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Escapade d'un jour #3 Le parc oriental de Maulévrier !

Publié le par Chokopims

Ah, Maulévrier ! Ce parc japonisant dont j’avais tant et tant entendu parler et où je souhaitais me rendre depuis un bon moment ! M’y voilà enfin, c'était en octobre 2020, je vous ai ressorti quelques photos pour l'occasion !

 

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Le parc oriental de Maulévrier est constitué de 12 hectares de propriétés sur les 29 que comptent la propriété du château auquel il est rattaché qui n'ont été aménagés en espace japonisant qu'à la toute fin du XIXème siècle après le rachat du château Colbert par la famille Bergère. On y compte plus de 400 espèces différentes et des aménagements de végétation variés.

 

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Ce jour là, le jardin s’était paré des premières couleurs de l’automne. J'ai pu y voir les fameuses torii portes de temple japonais et l'adorable petit pont rouge, sur deux îles artificielles nommées îles du paradis, ou îles des êtres immortels, l'île de la grue et l'île de la tortue. Ces noms représentent le principe d'harmonie des opposés, celle du yin et du yang. L'étang sur lequel elles sont situées est au centre du jardin et il prend une place importante dans l'aménagement de celui-ci. Il y a par exemple un barrage qui donne lieu à des petites cascades, et un embarcadère près d'une corne d'or. La végétation s'y reflète très bien, on a même droit à des jeux de lumières colorés au fil de la visite, le chemin principal tournant autour de cet étang. De plus, fait étonnant, les jardiniers font parfois le travail d'entretien, notamment la coupe des arbustes, en bateau ce qui donne lieu à des démonstrations de formation et de taille d'arbre dépaysantes dans le style oriental ils ont été formés dans cet art.

 

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Encore dans le style japonais vous pourrez trouver, dans le désordre, dans le parc de Maulévrier, plusieurs pagodes stylisées, le pavillon de thé, une collection de bonsaï conséquente et intéressante, le petit jardin de bambou avec différentes fontaines aménagées, les non moins fameuses lanternes qui ornent les jardins avec les différents types décrits sur des panneaux explicatifs, et une exposition photo qui met en parallèle des photos du Japon avec celles du parc oriental. Voyage garanti :)

On peut y ajouter un autre élément incongru qui vaut le coup d’œil, au milieu de ce jardin de style oriental, japonais certes mais pas que, nous trouvons les statues de lions de pierre khmer,et le pavillon du Cambodge de même genre. Ils se trouvaient à l'origine à l'exposition universelle de Paris de 1900 et ont été élaborées par Alexandre Marcel avant de se retrouver installés ici.

 

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Bref tout y était : journée réussie ! Et pour en savoir plus c'est par ici : site officiel. Enjoy-it !

 

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Du Silence...

Publié le par Chokopims

(petit texte en prose inspiré du bruit)

Du Silence... 

« Le silence est d’or. » Non, le silence dort à jamais. En fait le silence n’a jamais existé. Même si nous crions au silence, le silence ne se fait. Car même au cœur de la nuit, au milieu de nulle part, nous pouvons entendre le vent faire frémir les feuillages, les grillons, les oiseaux et les grenouilles chanter quand viennent les beaux jours. Même jusqu’au son métronome de notre respiration, notre cœur battant ou notre peau frissonner brisent la fraicheur de la nuit silencieuse.

Le silence ne sera jamais, peut-être seul les sourds connaissent ce son appelé "silence" et encore… Ils peuvent imaginer le bruit que fait chaque mouvement, chaque geste, chaque chose et y associer un son, même inaudible, même muet. Le silence n’existe pas. Et si un jour, nous l’entendions, il nous réveillerait sûrement. Il nous glacerait le sang, car le silence n’est pas naturel.

Alors pourquoi parler de silence, quand on le craint et qu’on ne peut le saisir ? Le silence est plus précieux que l’or, s’il est si rare qu’on ne peut l’obtenir. Pourtant on hurle toujours au silence sur cette Terre, alors que ce que l’on désire... c’est juste du calme, un peu de tranquillité, de paix et un son en sourdine, délité, apaisé. Cependant on demande encore et toujours ce silence, synonyme de mort et d’anormalité. Si nos acouphènes bourdonnent, nous ne connaitrons plus jamais un semblant de silence. Ce silence fabriqué, ce silence incertain qui fredonne encore et dont on ne voit pas la fin.

