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Carnet d'Allemagne #5 Virée printanière sous les cerisiers de Bonn

Publié le par Chokopims

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

Il est 8 heures en ce samedi matin de printemps, et bien assise côté fenêtre, sens inverse de la marche comme à mon habitude, je vois défiler les paysages idylliques des bords du Rhin dans un train direction Bonn. En soi rien que le trajet vaut le détour, surtout sur la portion Mainz-Koblenz. Longer les rives, y voir se découper en fond les versants montagneux verdoyants et la roche à nue par endroit, y deviner les premiers arbres fruitiers en fleurs qui ajoutent leur touche de blanc au tableau déjà embrumé. Dans cette brume y distinguer les silhouettes sombres des vieux châteaux surplombants la vallée, comme figés laissant flotter leurs drapeaux dans la légère brise, y apercevoir soudain les premiers rayons du soleil transperçant la brume et s'amusant à la dissiper en illuminant peu à peu les maisons des villages sur les rivages et le fleuve où circulent encore et toujours de longs bateaux de marchandises... Une merveilleuse journée s'annonce non ?

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

C'est donc ainsi qu'a débuté mon weekend "escapade à Bonn" (14-15 mars 2018), où je suis allée rendre visite à mon ami Drachen ainsi que découvrir la fameuse Heerstraße. Celle-ci, est très connue pour ses cerisiers roses qui fleurissent chaque printemps donnant une couleur de Japon à l'Allemagne. Nous avons pu admirer les derniers bourgeons et surtout les premières fleurs les cerisiers ça va très très vite !  sans être dans le pic de floraison. De quoi effacer les souvenirs de froid et de grisaille de notre séjour frileux fin octobre avec l'Apfelschorlette. J'ai passé mon samedi en compagnie de Drachen qui m'a montré la ville puis le dimanche avec Miss Ha mon amie allemande avec qui je fais des cours de coréen. Le Münster était malheureusement toujours en travaux, je n'ai donc pas pu y entrer, mais j'ai pu marcher le long des berges du Rhin, admirer une vue panoramique des montagnes verdoyantes qui entourent la ville depuis les hauteurs de la tour du Godesburg dont les sieben Gebirge dont je vous avais parlé la dernière fois. Ainsi que découvrir que le marathon de la poste allemande se déroulait le dimanche même, mettant de l'ambiance dans la ville endormie dès 7 heures du matin. On y trouve d'ailleurs les locaux de la Deutsche Post plutôt immense, avec hôpital personnel compris et la célèbre tour de la poste qui pour certains gâche le paysage, voisine de celle de DHL (autre livreur de colis allemand un comble ^^). Le complexe se trouve juste à côté d'un Freizeit Park parc du temps libre qui possède lui une étendue d'herbe verte couleur "green de golf" et un lac aménagé où on peut faire du pédalo.

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

A Bonn on se sent beaucoup plus en Allemagne qu'à Frankfurt, qui elle est une ville internationale par excellence. Mais rassurez-vous la population est variée quand même dans cette ville étudiante, ancienne capitale de l'Allemagne de l'ouest entre autre parce que c'était une des moins touchées par la guerre en terme de dégâts où nous avons quand même déniché, en fan incontestées de l'Asie : un restaurant coréen, un restaurant chinois installé sur un bateau et un jardin japonais malheureusement fermé lui ^^

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Carnet d'Allemagne #4 Petite escapade dans le Ruhrgebiet

Publié le par Chokopims

Cela faisait un moment que je ne nous avais pas raconté un de mes weekends, en mode découvrir un nouveau bout de l'Allemagne. C'est chose faite ce mois-ci ! Puisque je me suis rendue fin octobre à Bonn en compagnie de l'Apfelschorlette que j'étais ravie de retrouver pour discuter, puisque nous nous étions vues pour la dernière fois en juillet à Marbourg ! C'est vous dire.

C'est parti pour un petit carnet de voyage direction le Ruhrgebiet. :) Nous avons entamé les hostilités dès le vendredi soir, autour de notre traditionnel resto de sushi. Pour ce premier jour nous avons donc parcouru le centre ville de Bonn, en fin de journée et surtout de nuit. La première impression c'est que c'est une ville fourmillante mais un peu grise, un peu du à la météo je l'avoue... qui a l'air d'avoir réussi à préserver des petites parcelles de ses bâtiments anciens lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le lendemain nous avions rendez-vous avec un de mes amis, Drache qui a déménagé récemment sur Bonn, nous comptions sur lui pour la visite. Mais il nous a avoué être désolé de ne connaître que l'université et la Mensa XD. Faisant un tour rapide devant l'université en coupant par le centre ville, nous nous rendons à Köln (Cologne) qui est à seulement trente minutes en S-bahn (train régional) de Bonn. Avec les travaux c'est un peu plus compliqué de s'y rendre mais on arrive au but : le Dom impressionnant et imposant de Köln. Nous pénétrons dans l'enceinte, où se déroule une messe, qui ne nous a pas permis de circuler dans l'église et c'est bien normal !

