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Carnet d'Europe #3 Allons valser à Vienne

Publié le par Chokopims

En posant les pieds en Autriche, le temps d'un weekend, début février, j'imagine avoir un bon avantage sur la majorité des autres visiteurs, c'est que je baragouine l'allemand... Je dis bien "baragouine" parce que vu la vitesse où les gens switchent en anglais pour me répondre j'ai des doutes sur mes capacités réelles... ^^  Cela ne m'a pas empêcher de passer un excellent séjour à Vienne comme vous allez le constater !

KarlskircheRestaurant du musée d'histoire des artsBibliothèque de Charles 6Eglise votive

Encore un paquet de culture et d'histoire à arpenter, des rues à quadriller, des nouveaux espaces à explorer, des architectures et de l'urbanisation à admirer ou commenter, des us et coutumes locales à détailler, des hypothèses à formuler, ... Bref la géographe est motivée et s'engage bien chaussée sur les rues pavées de Vienne au travers du vieux centre ville, mais aussi des endroits plus improbables où j'aime me perdre en tant que touriste atypique.

Je me rends alors compte que je commence à avoir un plan d'action bien établi pour visiter une ville nouvelle : établir un itinéraire essentiellement à pied pour voir la ville depuis les rues, être à l'affût des bons plans, passer en revue un maximum de coins différents pour avoir une vue d'ensemble, essayer des coins où on trouve la majeure partie des locaux, repérer les lieux historiques et les lieux à ne pas manquer de mon point de vue strictement personnel. C'est ainsi que le premier soir j'ai passé quasiment quatre heures complètes au musée de l'histoire des arts ouvert tous les jeudis jusqu'à 21h ! J'ai pu y admirer après une exposition détaillée sur les monnaies et leurs frappes, des chefs-d’œuvre de l'Histoire des Arts justement, une belle collection de Brügel la tour de Babel, Chasseurs dans la neige, ..., des artistes européens comme le Caravage, le Tintoret, Rembrant, Rubens, Rembrant, Velasquez, Rafael, Arcimboldo, ... et j'en oubli ! L'étage du bas était réservé aux Antiquités, des étrusques, aux romains, grecs et égyptiens, une collection tout aussi intéressante pour laquelle nous avons un peu manqué de temps... Petit retour en arrière, avant cette plongée, je me devais d'honorer de ma visite un petit écrin des savoirs, je me devais de pénétrer dans la bibliothèque impériale de Charles VI, dont la statue trône au milieu de rangées de livres datant de Charlemagne pour les plus anciens, avec l'écriture carolingienne reconnaissable. quatre-vingt mètres de long sur trente mètres de haut, des livres jusqu'au plafond, des escaliers en bois coulissants, une pièce décorée avec des statues des anciens monarques de la famille des Habsbourg, des peintures murales du plafond très détaillées, et quatre globes vénitiens de Coronelli, dont un avec des cartes célestes. Une belle soirée culturelle venait de s'écouler.

Observatoire UraniaHundertwasserhausFlakturm d'AugartenArchitecture moderne des quartiers résidentiels

La seconde fin d'après-midi, je me suis lancée dans une remontée dans le temps au travers de l'architecture religieuse en visitant une grande partie des plus belles églises du centre ville de Vienne ! Dans l'église votive, la Peterskirche, la Karlskirche et le Stephansdom pour citer les principales, il y a en a pour tous les goûts ! Du gothique, au baroque, en passant par le rococco et les églises orthodoxes et grecques les styles architecturaux et les décorations ne manquent pas. J'ai même été pile à l'heure pour l'encens et le début de la messe dans la Karlskirche, dernière église où j'ai mis les pieds pour clôturer ce pèlerinage. En soirée j'ai fini dans un Café Neko pas du tout typique tradition autrichienne, mais nouvelle vague européenne, comme on peut l'attendre de la capitale viennoise. 

