Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

lac biwa

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Publié le par Chokopims

 Episode 6 : Bienvenue dans le Kansai ?

Et nous voici toutes et tous repartis au quart de tour pour la suite de nos aventures trépidantes dans le... KANSAI ! Avec aujourd'hui, au programme : les hauts mais aussi les bas du séjour... Puisqu'en "Théorie" tout se passe bien mais que nous ne vivons pas en Théorie ;)

Rétrospective du 9 au 24 juillet 2023

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Petits trésors et surprises le long du lac Biwa [琵琶湖]

Je vous avais déjà mentionné le lac Biwa [琵琶湖] et ses particularités géographiques dans le Carnet du Japon #4, avec Mamagei et l'Apfelschorlette, nous avons décidé d'explorer d'autres bords de ce lac...  Nous débarquons en cette matinée à notre premier point, au Nord-ouest du lac à la station Omi-Takashima [近江高島駅]. A la sortie de la gare nous sommes accueillies par l'immense statue de Gulliver et des lilliputiens. D'ici, en suivant le plan nous comptons rejoindre à pied le torii [鳥居] immergé du Shirahige-Jinja [白鬚神社], un petit temple perdu, pourtant considéré comme le sanctuaire principal de tous les sanctuaires Shirahige du Japon. La première partie se fait entre rizière, montagne et lac, plutôt bucolique et agréable, puis se poursuit par la longée de la nationale 161. certes moins sympa mais correcte, le plan exact pour s'y rendre se trouve dans la gare Avec un petit détour agréable et inattendu par un monument constitué de 48 bouddhas de pierre, l'Ukawa Shijuhattai Sekibutsugun [鵜川四十八体石仏群は]. Les uns à côté des autres, ils sont tous tournés dans la même direction et forment comme un mur de 1,6m de haut. Arrivées au Shirahige-Jinja [白鬚神社], je préfère vous prévenir si vous souhaitez vous y rendre, l'Otorii [大鳥居] se trouve dans le lac de l'autre côté de la route nationale qu'il est interdit de traverser, sécurité oblige. (alors oui... ça casse un peu son charme) Malgré plusieurs panneaux l'indiquant, de manière on ne peut plus claire, cela n'empêche pas les touristes de traverser les voies rapides pour mitrailler le monument. Pour la petite histoire, ils ont été installés en 2021 en même temps qu'une plateforme d'observation sécurisée du côté du temple, et ce, à la demande du sanctuaire, après un nombre important d'accidents de la route successifs à cet endroit... On se doute... dus aux traversées intempestives de touristes de cette route 161 plutôt fréquentée sans réelle visibilité et aux ralentissements des voitures Le reste du temple, au demeurant sympathique, est cependant vite parcouru car la construction de cet axe routier n'a pas permis un développement de construction dans les environs qui sont plutôt vides. Pour ceux et celles qui le souhaitent, l'Otorii [大鳥居] immergé est accessible par bateau (se renseigner sur les locations de canoë) et je pense que l'expérience est à tenter. En revenant nous passons par l'Otomegaike-Wa [乙女ヶ池は], un petit étang d'environ 9 hectares, traversé par des ponts-passerelles entrecroisés, au bout de notre chemin se situent les ruines de l'Omizo-Jo. Cette fois on pourra admirer des restes visibles de cet ancien château : des pierres constituants la base de sa tour principale. Le village de Takashima [高島] a une particularité agréable, surtout par canicule, il est alimenté dans son ensemble par un système de canaux qui draine l'eau de la montagne dans toutes les rues.

