Episode 4a : L'Âge de glace contre attaque !
Prologue du narrateur de la narratrice : Aujourd'hui je vais vous conter ce qui s'est passé lors de cette semaine palpitante de ce stage de survie ! Au programme, quatre semaines différentes avec les quatre équipes réparties sur quatre terrains distincts... Avec chacun leurs propres contraintes, leurs propres difficultés, leurs propres monstres, leurs propre lot d'aventure ! Bref... Le plein d’émotions en perspectives ! Vous êtes prêts et prêtes ? Attachez vos ceintures et c'est parti pour quatre épisodes… d'enfer !
Commençons par nous rapprocher du camp des Pingouins. Vous savez que Littléa, Mangalâm et Giber sont partis dans le terrain Arctique pour une semaine qui s'annonce (très) fraîche et mouvementée ? Approchons-nous un peu plus. Regardez ! On voit de la fumée qui s'échappe de leur camp et une toute, toute, toute petite lumière... mais… euh...
C'est moi ou elle clignote ? Qu'est-ce qu'il se passe dans ce camp ? ... Approchons encore ! Euh... pas trop quand même... Tiens, ce buisson sera parfait pour les observer sans qu'ils ne nous voient. Planquez-vous, et surtout pas de mouvements brusques ou de cris, on se sait pas trop ce qui rôde dans les environs...
Jeudi soir 23h00 (Cf. épisode 3 pour le début de journée) :
Littléa (regardant Giber) : Qu'est-ce qu'il fait encore lui ?
Mangalâm : Des signaux lumineux... Il pense que le prof viendra le chercher. (A Giber) Arrête, tu vas user les piles de la lampe torche ! De toute façon, personne ne viendra nous chercher, on est en « mission » je te rappelle. Si on montait nos tentes au lieu de rester bêtement autour du feu ?
Littléa : Bonne idée ! Je manquais d'action. Je m'en charge je suis motivée pour tout depuis que j'ai vu Mark ! Je dois vite passer en cycle 2 pour le rejoindre.
Giber (inquiet niveau 3) : J'arrête seulement si vous me laissez envoyer des signaux de fumée... (panique niveau 4) un pigeon voyageur, ou un SOS dans une bouteille ! (réfléchis panique niveau 5) Non ! En fait jouer de la corne de brume c'est la meilleure idée... (plein d'espoir retombée de la panique niveau 4) Peut-être que les autres ne sont pas loin ?
Mangalâm : Non ! Tu imagines si tu attires les ennemis ? Si tu continues à faire l'imbécile, on va se faire repérer et je nous donne pas gagnant contre la faune et la flore locale ! (montant le ton) ON NE SAIT MÊME PAS contre quoi on va devoir se battre et ... (étant interrompu par Giber)
Giber (remontée de la panique niveau 5,5) : Chuuuuuuuut !! Si tu continues, c'est toi qui va attirer la flore locale ! (regarde autour de lui, panique niveau 6) Tu parles trop fort et tu vas réveiller un monstre polaire qui va nous manger tout cru. (chuchote de peur de voir arriver les monstres) Je te le dis... Même que... que... si ça se trouve... (panique niveau 8) On campe SUR un truc pas... pas très fantomatique... (se fige d'effroi à l'idée, regarde le sol d'un air suspicieux)
Littléa : Bon... Au lieu de vous disputer vous feriez mieux de m'aider pour le campement : j'ai sommeil et je commence à avoir froid ! Nos principaux ennemis actuellement ce sont eux.
Giber (se disant qu'il ne veut effectivement pas mourir de froid dans son sommeil) : J'arrive !
Mangalâm : En tout cas demain dés l'aube, à l'heure où blanchit la banquise ; je partirais vois-tu, je sais que tu m'attends ô puissante montagne ! Qu'il me faudra affronter les plus hauts et acérés pics des environs, qu'il me faudra les franchir pour trouver la force et l'expérience, qu'il me faudra battre les monstres inconnus et rares, les collectionner, pour être un meilleur dresseur euh... stratège et ce afin de gagner un niv... (encore interrompu, il souffle très bruyamment genre « j'en ai marre»)
Giber (panique) : Mais euh... rassure moi, la banquise elle est toujours blanche non ? Et les pics hauts et acérés... Acérés comment exactement ? Monstres inconnus... se battre, tu crois qu'on va vraiment devoir en arriver là ?! (panique tellement qu'il est au bord de la syncope)
Littléa (admirative) : Eh bien Mangalâm je te trouve très poétique ce soir ! Je ne te connaissais pas comme ça.
Mangalâm : Ah ça c'est le fait d'avoir fréquenté Non-Non toute la journée … Une vraie plaie la poésie lutine ça s'insinue jusqu'aux plus profond de ton cerveau et ça laisse des traces...
Littléa : Bon c'est pas tout mais cette tente ?! Elle va pas se monter toute seule ! Assez poétisé , au boulot les gars !
Vendredi matin 10h00 :
Giber : AAAAAAAAAAAH (bruit du bâillement) ! J'ai étonnamment bien dormi moi ! (soudain inquiet niveau 1) Tiens, y a plus personne ? .... (essaye de ne pas paniquer niveau 1 stable) Ah oui, ils devaient repérer les lieux... Mais pourquoi ils ne m’ont pas réveillé ? (panique quand même niveau 2) J'ai pas envie de me faire manger par la flore locale tout seul moi !!! (réfléchis niveau 3) D'ailleurs y a quoi comme monstre en Arctique ? (De plus en plus inquiet au fur et à mesure que les images de monstres apparaissent dans sa tête passant de 3 à 6) ... euh non en fait... Je pense qu'il vaut mieux pas s'imaginer ! (Se planquant sous la couverture chauffante de Littléa panique niveau 8) Non je ne peux pas rester là, je suis une proie facile ! (se ravisant s'enroule dans la couverture chauffante pour s'en faire une toge) Il faut que j'aille les chercher !!! (panique niveau 8,3)
Sors de la tente en courant et commence à crier en panique 9,179 regardant autour de lui comme une âme en peine qu'il est « EH OH !!! VOUS ÊTES OU ???? » « VENEZ ME CHERCHER!!!!! » Ou encore « LITTLEAAAAAAAAAAAA !!!! MANGALÂAAAM !!! ME LAISSEZ PAS SEUL » Sauf que tout un chacun le sait, il ne faut pas crier quand on est en montagne surtout après de fortes neiges et gelées ! Parce que c'est pas les monstres les plus dangereux dans ces cas là... Donc comme tout le monde s'en doute ... ce qui devait arriver arriva ...
CRAAAAAAC
Un déchirement discret couvert par les hurlements désespérés et chaotiques de Giber.
VLOUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF
Une petite avalanche commence à dévaler la pente dans son dos, toujours à son insu...
Arrêt sur image ....
Vous voyez la situation ?
Un peu plus bas Littléa et Mangalâm remontent tranquillement vers Giber qui s'égosille toujours …
L'avalanche avale, doucement mais sûrement, tout sur son passage, même les rares arbres , elle prend de l'ampleur, sans être détectée par aucun des trois puisque son bruit est couvert par les cris de panique de Giber …
Giber se retourne pour voir si ces compagnons sont là...
