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Enseigner à des adultes... ça change quoi ?

Publié le par Chokopims

Le FLE à Frankfurt CitySi j'ai choisi le métier d'enseignant, c'est en partie pour sa pluridisciplinarité. Je me suis toujours intéressée à tout, et décider de se concentrer sur une seule chose me semblait impossible... Du coup vu qu'actuellement si vous n'êtes pas encore au courant... enseignant englobe pas mal de métiers dont certains insoupçonnés... Comme infirmier, psychologue, maman bis, éducateur spécialisé, assistante sociale, comptable, banquier, bibliothécaire, organisateur de voyage, guide touristique, historien, mathématicien, conteur, ... et j'en passe et des meilleures. On peut dire que je ne me suis pas vraiment trompée... Et pour le coup je suis vite devenue une touche à tout qui s'adapte rapidement même à des scénarios un peu incongrus.

C'est ainsi que j'ai voulu essayer d'enseigner à d'autres publics et que j'ai signé à la VHS (Volkshochschule) pour enseigner le français à des groupes d'adultes. Je me suis d'abord retrouvée avec un simple groupe de débutant (A1), puis de fil en aiguille un second groupe d'utilisateur indépendant (B1).

 

J'avais dis que je vous raconterais mon expérience, en cet après-midi ensoleillé asseyons nous sous les rhododendrons car...

Il est l'heure du débriefing !

En plus de ces deux cours, j'en ai obtenu un autre pour le moins saugrenu intitulé "Alors on chante" qui est inspiré des chants de meute. En quoi ça consiste ? En gros on se retrouve une fois par mois, sans avoir au préalable préparé les chants pour une sorte de karaoké géant où l'on chante tous ensemble. Et... c'est plutôt amusant. Moi qui n'ai jamais pris un seul cours de solfège et qui n'ai jamais appris à jouer d'un instrument, hormis l'obligatoire flûte infernale des cours de musique du collège.... Je me retrouve devant un groupe d'adulte, à faire une improvisation de cours de chant mélangé à du karaoké. ET... ça marche !

Il est très intéressant d'apprendre à la fois une nouvelle langue (pour moi le coréen) et d'en enseigner une, car ça me permets d'être des deux côtés du miroir à la fois et de mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement d'un cerveau adulte face à l'apprentissage d'une nouvelle langue. Encore plus, de mesurer les

 obstacles, et les difficultés et surtout de comprendre les attentes d'un apprenant. J'avais quelques appréhensions comme tout débutant... Notamment sur mes méthodes un peu trop ludique peut-être mais j'ai pu continuer à enseigner avec et par le jeu, en m'adaptant à mes groupes en fonction de leurs attentes. Il y a encore et toujours des ajustements à faire, par exemple je prépare toujours beaucoup trop mais ça a l'avantage de leur laisser le choix entre mes propositions... Ajoutez aussi, comme avec les groupes d'enfants les activités "TOP" et les activités "FLOP"... C'est à dire, celles qui sur le papier semblaient géniales mais en fait non... C'était une fausse bonne idée ! Et celles qui au contraire ne semblaient pas terribles, où tu te lances à reculons et puis tu te dis : "Ah mais en fait c'est génial et si on la réutilisait de cette manière ?"

Je redécouvre moi même la langue française, car les adultes ont des questions plus poussées que les enfants sur le fonctionnement d'une langue, et parfois je reste sans voix, il me faut attendre la semaine d'après pour apporter une réponse, car je ne m'étais jamais posé la question, tellement certaines choses sont automatiques dans notre langue maternelle. Ainsi une fois, j'ai été bien en peine de justifier l'emploi du "bien" ou du "bon" dans telle ou telle situation. Alors... "C'est bon" ou "C'est bien" ?