Cervidés dans le cimetière centralParlement autrichienArsenal de VienneSchlossbelvedere

De mon samedi de libre j'avais tracé un itinéraire de randonnée urbaine qui m'a bien occupé la journée ! Je suis partie en direction des Flakturm, ces tours blockhaus, de défense anti-aérienne datant de la Seconde Guerre Mondiale qui défendait les villes importantes du Troisième Reich dont Vienne on peut aussi en trouver à Berlin et Hambourg deux se dressent encore dans le parc d'Augarten où l'on trouve aussi une ferme de ville ! Et de nombreux chiens en balade et deux autres dans l'Arenbergpark, lui plutôt dédiés aux enfants, aire de jeux bancs colorés, cabane à livre près des vestiges de ce milieu de XXème siècle mouvementé. Je me suis ensuite rendue sur les bords du canal du Danube d'où on peut admirer un aménagement de Street Art sur une bonne partie des rives et l'ancien observatoire Urania qui se dresse fièrement à l'embouchure du bras de canal qui dessert le Stadtpark. Un petit tour du côté de l'immeuble et du village Hundertwasser, un artiste autrichien bien connu pour ses travaux tout en couleurs et en formes mais aussi ses compositions d'ouvrages urbains associées, pour la suite du programme architectural c'est l'impressionnant et vaste arsenal de Vienne qui a surtout retenu mon attention !

Arsenal de VienneStreet ArtFlakturm d'AugartenEglise grecque

S'enchaîne un petit tour par le parc et le château du Belvédère où le jardin botanique était malheureusement fermé pour travaux, une visite impromptue de quartiers résidentiels avec pause déjeuner en prime, pour admirer le bâti et les aménagements urbains à destination des locaux. Ensuite je pars sur les traces de grands artistes des siècles derniers, dans l'ancien cimetière Saint Marx notamment où on trouve la tombe de Mozart Mozartgrabe puis dans l'immense cimetière central, très ouvert et tellement gigantesque !!! Qu'on y circule en voiture s'il vous plait !! Il y a un secteur pour chaque religion véridique ! créant une cohabitation (sectaire me direz-vous mais cohabitation tout de même) et ça donne l'impressionnant réelle d'être égaux dans la mort, espérons que les vivants s'en inspire un peu. Pourquoi y aller me demanderez-vous ? Parce qu'il y a des artistes plus ou moins connus internationalement principalement les compositeurs donc... Beethoven, Strauss, Brahms et Schubert notamment mais aussi les anciens présidents d'Autriche et des chanteurs comme Falco ou Udo Jürgens. Mais aussi pour voir toutes ces petites allées et y admirer des biches en liberté et un coucher de soleil magnifique. Il m'a fallu presque autant de temps que dans le musée pour en faire le tour... Il me restait à revoir une dernière fois le centre ville historique et notamment le Parlement de François 1er d'Autriche et l'hôtel de ville Rathaus aux tours blanches et sculptées qui ressemble à une église, pour clôturer cette journée agréablement chargée

Street Art le long du canal du DanubeRuelle de VienneRathausPetite boutique au détour d'une rue

Une belle expérience que cette visite de Vienne, qui doit être une ville où il est intéressant de vivre, notamment du point de vue de son apport culturel ! Je n'ai pas parlé de l'Opéra, mais le tarif des places vaut vraiment le coup pour passer une soirée tout aussi réussie :) Une ville qu'il faudrait encore explorer et arpenter pour mieux l'appréhender... Qui sait peut-être lors d'un prochain voyage...

En attendant, Vienne montre qu'elle sait rester une capitale marquée par le poids de son héritage impérial, tout en dévoilant une ville vivante où les traces du passé côtoient les usages contemporains et les espaces du quotidien.

 

 

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Carnet d'Europe #2 Le charme de Budapest

Publié le par Chokopims

En novembre de cette année ! Je progresse en timing compte-rendu ;) je suis allée en formation à Budapest, et j'en ai profité, vous me connaissez, pour arpenter la ville, pour partir à sa découverte. C'est donc dans la nuit tombante de cette période quasi hivernale, avec des températures froides de début de cette même saison, que j'ai enfilé manteau, bonnet, et chaussures, pour passer au crible de l'immersion géographique, cette belle capitale historique.

Retour sur ce séjour lumineux !

Vue sur Pest depuis BudaCarnet d'Europe #2 Le charme de Budapest Le Parlement

Connue principalement pour ses thermes, qu'on m'avait chaudement (sans mauvais jeu de mot) conseillés, digne (à priori) des onsens japonais, la ville de Budapest offre tout un tas de facette que je vais essayer de vous retranscrire dans ce carnet qui lui est dédié. C'est avec grand plaisir que je me suis plongée dans l'ambiance des lieux, les illuminations nocturnes de tous ces bâtiments historiques bien conservés, l'immense parlement Országház, notamment, bloc massif dominant le Danube, sculpté et orné finement tout comme l'opéra, et l'église Sainte Etienne, qui offrent des détails d'architecture qu'on pourrait passer des heures à contempler ! La majorité des anciens bâtiments, vieilles villas, ambassades, banques et etc. ont pour la plupart étaient transformés en hôtel ou café huppé dans le centre ville. Le marché de Noël commençait à s'installer et agrémentait la ville d'un cachet supplémentaire, donnant de la chaleur humaine aux températures proches de zéro, ressenties inférieures avec un vent prenant, principalement sur les rives du Danube et depuis les ponts. En centre ville une "Fashion Avenue" concentre toutes les boutiques de luxe, les Champs Élysées du coin, qui sont bien investis par les différents touristes, les langues entendues sont variées, mais les avenues au passé communiste, bien assez larges pour que tout le monde circule sans problème.