Das Bonner MünsterKölner Dom

Bonn possède une église romane qui m'avait semblé elle aussi imposante, das Bonner Münster, et pour cause c'est une des plus anciennes églises catholiques d'Allemagne, elle date du XIème siècle, fait plus de 80 mètres de haut ce qui en soit pour une église romane est étonnant... et le rendu de la massivité du bâtiment en face de la grande place vide en dessous, lui donne un certain cachet non négligeable. Pourtant elle n'est presque rien face au géant Kölner Dom, lui, d'architecture gothique, beaucoup plus travaillés dans les détails des statues et gravures en pierre qui l'ornent et surtout trois fois plus haut ! L'église atteint les 250 mètres, juste pour vous donner un ordre d'idée Notre-Dame de Rouen n'est qu'à 150 mètres... Et c'est la plus haute de France, cette petite joueuse !

Nous nous sommes ensuite baladés sur les bords du Rhin, avant de repartir  pour Bonn et son magasin de stock "Haribo", que l'Apfelschorlette a dévalisé pour sa famille, ses élèves, ses collègues et un peu pour elle aussi ! Après un dernier café nous avons laissé Drache retourner travailler pour l'université pour nous diriger nous même vers Bad Honnefune de nos collègues de l'échange nous attendait avec toute sa petite famille. Nous nous sommes rendus dans le marché de la Saint Martin, un pré-marché de Noël très sympathique. Ils nous ont ensuite proposé l'ascension du Drachenfels pour le dimanche, que nous avons accepté avec plaisir.

Dans l'antre de la Hauptbahnhof de BonnCologne vue depuis les rives du RhinLe chemin d'Adenauer dans Bad HonnefVue sur la vallée du Rhin depuis le Drachenfels

 

C'est ainsi que nous sommes revenues le lendemain, en longeant le Rhin en S-bahn, pour nous mettre en route sur les traces des légendes allemandes ! Deux en particulier : celle de Konrad Adenauer, qui a vécu à Bad Honnef, on peut donc y trouver sa maison, où il a reçu Chruchill notamment ! Mais aussi un musée qui lui est entièrement dédié ainsi que sa tombe familiale. Y sont enterrés ses deux femmes, son fils et son père par exemple si vous aimez les arbres généalogiques ^^ Et celle de Siegfried, qui vainquit le dragon Fáfnir sur le Drachenfels (le rocher du dragon), une colline de quelques 300 mètres située dans les Siebengebirge (les sept montagnes) et qui surplombe Bad Honnef et la vallée du Rhin. Pour plus d'information je vous renvoie directement aux contes et légendes des Nibelungen qui racontent ces prouesses.

C'était weekend venteux et un peu très frileux, mais nous avons tout de même eu droit à une vue plutôt dégagée sur la vallée du Rhin, à l'entrée justement de ce que l'on appelle le "Rhin romantique" et j'ai vite compris pourquoi lorsque j'ai trouvé aux paysages, des petits airs des peintures de Caspar David Friedrich, peintre romantique allemand du XIXème siècle. Jugez-en ci-dessous par vous même. ;)

Caspar David FriedrichDrachenfels

 

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Pourquoi l'Allemagne ? Warum Deutschland ? (version française)

Publié le par Chokopims

Note d'entrée : Petit article publié en simultané dans les deux langues, vous trouverez ici la version française. Pour les bilingues pas de problèmes vous pouvez lire les deux versions, vous commencez à bien me connaître la traduction mot à mot c'est pas mon truc, je préfères garder l'essentiel du message et jouer avec la langue... Et vous pourrez ainsi comparer les deux versions ;) Bonne lecture !

 

"Was gefällt dir an Deutschland so sehr ?" Qu'est ce qui te plaît tant en Allemagne ? A vrai dire quand on m'a posé la question la première fois, je n'ai pas vraiment su que répondre. Je ne m'étais jamais vraiment demandé pourquoi j'avais envie de retourner vivre en Allemagne après y avoir déjà passé une année en Erasmus... Je m'y plaisais et c'était tout ce que j'avais besoin de savoir. Pourtant quand j'ai voulu repartir vivre à l'étranger c'est de nouveau vers l'Allemagne que s'est porté mon choix... Un peu parce que c'est la langue étrangère que je maîtrise le plus, soyons honnêtes, mais aussi parce qu'aucune de mes expériences dans ce pays ne m'a déçue. Voila donc une liste de cinq points pour lesquels, si c'était à refaire, je choisirais encore l'Allemagne sans hésiter.

 

1) La langue : Je vois d'ici les yeux ronds de certains car c'est bien connu "l'allemand est une langue barbare et agressive qui sonne tellement dur !" Et bien non ! Pas du tout ! Je m'amuse à faire chanter l'allemand avec l'accent français du sud , j'aime l'entendre parlé par des étrangers qui lui donne une autre mélodie agréable, et par dessus tout... J'adore écrire les "Ümläüte" ces petits trémas sympathiques qui se parsèment sur les mots, donner une majuscule à chaque nom sans exception et prononcer les "sch", les "ch" et les "s" à volonté !

2) L'Histoire : Il est très facile pour les français de faire l'autruche en niant leurs rôles dans les guerres, d'être chauviniste au point de croire que l'on descend directement d'Astérix le gaulois, et de parler d'une unité française qui remonte à plus de 2000 ans... Ce qui en réalité est beaucoup plus compliqué que ça, admettez le. Les allemands eux ont une histoire commune très récente, pas très joyeuse je vous l'accorde et plutôt coupable... C'est un pays qui a longtemps été partagé, à l'époque de l'Empire romain germanique notamment, dont ils ont hérité cet état fédéral en Länder mais aussi beaucoup plus proche de nous, par le rideau de fer et même un mur pour la ville de Berlin ! Je rappelle pour ceux qui ne suivent pas au fond, que cette frontière n'a été ouverte qu'en 1989, et que 1989 ce n'est pas si loin...