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Le second arrêt sur le lac Biwa se trouve à Katata-Eki [堅田駅], nous arpentons les rues pour rejoindre les rives du lac du côté de Mano-hama  [真野 浜] au Nord, en longeant un cours d'eau du même nom Mano [真野]. Celui-ci ne semble pas très pollué car la biodiversité bat son plein. Une quantité de hérons et de buses s'y massent nous faisant comprendre qu'il doit aussi avoir, par extension, une belle quantité de poissons... Nous y croisons la route de plusieurs locaux, des aménagements hydrauliques et de mini-temples avant de dénicher un petit et adorable phare nommé Dejima [出島の灯台]. Surmonté d'une échelle pour y monter : il est à la fois original et photogénique ! Puis nous continuons au travers des temples avec vue sur la "mer intérieure" (autre nom du lac Biwa [琵琶湖]) pour atteindre notre but ultime : l'Umikido [浮御堂], le superbe pavillon flottant d'un temple zen : le Mangetsu-Ji [満月寺] Mangetsu [満月] = clair de lune. L'offre visuelle de ce pavillon flottant est magique, elle a été peinte par Utagawa Hiroshige [歌川広重] (1797-1858) au début des années 1830 dans sa série d'estampe Huits vues d’Omi Ōmi hakkei  [近江八景], dans l'oeuvre Katata no Rakugan [堅田の落雁], "le retour des oies sauvages à Katata". Le lieu a aussi inspiré le poète Matsuo Basho [松尾 芭蕉] (1644-1694), dont un de ses célèbres haikus figure gravé dans une roche de l'enceinte du Mangetsu-Ji [満月寺]. Lors de notre visite du temple, le soleil commence à décliner : les reflets du ciel dans l'eau sont magnifiques. Nous profitons à la fois du spectacle, du vent agréable et du calme de ce lieu. Idéal pour un repos car peu fréquenté Pour terminer cette journée nous dénichons une autre petite surprise pour Mamagei dans un temple voisin, le Shozuidera [祥瑞寺] : une pierre en forme de cœur porte bonheur qui dépasse du sol ! Le jardin du temple y est aussi agréable, avec un bassin purificateur, le Chozuya ou Temizuya [手水舎], rempli de nénuphars et de poissons rouges. Dans la ville de Katata [堅田], nous vous conseillons aussi une autre expérience étonnante : celle de vous rendre à l'observatoire Biwako Ohashi [琵琶湖大橋 展望台]. Il se trouve sur le large pont au-dessus du lac Biwa [琵琶湖] ! Prenez de la hauteur, sentez le vent et les ondulations, croyez vous à la mer devant l'immensité du lac ! Admirez les mosaïques au sol qui signalent chaque avancée le long du pont, profitez de la vue et ouvrez les oreilles aux sons modifiés par l'acoustique de l'ouvrage.

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Sur les traces d'Osaka [大阪市] : que trouve-t-on caché sous les pavés de la modernité ?

Osaka [大阪市] est une ville active, travailleuse principalement, moderne et composite, un vrai hub tournant ; bref un pôle urbain de premier ordre au Japon ! Ce n'est d'ailleurs pas vraiment un hasard si on y trouve un aéroport... Cerise sur le gâteau c'est aussi la 3ème plus grande municipalité nippone.

Cependant, nous ne plongerons pas dans les méandres de sa modernité tout de suite... nous vous invitons plutôt à y remonter le temps (et l'espace) ! Par exemple pour atterrir dans les campagnes japonaises traditionnelles depuis Osaka, c'est très simple : rendez-vous au nord de la ville ! Un musée en plein air des vieilles fermes japonaises, situé dans un parc sympathique et agréable, vous y attend : le Hattori Ryokuchi Park [服部緑地公園]. Sur plus de 3 Ha une dizaine de maisons paysannes traditionnelles y ont été déplacées et installées pour y être conservées, présentées et admirées. Au programme : techniques de construction, mode de vie de l'époque d'Edo [江戸時代] (1603-1868) principalement ainsi que l'ère Meiji [明治時代] (1968-1912), et surtout l'adaptation des méthodes et des matériaux en fonction des climats régionaux ! Vous-vous demandez comment construire un toit pour résister au poids de la neige en altitude ? Ou comment obtenir des murs qui puissent  sécher plus rapidement lors des saisons pluvieuses ? Ne cherchez plus, vous avez la bonne adresse ! On peut aussi y voir une maison de thé et un théâtre de Kabuki [歌舞伎], une des trois formes de théâtre japonais traditionnel. D'ailleurs pour les curieux et curieuses récemment est sorti Le maitre de Kabuki, un film dédié à ce sujet !

