l'oreille pour écouter une conférence sur le grand Miyazaki et son studio Ghibli qui faisaient de l'ombre aux autres scénaristes de film d'animation, on a vu passer l'équipe du Joueur du Grenier dans le dos de Merry Curry, on s'est fait totoriser (ouais j'adore cette expression qui consiste à se transformer en Totoro ^^), on a goûté la cuisine coréenne (enfin les restes), on a mangé des kit-kat et des mikados au thé vert, on est allé en Back-stage derrière la scène pendant le concert du Neko Light Orchestra (en attendant désespérément qu'ils nous chantent les Chevaliers du Zodiaque ... ah non ça c'était juste moi --'), on a attendu  3h pour rentrer, on a fait du découpage, pliage de personnages de film de Miyazaki, on a dégusté des sushis sur les bords de la Garonne, on a vu des goodies, on a eu des goodies, on a vu des gens, pleins de gens, plus ou moins connu, plus ou moins bien déguisés, ...

Animasia 2015 : Geekattitude Bref Animasia c'était vraiment sympa, mais pour être honnête j'ai préféré le BGF, alors que ce n'était que la première édition... Donc j'ai grand espoir pour la deuxième :D

 

Pourquoi ? Plus d'espace et moins de gens déjà (mais ça risque de changer), mais aussi et surtout des espaces dédiés aux interventions et conférences. C'est vrai que profiter de la culture coréenne entre l'entrée principale et le stand de K-Pop... C'est pas vraiment possible... Et c'est bien dommage parce que c'était LA spécificité d'Animasia par rapport au BGF... Ensuite les stands et les invités, rien à y redire : c'est un peu la même chose, faut dire que c'est le même univers ^^ Reste que le BGF préfère se consacrer aux personnalités plus "locales".

 

Je ne nie pas le travail (à mon avis énorme et que je ne me représente pas vraiment) de tous les bénévoles pour faire fonctionner cet événement d'ampleur. Par contre, il va falloir, sérieusement, changer de lieu afin d'accueillir au mieux la foule immense et permettre aux visiteurs de respirer... 15 000 entrées sur le weekend ... L'engouement n'avait peut-être pas encore été détecté, mais je pense que l'accueil est à repenser pour le bien de toutes et de tous. A bon entendeur ;)

 

Bravo et Merci en tout cas de nous proposer ce genre d'évènement :D   

Et sinon une nocturne c'est organisable ???

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