3) Les allemand(e)s : Un pays c'est avant tout une population, et en Allemagne, "le pays des allemands" soit Deutschland en version originale ça l'est peut-être plus que nulle part ailleurs. Les allemands ne font pas de manières, certains français de pure souche diraient même qu'ils sont sans gêne... Mais en fait cela leur donne l'avantage de l'honnêteté franche, et avec eux on est sûr qu'ils ne vont pas tourner autour du pot des heures avant d'oser nous dire les choses. Ils disent tout directement, sans pincette, et ce, dès que cela leur vient à l'esprit. Il ne garde pas de rancœurs en accumulant des maux contre tout et n'importe quoi. Quand quelque chose les dérange ils le disent et clairement. Certes parfois l'allemand est un peu trop direct et on aurait aimé les pincettes pour la forme, car le français non-habitué se sentira forcément à un moment blessé et déçu... mais c'est une de nos différences culturelles ! A contrario quand un allemand de votre entourage vous demande "comment ça va ?" il attend une vraie réponse, pas seulement une pour la forme, et vous écoutera avec attention même si ça risque de durer un peu...

4) Les différences culturelles : Entre la France et l'Allemagne, pour se rendre de l'un à l'autre, il suffit de passer un pont, et pourtant.... Et pourtant que de différences ! J'arrête de suite les objections alsaciennes, oui je sais ça dépend de quel coin on vient... Mais pour tout le reste de la France, croyez-moi, que d'anecdotes culturelles franco-allemandes sur lesquelles s'amuser en réserve. Parfois on ne peut pas s'en empêcher et on sort que ça c'est "typisch Deutschen !" (typiquement allemand) ou "typisch Franzosen !" (typiquement français) et je dois l'avouer, même si c'est complètement "cliché", je suis toujours amusée et ravie de ce genre de découvertes. Peut-être un peu aussi parce que me sentant avant toute chose plus européenne que française, je suis relativement détachée de ces stéréotypes. Ce qui me permet librement d'adopter des habitudes de vie qui me plaisent peu importe d'où elles viennent. Des anecdotes pour illustrer cette richesse, j'en ai plusieurs en réserve mais cet article ne suffirait pas...  Peut-être une prochaine fois...

5) Les espaces verts : Je suis une fille de la campagne et la vie en ville est par moment fortement compliquée... Heureusement pour moi : c'est bien connu les allemands sont un peu beaucoup en faveur de la protection de l'environnement ! Et du coup des parcs... Ils en ont ! Assez, pour qu'il ne faille jamais chercher bien loin pour se dénicher un carré de verdure, souvent accompagné d'une aire de jeu impressionnante, surtout si le parc est grand afin de prendre une bouffée de campagne et de faire un barbecue entre-ami quand les beaux jours reviennent. Mais aussi ils possèdent, une des premières chose qui m’intéresse quand j'arrive dans une nouvelle ville, de superbes jardins botaniques !

 

"Navet" est mon parapluie coréen :D

Bref, je crois que vous l'avez compris, j'aime vivre en Allemagne ! Peut-être aussi un peu parce que j'y ai toujours été chaleureusement accueillie par toutes celles et ceux à qui j'aimerai dédier cet article : mes ami(e)s allemand(e)s ou expatrié(e)s qui vivent en Allemagne, mes collègues d'outre Rhin, mais aussi tous ceux et celles qui comme moi, apprécient le pays de Goethe, d'Angela Merkel et de Scorpions ! Alors oui parfois je fais ma française clichée et je râle contre l'effroyable météo allemande et des habitudes énervantes et bizarres de ce peuple germanique, mais au fond ça ne prouve qu'une chose... La raison principale de ma venue ici, c'est que je porte réellement l'Allemagne dans mon cœur. 

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Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Publié le par Chokopims

En cette fin de période scolaire, je romps le silence radio imposé depuis quelques mois, faute de temps, pour vous faire un petit point sur ma deuxième rentrée scolaire allemande. Vous l'avez donc deviné comme des grands, oui je suis en vacance ! 

Cette année la rentrée en Hesse était début août, ce qui fait qu'après mes courts séjours au pays du matin calme, et sous le soleil sudiste, il a fallu que je m’envole une nouvelle fois heureusement que j'aime prendre l'avion ^^ cette fois pour l'Allemagne.

Et c'était la première fois depuis le début de mes études, que je reprenais des habitudes bien rodées ! Je retrouvais (en partie) mon poste dans la même école, je logeais dans le même appartement, avec la même colocataire, dans la même ville, j'allais reprendre mes tandems, mon cours de coréen et etc... De quoi me lasser rapidement me direz-vous car la routine ne me sied pas...

Rassurez-vous de suite, il y a quand même quelques choses qui ont changé ;)

Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Mon poste a été un peu modifié puisque je reste sur mon école de rattachement (ou Stammschule) mais que je suis passée de 18h à 12h. Le reste de mon quota horaire étant réparti sur deux nouvelles écoles dans des quartiers de Frankfurt qui m'étaient jusque là, plutôt méconnus. Je ne citerais pas sans raison Kallbach, qui ressemble plus à un village de campagne qu'à une véritable partie de Frankfurt. Ce qui a beaucoup d'avantage, j'en reparlerais plus tard.  J'ai donc fait la rencontre de nouveaux collègues, de nouveaux locaux et surtout de nouveaux élèves !