La seconde direction pour défier le temps, en faisant un tour d'horizon complet et efficace en quatre étages, c'est le musée d'histoire de la ville de Osaka [大阪歴史博物館] : interactif et convivial. Il retrace l'histoire de la cité depuis l'ancienne capitale de l'empire Naniwa [難波 / 浪華 / 浪花] décrivant l'installation du palace brûlé puis reconstruit bien évidemment ! ^^ dont l'emplacement est encore visible depuis le musée  : actuel site du parc du palais Naniwa (site archéologique où vous pouvez aller aussi déambuler). Des fouilles archéologiques ont pu être réalisées sur cette ancien emplacement. Se basant sur les résultats des recherches, le musée propose des reconstitutions historiques : vous pourrez donc admirer une reproduction partielle du palais, des costumes de cour d'époque et des maquettes. Après la période "Antiquité" faute de mieux... très occidental d'ailleurs comme dénomination je me penche sur cette question sûrement dans un prochain article ! on passe ensuite à l'époque féodale (attention pas équivalent de la notre mais quand même situé au "Moyen-Âge") puis l'âge où Osaka devient un pôle d'échanges commerciaux très importants ! Pour cela il suffit de suivre une marionnette de Bunkaru [文楽] spectacle traditionnel japonais de l'époque d'Edo pour découvrir d'autres maquettes. Une reconstitution édifiante d'un "quartier type" à cette période et des scénographies inspirées comme au théâtre : notamment des bateaux issus de l'activité portuaire d'Osaka ou des ponts en bois chargés de passants fictifs qui "circulent" au-dessus de vos têtes. Un autre étage sur une période plus contemporaine avec l’extension cosmopolite de la ville jusqu'à aujourd'hui : vous pourrez ainsi traverser des échoppes de marché et vous penchez plus avant sur la révolution industrielle. En plus de ça un étage était dédié à la science de l'archéologie notamment comment les chercheurs et chercheuses réalisaient des fouilles : cette partie était appréciablement adaptée aux enfants et aux touristes... 

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Au niveau des temples shinto, l'incontournable et insolite à ne pas manquer c'est celui de Namba Yasaka-Jinja [難波八阪神社] ! Sa particularité ? Il semble se situer à l'intérieur de la gueule d'une énorme tête de lion, ses crocs enserrant l'autel de prière. Reconstruit après la Guerre du Pacifique, cette tête de 12x11m est plutôt impressionnante d'autant plus pour un petit sanctuaire de quartier. Des évènements festifs avaient dû avoir lieu récemment quand nous sommes passés, car sur les lieux, des fidèles s'affairaient déjà à démonter lampions et chars d'un défilé. Nous avons admiré d'habiles équilibristes, en habitués, montés sur des échafaudages, dont un, en équilibre (précaire) : un pied sur l'échafaud, l'autre sur la porte du temple ! 

Non loin de là, côté bouddhiste : nous traversons l'Ishhin-Ji [一心寺], surnommé le "temple du peuple". En passant sous l'arche métallique, nous atterrissons dans un monde brumeux  créé par l'encens qui brûle en continue. De nombreuses personnes, majoritairement des locaux sont au rendez-vous pour prier et y effectuer des rituels, nous permettant de jouer aux anthropologues de terrain. Il y a plusieurs tombes dans ce temple-cimetière, dont une appartenait à un samouraï. Cependant l'attraction principale ici, ce sont les statues de Bouddha. En effet, ces Bouddha sont spéciaux puisqu'ils sont constitués des cendres de leurs fidèles défunts et sont appelés "Okotsu Butsu" [お骨佛(Bouddha en os). Un problème de manque de place pour le stockage des urnes, semble être à l'initiative de cette création originale d'un moine du temple. Lors de la Guerre du Pacifique les premières statues ainsi formées sont détruites, mais les restes récupérables sont rassemblés par les moines afin de réitérer le rituel avec respect. Depuis c'est devenu une tradition et le lieu de culte garde les cendres funéraires de chaque défunt pour fabriquer les nouveaux Bouddhas qui orneront le temple. Pour vous représenter plus clairement ce manque de "place" qui peut nous paraître étrange : d'après les panneaux explicatifs, chaque Bouddha est constitué d'environ 200 000 cendres, et le crématorium en collecte environ 20 000 par an (soit une statue tous les dix ans).