île MargueriteEglise Ste EtienneEn contrebas du château de BudaThermes du bois de ville

De l'autre côté du Danube, le château de Buda siégeant sur sa colline domine le reste de la ville, il s'élance dans la continuité du pont des chaînes gardé par les lions emblèmes de la ville de Budapest ! En dessous, des escaliers pour y grimper, ou le funiculaire si vous souhaitez une expérience différente, ainsi que le grand Bazar, les thermes royaux. A chaque bout, deux autres bâtiments emblématiques veillent au grain : la citadelle au Sud après le quartier de Taban, et le bastion des pêcheurs au Nord, représentant les sept tribus principales des populations Magyares qui sont aux origines de la Hongrie actuelle.

Budapest offre une ambiance et un cadre de vie tout aussi agréable, c'est avec grand plaisir que j'ai découvert les aménagement du bois de ville, et de l'ile Marguerite Margit-sziget, au beau milieu du Danube,  sous le soleil et dans les magnifiques couleurs automnales. L'île Marguerite offre 2,5 km de balade, et de retour dans l'histoire, traversant des ruines médiévales, jusqu'à son petit jardin japonais situé au Nord. Il existe même une piste de footing pour en faire le tour ! Dans le parc Városliget, le bois de ville, on trouve notamment la place des héros, massive comme le parlement elle en impose avec ses statues des différents rois et héros du peuple, trônant sur une place vide qui sert aux rassemblements. Dans cet ancien domaine de chasse royal, derrière le château Vajdahunyad construit au 18eme siècle basé sur un château transylvain et mettant en valeur les différents types architecturaux hongrois qui ont existé au cours des siècles, la patinoire et les thermes Széchenyi se cachent, pour mieux se découvrir aux locaux. On y trouve aussi deux musées aux architectures travaillées celui de l'ethnologie et celui de la musique hongroise, doté d'un parc de jeu pour enfants sur cette même thématique.

Art Light MuseumCarnet d'Europe #2 Le charme de Budapest Vue de nuit sur le DanubeArt Light Museum

Budapest abrite une forte population de jeunes et d'actifs, cela se perçoit aux nombreux cafés et bars à thèmes pour sortir : des sorciers d'Harry Potter, aux murs de cassettes des années 80 en passant par un restaurant Pirate des Caraïbes et un autre dédié au détective Sherlock Holmes et son allié Watson, tout y est ! Et les salles sont combles ! De plus, les musées sont légion, documentés, avec une architecture moderne majoritairement pensé pour être interactif et intégré dans le paysage. J'ai littéralement plongé pour m'immerger dans les lumières du Art Light Museum, des installations lumineuses d'artistes hongrois sur la création du monde et son devenir. Passionnant ! Et à côté... comble du bonheur... je suis tombée sur un restaurant coréen ! (oui je sais je sais... mais j'ai aussi mangé hongrois ne vous inquiétez pas)

Ce weekend là la ville fêtait d'ailleurs ses 150 ans d'unification des deux villes originales devenus quartiers de Buda et de Pest. On pouvait y ressentir tout le poids de ses siècles d'Histoire, de ses débuts d'Empire nous contemplant du haut de la colline de Buda, aux récents évènements du 20ème siècle marqués gravement par le communisme et la Seconde Guerre Mondiale.  

Pour l'anecdote, la ville m'a tellement plu que j'ai pris une quantité astronomique de photos tout au long de ces quatre jours, je dis astronomique à raison, car ma carte mémoire m'a indiqué lors du dernier jour, qu'elle n'était plus en mesure de prendre quoi que ce soit en photo si je ne la délestais pas rapidement de quelques Megaoctets... Oupsi... 

Bastion des pêcheurspetites bulles de tranquillité contre le froidîle MargueriteChâteau de Vajdahunyad

Bref si vous n'avez pas encore compris le message subliminal qui transpire au travers de ce post...

Budapest est certes une ville historique solidement bâtie et ancrée dans le temps, mais elle propose à chaque habitante et habitant d'y vivre pour y inscrire celle de demain !