Il est cependant agréable de rester dans son école de rattachement  dans laquelle j'ai mes repères, surtout que l'équipe pédagogique travaille vraiment dans une bonne atmosphère. J'ai donc aussi retrouvé mes anciens élèves, et ce pour la première fois... Il m'a été agréable de voir que l'on avançait beaucoup plus vite avec eux, parce qu'ils comprenaient mon fonctionnement et que je gagnais ainsi du temps sur pas mal de chose ! Contrairement à l'année dernière où je débarquais sans trop savoir par où commencer, je me suis rapidement fondue dans le quotidien d'une professeure de FLE. Comme une habituée, j'ai fait mes planifications en connaissant mon public, en ajustant en fonction de la classe et en alternant les temps et en liants les thèmes. Tellement facile d'ailleurs que j'ai décidé de tenter un nouveau défi m’atteler à la découverte d'un nouveau public de FLE... J'ai donc signé pour donner des cours pour adultes à la VHS (Volkshochschule : l'équivalent d'une université du temps libre française), avec à ma charge un groupe de A1 (grands débutants) et un de B1 (déjà utilisateurs indépendants). Je vous raconterais ça plus en détail quand j'aurais une plus grande expérience, car pour l'instant je débute, et c'est un peu le chaos...

Mon emploi du temps est donc bien chargé, et je commence à retrouver des "journées françaises"... étant donné que je me suis aussi lancée un challenge de taille, reprendre sérieusement l'allemand pour viser un niveau C1 ce qui équivaudrait à quasiment bilingue. Je suis donc amenée à arpenter les rues de Frankfurt de long en large, de Höchst à Kallbach, en passant par le centre ville, et les quartiers nord, le seul endroit où je n'ai pas encore mis les pieds c'est rive sud ;)

De plus, cette année, puisque je savais exactement à quoi m'attendre, j'ai aussi beaucoup plus préparé mes thématiques pour les AG et me suis lancée dans des projets plus complets et travaillés. Qui finalement se révèlent beaucoup plus prenants en temps de préparation,  puisque prévoyant un échange actif avec des petits français, et une simulation de "Tour de France" cycliste, pour parcourir les régions et découvrir la culture française. J'avoue que le fait que l'école possède les moyens numériques de le faire m'a tout de même rendue la tâche plus facile ! Il est d'ailleurs étonnant à ce sujet que les écoles allemandes de Frankfurt soient dotées (pour les plus chanceuses) d'une seule salle informatique et un seul vidéoprojecteur par contre des vieux rétroprojecteurs ça t'inquiètes y en a à la pelle ! alors qu'en France les petites écoles de campagne où je suis allée essayent d'être équipée au mieux et mise beaucoup là-dessus. Bon en même temps ils en ont aussi l'ordre ^^ Anecdote vécue, la mairie d'une de mes écoles avait même été jusqu'à me prêter son propre vidéoprojecteur utilisé pour les conférences afin que je puisse m'en servir en classe !

Voilà j'ai essayé d'aller au plus court et d'être le plus complète possible sur cette rentrée afin de vous donner un aperçu de mon quotidien actuel, j'espère avoir le temps de continuer de poster irrégulièrement ^^ (comme à mon habitude) mes petits articles.

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Carnet d'Allemagne #3 Des sudistes à la découverte de la Nordsee...

Publié le par Chokopims

Lors de notre stage de mi-parcours de l'échange franco-allemand des enseignants du premier degré à Sèvres, avec Apfelschorlette et Miss Sunny, nous avions sorti nos agenda pour planifier toute une série de weekend en commun un peu partout en Allemagne. C'est ainsi que vous avez pu suivre nos aventures à Trier et à Neuestadt am Weinstrasse par exemple, sur le blog de l'Apfelschorlette... Le dernier weekend de la longue liste était ce fameux weekend de 4 jours (du 15 au 18 juin) prévu pour la mer du Nord ! Nous avons augmenté nos effectifs à 9 avant d'arrêter la destination : Norden, dans une ferme à la campagne, car nous comptions trois enfants parmi nous et c'est un lieu idéal pour les familles. 

Deux voitures partent du Sud de l'Allemagne vers le Nord j'avoue que je suis restée sudiste jusqu'au bout, une au départ de la Rheinlandpfalz avec notre Miss Sunny et une au départ de la Hessen, où je suis escortée par la famille Efficacité-Prouvée Mamagei, Papagei et leurs enfants, qui habite aussi Frankfurt am Main. Apfelschorlette quant-à-elle, en addict des voyages en train nous rejoint en chemin dans la charmante (ou pas) ville de Leer. A son grand damne puisqu'elle obtient le bonus de la ponctualité de la DB Deutsche Bahn en cadeau !

Le périple peut commencer !

Côte de la NordseeMarée basseTouche écologiste ;)Côte de la NordseeLa fameuse barrière pavée !

A peine arrivés les enfants petits et grands ;) sont ravis ! Dans la ferme il y a des vaches à nourrir, un hangar rempli de jeux à roulettes, des bottes de foins installées en mode cabane, des balançoires en tout genre autant vous dire que Miss Sunny, Apfelschorlette et moi n'y sommes pas restées indifférentes et même un toboggan et des poneys. On quitte presque à regret notre logement pour aller voir la principale concernée de notre séjour : la mer du Nord ! Non sans avoir bu un bon verre de lait tout frais, du troupeau de notre hôte, qui me rappelle beaucoup de souvenirs ! Nous débarquons donc, non pas en Normandie mais sur la Wattenmeer, appelée mer des Wadden en français. Pour faire simple c'est un estran, où à marée basse la mer se retire à plusieurs kilomètres, en laissant de nombreux chenaux et zones de vasières.