Dernière remontée dans le temps pour un autre temple bouddhiste, le Shi-tenno-Ji [四天王寺] un des plus vieux au Japon puisqu'il s'y tient depuis plus de 1 400 ans ! Devant le sanctuaire, les deux dieux gardiens du tonnerre et de la foudre vous accueillent en veillant sur l'entrée. Dans l'enceinte de 110 000 m² se trouve une pagode de cinq étages dans laquelle vous pouvez entrer pour admirer les petits "trésors" : des statues d'or et des amulettes. Pour cela il y a un petit passage au protocole étrange à expérimenter... En premier, il vous faudra vous déchausser, puis parcourir un escalier en colimaçon très étroit, munis de vos chaussures à la main (ou dans un sac). Ensuite vous passerez par chaque étage de la pagode au travers de pièces minuscules où les murs sont remplis de ces trésors dorés, avant d'atteindre le "clou du spectacle" : le plus haut étage ! Dernière étape enfin, redescendre par le second escalier, tout aussi étroit, toujours munis de vos chaussures pour pouvoir les renfiler à la sortie et continuer votre déambulation dans le reste du sanctuaire. C'est ce que nous faisions quand est arrivé 16h20... Et là, surprise ! Les responsables commencent à fermer... Nous sommes priées de quitter les lieux. Les japonais sont connus pour être culturellement beaucoup plus disciplinés que les français, ne nous en cachons pas... Résultat à 16h30, le vide complet s'installe et nous restons seules dans l'enceinte extérieur qui elle possède une plus grande amplitude horaire, avec pour seule compagnie celle d'une colonie de tortue qui vit dans le parc...

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Côté moderne d'Osaka /!\ Agoraphobes s'abstenir /!\ 

Si vous avez vu trop de vidéo de Fouloscopie, ou que vous êtes traumatisé.e.s des distances de sécurité de la Covid19, ou que votre "sphère sociale proxémique culturelle" (selon Edward T. Hall) est élevée  ou que vous aimez tout simplement les lieux calmes et sereins... Puis... que vous tombez sur : le doux nom de Dontonburi [道頓堀], cité comme l'ancien quartier historique le long du canal à Osaka... Je vous conseillerai en citant Gandalf : "Fuyez, pauvres fous !" La fou-le y est particulièrement grande, le moderne a remplacé l'ancien et les restaurants s'alignent le long de la rivière Tombori. Vous y découvrirez des enseignes éclatantes et amusantes ainsi que des crieurs, rivalisant pour vanter les mérites de l'une ou l'autre des différentes spécialités culinaires qui se font face. Tout un programme et une atmosphère particulière ! Le pic de circulation se situant à la nuit tombée... Beaucoup de touristes se mêlent aux locaux : tous venus y passer une bonne soirée. Si vous préférez y tenter tout de même votre chance et finissez par perdre la tête au milieu de tous ces va-et-viens, ces odeurs de cuisine qui s'échappent des divers stands de streetfood pour laquelle Osaka est fortement réputée, ces bruits ambiants et des probables spectacles "sauvages" improvisés dans ce quartier branché. Pas de panique ! Respirez un bon coup et partez dans les ruelles de traverses à la recherche du petit temple couvert de mousse qui survit encore et toujours à l'envahisseur moderne. Vous pourrez donc reprendre votre souffle au cœur de l'Hozenzi [法善寺] avant de repartir en apnée dans la cohue. Trois statues sont aspergées, enfin purifiées, d'eau à chaque passage de pèlerin, passant, croyant, ou touriste curieux, donnant lieu à une prolifération de mousse sur les trois autels et un cachet photogénique sympathique. 