Il tombe nez à nez avec cette avalanche ...
Celle-ci, de son côté, ne se soucie nullement de sa future rencontre inopinée avec Giber. Elle dévale la pente majestueuse à une vitesse prodigieusement phénoménale maintenant : celle de la ligne LGV poussée à son maximum ! Comme entre Bordeaux et Paris par exemple …
Comment ça vous voulez partir en courant parce que le buisson est dans la trajectoire de l'avalanche ?!
Mais... si nous partons, nous ne verrons pas ce qui se passe...
Votre vie en dépend ? Meuh non !!! C'est dans votre tête... Vous exagérez toujours....
L'avalanche approche ??? Vous êtes s... ?
Ah ben si finalement oui... On va courir je crois !
Prenez au Sud ! Euh... C'est pas cette direction le Sud... Prenez à gauche. A GAUCHE !!! Non pas par là !!! Nan mais l'autre gauche !!!! Pas possible ça ! Bon, suivez moi ! Ce sera plus simple...
Ouf sauvés … Et eux ????
VLOUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF
Littléa, Mangalâm et Giber restent pétrifiés devant cette masse de neige qui se rapproche d'eux .... L’avalanche passe à trois centimètres quarante-deux de leurs pieds... enfouit la tente puis continue sa course sans être perturbée .... Nos trois compagnons n'osent plus parler ... « l'air est vicié de courants électriques négatifs » aurait put dire Luxia la télépathe ... sur ce Sansoi, en ingénieur informé, aurait peut-être répondu qu'on disait des électrons et tout le monde aurait souri gentiment ... mais ni Luxia ni Sansoi ne sont là aujourd'hui ... Et le temps n'est visiblement pas propice à la blague vu la tête que tire Mangalâm... On devrait donc s'éloigner un peu un temps... Histoire de le laisser réfléchir au sens de la vie...
Trop tard !!!
Mangalâm : C'est décidé, j'me barre.
Littléa : Mais non voyons, c'est pas si grave ! Il faut PO-SI-TI-VER, on va trouver une solution. Ce ne sont que des dégâts matériels ! Tout le monde est en vie, c'est le principal.
Mangalâm : Positiver ? Tout est perdu. Non seulement, on n’a plus d'abris pour dormir puisque la tente vient d'être dévastée, mais on a plus ni de nourriture, ni de duvets, ni d'accessoires, ni de ressources en armes, ni d'habits, ni de feu portatif, ni de couverture chauffante, ni de... (continue d'énumérer mais Littléa ne l'écoute plus)
Littléa : Attends quoi ?! MA couverture chauffante de mon arrière grand-mère ??? (Ne l'écoutant plus mais alors plus du tout, d'un air désespéré, Mangalâm stoppe son monologue) MA COUVERTURE... NOOOOOOOON !!! Tout est perdu nous allons tous mourir !!! On va être aussi enfoui sous la neige et on va mourir de froid ici dans une semaine, ils vont nous retrouver en glaçon-squelette ! C'EST LA FIN ! This is The End of the World, as we know it !
Mangalâm (cynique) : Tu disais pas y a deux minutes qu'il fallait rester positifs ?
Littléa : BOUHOUHOUHOU ! (Gros sanglots) ma couverture chérie que j'aimais tant ! Je la tenais de ma grand-mère, c'est un porte bonheur pour les apprentis héros. J'ai jamais raté une seule mission avec ! JAMAIS ! Qu'est-ce que je vais devenir ?!
Giber (très fier) : Si c'est la seule chose qui te manque, rassure-toi, je l'ai sauvée !!! (montre fièrement sa toge improvisée)
Mangalâm (sceptique) : Ah ouais ? Voyez-vous ça. Donc la calamité a fait une bonne action au milieu du chaos...
Giber : Ben oui. (tout fier de lui) Avant de sortir hors de la tente, vu qu'il faisait très froid, je me suis enveloppé dedans... (la déroule et frissonne sous les température pour pouvoir lui tendre) Tiens Littléa, la voilà...
Littléa : (stoppant net ses sanglots) Mais c'est super ! Ah me voilà rassurée. Tout va bien dans le meilleur des mondes ! Les oiseaux brillent, le soleil chante ! Il faut positiver Mangalâm, tu vois PO-SI-TI-VER ! C'est le secret !
Mangalâm : Tout ça pour une couverture... Et après c'est MOI qui suis trop matériel ?
Littléa : Qui se plaignait que la tente avait été enfouie et qu'on avait TOUT perdu sans exception ? Quelle mauvaise foi...
Giber (essayant de se rattraper, se sentant coupable, mais rassuré d'être en compagnie de ses amis) : Vous aviez dû emporter des choses avec vous non ? Pour l'exploration. Ça au moins c'est sauvé ! Alors Littléa a raison, positivons ! Hein Littléa ? Dis lui toi ...
Littléa (pas si magnanime que Giber l'aurait voulu) : Quand on est responsable de la pire bêtise de sa vie on se tait ! Mais positivons quand même ! On avait emmené le plan de la région, quelques vivres, des armes, les allumettes et... surtout ! On n’a pas perdu la couverture chauffante... Et ça c'est un miracle, mais bon, elle porte bonheur aussi ! Quand je vais dire ça à Mark !
Mangalâm (visiblement très contrarié par la situation) : Positivez tout seuls si ça vous fait plaisir ! Moi je vais négativiser plus loin ! (S’éloignant)
13h00 :
Giber (inquiet, regarde dans la direction où Mangalâm est parti) : Tu crois qu'on l'appelle pour manger ?
Littléa : Oh là non merci ! Vaut mieux pas. Tu as vu ce que ça a donné la dernière fois ? Moi, je retente pas le coup. T'inquiètes pas il reviendra quand il sera calmé, ou quand il aura faim.
Giber (inquiet et triste) : Tu as sûrement raison mais je m'en veux tellement pour ce matin... Je vous jure que c'était pas prémédité... je.... j'ai paniqué !
Littléa : J'ai cru comprendre... (se voulant rassurante) Bah on peut dire que tu as su te racheter : regarde notre œuvre ! N'est-elle pas belle cette cabane ? En plus on l'a isolée du mieux qu'on a pu et on a réussi à dénicher des lapins des neiges à manger ! Alors moi je trouve qu'on a pas tant perdu notre journée.
Giber (inquiet niveau normal) : Tu trouves ?
Littléa : Bon, il reste quand même à renforcer le campement contre toutes attaques extérieures. De toute façon on ne peut rien faire avant le retour de Mangalâm sinon on va se perdre de vue tous les trois... Il faudrait aller patrouiller, mais je ne suis pas sûre que te laisser seul soit le bon plan...
Giber (inquiet à l'idée qu'elle parte patrouiller en le laissant au camp, ou pire qu'elle l'envoie patrouiller pour rester au camp, va dans son sens) : Tu as raison ce serait trop dangereux... (tentant de changer le sujet) Mais peut-être que ce matin vous aviez repéré des choses intéressantes ?