Faune locale entrapperçueEn ce premier jour nous avons de la chance, la mer est à marée haute. Nous découvrons un peu surpris que le magnifique sable blanc et fin s'arrête, pour laisser place à une digue pavée et des  escaliers qui mènent directement dans la mer... Les fameuses cabines de plages sont là, et le vent promis aussi ! On comprend sans peine le nombre d'éolienne au kilomètre carré dans la région. Je me souviens des informations des ornithologues, croisés sur le bateau pour l'île d'Arz avec Merry Curry sur les côtes sud Armoricaines en avril, et je constate que ce sont les goélands un peu plus gros, tête blanche, bec et pattes jaunes qui sont au rendez-vous.Je vous rassure de suite, nous avons aussi vu des mouettes le long de la côte légèrement plus petite, tête noire, bec et pattes rouges.

Le lendemain le programme est de retourner voir la mer mais cette fois : à marrée basse ! Histoire de constater, qu'une fois de plus les touristes sont reconnaissables à leurs mauvais équipements, quand les connaisseurs pêchent en botte en caoutchouc, nous allons pieds nus prendre un bain de boue. En effet, loin du sable mouillé de la côte Atlantique, celui de la mer du Nord, très fin, ressemble plus à de la boue qu'à autre chose, nous pataugeons donc, en nous disant que nous n'irons pas très loin : les chenaux sont nombreux, l'eau plutôt profonde par endroit les ferrys passent à marais haute comme basse, guidés par la fameuse technique des poteaux de bois. Bref nous n'irons pas jusqu'à l'île à pied, ça parait compromis. Nous préférons nous rechausser, et aller marcher sur la digue, dune aménagée en protection du littoral la géographe qui est en moi est aux anges mais je vous épargnerai les détails où il me faudrait un autre article et on comprend pourquoi quand les vents soufflent aujourd'hui à plus de 45km/h. Nous entrons dans le parc des moutons, jardiniers officiels chargés de l'entretien des plantes endémiques du littoral de la Wattenmeer.

Mais la journée est loin d'être terminée puis qu'après nous être restaurés, nous nous rendons dans le centre de protection des phoques alias la Seehundestation ! Un centre qui travaille à la sauvegarde et à la réintroduction des phoques en recueillant les jeunes "orphelins" phoques je précise pour ceux qui ne suivent pas... trouvés sur la côte pour les remettre en liberté, une fois l'âge adulte atteint. On nous y explique entre-autre, que ceux-ci font l'objet d'une surveillance constante, ainsi que leur mode de vie, leurs particularités physiques, leur régime alimentaire, ...

Pour le troisième jour des festivités, nous décidons de scinder le groupe en deux, les familles se rendent à Nordeney l'île en face de Norden en ferry pour aller faire le tour de celle-ci en vélo, et avec Miss Sunny et Apfelschorlette nous nous rendons au Musée du Thé ! Alors vous me direz que : "ça n'a rien de typique..." Détrompez vous ! Je vous ai déjà parlé du concept de "Tee" en Allemagne dans un autre article, et j'ai ainsi choisi sciemment de le traduire ici par Thé. En effet le musée est dédié à un thé en particulier l'Ostfriesisches Tee, son nom provient de la région où il est modifié (en fait mélangé) l'Ostfriesland, en français c'est beaucoup moins glamour on parle de la Frise orientale... Pour la situer mieux sur une carte, c'est la zone complètement au Nord-est de l'Allemagne, voisine des Pays-Bas, là où nous avons séjourné. On y découvre que ce fameux thé est constitué d'un mélange de différents thé noirs Assam et qu'il a obtenu un des tout premiers ancêtres de l'AOP Appelation d'Origine Contrôlée car seuls les mélanges faits dans cette région avaient le droit de prendre ce nom. Le musée présente donc cette tradition du thé en Ostfriesland et la cérémonie qui va avec, très particulière mais dont je laisserai à d'autres le soin de vous parler. Il y avait encore tout un tas d'autres choses à y voir en vrac : l'ancien Rathaus Mairie en français, puisque c'est le bâtiment où se trouve le musée, les différents types de porcelaines et leurs motifs Ostfriesen Rose vs Inspirations chinoises, différents ustensiles de thé ainsi que leurs manufactures respectives, le thé des champs à la consommation, la transformation du produit "thé", mais aussi d'autres boissons comme le cacao ou le café, les petites souris cachées à rechercher dans le rally enfant, ...