Par contre je pense que je ne me sentirais pas à l'aise avec un groupe de C1 sans avoir eu de réelle formation en Lettre ou une plus poussée en FLE, l'utilisation du français devenant beaucoup trop pointilleuse... Avec un groupe de A1 et de B1 la question ne s'est pas posée, je me sens légitime d'enseigner ma langue maternelle et de donner du plaisir à la faire apprendre. En soi les A1 c'est un peu l'équivalent de la maternelle à l'école et je m'y connais assez dans ce domaine, surtout en terme de motivation. ;)

Bref tout roule à peu près finalement, même si la préparation des cours me demande du coup plus de temps, puisque j'ai six heures supplémentaires dans mon emploi du temps que je me suis imposée toute seule, par amour du défi sûrement !

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Une carbonara à la sauce asiatique

Publié le par Chokopims

Il y a des ingrédients que l'on a en permanence dans son frigo et ses placards, que l'on s'en rende compte ou non, pour réaliser sa recette passe-partout des jours sans idées.

Eh oui ! Nous avons tous dans nos petites habitudes alimentaires quelques TOC Troubles Obsessionnels du Comportement ....

Une carbonara à la sauce asiatiquePour ma part c'est une création de sauce eurasiatique inspiré de la sauce carbonara mais finalement très loin de celle-ci car le seul ingrédient en commun entre les deux, c'est la crème fraîche...

Elle est simple, rapide et réalisable en toute saison ! Elle a déjà fait ses preuves plusieurs fois notamment lors d'invitations d'amis de dernière minute, ou de retour de journée très longues...

Pour la réaliser il vous faudra trois fois rien : du riz cuit à l'autocuiseur vous pouvez vous reporter à mon article pour un riz parfait si vous en avez oublié les bases ;) de la crème fraîche, du curry en poudre et du saumon fumé.

Ensuite il suffit de faire revenir le saumon découpé en petits morceaux dans la poêle, de l'assaisonner de curry en fonction de vos goûts, de rajouter la crème fraîche et de verser le tout sur le riz resté au chaud dans l'autocuiseur pendant tout ce temps. Et le tour est joué !

Le seul problème c'est que ce plat n'a toujours pas de nom... Des propositions ?

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Carnet de Corée #5 Jeonju

Publié le par Chokopims

Jeonju charmant village Hanok : retour au calme des traditions

A Jeonju nous logeons dans une Guest House très mignonne dans laquelle nous obtenons pour la première fois de notre séjour, une clef pour la chambre ! Jusqu'ici nous nous étions habituées à des logements à code, ce qui permettait de ne pas avoir le stress de "Est-ce que j'ai bien pris la clef ?!" mais pouvait donner à voir un autre genre de stress "C'est quoi le code déjà ?!" Pour nous Jeonju est la destination finale enfin notre dernière destination sur la carte avant un retour à Séoul puis en France ;) 27 au 30 juillet 2017

Feux rouges entre moderne et ancien à JeonjuHommage au vieux GinkgoPorte de la ville Pungnammun : the last one

Ici nous avons arpenté la ville à pied, et pour cause Jeonju capitale de la province du 전라북도 Jeollabukdo ou Jeolla du Nord, ne compte que 650 000 habitants et une superficie de 20 Ha soit seulement deux fois la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong de Busan... Pour ceux qui restent septiques je peux vous rappeler que Séoul c'est 10 millions d'habitants et 60 000 Ha, soit largement cinq fois Paris. Quant-à Busan  c'est un peu plus de 76 000 Ha et 3,7 millions d'habitants pour Gwangju on compte 1,4 millions d'habitants pour 50 000 Ha. Je peux donc dire sans frissonner que les distances à parcourir dans notre nouvelle ville, sont somme toute raisonnables. Munie d'un plan, on se rend au village de maisons traditionnelles 한옥 Hanok pour la première mais pas la dernière fois ^^ et on explore les rues de long en large.

 temple bouddhiste perduVue sur les toits Hanok de JeonjuStreet Art quartier JamanAu détour du village Hanok