Autre point, Umeda [梅田] de mon point de vue c'est un peu l'enfer de jour... même si c'est aussi paraît-il un génial et pratique quartier commerçant où on trouve tout ! Pour qui sait l'apprécier bien-sûr, demandez l'avis d'Apfelschorlette et Mamagei. Cependant ce qui m’intéresse le plus c'est sa vie nocturne et sa scène musicale improvisée ! En effet vous y trouverez ici aussi un quartier vivant où les jeunes groupes se produisent en concert sauvage : ambiance locale garantie et bain de foule aussi ;)

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

 Pourquoi je vous déconseillerai Koyasan [高野山]

Je suis partie pour Koyasan [高野山] avec dans l'idée de marcher en forêt en découvrant des temples et des lieux cachés couverts de mousse : comme un pèlerinage hors du temps, un voyage dans le voyage... mais ça ne s'est pas vraiment passé comme ça... Je retiens de positif de ce périple quatre choses. La première c'est le trajet en train : nous montons dans des convois de plus en plus petits pour finir en beauté avec un funiculaire à flanc de montagne qui plonge dans la végétation. Nous sommes passées par des paysages variés qui permettent de découvrir le Japon par sa géographie physique tout en contraste d'adaptation : de ses aménagements des vallées au plein cœur d'une forêt dense qui parait exempte d'activité humaine. La seconde c'est le lieu magique du cimetière bouddhiste l'Onkunoin [奥の院], avec sa collection impressionnante de tombes diverses et variées recouvertes de mousse ! c'est l'image que j'en avais qui propose une escapade au frais sous l'ombre des arbres avec un parcours qui donne envie de s'y perdre ; des décors qui changent des temples ordinaires. La troisième se mange ;) ce sont les spécialités culinaires de la région, proposées par la pâtisserie Nanpodo [南峰堂本舗], dans laquelle nous avons acheté un petit assortiment pour nous remettre de nos émotions. Et enfin la quatrième chose c'est que j'étais très bien accompagnée pour faire face aux évènements et garder un souvenir, inoubliable d'une certaine manière, comme le dirait si bien l'Apfelschorlette. Merci donc à mes aventurières voyageuses !

A vrai dire, si je m'étais mieux renseignée... j'aurai appris le surnom de Koyasan "Disneyland des temples" et je me serai ravisée en prenant soin de l'éviter. Les temples sont pour la majeure partie, des "Templestay", pour faire dormir les pèlerins ET surtout les touristes soyons honnêtes. Les rares temples "visitables" sont majoritairement payants et la seule manière de se déplacer dans ce village rue en ligne droite de temple zen c'est le bus (pas ou peu de trottoirs pour circuler à pied). Bref on est loin de mes temples perdus dans la montagne au fin fond des bois. Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet et vous conseille plutôt de lire l'avis de l'Apfelschorlette sur notre séjour.

J'ai envie de conclure par une pensée (spéciale dédicace à Gally) pour tous les touristes asiatiques qui débarquent à Lourdes : ça doit leur faire le même effet ! ^^

Enjoy-it et RDV aux prochains carnets ! 

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Voir les commentaires

Carnet du Japon #4 Derniers jours au Japon

Publié le par Chokopims

Episode 4 : Suite et fin du séjour à Kyoto (Japon 2015)

Tâche ardue que de résumer ces carnets de voyage 8 ans après, en essayant d'être à la fois fidèle aux souvenirs, annotations et remarques de ce moi du passé qui jour après jour, gratta des pages de papiers, tout en revoyant et corrigeant la copie avec le moi du présent... après des changements évidents que le Japon, le Monde et moi avons vécu dans ce laps de temps. Pour ce dernier carnet édition Kyoto 2015, je voulais revenir cette fois sur de belles journées d'excursions où j'avais envie de m'attarder un peu plus pour différentes raisons. Ce dernier volet est publié au retour de mon second voyage au Japon qui m'a conduit à de nouvelles aventures, de nouveaux carnets que je vous partagerai à coup sûr ! et pas dans huit ans j'espère... C'est donc (re)parti pour la dernière ligne droite de ce premier tour !  du 10 juillet au 31 juillet 2015 

Nara capitale des daims !Vue sur le Wakakusayamatoro couverts de mousseLes daims de NaraTemple de Kasuga TaishaJardin japonais de Nara