See You Soon pour de nouvelles aventures et de nouveaux carnets !!

Pont des chaînes et palais de BudaL'opéra

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Carnet d'Italie #2 Italia settentrionale - Roadtrip (partie 2)

Publié le par Chokopims

Roadtrip alpin made in Italie du Nord : Pourtant que la montagne est belle ! (partie 2)

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, nous revoici à bord de Llyra pour les dernières étapes du voyage ! Merci de bien vouloir vérifier que l'air climatisé fonctionne, le plan canicule est annoncé, mais aussi que vos fameuses saintes ceintures de sécurité sont attachées, car les routes deviennent sinueuses et étroites et c'est (re)parti pour notre tour d'Italie 10 étapes en 14 jours ! Deuxième partie de la rétrospective de ce séjour à quatre roues et six mains du 16 au 30 juillet 2019

 

Étape 6 : Vicenza - Brenzone (lac de Garde) 

Lac de GardeMonte-BaldoVeronaVeronaMalcesine

Au départ de Vicenza, nous faisons étape dans la bien nommée Verona, ville romantique à souhait, après Venezia peut-être, en plein acte dramatique de Shakespeare, pour découvrir ce qui nous doit ce détour, le clou du spectacle quoi... la Casa de Giulietta, où la foule se presse pour admirer le dit balcon de Juliette et sa statue, Via Capullo. Il manque de place dans cette cour intérieure où je manque quelques respirations, pour mieux m'enfuir dans la rue adjacente. Vicenza ne m'a pas conquise, la ville est pourtant elle aussi, remplie de divers restes de l'Empire romain non-négligeables, le mur d'enceinte en tuf et briques offrant ses tons rougeâtres, la rivière la traversant nonchalamment et le Colisée notamment. Celui-ci abritant des spectacles nombreux, où les décors constituaient une attraction étonnante, exposés au grand air dans la ville, nous sommes d'ailleurs tombées sur deux immenses chevaliers, un sphinx et des temples ! Je n'ai pas été déçue de repartir vers le lac de Garde et de rejoindre un peu la verdure, le camping et les montagnes en fond, le long des plages de galets bordées d'olivier... Nous avons même eu droit à un magnifique coucher de soleil pour notre baignade dans le lac !

Le lendemain, nous avons retrouvé la civilisation et le monde rapidement, pour nous rendre au Monte Baldo, agoraphobe s'abstenir, et y prendre le funiculaire pour les hauteurs. Le belvédère magnifique et fréquenté, permet d'admirer des alpagas expatriés qui y ont élu domicile, des départs de parapentes s'élançant vers le lac depuis le sommet, et aussi de se dégourdir les jambes pour distancer les foules, si ces dites jambes ne sont pas encore en coton. Il y a notamment un spot sympathique où l'on trouve du land art éphémère : des alignements de cairns. En contre-bas, nous visitons Malcesine, petite ville vivante et animée, où l'allemand est la seconde langue vivante des populations habituées aux tourismes germanophones, restaurants et petits commerces y sont légion.

Pour le retour, les routes du lac de Garde nous avaient gardé en réserve quelques surprises, et de taille livrées avec sueurs froides... Nous avons fort heureusement survécu aux montagnes russes italiennes composées principalement de chemins mal goudronnés, de virages très serrés entre falaise et ravin, d'une largeur de route ne permettant pas de croiser d'autres automobilistes, ni même un cycliste, d'une pente de 7,5% en moyenne, peu de visibilité et de nuit tant qu'à faire parce que c'est beaucoup plus amusant... Amateurs et amatrices de rallye à sensations fortes ces routes sont faites pour vous ! Pour les autres, on vous conseille pour votre tranquillité de ne surtout pas suivre le GPS et de prendre le chemin le plus long (indiqué par les locaux) qui passe par San Zeno di Montagna si jamais vous voyagez par là.

 

Étape 7 : Brenzone - Milano

Château des SforzaStreet art dans MilanoDome de MilanChâteau des Sforza

C'est ici que Pep's regagne ses pénates allemandes, et nous laisse découvrir seules l'ambiance de la ville jeune et active de Milano. Elle contraste avec Torino qui semblait plus touristique et culturelle, presque un écrin patrimonial. Milano, elle a un charme différent, un charme de ville en activité, où les choses bougent et avancent, ou passé et présent se côtoient en harmonie. Arpenter les rues de Milano nous permet de découvrir des sculptures, du street-art et d'autres lieux branchés, montrant cette présence principale des locaux qui ont pris possession des lieux et des animations culturelles qui l'animent. C'est une de ces villes qui donne envie d'y habiter, et de fouler ses quartiers au quotidien !