Vue de la diguePort de pêchePetit Lac près des côtesMusée du Thé - Ostfriesische Teemuseum

Après ça nous avons fait un petit tour au marché avant de nous attaquer au plus dur, trouver une plage accessible sur la côte. Nous nous sommes étonnées, pour ne pas dire offusquées de la privatisation des plages, alors qu'en France d'après les lois littorales, cela est impossible... D'ailleurs nous sommes bien renseignées à ce sujet l'Apfelschorlette et moi, puisqu'elle a étudié le droit et moi les littoraux ;) Avant de comprendre le soir même, avec l'aide de notre hôte, pourquoi... Il existe une taxe d'accès aux côtes un peu comme une taxe d'habitation appelée "Nordsee - Service Card" qui doit être payée par les touristes ! Les tarifs vont de 2,50 € par jour pour les adultes à 1 € pour les chiens...  Oui oui oui, vous avez bien lu pour les chiens... Ce sont même des "Hundstrand" (Plages pour chien) afin de permettre l'entretien et la préservation du littoral. L'accès aux côtes est donc réglementé par des sortes de "carte de séjour" et en échange,on a droit à certains avantages. Nous n'avions pas fait attention les deux premiers jours car nous nous étions rendus sur la plage de Norden qui elle reste libre d'accès, je ne sais pas vraiment pourquoi... mais c'était un coup de chance... Dans les deux villes suivantes où nous nous sommes arrêtées même topo, recalée aux frontières. Impossible de la jouer à la française en grugeant par l'estran, là où cela reste praticable, il y a des barrières et le reste est à vos risques et périls... Nous avons eu  seulement accès aux chemins côtés champs et prairies de la digue et aux quelques ports de plaisance, mais pas de sable fin pour nos petits pieds.

Pour le dernier jour, une première voiture s'en est retournée rapidement car elle devait passer par Leer, déposer Apfelschorlette avant de se diriger vers la frontière du Luxembourg, au Sud-est de l'Allemagne; tandis que nous nous sommes attardés un peu. Nous avons fait un petit détour par le Moordorf avec la famille Efficacité-Prouvée. Un village (Dorf) qui s'est construit grâce aux marais (Moor) ou tourbières. On y trouve un musée des marais étonnant qui explique le travail dans les tourbières et la vie quotidienne des paysans qui exploitaient ces champs. De même, ils y ont reconstitué des maisons typiques de la région : en toits de chaumes et en murs de torchis, ainsi que l'évolution au fil du temps de ces habitations traditionnelles. Celles-ci étant faites pour garder la fraîcheur, nous avons été ravis de nous y réfugier. Car loin du vent de la côte la chaleur était plus étouffante, et dans un marais, rares sont les arbres puisqu'en poussant, ils pompent l'eau et assèchent le marais !

Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...

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April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut...

Publié le par Chokopims

April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut... OmUEn Allemagne, quand on est sudiste,  on apprend rapidement à revoir sa définition du beau temps. Si dans le sud, nous estimons que le soleil nous est dû et supportons la pluie parce qu'il faut bien que les plantes boivent aussi. Ici aux premiers rayons de soleil, les parcs et coins d'herbes sont envahis, par des barbecues, des couvertures et des flâneurs et on déguste même des glaces à chaque coin de rues dans un hymne au temps parfait ! Parce qu'en effet ici on s'estime heureux dès lors qu'il ne pleut pas... Les nuages et le temps couvert, rythmant la majorité des journées Et pourtant Frankfurt am Main est considérée comme une des villes les moins pluvieuses d'Allemagne !

Ajoutez à cela le fait que la durée d'ensoleillement à Frankfurt, est décalée d'une heure environ par rapport au Sud-ouest -1h : c'est ainsi que j'ai dû assister à des nuits tombées dès 17h en hiver... Et que bizarrement les saisons le sont aussi plus ou moins d'un mois... D'ailleurs, j'avais déjà expérimenté cela lors d'une précédente visite, découvrant que les giboulées de mars françaises, étaient en avril et s'appelaient "April Wetter" (Temps d'avril) partie de France en tee-shirt et veste légère, je m'étais retrouvée à emprunter un anorak allemand à mon hôtesse pour survivre à mon séjour.

Il y a donc beaucoup de choses à dire sur la météo allemande (Deutsche Wetter) et quoi de mieux pour l'illustrer que ses petits dictons météorologiques ! Car d'un côté à l'autre du Rhin, certains sont quelques  peu différents... J'ai fait les frais d'un Avril où il valait mieux en effet ne pas se découvrir d'un fil ! Ici on dit "April mach was er will" (Avril fait ce qu'il veut), et ce mercredi 19 avril, il a en effet fait exactement ce qu'il voulait, soit n'importe quoi, puisqu'à 8h du matin, le petit 2°C qu'annonçait le thermomètre a permis l'impensable : de la neige en avril !

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Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...

Publié le par Chokopims

Quand on est à l'étranger, on se sent un peu responsable de l'image de son pays d'origine dans le pays d'accueil. Car d'une simple action, d'une simple phrase, ou d'un simple mot, on peut tout à la fois renforcer les stéréotypes, ou alors les démonter de A à Z. Et il se trouve que c'est comme ça... PARTOUT !

Remarque : Dans la suite de l'article j'emploie toute une gamme de "Schtroumpf*" mais c'est remplaçable par toutes les nationalités possibles dans tous les pays possibles à vous de remplacer le mot par la nationalité de votre choix, et le tour est joué ! Si vous voulez tout tester, vous pouvez relire l'article à l'infini...

Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...Pour vous le démontrer correctement, commençons par le commencement... Une fois passée la frontière, on s'entend souvent dire après un quelconque acte banal de la vie quotidienne : "C'est bien schtroumpfais* ça !" et on s'insurge en soit-même : Mais pas du tout ! On se demande donc de plus en plus régulièrement, et cela pour tout et n'importe quoi,  si ce que l'on fait est typiquement Schtroumpfais* ou non... D'ailleurs on se dit même parfois qu'on n'est pas si Schtroumpf* que ça... On en est même bien loin, du Schtroumpf* considéré comme "authentique". Et il arrive toujours un moment, où, on se sent un peu tiraillé entre deux modes de vie plus ou moins différents, et même pire, pris à parti pour choisir un camp : pays d'accueil contre pays d'origine ! C'est ce que j'appellerai : "la question piège".