Nara [奈良市], la ville des daims en liberté

Nara est un des lieux historiques par excellence à visiter, et elle aussi, est une ancienne capitale ! C'est d'ailleurs LA première capitale fixe du Japon de 710 à 794, juste avant Kyoto et l'ère Heian [平安時代, Heian jidai]  de 794 à 1185.  En arrivant là-bas vous tomberez à coup sûr, comme nous, sur Kofukuji [興福寺] une pagode de 5 étages (la deuxième la plus grande du Japon me souffle-t-on dans l'oreillette) ainsi qu'une population importante de lanternes et de daim en liberté, plus de 1 300 pour ces  derniers et le double pour les petites lanternes de pierre. Euh... 3 000 lanternes ? Oui, oui, oui... Le Kasuga taisha [春日大社] c'est le Fushimi Inari [伏見稲荷大社] du coin où les torii [鳥居] sont remplacées par des lanternes, les tōrō [灯籠] importées de chine signifiant « panier à lumière, phare » dont certaines sont recouvertes en grande partie de mousse qui leur donnent un charme certain. Et pourquoi autant de daim ? Me direz-vous. Tout simplement, parce qu'ils sont sacrés. D'après la légende, ils seraient des messagers envoyés des divinités protectrices du temple de Katsuga Taisha  [春日大社] (une statue de daim porteur du message divin, rouleau dans la bouche à l'appui, est même devant une des entrées du temple). 13 millions de touristes se pressent chaque année pour les admirer, et des stands de krakers "spécial daim" sont en poste à chaque coin du parc à cet effet. La coutume est de leur donner à manger après une courte révérence : une inclination de leur tête gracieuse ornée de beaux bois ou encore... un coup de tête cornu si vous vous faites trop prier... Non mais ! Du coup les daims sont devenus super méga gourmands et vous poursuivent pour tout - et littéralement TOUT - manger ! Y compris des papiers, prospectus, plastiques et autres objets non recommandés pour leur survie... Attachantes certes mais vite envahissantes. Il y a aussi entre autre, l'impressionnante porte de Nandaimon [南大門] du Todaiji [東大寺] grand temple de l'est, qui donne à voir le bouddha imposant qu'il abrite, le Shin Yakushiji [新薬師寺] connu pour ses 12 statues des généraux célestes, la colline verdoyante de Wakakusayama [若草山] point culminant autour de 340m et le sanctuaire de Kasuga Wakamiya [春日若宮神社] dont le Onmatsuri est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. 

Si vous souhaitez plus d'expérience à Nara, vous pouvez aller vous perdre en direction de la forêt primitive de Kasugayama [春日山原始林], une zone protégée pour la faune et la flore (équivalente de Natura 2000) depuis plusieurs décennies qui est vierge de la présence humaine (enfin ça c'est le prospectus de publicité qui le dit). Ou bien visiter le Yoshikien [吉城園] (gratuit pour les touristes) constitué de plusieurs jardins japonais où se trouvent une maison de thé, un observatoire, un petit étang avec pont et lanterne, des variétés de mousses différentes formant de généreux tapis, un petit coin fleuri dédié aux cérémonies du thé. Si comme nous, vous cherchez les ruines du château de Tamonjo [多聞城], nous vous épargnons des heures de déambulation inutiles : le concept de ruine en Asie est tout autre (voir Carnets de Corée #7). Il ne s'agit tout simplement que de l'ancien emplacement du château, et des "ruines" il ne reste pas un morceau de bois, pas une pierre, pas un panneau explicatif... Ah moins que vous ne vous vous rendiez au musée pour y voir les anciens plans et représentations de celui-ci, vous n'observerez sur les lieux, qu'un lycée japonais tout à fait ordinaire.    