Pardonnez ce silence, mais si l'on se tait, c’est pour éviter de dire ce qui pourrait fâcher... Voyez-vous quand on ne sait pas retenir sa langue, dire des mensonges et enjoliver sa voix, on préfère le silence. Et si nous ne savions parfois, plus nous taire et passer sous silence ? S'il fallait briser le silence pour ne se taire plus encore au delà… Pour ne plus cautionner ce silence, ne plus y être réduit et s'insurger soudain.

On m’avait appris pourtant « Quand on ne sait pas on se tait », on m’avait appris le silence, mais aussi la vérité. Si j’hésite, si je doute, j’ai besoin d’y penser, permettez en silence que j’y songe en paix…

 

L'Utopim'ste

 

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"Pardon" à la loupe

Publié le par Chokopims

Il y a quelques temps (lointain) je vous parlais des nuances en traduction et de la question de culture très prégnante dans chaque langue qui a participé à sa formation, sujet très vaste et intéressant à mon avis, surtout quand on apprend ces dites langues. J'ai eu envie de récidiver...

"Pardon" à la loupe

Pourquoi ? Et bien parce que j'avais (re)commencé des cours de japonais, et que je venais de finir un livre très intéressant sur la culture nippone intitulé Le chrysanthème et le sabre de Ruth Benedict, un essai commandé par les américains en 1944 parut en 1948 (juste après la guerre) pour mieux comprendre leur adversaire de la Seconde Guerre Mondiale. L'anthropologue y dresse un tableau du système et du fonctionnement de la société japonaise, d'après des témoignages de ressortissants japonais installés aux Etats-Unis et des récits. Sans avoir elle même, posé le pied sur le sol nippon, c'est un sacré challenge ! Au fil des pages, j'étais tombée sur ce fait culturel très intéressant et parlant :

Les japonais pour dire "merci" utilisent des formulations de politesse d'excuse ! Car culturellement au Japon donner quelque chose à quelqu'un lui rendre service l'aider, c'est lui imposer un ON une "dette" future qu'il doit "rembourser" alors là je vais mettre des guillemets partout, je vous ai fait un topo sur la nuance la dernière fois donc je crois que c'est clair XD. D'ailleurs c'est très étonnant de voir tout le système de ON "dette" qu'ils ont et comment l'imbrication de l'une dans l'autre peut créer des dilemmes incroyables. Notamment parce que les deux ON les plus marquants de la vie d'un japonais sont, celui qu'il doit à l'empereur, et on comprend aisément, pourquoi ce fut si important lors de la Seconde Guerre Mondiale et celui qu'il doit à sa famille, notamment ses parents, qui l'ont élevé et cela explique la vie commune de plusieurs générations sous le même toit. Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet aujourd'hui, vous pouvez aller lire cet essai à la place, très instructif bien qu'un peu daté ! Car mon sujet n'est pas exactement là... Alors sans plus de cérémonie faisant un zoom et passons, comme intitulé dans le titre,  le "Pardon" à la loupe !

On vient de le voir les japonais disent merci en s'excusant d'avoir "déclenché une dette future" qu'ils devront à leur interlocuteur, qui leur a rendu service... A cette lecture, la question que ça m'a posé c'est : et en Europe qu'en est-il du pardon ? Pourquoi et de quelle manière s'excuse-t-on ?

En France on demande très peut-être trop... souvent aux enfants de demander pardon. Et la formulation m'a toujours interpellée. "Je m'excuse" comment peut-on s'excuser soi même ? "Excuse moi" bon c'est peut-être mieux. Et puis au moins ça laisse à l'autre le droit de dire "non je t'excuse pas !" Parce qu'à la fin, à toujours demander "pardon" à tout va, on finit par être "désolé" de tout ou "désolé" de rien... Il y a ceux et celles qui s'excusent sans raison, culpabilisés par tout, à côté de celles et ceux qui acceptent trop facilement les bonnes et même les mauvaises excuses. Celles et ceux qui pensent que s'ils disent "pardon" tout sera immédiatement pardonné ou arrangé. "Dis pardon au verre que tu as brisé... Est ce que ça le réparera ?"  Mais aussi ceux et celles qui refusent de demander pardon, parce qu'ils n'ont rien à se reprocher, parce qu'ils n'en ont pas envie, parce qu'ils n'ont pas compris qu'il y avait un réel problème, parce qu'ils sont dans le déni, parce que "ça ne changera rien" et etc... la liste est loin de s'arrêter là.