Et bien souvent l'assemblée la pose cette question, de manière complètement innocente et détournée, les yeux remplis de curiosité. Parce que oui, l'avis de la Schtroumpfette*, est une curiosité... Il faut toujours demander l'avis de la Schtroumpfette* ! Comme ça on aura l'avis de TOUS les Schtroumpfs* ! Et ça tombe avant que tu n’aies le temps de t'éclipser : "Et toi t'en penses quoi ?"  Oups... Ben c'est à dire que... En fait moi... J'essayais juste de me sauver en douce avant qu'on me demande mon avis tu vois...  Bon c'est un peu loupé... En plus, avec un peu de chance y a même l'Imbécile qui ricane sous cape dans un coin "Alors la petite Schtroumpfette* ? On s'est bien habituée à la mode du pays ? Où t'es restée chauvine ? Genre... blabla c'est mieux au pays des Schtroumpfs !" Sisisisi tu sais c'est le relou de service qui est sceptique de ton engouement dans le pays d'accueil depuis le début. Celui qui a été nourri aux stéréotypes dès le biberon, passe son temps à mettre tout son entourage dans des cases, possède une objectivité très restreinte et une tolérance quasi-inexistante. Tu peux te féliciter d'abord qu'il n'y est que lui, parfois ils sont toute une armée...

Une fois que la question piège a été posée sur le tapis, impossible de reculer ! Dans les deux sens du terme, parce qu'en plus derrière toi y a un mur... Fallait pas essayer de se sauver dans le couloir. Donc tu passes au plan B, chercher dans l'assemblée un soutient ou un bouc émissaire : un camarade Schtroumpf* expatrié lui aussi ou même un Schtroumpfophile*... Vite vite... Pas de chance ce soir, aucune trace de ces deux individus, dont la présence aurait pu être salvatrice. Ce soir donc, il va falloir se débrouiller seul(e) ! On remonte ses manches et on donne son avis en étant très vigilant sur tout et n'importe quoi, enfin parfois surtout sur n'importe quoi... Et ce sans raison valable et logique... Pourquoi ? Parce qu'on est soudain étonnamment stressé... Pour deux bonnes raisons : Tout d'abord parce que la quasi-totalité des personnes présentes à ses deux yeux braqués sur nous et le verre en suspend à la main, et puis aussi parce qu'on se sent légèrement responsable de ce que pourra penser, la majorité de l'assemblée ici-présente, après notre discours, sur l'ensemble des Schtroumpfs* dans le monde. Surtout si c'est la première fois qu'ils rencontrent un Schtroumpf* de leur vie ! Ce qui fait qu'on finit bien souvent par dire une énorme bêtise. En bafouillant en plus... A ce moment là, on n'est absolument plus sûr de savoir si c'est un avis de Schtroumpf*, un avis de locaux, un avis Locotroumpf, un avis exotique, un avis à côté de la plaque, un avis de tempête, ... 

C'est à ce moment là donc, que je me lance pas très rassurée... Il y a des choses pour lesquelles on fini par prendre parti, parce que tout simplement ça correspond plus à sa manière de vivre et de penser. A un moment, j'ai dû choisir mon camp sur un sujet HAUTEMENT SERIEUX, et mea culpa en ce qui concerne le Riz-au-Lait j'ai choisi le Milch-Reis sans hésiter ! Parce qu'à vrai dire le manger chaud sortant de la casserole avec, saupoudré dessus, de la cannelle et du sucre, je ne peux vraiment pas y résister !

Pour conclure : à l'étranger parfois d'individu, on passe à groupe d'individu. Beaucoup d'expatriés restent en effet entre-eux, plutôt que de faire face à la population qui vit dans le pays où ils ont pourtant choisi de vivre... J'en reparlerais peut-être plus tard, parce que c'est pas vraiment comme ça que je conçois personnellement l'expatriation... Et cette perte d'individualité tout à coup, ça fait (très) bizarre. Si tu ne t'étais jamais posé de question sur ton pays d'origine jusque là, ben tu t'en poses des tonnes. Et finalement tu redécouvres ton propre pays , au travers des yeux des locaux ! Et c'est pas si mal du tout, tu apprends à l'apprécier autrement, à te détacher de la pression qui pèse sur toi afin d'éviter de te retrouver dans les situations citées plus haut, pour mieux en rire et t'en moquer.

Au bout du compte on prend pleinement conscience que nous sommes tous des citoyens du monde qui adoptent les habitudes seyant le mieux  à notre caractère et à notre façon d'être, n'en déplaise à l'Imbécile... Et ça se ressent particulièrement dans les villes comme Frankfurt, ou plus de 133 origines différentes Sachant qu'il y a quasiment 200 pays dans le Monde, et plus de 300 peuples différents ça nous amène à un rapport entre 33 et 50% des nationalités représentées dans une seule et même ville ! se côtoient au quotidien, entre différences culturelles, historiques, religieuses, philosophiques et etc...