En plus de l'atmosphère prenante de Milano, deux monuments nous ont particulièrement marqués :

- Le château des Sforza, imposante forteresse de brique rouge du XVème siècle, construite sur les ruines d'un premier édifice rattaché à la famille Visconti. Il fut habité jadis par les ducs de Milan et abrite aujourd'hui plusieurs musées d'art et d'archéologie notamment, entouré d'un parc agréable pour se délasser. On y croise des locaux et quelques touristes qui s'y pressent et s'y mélangent, sans que l'espace ne soit trop étroit pour accueillir tous ses visiteurs.

- La cathédrale, le Duomo di Milano, de style gothique datant de la fin du XIVème siècle et dont la place qu'elle domine, semble être une plaque tournante du dynamisme de la vie locale, elle est admirablement sculptée et s'élance, se détachant dans le ciel bleu de Milano. 

 

Étape 8 : Milano - Chamonix Sallanches

Randonnée dans la brume sur Sallanches !Artisanat d'AosteValle d'AostaTata tatatata Randonnée dans la brume sur Sallanches !

Le Val d'Aoste est une région montagneuse magnifique, dans la ville qui lui a donné son nom, nous tombons sur un salon de l'artisanat local où sont exposés de nombreuses productions en bois et osier, et notamment une de Tatà, ces petits chevaux de bois à roulette, traditionnels du Valle d'Aosta que l'on peut tirer derrière soi. Cette dernière pause italienne nous permet aussi de découvrir des restes de l'ancienne ville et des petites rues agréables avec vue imprenable sur les montagnes environnantes. Un charme certain qui donne envie de revenir !

Nous regagnons ensuite la France par une traversée du tunnel sous le Mont Blanc, avec une dernière vue sur le glacier bleuté qui le surplombe. Par cette même traversée nous mettons fin à des températures estivales... Car en effet la pluie tombe sur l'autre versant et on passe de 40 à 18°C en l'espace de quelques heures. La réservation de camping à Chamonix, se transforme en réservation d'hôtel-chalet à Sallanches... pour éviter de monter la tente sous le crachin désagréable qui persiste, empêchant de voir les montagnes environnantes. Nous partons pour deux bonnes heures de randonnée dans le brouillard, pour gagner les alpages. Une fois dénichées nos vestes de montagne et pantalons, qui jusqu'ici avaient dormi au fond de nos sacs, nous nous en équipons prestement pour démarrer l'ascension. Décidément la Montagne ça nous gagne ! ;) Ce n'est certes pas pour la vue que nous grimpons, la brume environnant nous empêchant de voir très loin devant nous, le sentier est blanc sur blanc, et c'est le son d'une petite cascade qui nous fait la repérer plus que sa réelle présence. Il nous faudra attendre 500 m de dénivelé pour dépasser enfin la brume et découvrir les alpages et la ferme où l'heure de traite vient de sonner. Nous repartons chargées d'une belle et délicieuse tome, bien méritée pour nous improviser un pique-nique à l'hôtel chalet avant de repartir le lendemain. Une belle journée malgré un temps capricieux.

 

Étape 9 : Sallanches - Mont-Dore 

Cascade de SalinsMont-DoreCascade de l'ArpenazLac des IlettesCascade de Salins

Avant de partir de Sallanches nous nous garons près du lac des Ilettes pour rejoindre à pied la cascade de l'Arpenaz, haute de ses 270 m, un large filet d'eau que nous avions repéré des alpages la veille. Son nom est issu du celtique "Ar" signifiant eau vive et "pen" tête rocheuse donnant Arpenaz. Cette cascade est issue d'un torrent de montagne qui prend sa source à plus de 1 800m d'altitude et poursuit son chemin dans la vallée, l'eau y est rafraîchissante. Nous y sommes seules et tranquilles pour l'heure, la traversons à guet et arpentons les lieux pour une petite promenade puis nous repartons vers notre dernière destination : le Mont-Dore.

