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Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !

Publié le par Chokopims

Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Il y a un musée que j'apprécie particulièrement à Frankfurt, c'est l'Angewandte Museum, il est situé sur les rives Sud de Frankfurt, dans un secteur que l'on appelle la "Mainufer" les rives du Main. En fait la majorité des musées se trouvent sur les bords du Main, ce qui fait que la carte d'abonnement aux musées s'appelle elle même la Museumsufercard et la fête culturelle qui leur est dédiée tous les étés, qui se déroule sur ces mêmes rives la Mainuferfest.

A l'Angewandte Museum, je suis allée voir plusieurs expositions déjà, dont une sur différents supports retraçant l'ouverture du Japon après 1853 due à la fameuse intervention des américains, mais ça c'est une autre histoire. Et une exposition sur Stefan Sagmeister, un artiste qui fait des installations, intitulée "The Happy Show" (traduit la Gaité lyrique en français, ne me demandez pas pourquoi...) : que j'ai beaucoup apprécié et que j'ai eu envie de vous présenter ici !

Stefan Sagmeister est d'origine autrichienne, c'est à l'origine un designer graphique et un typographe, d'où son attrait pour les mots et les phrases. Dans "The Happy Show" il montre ses recherches menées sur le "bonheur". Pour faire plus clair, il se pose au travers de son travail des questions comme : qu'est ce qui apporte, la joie et le bonheur aux gens ? Et comment faire pour procurer cela au travers de l'art et du design ?

On commence l'exposition par une série de sondages, sous des formes graphiques stylisées et des explications écrites à même les murs. On peut y lire les informations suivantes : Quelle tranche d'âge considère être la plus heureuse, et donc l'évolution de notre "happiness" sous forme de courbe, comment le monde se représente le bonheur, qu'est ce qui est nécessaire et responsable de ça par exemple pour ceux qui connaissent c'est le fameux principe de food safety et food security (les pays dits du "Nord" qui cherchent à manger sain, alors que le problème des pays dits du "Sud" est plutôt de manger tout court...) Du coup pour pouvoir se permettre de chercher des bonheurs "supérieurs" de la pyramide (comme un épanouissement professionnel, une estime de soi, la valorisation de soi en tant qu'individu, ...) il faut déjà remplir les conditions de base qui sont celles de la survie (le bonheur d'être simplement en vie et de répondre à ses besoins primaires), différentes activités et quel pourcentage de joie elles procurent, mais aussi l'organisation idéale de la vie pour accéder au bonheur total avec des périodes de temps de liberté entre le travail notamment, ainsi que pleins d'autres graphiques édifiants.

La hierarchie du bonheurStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien le monde est heureux ?Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur ! Bonjour ? Tu peux m'entendre ?

Ensuite on passe à différents types d'installations : des vidéos, des messages en tout genre sur tous types de supports avec la mise en image des mots de ses phrases, au travers de photos graphiques en land-art, éphémères ou pérennes, des chorégraphies,... pour donner le sourire avec des phrases ou des citations qui poussent vers le point de vue positif, et la confiance en soi. Le tout avec humour et interaction, le visiteur de l'exposition doit parfois mettre la main à la pâte pour faire vivre les installations, comme pédaler pour allumer des leds qui font apparaître un message, ou tirer une carte surprise dès son entrée avec une action qui une fois réalisée devrait donner le plaisir du travail accompli.

En fin d'exposition, on peut évaluer son niveau de bonheur, grâce à des distributeurs de chewing-gum géants dans des tubes notés de 1 à 10, le but de l'exposition étant de partager l'Happiness attitude ;) Je vous laisse deviner dans quel tube je me suis servie !

Tout le monde croit toujours avoir raison XD surtout moi :pChaque sortie est aussi une entréeStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien êtes vous heureux maintenant ?Se faire du soucis n'apporte rien

Pour ceux qui auraient envie d'en découvrir plus sur son travail, il a aussi participé à TedxTalks sorte d'université du savoir pour tous, où on partage des recherches, des expériences, des connaissances, des travaux sous forme de conférence rapide (la majorité sont en anglais mais vous pouvez les trouver en sous-titré plutôt facilement) où il expose justement ses travaux sur le "Happy-powa". Vous pouvez voir ici par exemple ses "7 règles pour être heureux".