Prenons le temps puisqu'il le faut aussi généralement pour pardonner de remonter étymologiquement le sujet : pardon vient du latin per donare ce équivaut à "faire don de quelque chose", en gros c'est celui qui est offensé qui a le pouvoir d'accepter la demande de l'offenseur. Vais-je lui faire don de ma résilience et passer outre le fait que j'ai été blessé ? Ne nous le cachons pas, nous voyons de suite que tout est une question de point de vue, de valeur, de culture encore une fois ^^, mais surtout de bon sens, et de gravité des choses ! C'est un terme qui a traversé les frontières européennes avec les langues latines, puisqu'en Italie on a droit à "Perdono" pas très loin de son homologue espagnol d'ailleurs et en anglais "Pardon" s'écrit de la même manière même s'il se prononce différemment. Pour les Excuses c'est un peu pareil ! Mais d'où vient-il ? Et bien... Vous connaissez Accuser ? Excuser c'est son contraire ;) Cuser vient de Causa la cause "Ac-cuser" c'est mettre en cause (pour un acte) et "Ex-cuser" c'est dédouaner quelqu'un de cette cause... Et du coup il y a une notion de juridiction derrière, on juge l'auteur - coupable ou non coupable this is the question - à savoir si on va l'inculper ou le disculper en fonction des raisons de son acte, pour lequel il demande "pardon". Et j'en reviens à l'idée de départ que des excuses, à mon avis, peuvent être refusées...

Quand au désolé pour hier soir... il vient du latin desolare, "ravager, dépeupler" et il met en scène le sentiment de peine, de regret. Ce qui est intéressant c'est les autres emplois du mot "désolé" et des mots de la même famille comme "désolation", "désolement". Quand on dit que "tout est désolé", en parlant d'un lieu, on a de suite la notion de solitude, de sécheresse, de vide, de fléau, d'affliction, ou de pauvreté et peut-être même quand on y réfléchit, une image de fin du monde, d'apocalypse genre la désolation de Smaug le dragon de Bilbo le Hobbit... Bref ce mot a peut-être perdu de son sens profond d'origine car le terme premier semblait contenir tant de sentiments démesurés pas toujours adaptés aux situations les plus banales de la vie quotidienne comme par exemple quand on dit "Désolé j'ai eu un contretemps, j'aurais dix minutes de retard."   

En parallèle si on s'intéresse à l'allemand, on retrouve le même type de formulation désolé et pardon vont se traduire par "Es tut mir Leid". Leid venant de douleur, on y met aussi des sentiments, mais cela engage plus la personne concernée avec la présence du "mir" (représentant le je) qui implique dans la phrase  littéralement "ça me fait mal" donc des excuses grandement basées sur le ressenti. "Die Entschuldigung" (une excuse) et "Entschuldigen Sie mich (bitte)" (excusez moi svp) quant-à-eux sont basés sur le terme de "Schuld", qui exprime le ressentiment de la faute, la culpabilité à laquelle on ajoute le préfixe -Ent. Il cherche, ici aussi, à marquer l'opposition "schuldig" être coupable (responsable d'une faute) versus entschuldigen être déculpabilisé.

A peu de chose près on peut dire que pour ce qui est du pardon et de la faute voir même du pêché oserais-je dire, suivez la suite de mon raisonnement vous comprendrez..., les origines européennes du mot se rejoignent ! A mon avis, cela est fortement lié à une histoire de culture chrétienne commune, datant du Moyen-Âge, qui avait coutume de se confesser, de demander pardon et de "pardonner à ceux qui l'ont offensé".  

 

Concrètement (ou pas) dans une image plus laïque en métaphore filée et peut-être, un peu plus parlante (ou pas), ça se passe comme ça :

Le tribunal du pardon (votre cerveau) est ouvert pour rendre justice (d'un acte commis à l'encontre de votre personne) l'avocat de la défense (souvent l'auteur lui même ou parfois un médiateur) devra se justifier des faits pour lesquels il s'est rendu coupable/responsable. Pour cela il va devoir prouver sa sincérité devant les juges pour éviter de rester sur le banc des accusés. Le verdict sera rendu par le tribunal du pardon, coupable ou non-coupable, circonstances atténuantes ou aggravantes, ... et parfois plus que des mots d'ex-cuses, il faudra avoir recours à des actes réparateurs pour sortir libérés du poids plus ou moins lourd de la responsabilité pour laquelle nous étions remis en cause.

 "Pardon" à la loupe 

Pour conclure, en ces temps de conflit en Europe, j'ai trouvé opportun de sortir cet article en construction depuis un moment... Accorder le pardon pour des crimes contre l'Humanité, contre le droit humain. Peut-on s'en sortir avec des seules excuses publiques verbales ? Voilà de quoi nous faire réfléchir sur notre relation au pardon, au travers de son étymologie et des valeurs culturelles qu'il brasse. Réfléchir aussi sur nous et notre lien avec lui. Car oui... Et nous ? En tant qu'individu, comment et quand demandons-nous pardon ? 