Deux agréables surprises dès l'arrivée ! Primo, le camping est en plein dans les pâturages ! Secondo, la température est remontée, le temps sec, et c'est avec plaisir que nous montons la tente ! Nous enchainons sur une promenade dans les environs et visons la deuxième cascade de la journée la fameuse "Grande Cascade" de Salins où nous souhaitons pique-niquer pour cette dernière nuit de Roadtrip. Certes moins impressionnante, car de seulement 30 m de hauteur, la cascade permet une belle balade et d'admirer plusieurs sortes de plantes qui y poussent, notamment des mousses, ainsi que de passer derrière sa chute d'eau, pour une expérience très sympathique. La lumière déclinante du soleil offre des couleurs vives, à dominantes bleues, vertes et jaunes, à la nature et aux paysages très différents du massif alpin que nous venons de quitter. La pierre basaltique déploie ses meilleurs arguments pour nous convaincre de rester mais il nous faudra nous en retourner quand même car le séjour touche à sa fin...

Étape 10 : E.T. Retourne Maison - The End :)

C'est ainsi que s'achevait notre beau voyage italien, nous laissant du soleil, un  lot d'architecture, de nature et de couleurs dans les yeux ainsi qu'une envie de revenir en découvrir plus... J'espère que vous en avez profité avec nous ! Enjoy-it :D

Faune locale des cascadesBeautiful Dolomites Parapente du lac de GardeCarnet d'Italie #2 Italia settentrionale - Roadtrip (partie 2)

 

 

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Le club VIP des Urban Sketchers

Publié le par Chokopims

Attachez bien vos ceintures, aujourd'hui je vous emmène en voyage !

Bateau chinois sur le RhinArpentons les villes du monde, un carnet à dessin sous le bras et un crayon ou un pinceau sur l'oreille pour croquer les différents endroits, lieux, paysages, bâtiments, architectures, végétations, peuples... Bref lions deux de mes passions et peut-être les vôtres si vous lisez ce blog la géographie et l'art ! Et pour cela il suffit de pousser tout simplement les portes du monde des Urban Sketchers, abrégé USK, ces groupes constitués d'artistes, dessinateurs et dessinatrices amateur.e.s. ou professionnel.le.s. qui croquent les zones urbaines et le quotidien depuis 2007. Ces groupes revisitent à leur manière les carnets de voyage type croquis bien connus des explorateurs et exploratrices. 

Le concept ? On se donne rendez-vous dans un lieu, on choisit un spot où se placer et on dessine ! On essaye de dégager l'essence de l'endroit, détail ou vue d'ensemble, sur le papier, en passant du réalisme à l'abstrait. Et pour terminer la rencontre, on fait un vernissage, où toutes les productions sont mises en commun et on peut ainsi découvrir le point de vue des autres sur ce même lieu tiens on fait donc de l'anthropologie aussi ? D'ailleurs ça ne doit pas être pour rien que leur devise est « Voir le monde, de dessin en dessin ».

Jardin Botanique de Bonn

Quelque soit votre niveau en dessin vous êtes les bienvenu.e.s !

 

Vrai.e.s Urban Sketchers ou affilié.e.s, tou.te.s partagent la même passion. :)

  1. Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif.
  2. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages.
  3. Nos dessins représentent des archives de lieux et d'instants.
  4. Nous sommes fidèles aux scènes que nous voyons.
  5. Nous utilisons tous types de techniques et apprécions la diversités de nos styles.
  6. Nous nous soutenons les uns les autres et dessinons en groupe.
  7. Nous partageons nos dessins en ligne.
  8. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

 

 Pour ma part, j'ai découvert les Urban Sketchers, un peu par hasard, en septembre dernier à Bonn. Depuis je dessine avec eux une fois par semaine in-situ au détour de la ville. Une expérience que je n'avais encore pas trop développée jusqu'ici mais qui très formatrice et qui me permet de progresser rapidement. Je me suis mise aux crayons de couleur aquarellable et j'ai même dû investir dans de nouveaux carnets de croquis ! Je vous joins quelques petites esquisses faites lors de ces rencontres. Enjoy it ! :)

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Carnet d'Allemagne #5 Virée printanière sous les cerisiers de Bonn

Publié le par Chokopims

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

Il est 8 heures en ce samedi matin de printemps, et bien assise côté fenêtre, sens inverse de la marche comme à mon habitude, je vois défiler les paysages idylliques des bords du Rhin dans un train direction Bonn. En soi rien que le trajet vaut le détour, surtout sur la portion Mainz-Koblenz. Longer les rives, y voir se découper en fond les versants montagneux verdoyants et la roche à nue par endroit, y deviner les premiers arbres fruitiers en fleurs qui ajoutent leur touche de blanc au tableau déjà embrumé. Dans cette brume y distinguer les silhouettes sombres des vieux châteaux surplombants la vallée, comme figés laissant flotter leurs drapeaux dans la légère brise, y apercevoir soudain les premiers rayons du soleil transperçant la brume et s'amusant à la dissiper en illuminant peu à peu les maisons des villages sur les rivages et le fleuve où circulent encore et toujours de longs bateaux de marchandises... Une merveilleuse journée s'annonce non ?