 

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Carnet d'Allemagne #2 Souvenirs de Munich

Publié le par Chokopims

Souvenirs de Munich Back to the future (proche) ! Un weekend à Munich - Octobre 2016

 

Le 3 octobre en Allemagne est férié puisque c'est la fête nationale. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, ce jour célèbre la réunification allemande (c'est à dire le 03/10/1990) après 1989 marquée par la chute du mur de Berlin oui je donne aussi des cours d'histoire, et on prend conscience que finalement ce n'est pas si vieux... Surtout quand on est née dans ces eaux là... au moins ça a le mérite de vous faire vous rappeler d'une date plus facilement pour les contrôles d'histoire-géo ! Comment ça quand on est né(e) autour des années 90 on va plus à l'école depuis longtemps ?! C'est faux !

Bref c'était un long weekend annoncé, et j'ai décidé d'aller voir une de mes amies qui habite à Munich, c'était l'Aventure avec un A majuscule. Bison futé aurait annoncé le weekend rouge dans le sens des départs et surtout vers Munich puisque c'étaient les derniers jours de la fameuse fête de la bière : ce qui fait qu'on a entendu beaucoup de français à Munich... Mais nous n'avons pas annoncé que nous comprenions TOUT !!!

Vraiment TOUT !!! Muhahahaha !!

Arrivée enfin à bon port, nous avons passé un excellent weekend, bien qu'un peu pluvieux avec au programme l'englisch Garten, la tour chinoise, le Rathaus (enfin l'hôtel de ville) c'est le lieu à voir en Allemagne quand vous arrivez dans une ville, c'est le plus beau bâtiment en général XD enfin si c'est celui d'origine..., la faculté où ont été distribués les tracts du groupe résistant allemand die Weiße Rose* la Rose Blanche dont faisait partie Hans et Sophie Scholl, les anciens locaux du NSDAP (le parti d'Hitler) convertis en faculté d'art, la vue sur Munich depuis le plus haut bâtiment de l'université, un petit tour au cinéma voir un film allemand puisqu'il pleuvait et dans les rues de Munich et oui, ne soyez pas déçus, on a fait un tour à la fête de la bière, histoire de voir ce que c'était.

Ambiance assurée par les serveurs et serveuses qui portent des plateaux plus grands qu'eux, des chopes de bière où tu n'as pas le droit de prendre moins d'un litre, et le débat éternel sur les costumes traditionnels : c'est pas un vrai je suis ououououtrée !!!

 

* j'avais d'ailleurs vue un super film au lycée là-dessus et... Il a été filmé dans les locaux ! Donc j'étais trop fière de dire "Mais ça me dit quelque chose non ?" Si ça vous intéresse et que vous avez envie d'en savoir plus, voici la B.O. mais je vous préviens âmes sensibles s'abstenir de voir la fin... Je trouve intéressant de voir des films qui parlent d'autres Résistances que celle française, puisque généralement on oublie un peu que tous les pays d'Europe étaient concernés et il en existait partout, en Allemagne donc, où il était beaucoup plus dangereux de se faire prendre, mais aussi en Autriche par exemple. 

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It's time ... to go out !

Publié le par Chokopims

 

Carnet de bord du 31 juillet 2016

 

It's time ... to go out !Mon nouveau contrat commence le 1er août 2016, c'est à dire qu'à partir de demain, je serais officiellement enseignante en Allemagne mais toujours rattachée au corps enseignant français : un an avec un double employeur !

Un an pour découvrir le système enseignant allemand et pouvoir comparer avec le notre. Un an pour vraiment devenir bilingue, avec un allemand parfait de natif, pour que personne ne se retourne en disant : "C'est une française ! Je l'ai reconnu à son accent tout pourri !Un an pour parcourir l'Allemagne et vous ramener de beaux souvenirs, je vais de ce pas établir un plan de route ! Un an pour acquérir une première expérience de l'enseignement à l'étranger, avec un métier quelque peu différent de celui en France, puisque seulement chargée des cours de langue française. Un an, un an.... Qu'est ce qu'il peut s'en passer des choses en un an !

Un an c'est long mais un an c'est court aussi... La preuve ? Il y a un an, je venais juste d'être titularisée sur le poste que je laisse aujourd'hui pour partir vers d'autres horizons...

Bref, logement trouvé, valises pliées pour cette nouvelle aventure, je vais d'abord me rendre dans la capitale allemande, BERLIN, l'idée m'enchante déjà, la liste des choses à y faire se déroule aussi... Rappelons tout de même que le but étant deux formations primordiales pour mon année scolaire :

- Une de FLE (dans le charmant jargon de l'éducation soit : "Français Langue Étrangère") afin que je puisse être fin prête à enseigner le français aux petits allemands et par la même à tous les autres petits (ou grands) dont le français n'est pas la langue maternelle.

- Une de langue allemande (en même temps ils parlent pas japonais en Allemagne hein ^^) avec la méthode Tandem : c'est à dire un binôme franco-allemand dans lequel on s'exerce à parler tour à tour allemand ou français en se fixant des objectifs précis. Et bien entendu, je ne passerais pas au travers des fameux rappels de grammaire et de conjugaison ! Et là, mes cours de LCE (Langue et Civilisation Étrangère) refont surface et me rappellent que ce n'était absolument pas mon fort... D'ailleurs n'est-ce pas un peu pour ça que j'ai arrêté dès la fin de ma première année ? ça et le fait que j'ai tendance à interpréter les textes à ma sauce et donc être une piètre traductrice que ce soit de l'allemand au français que du français vers l'allemand ^^ !

 

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