 

 

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Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

Publié le par Chokopims

Cela faisait un bon moment que je n'avais pas plongé dans une ambiance de concert.

Je n'avais pas mis les pieds dans un festival de musique depuis juillet 2016 à Périgueux au Sans Réserve, où avec Becky et Merry Curry nous avions fait un tour au sympathique "Dedans-Dehors", qui nous avait fait voyager du côté des Balkans, et au royaume musical du métal revisité par les cuivres. Thundertruck powa ! Merry Curry qui aime bien (tout comme moi) les petits festivals de musique en extérieur, vu que c'est elle aussi qui m'avait emmené aux Campulsations l'année d'avant...

 

Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

 Du coup quand la Slacklineuse une amie de l'échange en poste aussi à Frankfurt m'a proposé d'aller à la Brotfabrik, voir un groupe d'électro-swing, je n'ai pas longuement hésité avant de répondre un "oui !" définitif et sans condition, avant même de savoir si ça allait me plaire...

"C'est un groupe strasbourgeois, ils s'appellent Lyre le Temps ..." Bon  je me dis que je vais écouter une chanson avant d'y aller tout de même... Je tombe sur la première référencée soit : Looking like this ... Je me dis "C'est pas mal :) ça ressemble un peu à du Caravan Palace mélangé à du Chinese Man !" et je m'arrête là en me disant, je verrais le reste en live, comme ça, ça me laisse la surprise.

Jeudi 16 mars à 20h, heure du concert, c'est donc cinq touristes franco-allemands, car aucun de nous ne connaît plus que ça le groupe, qui débarquent à la Brotfabrik... Ambiance tamisée aux projecteurs, la petite salle conviviale parait comme enfumée dans la lumière bleue... On se place tous devant à gauche, chacun comme à son habitude. Et bah tiens ça nous fait un nouveau point commun ! Puis le DJ-mixeur à la Oaistar, débarque pour chauffer un peu l'ambiance, et enfin tout le groupe ! En plus, on est devant le bassiste/contrebassiste : yeah... Et ça commence, ça donne envie de bouger, de danser et puis l'Utopim'ste reprends le dessus : ça commence à sautiller sérieusement après les quatre premières chansons. On peut dire que oui ça m'a plu ! Surtout de retrouver cette ambiance de concert un peu alternatif, qui m'avait à vrai dire manqué.

Nous avons donc continué ainsi, non pas jusqu'au bout de la nuit, mais jusqu'au bout du concert ! Comme il commençait à se faire faim, je me suis rappelée mes sorties de soirée un peu identiques en Erasmus, où les boulangeries ouvraient et l'odeur nous faisait nous arrêter, affamés, pour nous restaurer un peu, avant d'aller se coucher tranquillement...

 

Et un petit coup de jump pour About a trauma drum !!!! Et pensée pour Becky qui me voit sûrement sautiller à des kilomètres de là XD

=> Bon en vrai je saute pas aussi haut hein... On est d'accord !

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Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...

Publié le par Chokopims

Quand on est à l'étranger, on se sent un peu responsable de l'image de son pays d'origine dans le pays d'accueil. Car d'une simple action, d'une simple phrase, ou d'un simple mot, on peut tout à la fois renforcer les stéréotypes, ou alors les démonter de A à Z. Et il se trouve que c'est comme ça... PARTOUT !

Remarque : Dans la suite de l'article j'emploie toute une gamme de "Schtroumpf*" mais c'est remplaçable par toutes les nationalités possibles dans tous les pays possibles à vous de remplacer le mot par la nationalité de votre choix, et le tour est joué ! Si vous voulez tout tester, vous pouvez relire l'article à l'infini...

Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...Pour vous le démontrer correctement, commençons par le commencement... Une fois passée la frontière, on s'entend souvent dire après un quelconque acte banal de la vie quotidienne : "C'est bien schtroumpfais* ça !" et on s'insurge en soit-même : Mais pas du tout ! On se demande donc de plus en plus régulièrement, et cela pour tout et n'importe quoi,  si ce que l'on fait est typiquement Schtroumpfais* ou non... D'ailleurs on se dit même parfois qu'on n'est pas si Schtroumpf* que ça... On en est même bien loin, du Schtroumpf* considéré comme "authentique". Et il arrive toujours un moment, où, on se sent un peu tiraillé entre deux modes de vie plus ou moins différents, et même pire, pris à parti pour choisir un camp : pays d'accueil contre pays d'origine ! C'est ce que j'appellerai : "la question piège".

Et bien souvent l'assemblée la pose cette question, de manière complètement innocente et détournée, les yeux remplis de curiosité. Parce que oui, l'avis de la Schtroumpfette*, est une curiosité... Il faut toujours demander l'avis de la Schtroumpfette* ! Comme ça on aura l'avis de TOUS les Schtroumpfs* ! Et ça tombe avant que tu n’aies le temps de t'éclipser : "Et toi t'en penses quoi ?"  Oups... Ben c'est à dire que... En fait moi... J'essayais juste de me sauver en douce avant qu'on me demande mon avis tu vois...  Bon c'est un peu loupé... En plus, avec un peu de chance y a même l'Imbécile qui ricane sous cape dans un coin "Alors la petite Schtroumpfette* ? On s'est bien habituée à la mode du pays ? Où t'es restée chauvine ? Genre... blabla c'est mieux au pays des Schtroumpfs !" Sisisisi tu sais c'est le relou de service qui est sceptique de ton engouement dans le pays d'accueil depuis le début. Celui qui a été nourri aux stéréotypes dès le biberon, passe son temps à mettre tout son entourage dans des cases, possède une objectivité très restreinte et une tolérance quasi-inexistante. Tu peux te féliciter d'abord qu'il n'y est que lui, parfois ils sont toute une armée...

Une fois que la question piège a été posée sur le tapis, impossible de reculer ! Dans les deux sens du terme, parce qu'en plus derrière toi y a un mur... Fallait pas essayer de se sauver dans le couloir. Donc tu passes au plan B, chercher dans l'assemblée un soutient ou un bouc émissaire : un camarade Schtroumpf* expatrié lui aussi ou même un Schtroumpfophile*... Vite vite... Pas de chance ce soir, aucune trace de ces deux individus, dont la présence aurait pu être salvatrice. Ce soir donc, il va falloir se débrouiller seul(e) ! On remonte ses manches et on donne son avis en étant très vigilant sur tout et n'importe quoi, enfin parfois surtout sur n'importe quoi... Et ce sans raison valable et logique... Pourquoi ? Parce qu'on est soudain étonnamment stressé... Pour deux bonnes raisons : Tout d'abord parce que la quasi-totalité des personnes présentes à ses deux yeux braqués sur nous et le verre en suspend à la main, et puis aussi parce qu'on se sent légèrement responsable de ce que pourra penser, la majorité de l'assemblée ici-présente, après notre discours, sur l'ensemble des Schtroumpfs* dans le monde. Surtout si c'est la première fois qu'ils rencontrent un Schtroumpf* de leur vie ! Ce qui fait qu'on finit bien souvent par dire une énorme bêtise. En bafouillant en plus... A ce moment là, on n'est absolument plus sûr de savoir si c'est un avis de Schtroumpf*, un avis de locaux, un avis Locotroumpf, un avis exotique, un avis à côté de la plaque, un avis de tempête, ... 

C'est à ce moment là donc, que je me lance pas très rassurée... Il y a des choses pour lesquelles on fini par prendre parti, parce que tout simplement ça correspond plus à sa manière de vivre et de penser. A un moment, j'ai dû choisir mon camp sur un sujet HAUTEMENT SERIEUX, et mea culpa en ce qui concerne le Riz-au-Lait j'ai choisi le Milch-Reis sans hésiter ! Parce qu'à vrai dire le manger chaud sortant de la casserole avec, saupoudré dessus, de la cannelle et du sucre, je ne peux vraiment pas y résister !