Littléa : Plutôt... Une bestiole de niveau 10 d'après ses traces mais on ne savait pas si elle était inoffensive ou pas … On pensait rentrer les rares provisions glanés avant de décider de la marche à suivre.
Giber (inquiet réfléchis à voix haute) : Non ça peut pas être... (essaye de ne pas paniquer) Si peut-être... Qui d'autre sinon ? (s'imaginant le pire) Ça doit... ça doit... être un yéti !! (panique niveau indéterminé) Oh nooooooon !!!
Littléa : Roh de suite... On verra on sait pas ce que c'est... C'est juste un petit monstre de niveau 10 de rien du tout...
Giber (panique panique panique) : Mais... mais... mais... Juste au cas où... Tu sais c'est quoi la marche à suivre en cas de yéti ? (panique niveau indeterminé) Hein ? Tu sais ? Oui tu sais... (panique se stabilise) Tu sais forcément... Sinon tu paniquerais... Hein oui tu paniquerais.... (quantité de stress redescent un peu) Giber on se calme. Tout va bien, Littléa sait ce qu'elle fait. Il ne faut pas paniquer... (tente de s'appaiser) Il ne faut pas pani... Je panique ! Je panique ! Oh noooooon je panique !! Littléa ! Ça va pas.... Mais alors pas du tout !! Aide moi !! (commence à respirer avec difficulté)
Littléa (lui donnant un sac en papier qu'elle avait dans son sac) : Tiens respire dedans, allez encore, allez ! Tu vas voir ça ira mieux.... (se retournant vers les environs) Bon au boulot ! On a encore du minerais sous la pioche ! Et ça va pas se casser tout seul !
NDLA : Expression naine voulant dire « du pain sur la planche » beaucoup de travail quoi...
Vous aussi dans vos buissons l'avalanche vous a donné faim ? Je suis d'avis qu'on s'accorde une collation, après tout on peut bien observer une petite pause pop-corn comme dans tout film qui se respecte ! Tiens en parlant de pop-corn .... Y a un gland par terre je vais le ramasser on aura toujours ça à manger ....
VLAAAAAAF !!!
Comment ça vlaaaaf ?
Mais rend moi mon gland toi ! Rend le moi je te dis, je l'ai vu avant toi ! Veux-tu lâcher ça de suite ? Rah mais c'est qu'il insiste en plus ! Lâche ça de suite ! Lâche, mais lâche !! Rah ! Attention hein... Je vais m'énerver ! Je vais VRAIMENT m'énerver ! Euh...
....gros blanc .....
Ben ça alors .... Y a toute une armée de Scrat qui me regarde bizarrement... euh... Je sais pas si c'est un bon ou un mauvais signe... Mais dans le doute... Très chers amis Scrat et compagnie, je crois que je vais devoir vous laisser... Ne m'en voulez pas, voilà regardez je lâche ce gland que je ne saurais voir ! Et... Vite ! Courrons ! J'avais envie de pop-corn... Pas de finir EN pop corn ! On reviendra plus tard voir ce que deviennent nos amis ! Pour l'instant petit contre-temps nécessaire... Tout ça pour un pauvre gland de rien du tout...M'enfin on va faire un tour par la galerie des glaciations vous verez c'est plutôt sympa, tout est congelé c'est beaucoup moins dangereux...
18H00 :
Littléa : Ah ! Mais qui voilà ! C'est notre coéquipier ! Ça va mieux ?
Giber (inquiet de la réaction de Mangalâm) : Euh... Je... je tenais à m'excuser pour ce qui s'est passé ce matin...
Mangalâm : (lui lance un regard noir et questionne Littléa) Y a quoi à manger ? Je suis affamé. (s'approche des maigres réserves) Je crois que je suis pas loin du niveau suivant. J'ai zigouillé toutes les créatures non recommandables des environs depuis ce matin... ça m'a fait un bien monstre ! J'aurais pas cru.
Giber (pas rassuré) : C'est déjà ça comme ennemis en moins... Et euh... celui de niveau élevé dont vous aviez trouvé la trace... euh... le... le yéti.. ?
Littléa (l'ignorant) : Dites donc Monsieur le stratège, on n'avait pas dit qu'on attendait les autres pour la baston ?
Mangalâm : Désolé, mais (regarde méchamment Giber qui se cache derrière Littléa) j'étais pas vraiment d'humeur... (s'avise de la cabane) Dites donc, c'est drôle, j'avais pas fait attention qu'on avait des voisins ? (amer) Eux au moins, ils ont évité l'avalanche.
Littléa : Euh ... c'est pas des voisins... mais notre nouveau campement ! Giber et moi on a travaillé dessus toute la journée ! Alors... t'en penses quoi ? Merci qui ?
Mangalâm : J'en pense que c'est une bonne nouvelle (fusillant Giber du regard) et la moindre des choses de sa part. Au fait, j'ai réussi à attraper le messager qui doit nous donner les prochains ordres. Enfin c'est ce que ça stipulait en tout cas mais on dirait une invention de Sansoi, j'ai eu trop peur de l'essayer. J'ai pas confiance dans tous ces machins électroniques... (Lance une boule en métal, grosse comme un ballon de foot à Littléa) Les inventeurs et les ingénieurs, c'est pas un métier d'avenir...
Littléa (contemple les effets de lumière sur le métal) : Ouaaaaaaaaw ! Mais ça m'a l'air super sophistiqué comme gadget, c'est quoi au juste ? (détaille les motifs qui ornent la machine)
Mangalâm : Ben je sais pas trop en fait... Dans le descriptif de l'objet ils disent que c'est une sorte de magnétophone. Vu l'heure, je crois que c'est un peu râpé pour les épreuves de la journée. Après tu peux toujours tester si t'as confiance... Moi pas... En plus j'ai inspecté ce truc, pas un seul bouton visible pour l'allumer... Que des symboles très bizarres. C'est pas une langue que je connais.
Giber (D’un ton crâneur et rassuré): Moi je sais comment on fait pour l'allumer ! Sansoi m'a montré la dernière fois dans l'atelier des secrets de l’ingénierie ultime en mécanique avancée.
Littléa : Quoi ? Sansoi je comprends... mais toi, qu'est-ce que tu foutais là ? Il est pas sous haute surveillance en plus ce bâtiment ?
Giber : Si, justement. Je m'étais pas planqué pour rien sous une table de l'atelier des secrets de l'ingénièrie ultime en mécanique avancée... C'était pour échapper aux foudres de Fëoline, j'avais renversé une de ses potions en cours et... (se concentrant sur l'objet) Alors... il faut appuyez simultanément sur ces deux motifs là, puis sur celui-ci et après tu tapes le nom de code pour la mission... Les Pingouins c'est ça ?
Littléa (amusée par l'idée d'un Giber qui préfère se faire arrêter par le service de surveillance des locaux du lycée, plutôt que par Fëoline, se marrant d'avance de le raconter à Mark) : Oui c'est ça ... Ben dis donc... quelle aventure.
Giber (tapant le code) : Oh c'est pas la plus trépidante. Après Sansoi m'a juste trouvé et il m'a montré ces transmetteurs... Et puis bon... (inquiet en y repensant) Ben on a dû faire attention pour pas être découverts, mais bon Sansoi avait tout un tas de petits gadgets suspects qui nous ont bien aidé, alors ça allait... (tape précautionneusement le code)
Littléa (amusée par l'histoire) : Passionnant ! Heureusement que t'es là Giber ! Avec toi on s'ennuie jamais !