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

C'est donc ainsi qu'a débuté mon weekend "escapade à Bonn" (14-15 mars 2018), où je suis allée rendre visite à mon ami Drachen ainsi que découvrir la fameuse Heerstraße. Celle-ci, est très connue pour ses cerisiers roses qui fleurissent chaque printemps donnant une couleur de Japon à l'Allemagne. Nous avons pu admirer les derniers bourgeons et surtout les premières fleurs les cerisiers ça va très très vite !  sans être dans le pic de floraison. De quoi effacer les souvenirs de froid et de grisaille de notre séjour frileux fin octobre avec l'Apfelschorlette. J'ai passé mon samedi en compagnie de Drachen qui m'a montré la ville puis le dimanche avec Miss Ha mon amie allemande avec qui je fais des cours de coréen. Le Münster était malheureusement toujours en travaux, je n'ai donc pas pu y entrer, mais j'ai pu marcher le long des berges du Rhin, admirer une vue panoramique des montagnes verdoyantes qui entourent la ville depuis les hauteurs de la tour du Godesburg dont les sieben Gebirge dont je vous avais parlé la dernière fois. Ainsi que découvrir que le marathon de la poste allemande se déroulait le dimanche même, mettant de l'ambiance dans la ville endormie dès 7 heures du matin. On y trouve d'ailleurs les locaux de la Deutsche Post plutôt immense, avec hôpital personnel compris et la célèbre tour de la poste qui pour certains gâche le paysage, voisine de celle de DHL (autre livreur de colis allemand un comble ^^). Le complexe se trouve juste à côté d'un Freizeit Park parc du temps libre qui possède lui une étendue d'herbe verte couleur "green de golf" et un lac aménagé où on peut faire du pédalo.

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

A Bonn on se sent beaucoup plus en Allemagne qu'à Frankfurt, qui elle est une ville internationale par excellence. Mais rassurez-vous la population est variée quand même dans cette ville étudiante, ancienne capitale de l'Allemagne de l'ouest entre autre parce que c'était une des moins touchées par la guerre en terme de dégâts où nous avons quand même déniché, en fan incontestées de l'Asie : un restaurant coréen, un restaurant chinois installé sur un bateau et un jardin japonais malheureusement fermé lui ^^

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Carnet de Corée #3 Busan

Publié le par Chokopims

Busan Busan, un souvenir impérissable, et ce ... pour longtemps !

C'est très tôt que nous sommes parties pour l'aéroport pour continuer notre petit tour de Corée, nous nous rendions ravies dans la ville portuaire de 부산 Busan, du 21 au 24 juillet 2017 qui nous promettait de nouvelles plages à découvrir, des lumières et des paillettes, des gratte-ciel, de l'animation, des gens, bref une grande ville ! Mais avant ça... il fallait trouver notre AirBnB....

Arrivée en avion sur BusanNurimaru Maison de l'APEC avec en fond la Marine CityGamcheon le repère de l'art sous toutes ses formes

Bref... ici nos journées s'allongent grandement en expédition découverte, chaque soir nous finissons sur une plage différente afin de profiter de l'ambiance qui y règne. Le premier jour est déjà bien avancé quand nous nous rendons sur la plage de 해운대 Haeundae, on y fait nos vrais touristes en plongeant dans le "Life under the sea" l'aquarium de Busan, puis en ressortant on longe la côte en passant par le parc presqu'île de 동백공원 Dongbaekseom. Je vais encore parler de contraste mais je ne peux pas faire autrement, la plage de sable se découpe en fond de gratte-ciel et on se sent très, mais alors très loin des villes européennes habituelles... A côté la côte rocheuse se découpe sans s'annoncer et se prolonge sur la Marine City qui elle donne à voir une ville futuriste et moderne. Dans le parc on tombe sur un bâtiment à l'architecture agréable qui rayonne dans la lumière déclinante la maison de l'APEC 누리마루 Nurimaru qui veut dire 누리 "Monde" et 마루 "sommet" où a donc eu lieu un sommet pour le monde et son avenir entre les membres de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique), ainsi que sur la statue d'une sirène, un phare et la phrase d'un sage gravée dans la roche... Le temps de faire demi-tour et le cadre idyllique de la plage s'est illuminé, le monde n'a pas désempli et on peut maintenant voir des groupes de jeunes prendre d'assaut des scènes aménagées sur le sable afin de montrer leurs talents, de chanteur, percussionniste, joueur de violoncelle électrique, jongleur et etc...