 En espérant que cet article aura éclairé votre lanterne comme la mienne :) suite au prochain épisode...

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Traduire l’invisible : ces nuances qui changent tout

Publié le par Chokopims

J'ai toujours eu du mal à traduire d'une langue à l'autre. J'aurai fait une très piètre interprète et c'est d'ailleurs la raison principale qui m'a décidée à bifurquer de mes études de LCE allemand au profit de la géographie. Ce qui me bloquait le plus dans les traductions et versions que nous passions de l'allemand au français ou du français à l'allemand et qui me bloque d'ailleurs encore souvent... c'est cette question de nuance. Parfois même trop souvent à mon goût le mot que l'on veut traduire n'a pas d'équivalent exact dans l'autre langue. On s'en approche mais c'est pas tout à fait ça, non pas assez... Ou pire ! Il n'existe tout simplement pas dans la langue. Auquel cas comment le traduire ? Car toute langue véhicule des valeurs culturelles, des idées et des images derrière tout emploi de mot  je vous avais déjà parlé de cette notion dans un article précédent sur le thé. Le mot traduit va non seulement, dépendre du contexte d'utilisation, mais aussi du récepteur et de l'émetteur ainsi que de leur propre prisme culturel...

Pour illustrer ces propos un bon exemple en allemand est sans doute le Fernweh, vous connaissez peut-être déjà le Heimweh de heim = domicile / foyer et weh = douleur / mal qu'on pourrait se contenter de rapprocher du "Mal du pays" français mais en vérité, c'est tellement plus... Puisque c'est le manque du foyer, de la maison, qui représente la nostalgie d'un petit cocon confortable, plus centré sur sa ville natale, son village d'origine ou sa maison de famille, lié à l'affection qu'on lui porte que du "pays" au sens large. Donc le Fernweh de fern = distance et weh = douleur / mal lui c'est un peu l'opposé, il représente l'envie de partir en mettant une distance avec le lieu où je me trouve actuellement, d'aller loin, être en mal de voyager après le confinement qu'on a vécu on comprend beaucoup mieux cette notion de "nostalgie du voyage" ^^. Pour essayer de vous en faire une idée plus précise : si le Heimweh c'est le désir et la nostalgie de retourner chez soi, quand on est un peu casanier, le Fernweh c'est un peu le désir et la nostalgie de partir dans des pays loin ou inconnus pour les aventuriers. Deuxième exemple et non des moindre, parlons aussi de mots maux quotidiens ! Avec le Ohrwurm, "le ver d'oreille", qui signifie avoir une chanson en tête dont on arrive pas à se débarrasser les fans incontestés de Kaamelott auront une image précise de ce que peut être le Ohrwurm... Et proposeront peut-être de le nommer en français une "Volette" (ou pas) mais ça prouve bien que c'est véhiculé par une culture, puisque lié à des éléments culturels français, en l’occurrence ici, une série TV.

Et c'est comme ça que je retombe sur mes pattes ! ;)

  Avant de traduire, il faut tout mettre sur la balance et soupeser. Je dois savoir exactement comment je vais traduire chaque mot et les imbriquer pour en faire des phrases afin que le public cible saisisse les informations données tel que l'émetteur les a transmises. Ainsi la traduction s'appuie d'abord sur l'interprétation "que veut réellement dire l'auteur ?" puis sur la réinterprétation pour ses auditeurs, plus ou moins attentifs...  Il faut aussi prendre en compte le prisme culturel des récepteurs. Au risque de se retrouver face à un échec critique de transmission ! C'est notamment ce qui fait que l'humour traduit est parfois une tâche des plus ardue... Dans cette catégorie, je citerai Les Bronzés font du ski, un film qui fait rire tout français par ses caricatures, mais laisse de marbre les allemands qui sont loin de comprendre l'engouement. Et pour cause... En effet le comique est bien trop basé sur des habitudes culturelles et historiques françaises de "vacances à la montagne annuelles" où chacun peut reconnaitre les travers de certaines personnes qu'il/elle connait ou a déjà rencontré, renforcé à l'extrême. Les allemands n'ont en aucun cas ce rapport mis en avant dans le film aux vacances d'hiver et au ski. Ils ne peuvent donc pas regarder ce film en néophyte, le contexte culturel, historique ainsi que les habitudes françaises doivent être connues pour en comprendre tous les tenants et les aboutissants et en profiter au maximum. C'est aussi le cas de films asiatiques qui se sont plus ou moins mal transportés jusque chez nous. Certains nécessitent une connaissance particulière de la culture et/ou des rouages contextuels du pays émetteur sans parler de film de propagande historique... que je mets de côté, je pense que Parasite de Bong Joon-Ho est un de ces films qui mérite de le voir en connaissance de cause sans quoi on passe à côté du message Et c'est bien pour cette raison qu'il existe des remakes de films. C'est une manière de garder et de transmettre l'histoire et le concept de l’œuvre, tout en s'adaptant à son nouveau contexte culturel et historique mais aussi de rentrer dans les codes du public visé. Cela permet de faire traverser les frontières à des films qui n'auraient pas eu la chance de le faire sans ces changements. Et bien entendu, d'un autre côté, il y a l'argument du marketing... En Asie souvent quand le film ou le drama fait un carton dans le pays, on surfe sur la vague et on réadapte à sa sauce en remettant au goût du jour, et au goût des fans... Car oui, généralement, les fans d'une œuvre se tournent (très) souvent sur les remakes pour comparer, si vous en doutiez ^^