Mangalâm (avouant) : Finalement t'es peut-être pas aussi inutile qu'on le pense...
Littléa : PO-SI-TI-VE ! T'as pas un exercice de méditation à faire ?
Mangalâm : Mouais … Je suis pas sûr d'y arriver...
Giber (tout fier) : Et voila ! Ça marche !
Littléa : En effet. Regarde Mangalâm ça clignote !
Mangalâm (cynique) : Super ! Et ça fait quoi d'autre ? Des râmens ?
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Mr Choucas : Bien le bonjour les enfants …
Giber (de nouveau inquiet) : Tiens c'est pas la voix de Monsieur Choucas ?
Mr Choucas : Et bien oui, c'est bien moi !
Littléa (déçue chuchote pour elle) : Roh zut, c'est du direct ! Va falloir écouter son pitch en entier... sans le mode accéléré... ça risque d'être long...
Mr Choucas : Bien ... Bravo pour votre journée... Bien... C'était bien beau... quel cataclysme ! Bien bien bien...
Mangalâm (boudant toujours) : On peut dire ça comme ça... Quelles sont nos épreuves du jour ? On a pas trop le temps de traîner vu l'heure.
Mr Choucas : Euh... eh bien... C'est à dire que... Bien... Vous les avez toutes bien bien réussies dans bien grande majorité … Bien... bien... bien...
Littléa (pleine d'espoir que le discours soit abrégé plus vite que prévu) : Ah bon ? Ben du coup, on peut se dire au revoir !
Giber (interloqué) : Mais c'est pas possible ! Mais comment ?
Littléa (très bas entre ses dents) : Pourquoi tu le relances ?
Mr Choucas : Bien... Bien bonne question... Et bien ... Vous avez bien échappé à l’avalanche. Bien... bien... bien même ! Bien reconstruit un campement... Bien ah oui et bien chassé vos premiers monstres... Bien... Bien... vous les avez bien battus, avec... eh bien... du succès d'ailleurs ! Bien bien... et... eh bien... Il ne vous reste bien... plus qu'à trouver qui est.... bien bien... le personnage à battre avant la fin de la semaine. Bien... le boss bien... du niveau en quelque sorte ... Bien bien bien... mes petits ! Même si vous ne gagnez pas bien de niveau en le battant bien mais de l'expérience... Bien bien bien... Je... Eh bien... j'ai un appel sur la deuxième ligne... Bien bien... Sur ce bon pistage ! Eh bien... Je dois bien vous laisser. Bien !
Giber (tout joyeux) : Bien ! Merci bien Monsieur Choucas !
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Littléa : Heureusement qu'il était occupé. Giber, ça va pas de l'encourager à parler ?! Et surtout te mets pas à l'imiter hein ?
Giber (inquiet voyant la hache de la naine bouger) : Mais bien sûr que non ! (se ravisant se rendant compte qu'il a dit « bien ») Non ! Non non non ne t'en fais pas je ne l'imiterai pas Littléa. Rassure toi bien !! Euh... (préfère se taire pour ne pas en rajouter)
Mangalâm : Bon au boulot ! Parlons stratégie. Le boss ne va pas venir à nous de son plein gré ! Des idées ?
Samedi 6h00 :
Mangalâm : Allume ce truc Giber qu'on fasse notre rapport au prof.
Littléa (s'avisant de l'heure, n'ayant pas très envie d'écouter le speech du prof si tôt) : Tu crois pas qu'il doit peut être dormir ?
Mangalâm : On n’a pas trop le choix, on n’a pas eu le temps hier soir et puis y a pas d'heure pour les rapports d'urgence ! On est rentrés, et ça c'est un miracle. Et c'est toi même qui a dit qu'on avait encore du boulot.
Giber (inquiet) : T'es sûr qu'on va pas l'énerver si tôt ?
Littléa : En même temps c'est vrai... il n’habite pas la porte à côté le boss ... ça prend du temps ces aller-retours. Ça aurait été plus simple avec les gadgets de Sansoi ou un sort de mage ! Mais bon... On fait avec ce qu'on a hein...
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Voix holophonique de Mr Choucas : Bien bien le bienjour ... vous êtes bien sur le répondeur d'Hervé Choucas bien... vous seriez bien bien aimable de bien me laisser un message ou de bien vous reconnecter bien bien plus tard …
Littléa : Je te l'avais dit qu'il dormait.
Giber : On n'a qu'à rester connectés jusqu'à ce qu'il arrive ?
Mangalâm : Jamais là quand on a besoin de lui...
Mr Choucas : Bien bien... Ce n'est pas bien... faux... Euh... C'est faux cher Mr Mangalâm ! Je ne vous félicite pas pour votre perspicacité, ni votre tact.
Littléa (dans sa barbe au sens figuré bien sûr !) : Ah... Triple pioche de Nazgûl écailleux ! Il dort pas... il a même répondu... On est mal...
Mr Choucas : Et bien oui …
Mangalâm : M. Choucas. Nom de code Pingouin. Rapport du Vendredi 14 septembre de l’an 10 du règne de l'Archimage Hainta, de s...
Giber (le coupant inquiet, s'adresse à M. Choucas) : Nous avons malheureusement trouvé le repère de la bestiole...
Mangalâm : Hum hum ... donc je disais rapport du vendredi 14 septembre de l’an 10 du règne de l'Archimage Hainta, de son prénom Paul, 6h04 et 5 centièmes, 6 centièmes, nous avons fait le tour des lieux et nous …
Mr Choucas : Bien bien... laissez tomber vos rapports bien à rallonge... Bien bien... je veux bien du concret si c'est bien possible !
Mangalâm (s'offusque) : Mais... c'est le protocole ninja ! Il ne se baffoue pas comme ça !
Littléa : Tout le monde n'est pas ninja... Laisse-moi fait, je m'en charge ! Les nains sont pas connus pour faire dans la dentelle, mais nos résumés vont à l'essentiel, on s'éternise rarement dans des détails...
Mangalâm : Pffff !
Littléa : M. Choucas, on a découvert où était le boss des lieux. Il habite dans une petite grotte un peu plus au nord-ouest.
Mr Choucas : Bien bien... C'est à dire ? Vous pouvez bien développer... Bien ?
Mangalâm (boudeur) : Faudrait savoir...
Littléa : Euh... Il me semble que la distance est de ...
Giber (serviable) : 17 kilomètres et 543 mètres exactement … C'est mon boulet podomètre qui l'indique, il est très précis, c'est Sansoi qui m'a installé ce dispositif.
Mangalâm (de mauvaise foi) : Oui, c'est ça merci le boulet...
Littléa : Il a l'air civilisé. Il y a des panneaux avec « attention yéti de mauvais poil » devant sa maison.
Giber (inquiet) : Bien qu'on se soit pas trop approché pour vérifier hein... Moi je vous ai dit déjà que c'était une mauvaise idée d'y aller... C'est dangereux les yétis, c'est dangereux !