Pour conclure : à l'étranger parfois d'individu, on passe à groupe d'individu. Beaucoup d'expatriés restent en effet entre-eux, plutôt que de faire face à la population qui vit dans le pays où ils ont pourtant choisi de vivre... J'en reparlerais peut-être plus tard, parce que c'est pas vraiment comme ça que je conçois personnellement l'expatriation... Et cette perte d'individualité tout à coup, ça fait (très) bizarre. Si tu ne t'étais jamais posé de question sur ton pays d'origine jusque là, ben tu t'en poses des tonnes. Et finalement tu redécouvres ton propre pays , au travers des yeux des locaux ! Et c'est pas si mal du tout, tu apprends à l'apprécier autrement, à te détacher de la pression qui pèse sur toi afin d'éviter de te retrouver dans les situations citées plus haut, pour mieux en rire et t'en moquer.

Au bout du compte on prend pleinement conscience que nous sommes tous des citoyens du monde qui adoptent les habitudes seyant le mieux  à notre caractère et à notre façon d'être, n'en déplaise à l'Imbécile... Et ça se ressent particulièrement dans les villes comme Frankfurt, ou plus de 133 origines différentes Sachant qu'il y a quasiment 200 pays dans le Monde, et plus de 300 peuples différents ça nous amène à un rapport entre 33 et 50% des nationalités représentées dans une seule et même ville ! se côtoient au quotidien, entre différences culturelles, historiques, religieuses, philosophiques et etc...

 

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Quand arrive les beaux jours... enfin presque !

Publié le par Chokopims

Hier nous étions déjà ! le 20 mars 2017 ! Premier jour du printemps et ça m'a donné envie de dessiner. Je me suis donc lancée au crayon à papier mal taillé... parce qu'en ce moment je suis une feignante complète, je gribouille partout avec le même crayon, sans passer à l'encrage... et sans penser à le retailler --'

Quand arrive ma saison préférée... 

Qui dit PRINTEMPS dit forcément FLEUR ! Dans tous les parcs de Frankfurt am Main, les jardinières et jardinets, jusque dans les minuscules coins d'herbes sur les bas-côtés, les cerisiers et d'autres arbres fruitiers sont fleuris, et les crocus déjà fanés ont laissé place à différents types de narcisses, aux jacinthes, aux primevères et à toutes les autres plantes à bulbe qui existent...Bref ça sent le printemps, les degrés en plus et les beaux jours !

Et ce sont les élèves de deuxième année qui sont aux premières loges du spectacle : pour eux la visite du Palmengarten sorte de jardin botanique de Frankfurt s'impose. C'est pour cela que toute fière de moi je lance à ma collègue qui s'apprête à partir en VO :

"OOOOH so schön ! Das muss bluhtig sein !" à prononcer oh zo cheun dasse mousse bloutiche zaï-ne en me basant sur le verbe blühten qui signifie fleurir, et en rajoutant un "ig" réservé aux adjectifs, je pense avoir formé le mot "fleuri" mais en fait non... Parce que vue la tête de ma collègue elle n'a pas compris ça... En réfléchissant je me dis que là, ça sonne "Blutig" et que ça, c'est pas terrible, parce que ça veut dire "sanglant" (Blut : sang + "ig" adjectif). Du coup elle a du comprendre que je suppose qu'il va y avoir des morts parce que ses élèves sont pénibles... Gênée je rigole, et je reprends "blühtig ! Blühtig nicht Blutig !" (le tréma transformant le "ou" en "u"). Bien essayé sauf que ma collègue ne comprend à priori pas plus et me lance en VOSTFR : "Tu veux dire quoi en fait ?" .

Inventer des mots en se basant sur une logique ça fonctionne bien sauf que... ça ne marche pas à tous les coups ! Encore moins quand on mélange deux règles de grammaire en voulant bien faire !

Pour conclure, et pour les germanophiles qui ne le savait pas encore, en allemand l'adjectif fleuri est créé avec le participe passé de blühten : et c'est blühend donc...

 

Tout ça pour dire que je vous ai concocté une jolie fleur dont les huit tiges représentent chacune une langue différente : défi lancé !

Serez-vous trouver lesquelles ?

 

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