ça y est Busan nous a conquise !

Scène musicale sur la plage de HaeundaeArrivée d'un voilier sur la Marine CityMéduse dans l'aquarium de Busanplage de Haeundae

Le deuxième jour nous partons nous perdre dans le parc de 금강 Geumgang, dans les sommets montagneux qui surplombe le Nord de Busan, loin de la civilisation. Au début de l’ascension nous découvrons des petits temples dont deux bouddhistes et un mémorial aux soldats coréens qui ont défendu la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong du sommet du même nom au XVIIIème siècle contre ... les japonais ! Lors de cette visite, insolite et comme irréel, nous parvient le chant d'un moine bouddhiste dans le temple qui jouxte le sanctuaire. Nous montons en téléphérique jusqu'au village de 남문 Nammun, c'est à dire porte sud de la forteresse avant d'attaquer la montée dans un sentier tortueux et ardu vers le 산개벙 pic de Sangaebong en suivant par moment les restes de la fameuse forteresse de Geumjeongsanseong qui s'étendaient sur plus de 10 Ha et entourée d'environ 18 km de muraille elle était située sur ces monts afin de protéger la côte des invasions. Sur le chemin du retour, nous passons sur un autre mont afin de s'arrêter dans le 석불사 Seokbul-sa un temple bouddhiste creusé à même la roche, dans lequel on peut admirer de magnifique et gigantesques Bouddhas sculptés de plus de 6m de haut  dans cette même paroi rocheuse à nue sur laquelle s'appuie l'édifice. De là en plus d'une vue surplombante sur la ville, on peut goûter au repos du guerrier qui a gravi des sentiers toute la journée pour gagner la sérénité de ce temple refuge. A nouveau en ville on décide de longer le fleuve 수영 Suyeong à partir de 민락역 la station de Millak et ce afin de rejoindre l’embouchure. On passe sur des passerelles aménagées pour arriver à la pointe dans le Waterside Park d'où on peut admirer la vue sur le pont suspendu de 광안대교 Gwangandaegyo illuminé le Diamond Bridge ou Pont-Diamant ^^, et bien installés sur des couvertures on y trouve les locaux, en connaisseurs, qui pique-niquent sur les berges. Le chemin se poursuit dans le port de pêche et le marché au poisson avant de terminer sur la plage de 광안리 Gwangalli où se déroulent un festival.

Les bouddhas de pierre de Seokbul-savue sur Busan du parc GeumgangTête de dragon dans un temple bouddhisteembouchure du Suyeong port de pêche et Diamond Bridge

Le troisième jour était une journée multicolore puisque nous nous sommes rendues à flanc de montagne dans le village culturel de 감천  Gamcheon Culture Village. C'est à la base un ancien quartier pauvre dont personne ne voulait, investit majoritairement par des familles fuyant la guerre, il est à la croisé entre bidonville délaissé et petit village communautaire, qui s'est organisé selon ses propres principes du "vivre ensemble". Le quartier de Gamcheon est constitué d'un dédale de rues étroites et colorées, où se côtoient depuis sa réhabilitation en 2009, toutes sortes d'arts. Il est devenu une vitrine de la culture et est pour cela surnommé le "Machu Picchu de Busan". Certaines maisons désormais vides ont été réaménagés en mini-musées où sont installés diverses œuvres. Sous les toits bleus et aux détours des ruelles aux couleurs pastels, on y croise donc des sculptures, installations, graffitis, peintures, trompes l’œil, et etc... Pour cela on peut emprunter les "Stairs to see stars" des escaliers pour voir les étoiles, tout simplement parce que tellement escarpés que la montée faisait voir des étoiles ou 36 chandelles si vous préférez ;) ou bien préférer l'autre versant moins abrupt.... En fin de journée, après avoir bien flâné dans chaque coin et recoin de ce village nous nous dirigeons vers 다대포 Dadaepo, où nous découvrons une plage qui s'étend à perte de vue... Sur une place non loin on peut admirer la fontaine aux souhaits, qui s'illumine tous les soirs dans de nouveaux shows musicalisés par les vœux du public à 20h et à 21h. C'est ainsi que ce soir là nous avons pu assister à un ballet de jets d'eau sur l'air de Psy "New Face" !

fontaine aux souhaits - plage de DadaepoGamcheon Culture Village et ses toits bleusGamcheon : musée explicatif de l'évolution du village communautairePlage de Dadaepo

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