Mangalâm : Même sans s'approcher, vu comment tu claquais des draps il a dû nous repérer de toute façon...
NDLA : Giber est un fantôme ; il ne claque donc pas des dents mais des draps… CQFD
Giber (se défendant) : Muzika dirait que le principal c'est surtout qu’il ne soit pas sorti ! Et que personne n'ait été blessé...
Mr Choucas : Bien bien... et... Bien... quoi d'autre ?
Littléa (regarde Giber puis Mangalâm qui s'obstine à faire la gueule) : On n’a pas vraiment eu le temps de repérer ses points faibles. On s'y lance aujourd'hui ! Moi, il me tarde ! J'en ai jamais vu des yétis, je pensais que ça n'existait pas. Quand je vais raconter ça à Mark !
Giber (se sentant soudain mal) : Moi j'ai pas tant hâte que ça... Je tiens trop à la vie pour ces bêtises. Laissons le yéti là où il est. Il a lui même déconseillé d'approcher. Respectons simplement son choix de solitude... Et passons notre chemin.
Mangalâm : Je ne vois toujours pas ce que tu crains... t'es censé être DEJA mort...
Giber (panique soudain face à tant d'incompréhension) : Ouais ben justement ! Je suis DEJA mort une fois... Et c'était vraiment, mais alors vraiment pas très agréable ! J'ai pas du tout envie de recommencer.
Littléa (coupant court à la discussion qui s'annonce trop longue à gérer) : Bon ! Quels sont nos ordres de missions pour la journée ?
Mr Choucas : Bien bonne question ... bien ... (cherchant dans ses fiches) ... alors vous ce sera : survivre à un blizzard …
Giber (ayant mal entendu dans la panique de l'annonce d'une mission supplémentaire) : Un quoi ? Un bizarre ?
Littléa : Mais non. Un BLIZZARD ! Comme s'il ne faisait pas assez froid... M'enfin... On n'est plus à ça prêt, hier l'avalanche... Je vais demander le désert la prochaine fois, je supporterai plus la chaleur au bout de 5 minutes, mais ça me changera.
Mr Choucas : Bien, et aussi bien bien bien vous vous renseignerez sur le fameux... et bien... yéti à savoir... Bien bien... Bien que je ne sois pas d'accord... Bien... un bien sujet de dissertation ... Bien bien bien...
Mangalâm : Une disserte ! En plein cours de survie ? Mais on est en mission M. Choucas ! On a pas le temps pour ça !
Mr Choucas : Bien bien... Je comprends bien... ET c'est BIEN ce que j'ai bien spécifié à Madame Luthraire, votre professeur de traditions et prophéties... Bien bien... qui a bien profité de votre expédition bien malgré moi, bien pour vous donner un...eh bien... devoir. Bien ... vous n'avez pas bien bien le choix ... Bien voyons le sujet de cette dissertation... Bien bien... « Quel rôle à joué le yéti dans la prolifération de légendes sur les randonnées en montagne et quels ont été les effets sur les coutumes des peuples nomades des sols enneigés ? » Et bien ! Bien ... elle veut au moins deux feuilles bien doubles sur le sujet... Bien bien bien... Il ne me reste bien qu'à vous souhaiter bien du courage !
Giber (inquiet) : le... le … le yéti ?! Mais je suis maudit !
Littléa (pour elle) : Ou lala! On n’est pas sorti de la taverne ! Elle est pas sérieuse Luthraire j'espère ?
NDLA : Littléa est une naine, elle n’utilise pas l’expression « sorti de l’auberge » mais plutôt celle intitulée « sorti de la taverne »
Mr Choucas : Bien bien... autre chose ... vous devez bien augmenter vos capacités de bien... combat ... bien ... dans ce but des ennemis bien de type 2 et 3 vous seront bien bien envoyés au cours... eh bien... de la journée ! Bien bien bien et bien sur ce, une bien bonne journée !
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Giber : Bon euh... (inquiet) C'est bien gentil mais on fait quoi concrètement ?
Littléa : Simple. On partage les tâches et ça ira plus vite !
Mangalâm : Excellente idée ! Giber tu fais la disserte et Littléa et moi on va repérer le yéti sur le terrain. Pour ce matin du moins...
Littléa (attendant le mais) : Et cette aprèm' ?
Mangalâm (sourire aiguisé du ninja en mission) : On ira tous ensemble gagner des points d'expérience ! Et pour ça j'ai besoin de tous vos talents ! J'ai un méga plan, une stratégie que j'ai mis au moins trois nuits à élaborer.
Giber (faisant le calcul) : Euh... mais on n'est pas la depuis trois nuit...
Mangalâm : Je te parle de mes stratégies élaborées cet été. Bon je t'avoue que c'est pas une de mes combinaisons préférées, parce qu'on a pas d'attaquant à distance ou de soigneur... Mais ça fera l'affaire ! Faut dire que j'ai pensé à TOUTES les configurations. Et quand je dis TOUTES c'est TOUTES ! J'ai même imaginé un plan où nous sommes tous hors d'état de nuire et que nous ne pouvons plus compter que sur Non-Non. Et... (tout fier) figurez vous que j'ai trouvé une stratégie imparable pour nous sortir d'un tel mauvais pas... Vous voulez l'entendre ? Je suis sûr que vous rêvez de savoir comment nous en sortir dans ce cas !
Littléa : Ah ouais... Eh beh... T'as dû sacrément t'ennuyer cet été quand même !
Giber (inquiet et partageant ses doutes) : Mais euh... pour en revenir à la dissertation...
Mangalâm (agacé que personne ne veuille écouter sa stratégie) : Quoi la dissertation ?
Giber (inquiet niveau 2) : Ben... Je ne voudrais pas t'ennuyer avec ça mais... On n’a aucun renseignement pour l'instant... Mis à part que... Le yéti, ça fait peur et c'est dangereux... Cet être reste complètement inconnu. Comment veux-tu qu'on écrive quoi que ce soit ?
Mangalâm : Souviens-toi de ce qu'on a appris en cours ! C'est pas si compliqué !
Littléa (moqueuse) : Ah parce que tu t'en rappelles toi ?
Mangalâm (vexé) : Plus ou moins … Enfin... C'est pas mon rôle ! Je suis stratège moi... Donc je préparais des stratégies !
Giber (se plaignant) : Mais moi, j'étais malade quand elle a fait le cours sur les yétis ! (Air boudeur) Je me rappelle très bien. Il neigeait ce jour là et j'avais mis le thermomètre sur le radiateur pour faire croire à ma mémé que j'avais de la fièvre... (inquiet) Les yétis, c'est tellement dangereux ! Même écouter un cours sur eux peut donner des séquelles je suis sûr ! Comme tout cours de la Luthaine très honnêtement. Ils sont tous à risque... J'ai bien fait de pas y aller... Bon après... Euh... C'était beaucoup plus dangeureux... tout compte fait... quand elle s'en est aperçu ma mémé que euh... Ben c'était pas ma température mais celle du radiateur... et là après elle...