Même petite, Jeonju propose pas mal de divertissements variés et nous n'avons, ici aussi, pas eu le temps de nous ennuyer. C'est ainsi qu'on a déniché le centre culturel traditionnel coréen Korean Traditional Culture Center, haut lieu du 한지 Hanji, "art craft" c'est à dire l'art du travail du papier à la coréenne, la rue dédiée au festival international du film ou 영화의거리 JIFF Film Street, des anciens bâtiments et temples comme le 풍패지관 Pungpai Jigwan qui fût construit pour recevoir les VIP de l'époque, le pavillon 한벽당 Hanbyeokdang  qui surplombe la rivière, 오목대와 이목대 Omokdae & Imokdae ces deux monuments historiques qui vont de paire sur le guide touristique, le 경기전 Gyeonggijeon contenant les archives royales et le musée des portraits des rois de  la période Joseong, ainsi que la 풍남문 Pungnammun porte sud de la ville, et seule relique de l'ancienne forteresse. Ainsi que d'autres curiosités comme la cathédrale 전동성당 Jeondong j'avais oublié de vous dire qu'il y en a PLEIN, dans Jeonju c'est environ une par quartier on en compte plus que de commissariats c'est vous dire, le 남부시장 marché de Nambu, un cours d'eau, le 전주Jeonjucheon comme dans presque toutes les villes du monde, et un pont dragon qui passait au dessus, une école confucéenne où a été tourné le drama Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들),  la Ginkgo Tree Road, où l'on s'est arrêté sous le vieux Gingko âgé de plus de 600 ans, le temps d'une photo bien sûr, mais aussi parce que juste à côté se trouve un café qui propose des Patbingsu ! <3 Après tout pour les coréens Jeonju est surtout connue pour être un haut lieu de la gastronomie alors pour la peine on peut reprendre un Bibimpap !

Détail de la porte de PungnammunGyeonggijeonVillage HanokL'école confucéenne

C'est aussi là que nous avons fait notre journée dans la peau de vrais touristes ou "journée Princesse" d'après Léo-Lycanthrope : en louant des Hanboks les costumes traditionnels et en faisant des photos dans les rues du 한옥 Hanok. Et il y avait bien sûr un quartier connu pour son Street Art, le village mural de 자만 Jaman où nous avons pu découvrir de belles peintures et installations do,t nous retiendrons surtout celles des films d'animations de Miyazaki, avec Le Voyage de Chihiro, le Chateau dans le ciel et Ponyo mais aussi un café en hauteur avec vue plongeante sur Jeonju... Ce n'était pas le seul endroit dédié à l'art puisque nous sommes aussi tombées sur l'Angel Street ou route des anges... Où nous avons suivi les petites ailes pour dénicher des anges peints partout, et d'autres petits sanctuaires décidément oui Jeonju est un peu beaucoup croyante... ^^

 Quelques randonnées dans les parcs plutôt vallonnés se sont aussi ajoutées au programme dont une dans le parc 아종 Ajung, proche du réservoir d'eau du même nom qui forme un lac artificiel, il n'y a que hérons et poissons, nous sommes entourées de collines verdoyantes, au milieu de nulle part, jusqu'à ce que le téléphone de Becky nous prouve le contraire "Félicitations ! Réseau Wifi détecté !" ... Décidément, la Corée est vraiment un lieu sur-connecté ;) La seconde nous mène aux cinq sept pics désolée déformation de Saint Seiya oblige... dans les hauteurs des monts du 완산공원 parc Wansan et à un temple perdu en plein cœur de la forêt ainsi qu'un observatoire.

 Faune localeRéservoir d'eauL'Omokdae ... à moins que ce ne soit l'Imokdae ? ...L'Angel Street

 Et ainsi se termina notre périple au pays du matin calme !

Et si je publie ce dernier article aujourd'hui ce n'est pas sans raison, à l'heure où il paraîtra je serai à Séoul pour entamer un deuxième chapitre des carnets de Corée ! 

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