 Bref ! La traduction c'est un métier !

Une excellente version française d'une œuvre étrangère culte demande un travail impressionnant pour obtenir une bonne réception dans les meilleures conditions. En plus de l'intérêt du plurilinguisme, de l'ouverture culturelle et de la VO,  qui mériteraient tout un autre article, On voit bien que la traduction relève selon son contexte de toute une palette de nuance !

Il vous faut une autre preuve ? A Berlin lors de l'échange franco-allemand, on nous a raconté une anecdote amusante. Lors de la recherche d'un traducteur pour des fins de rédaction de traité franco-allemand, devant une assemblée attentive de personne, à la question, "Nous avons besoin d'un traducteur qui pourrait s'en charger ?" en allemand dans le texte la réponse du premier candidat fut "mich". Soit l'équivalent mot pour mot du "moi". L'interlocuteur de lui répondre un "Non, pas vous de préférence." Pourquoi  ?? A dû s'insurger le "vous"... Eh bien parce que ce "moi" en français peut être à la fois complément d'objet direct ou indirect pour reprendre le "je" dans une phrase, mais aussi comme c'est le cas ici... sujet ! La tournure française emploie en effet le "moi" comme sujet de réponse quand le verbe est éludé. En gros on abrège "je veux m'en charger" en "moi" sujet. Ce qui est impossible en allemand. Etant donné qu'ils ont un système de déclinaison auxquels ils se tiennent, pas comme les nombreuses exceptions françaises ^^ ils vont employer eux la notion de "je" sujet au nominatif soit "ich" et non mich ou même mir (même si ce sont les équivalents du moi respectivement déclinés à l'accusatif et au datif en fonction de l'emploi comme COD ou COI dans la phrase). Comme quoi, des fois, à une lettre près...

Traduction : tout est une question de nuance

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Léoly auteure de l'Union du droit de vie

Publié le par Chokopims

L'Union du droit de vieLéoly(canthrope) que je ne présente plus, alias Le conteur a besoin de vous ! En effet, elle écrit tout un tas d'histoire, dont une en particulier : L'Union du Droit de Vie.

Actuellement, elle cherche tout lecteur ou toute lectrice volontaire, pouvant donner un avis constructif sur son livre en cours de relecture.

C'est une histoire d'héritier de clan, avec des aventures très variées, des épreuves, des complots, des alliances, des amitiés, des rivalités, bref de l'action !

C'est par ici que ça se passe, n'hésitez pas à faire circuler le lien à toute personne intéressée ! Vous pouvez aussi parcourir son blog, qui comporte tout un tas d'autres histoires ;)

Pour vous mettre un peu dans l'ambiance, voici un essai de couverture pour cette histoire du Conteur, avec quelques personnages du récit ! Rejoignez sans plus attendre Hiloy, Xutik, Elferad et bien sûr Citseko ! Que vous allez adorer !

Sa directrice de publicité marketing, alias Becky vous le vend ici même :

 Fan de fiction jeunesse ?
L'autrice, spécialiste en contes populaires et enquêtes à la Sherlock nous livre une histoire haletante de complots, défis et aventures dans la ligne directe d'un Hunger Games ou Divergeante. Une belle galerie de personnages que l'on suit d'un chapitre à l'autre et que l'on apprend à aimer, à détester mais dont on veut, surtout, percer tous les mystères.
 
Aidez-la à se lancer !
Choisissez votre blason, enclenchez votre compteur et plongez-vous dans les grands jeux.
 
Et je n'aurais pas dit mieux....

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