Mangalâm (ne voulant pas en savoir plus sur la vie de Giber) : T'as qu'à mettre que... le yéti a entraîné plein de gens dans les montagnes parce que tout le monde voulait le voir… C'est pas ça en gros l'histoire ?
Littléa : Ou le capturer ! Ça aurait été un privilège de le capturer et le ramener dans la civilisation ... c'était censé être une bête poilue énorme et sauvage avec des pieds immenses et de longs bras ! Mais ça c'est pas avéré ! Car tu oublies qu'il y avait plusieurs sortes de yéti, c'est très traditionnel et folklorique, chaque région glaciaire a le sien, y a les grands et les petits... Si je me souviens bien, y a une histoire qui raconte que ça descent des primates des neiges plutôt que de l'ours... (s'interrompt face au regard des deux autres)
Mangalâm : Stratégiquement parlant, je propose un changement de programme. C'est Littléa qui fait la disserte finalement et moi, je pars avec le poltron...
Giber (panique niveau 5) : Stratégiquement parlant je sais pas si c'est une si bonne idée me concernant...
Samedi 12H30 :
Littléa : Aaaah ! (s'étirant) je crois que j'ai raconté tout ce que je savais ... (regardant par l'ouverture de la cabane improvisée) Tiens je crois qu’ils reviennent…
Quelques minutes plus tard … quand les deux l'ont rejointe dans la cabane.
Littléa : Vous tombez bien je viens tout juste de terminer ! (devant la tête atterré de Mangalâm) Ben t'en fais une tête Mangalâm. Ça s'est pas bien passé ?
Giber (Très joyeusement et sans une seule once d'inquiètude) : Oh que siiii ! C'était super ! Vive les yétis ! Des créatures merveilleusement adorables et cultivées. Des gens charmants, je vous recommande vivement de rencontrer un yéti.
Littléa (intéressée, se disant qu'elle va encore avoir un scoop à raconter à Mark) : Ah oui ?
Mangalâm : Tu peux en effet rayer les mots « sauvage » et « solitaire » de ta dissertation sur le yéti … Et quelques autres au passage...
Littléa (rajustant ses lunettes) : Ah oui ? Voyez-vous ça. Tu m'expliques ?
Giber (Très très joyeusement, un peu trop connaissant le fantôme) : Hé hé hé ! Très certainement. Tu verrais la réserve d'alcool qu'il a ! On s'est ré-ga-lé ! Des cuvées royales ! Digne des meilleures tavernes naines, Littléa, et crois-moi, ma mamie s'y connait ! Des crus d'une rareté, et le yéti aussi, il s'y connaît ! Un vrai œnologue. Une rencontre épatante, un hôte caviste irréprochable, un professeur sommelier hors pair ! Je peux te dire que Mangalâm devrait être content parce que finalement on gagné en point d'expérience hein !
Littléa (le dévisageant et comprenant) : Tu serais pas un peu bourré toi ? C'est étrange ce que ça provoque chez toi. Je crois que ça intéresserait beaucoup de nos camarades... Certains voudraient sûrement pousser les tests d'ailleurs... Où en faire un fond de commerce... Ne l'ébruitons pas trop pour ta sécurité...
Mangalâm : Si il n'y avait que ça...
Littléa (curieuse) : Non mais... C'est quand même pas croyable cette histoire ! Comment vous avez fait pour tomber dans sa cave ?
Giber (Très très joyeusement) : Voyons Littléa ne fait pas l'idiote ! Par la porte pardi ! Hihihi ! Par la porte ! Comme des gens CI-VI-LI-SE.
Littléa (le regardant curieuse de pousser l'expérience) : ça tient pas beaucoup l'alcool un fantôme ? Je te jure que je trouve son comportement très étrange. Je sais pas si je préférais pas le voir inquiet et poltron... Là il m'inquiète presque...
Mangalâm : Un fantôme... Je sais pas... Je suis pas sûr que Giber soit le meilleur spécimen de comparaison. Par contre, un yéti si ! Et ça je peux te l'assurer... Parce qu'ils ont ingurgité exactement la même quantité...
Littléa (encore plus perdue) : Mais qu'est-ce qui s'est passé à la fin ?!
Mangalâm : Tu veux la version naine, la version courte je suppose ?
Littléa (impatiente) : N'importe quelle version qui puisse m'apporter des détails croustillants sur votre aventure, parce que là j'ai l'impression de voir le trailer en boucle, mais jamais le début du film...
Mangalâm : Il se trouve que le yéti, quand il est tombé sur nous dans son jardin (regarde Giber) parce qu'on n'était pas vraiment vraiment au top du camouflage. (regarde de nouveau Giber qui se met à chanter) Et qu'on était pas non plus au top de la discrétion habituelle des ninjas en mode furtif... (Giber chante toujours, Littléa tente de rester concentrée) Il nous a demandé fort aimablement si on avait pas trop froid dehors, là sur la banquise glaciale, que lui il aurait froid dans notre cas. Il a ajouté que c'était, je cite une « hypothèse intéressante d'essayer de s'enguirlander pour lutter contre le froid », mais que premièrement c'était pas Noël et deuxièmement quand même « un bon feu de bois c'était beaucoup plus efficace »... (regarde ses pieds, Littléa esquisse un rire) Comme il nous a trouvé « au demeurant » fort sympathiques et « désopilants », il nous a invité à venir « boire un verre ou deux... ou plus si affinités ». (regarde Giber qui chante à tue-tête, Littléa se retient de rire) Et tu as sous tes yeux le résultat d'un degré élevé d'affinité...
Littléa (au bord du fou rire) : C'est une blague ?
Mangalâm (faisant la gueule) : J'aurais préféré.
Littléa (réfléchissant aux conséquences) : Nan mais attends... ça pose quand même deux problèmes votre truc... D'abord, maintenant que vous avez fait « plus si affinité » enfin copain – copain quoi... On ne va plus pouvoir le battre ?! Si ?! Et en plus... ça voudrait dire (regarde dépité sa dissertation) que je vais devoir recommencer le devoir ? Ah ça non ! Hein ! Hors de question ! (serrant précieusement le papier contre elle, Giber chante toujours mais elle n'y fait plus attention) Tant de sueur pour en arriver là. Ils se débrouilleront ! (réfléchis et continue à deviser avec elle même) A moins qu'on ajoute une petite note pour le cas du yéti de ce terrain ? Je suis sûre que ça va intéresser au moins Mark et Fëoline cette histoire ! Puis ça vaudrait le coup de le marquer dans les annales quand même... C'est plutôt mémorable cette histoire. (se décide à ajouter une note, reprend son stylo plume) Allez une dizaine de ligne, ça devrait suffire ! (commence à s'autodicter) PS : Dans le terrain Arctique où nous furent envoyés, pour cette mission de survie de cycle 1, troisième année, un spécimen particulier de yéti sociable et avenant ...
Mangalâm (la coupe boudeur) : Si ça t'intéresse toujours pour le premier point... C'est pas si grave non plus... Parce que figure toi, que ce n’est pas lui le boss. Enfin, d'après ses dires il est employé pour « faire diversion »... Il a même expliqué à Giber entre les dégustations que ça lui pèse parce qu'il préfère recevoir de la visite lui. Sinon ça « servirait à quoi des crus exotiques exceptionnels » à siroter seul dans son coin sans partage ? Il nous a remercié d'être passé par hasard. Parce qu'il trouvait que c'était quand même super sympa de notre part de faire un détour par le bout du monde pour venir à sa rencontre...
Littléa (relevant son nez de son travail, soufflant sur l'encre pour qu'elle sèche) : Ah... donc ça veut dire qu'on a pas le boss finalement. C'est bête ça.. Qu'est ce qu'on va dire à M. Choucas ? Et surtout qu'est-ce qu'on va faire pour la mission du coup ? (elle pose la copie achevée)
Mangalâm : Chais pas... (Regardant au loin) Déjà, survivre au blizzard... On va avoir tout le temps d'y réfléchir....
... Séquence de déprime totale ...
Le blizzard Cathy frappant au carreau, priant pour qu'on lui ouvre avec le froid, la neige, le froid, la neige, la tempête, le froid, la neige, le fr... ok je crois que vous avez une assez bonne idée de la météo. Et puis surtout la déception, LA déception au fond des cœurs... celle de ne pas avoir atteint leur mission ! Avec en musique de fond des chansons paillardes fantômes interprétées par Giber, dans une forme phénoménale, faisant écho et conccurrence au phénomène du blizzard Cathy qui frappe toujours au carreau, frigorifié, perdu dans la plaine.... Nos amis restent ainsi pendant de longues heures... Mangalâm essayant désespérément de se rattacher à sa stratégie, à la moindre ébauche de plan. Bon... nous vous éviterons de plus amples détails pour éviter que notre lectorat finisse par déprimer aussi … Sautons quelques étapes.
Samedi 16H16 :
Littléa (se levant d'un bond) : Ah ! Enfin terminé ! Pas trop tôt, là je commençais vraiment à penser à suicider l'un d'entre-vous.
Mangalâm (sobrement) : Si c'est toi qui le fait ça s'appelle un assassinat pas un suicide...
Littléa : Cela aurait été vous rendre un immense service sérieusement... Alors les détails de vocabulaire technique...
Giber (reprenant ses esprits, se plaint) : Oh mais que j'ai maaaaaaaaaaaaaal !!!
Mangalâm (blasé) : Tu m'étonnes...
Giber (semblant souffrir intensément) : Mais... pourquoi j'ai siiiiiiiiiiiiiiiiii maaaaaaaaaaaaaaaal à la tête ?!
Mangalâm (boudeur) : Devine !
Littléa (ignorant l'indisponibilité des deux, se met en mode nain traditionnel pour résumer la stratégie à leur niveau) : Bon alors j'ai réfléchis ! On va à la chasse aux monstres. Après on ira dîner chez le yéti pour une visite de courtoisie. Il doit avoir des infos sur le vrai boss ! Après on le cherche, on le trouve, on le bat, on rentre à la maison. Et j'appelle Mark sans faute pour tout lui raconter. Ok ?
Mangalâm : Dis donc... ça t'a inspiré le blizzard toi... (commence à parler dans le vide car personne ne l'écoute et Littléa vaque déjà à ses occupations) Est-ce qu'éventuellement je peux donner mon avis ? Hein ? (elle se dirige vers son sac d'équipement) Je suppose que ça vet dire que tu ne veux pas entendre ma stratégie ? (Littléa prépare sa hache et se fou royalement de lui) C'est pas grave... Je commence à avoir l'habitude. (s’assoit pour mieux bouder) J'ai fini par comprendre pourquoi tous les ninjas finissent solitaires ou ermites... (continue de monologuer pour lui même) Puisque c'est comme ça, ce soir je demanderai au yéti c'est quoi les débouchés et combien c'est payé son rôle de bouclier humain... Je sais plus trop si stratège de compagnie d'aventurier c'est tellement fait pour moi dans le fond... (contemple ses coéquipiers qui n'en ont visiblement rien à faire) Je suis injustement ignoré ! Je m'indigne. C'est un rôle bien trop ingrat.
Littléa (se retournant harnachée et équipée pour sortir, n'ayant absolument pas tenu compte des jérémiades de Mangalâm) : Allez GOOOOOOOOOOOOOOO !! Le dernier arrivé en haut du sommet est un elfe lacustre habillé en rose avec des sandales à paillettes !
Giber (se tenant le crâne) : AÏÏÏE !!! Mais ça va pas bien ? Ne crie pas si fort ! Je pourrais mourir d'une hémorragie cérébrale.
Mangalâm : T'es déjà mort Giber...
Giber (inquiet) : Ouais ben... euh... on sait jamais... les chats ont bien sept vies !
Dimanche 10H00 :
Littléa (fort) : Allez, tout le monde debout ! Au boulot ! Je vous attends là...
Giber (émergeant de son sommeil) : Chut !! Maaaaaaal …
Littléa (toujours fort, exprès) : C'est ta propre faute ! T'abuses Giber. Deux fois d'affilé en plus. Même les enfants nains les plus téméraires n'osent pas. Tu n'avais qu'à pas boire tant ! Ce sera ta punition en plus tu t'es débiné pour les monstres. Enfin comme d'habitude hein...
Giber (souffrant horriblement, donnant l'air d'être à l'article de la mort, pourtant je rappelle que c'est un fantôme et que théoriquement... ok ok je me tais) : Mais... C'était proposé si gentiment par mon ami le yéti gentlemen. Je ne pouvais décemment pas refuser. A quel personnage quand même... Un vrai prince œnologue ! Lui au moins il n'a rien contre les gens qui prennent leur temps dans les côtes, c'est pas très sécuritaire de courir comme des fous en montée ! Tout ça pour battre des monstres... Aïe aïe je soufffre... Dans mon état c'était peu recommandable. Ne vois-tu pas que je suis blessé ?! Naine sans cœur ! Et tu m'achèves
Littléa (ne rentrant pas dans son jeu) : Ne compte pas sur moi pour t'aider, en plus j'aime pas les elfes lacustres habillé en rose avec des sandales à paillettes ! (faisant référence aux échecs de Giber)
Giber (même stratégie que précédemment) : Mon ami le yéti adore sûrement les elfes lacustres habillé en rose avec des sandales à paillettes, parce que je suis sûr, que eux au moins, ils ne passent pas leur temps à fracasser l'ennemi ! Mais aï aïe aïe... Là n'est pas la question... Il est grand temps que nous quittions ces terres où je vais y laisser mon humble carcasse.
Mangalâm (blasé) : T'as pas de carcasse je te rappelle t'es immatériel... Au lieu de ramener ton boulet, allume ce transmetteur.
Giber (outré) : J'y laisserai quand même mon plus beau drap !
Littléa (fort exprès vers les oreilles de Giber) : Bon allez, c'est parti !!!! Assez perdu de temps ! Allume ce transmetteur qu'on en finisse !
Giber (se tenant la tête de douleur) : Crie pas... pitié...
>>>>>> BVVV Déconnexion ! <<<<<<
Mangalâm (arque un sourcil) : Comment ça déconnexion ? Y a un bug ?
Giber (frottant ses oreilles) : S'cuse me suis un peu planté là... Avec les cris de Littléa... (Dans un état quasi-second) Ce que j'ai maaaaaaal !
>>>>>> BVVV Connexion ! <<<<<<
Mr Choucas : Ah bien... bien enfin ! Je commençais à m’inquiéter de ne plus avoir bien de vos nouvelles. Bien bien... Enfin pas moi... Bien mais vos parents, bien, le directeur, bien les autres enseignants. Et bien sûr... moi un peu... bien obligé... Bien bien... alors, ça va bien ou bien ?
Mangalâm (mode ninja) : M. Choucas. Nom de code Pingouin. Rapport de ce dimanche 16 septembre de l’an 10 du règne de l'Archimage Hainta, de son prénom P... (se rappelant de sa déconvenue d'il y a deux jours... réactualise pour un résumé mode nain) Bon... Le yéti n'était pas le boss ... Celui-ci se trouve à l'opposé de la carte au sud-est …
Mr Choucas : Et bien bien... Bien le bravo, vous avez bien bien travaillé.
Littléa : Pour la disserte de Madame Luthraire, on fait comment ?
Giber (semblant revenir à lui) : L'appareil fait aussi fax … Faut juste que je me rappelle le motif à entrer.
Littléa : Génial envoie la alors !
>>>>>>>BVIIIIIIIIIIIIIII Fax en cours d’envoi <<<<<<<
>>>>>>>BVIIIIIIIIIIIIIII Fax envoyé <<<<<<<
Mr Choucas : Bien bien bien... je ne manquerai pas de faire bien passer votre devoir... J'ai pas bien bien le choix toute façon. Bien bien bien...
Littléa : Merci on compte sur vous alors.
Mr Choucas : Vous avez plutôt bien bien réussi jusqu'à maintenant ... Enfin je ne doutais pas bien trop de vous bien... Littléa plutôt de...
Giber (grimaçant) : Moi hein...
Mangalâm : Des ordres du jour ?
Mr Choucas : Bien... Oui... euh eh bien... Bien.. Vous devez bien... oui bien... partir … Bien bien bien loin .... Explorer le sud-est et bien bien sûr me ramener le bien beau parchemin des nuages ... bien bien ... qui contient de nombreux poèmes bien et euh... eh bien... très anciens ... bien bien bien... il se trouve bien bi....
>>>>>> BVVV Déconnexion ! <<<<<<
Littléa (réprimandant son voisin) : Giber ! Non pas que j'apprécie particulièrement les discours de Choucas qui sont extrêmement exténuants à suivre mais... il avait pas fini là !! Il manque un bout ! Un GROS bout même ! Qu'est-ce que t'as encore fait ?
Giber : Mais rien ! (se tenant la tête) Et ne crie pas je t'en supplie ! J’ai mal mal mal mal à la tête ! On dirait que quelqu'un creuse à l'intérieur.
Mangalâm : Impossible c'est déjà vide à l'intérieur. Rah ! J'y crois pas ... Si c'est pas toi qu'a touché, c'est quoi le problème alors ? Tu vas nous le dire c'est quoi ? Monsieur le roi des excuses bidons ?
Giber (étrangement calme, regardant le moyen de communication) : On a tout simplement « plus de batterie »… Regarde c'est écrit.
Littléa (se penche pour vérifier) : Le pire c'est qu'il a raison... Bon... Ben... C'est pas si grave non ? Qui a un chargeur ?
Giber (plein d'espoir) : Peut-être notre ami le gentlemen yéti ?
Mangalâm : Sérieux ? On est dans l'Artique... C'est décidé... J'me barre.
Que va-t-il se passer pour notre équipe des Pingouins ? Vont-ils finir en glaçon ? Vont-ils réussir à recharger leur moyen de communication ? Le Yéti leur proposera-t-il son aide ou bien courront-il se réfugier chez lui pour noyer leur chagrin dans l'alcool ? D'ailleurs, la réserve du Yéti est-elle inépuisable ? Si oui, peut-on nous aussi aller nous servir ? Et ils sont pas un peu jeune pour boire ces lycéens magiques ? Euh... Ben c'est un monde magique, ils sont plus âgés qu'ils n'en ont l'air... Mais au fait, que devient le reste de la compagnie ? Est-elle en aussi mauvaise posture que nos amis Littléa, Giber et Mangalâm ? Et puis est ce que...
Mister Strange (me coupant allégrement la parole tel un goujat) : Mais pourquoi t'as fait tomber ce machin en panne hein ? C'est nul comme fin !!! Rah mais qui l'a embauchée elle ? J'ai pas souvenir d'avoir passé l'entretien de recrutement... En plus, tu racontes même pas mes prouesses à moi !!! Y a des priorités dans la vie. Y en a que pour cette équipe de Pingouins dans cet épisode !!! Soit dit en passant, ils portent bien leur nom ces Pingouins …
Non mais! Je fais ce que je veux d'abord, c'est moi la narratrice ! J'ai pas besoin de ton autorisation pour raconter ce que je veux, et c'est écrit dans le titre que c'est l’épisode dédié aux Pingouins. Le tiens c'est plus tard, retourne au skate-park et arrête de m'ennuyer sinon j'appelle Fëoline à la rescousse...
Littléa : Pas besoin, je suis déjà sur place. (tâtant sa hache) Strange, aurais tu l'amabilité de te casser de NOTRE épisode.
Mister Strange : Pardon ?! Je proteste énergiquement !
Littléa (tapotant sa hâche) : Ah oui pardon... Le mot magique... S'il te plait ?! Mais c'est pas comme si t'avais vraiment le choix... Je t'indique pas le chemin, tu connais... (se met derrière lui avec sa hache) Enfin si tu insistes... Je peux t'escorter. (le pousse vers la sortie)
Mister Strange se traine devant elle tout penaud, se retourne, voit la hache, reprend son avancée vers la sortie.... Litlléa ne l'a pas encore tout à fait expulsé qu'ils tombent sur Sansoi, occupé à traffiquer l'emetteur. Il cache ses outils rapidement dans une de ses poches avec un sourire en sifflotant. Se rendant rapidement compte de ce qu'il peut se passer et flairant la bonne affaire, il se relève, met un discret coup de pied dans l'emeteur pour le faire rouler loin de lui. Joue allègrement l'innocent et embraille. Alpagant Mister Strange ! Ah ben tiens...
Sansoi : Attends attends ! Tu sais que... (mode marchandage activé) Si tu nous permets un featuring dans le tien d'épisode... On peut s'arranger pour le notre Strange. Tu seras le bienvenu. Moyennant finance bien entendu... Je te ferait un prix d'ami. On en discute ? (L'emmène avec lui au loin) Combien tu serais prêt à investir pour cette publicité ?
Littléa : C'était presque trop simple... Je m'attendais quand même a un peu plus de résistance. Quand je vais raconter ça à Mark !
Vous connaissez la suite de ma petite conclusion :
Vous connaîtrez tous les détails, des plus croustillants aux plus simples, dans les prochains épisodes ! Alors ne loupez pas le prochain épisode de la Compagnie ! Bientôt sur vos écrans ... d'ordinateurs ....
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