En route pour BiwakoLac BiwaPlage du lac BiwaVue sur les montagnes autour du lac

Une après-midi de chercheuse au Lac Biwa [琵琶湖]

Je suis sûre que ça vous manquait et que vous l'attendiez ! Alors je passe de suite en mode géographe des plages ! D'abord commençons par quelques nombres... Le lac Biwa-ko [琵琶湖], aussi appelé mer intérieure, est une vaste étendue d'eau douce qui possède une  superficie de 670,33 km2 pour vous donner un ordre d'idée, il est plus grand que le lac de Constance, ou le lac Léman et cela se voit même... Après vérification, il l'est d'environ 100 km2 (superficie totale de 536 km2 pour le lac de Constance et 580 km2 pour le lac Léman, respectivement les 3ème et 2ème plus grands lacs d'Europe). C'est un des plus vieux lacs du monde puisque son origine remonte il y a 4 millions d'années. Son nom Biwa [琵琶] est tiré d'un instrument de musique chinois, une sorte de luth, dont il a la forme.

En prenant le train depuis Kyoto, le trajet longe une bonne partie du lac et nombres de rizières verdoyantes, bordées de maisons aux toits de tuiles bleues, les couleurs sont engageantes, surtout en cette période estivale. Lors de la descente, à la station Omi Maiko [近江舞子駅], impossible de se tromper quant à la direction de la plage, il suffit de suivre les locaux qui ont déjà gonflé, en habitués, leurs bouées dans le train. Dès notre arrivée, nous constatons que c'est un espace propice aux loisirs, et notamment le siège du jet-ski ! La zone de baignade est délimitée par des bouées, mais nous constaterons très vite que nous avons, et largement, pied ! Et ce tout du long. Cette corde servant, si vous voulez mon avis, principalement à nous protéger des fameux jet-skis quelques peu cascadeurs. La plage est géographiquement parlant un amas de petits cailloux mixés de sables grossiers et irréguliers, blotti sous de vieux pins. Anthropologiquement parlant, un amas de ballons et de bouées les unes plus énormes que les autres, aux couleurs flashies, étalant des formes de fruits majoritairement, avec une prédilection visible pour les pastèques et les ananas. Les autochtones peuvent se changer dans des cabines, s'ils ne se baignent pas complètement habillés, pour arborer des maillots de bains assortis aux bouées, aux vertus plus décoratives qu'utiles. En effet les baigneurs sont rares et suréquipés de gilets de sauvetage ou de leurs bouées énormes, les nageurs aux abonnés absents, et la consigne de sécurité solaire très respectée. En effet, ils se baignent tout habillé à la fois pour se protéger du soleil, de ses UV considérés comme très nocifs mais aussi pour empêcher leurs peaux de bronzer (petite aparté, c'est un critère de beauté à l'occidentale que le bronzage à l'heure actuelle qui s'oppose à la mode orientale qui est elle de garder la peau blanche. Cela mériterait tout un article peut-être ! Le bronzage en Europe, il n'y a pas si longtemps que ça, était aussi très mal vu, cela faisait paysan, travailleur extérieur et donc pauvres hères... Les dames de la cour préféraient largement avoir la peau laiteuse, elles aussi... Comme les japonais ! Il est curieux que de nos jours au contraire en occident c'est plus couru d'être bien bronzé, signe d'avoir profité de ses vacances alors que les nippons recherchent l'inverse ! Il y a matière à discussion !). La plage du lac est fortement propice aux rencontres d'amis autour de "barbecue party", nous n'avons pas bien compris si les deux messieurs en uniformes bleus qui déambulaient en distribuant des petits papiers aux différents emplacements de barbecue géraient la location ou l'ordre public, toujours est-il que l'ambiance était bonne, les enceintes diffusant une musique variée aux airs de vacances et les pastèques éclatées [スイカ - すいか prononcé suika] faisaient légion accompagnées nous supposons de beaux feux d'artifices [花火 - はなび prononcé hanabi] en fin de soirée comme lors des festivals estivaux que nous pouvons admirer dans les film, séries et animés.

Carnet du Japon #4 Derniers jours au JaponCarnet du Japon #4 Derniers jours au JaponCarnet du Japon #4 Derniers jours au Japon

Petit interlude interculturel sur la sécurité routière au Japon.

La ceinture est-elle obligatoire ? A vrai dire, cette question m'a tellement préoccupée pendant notre séjour que j'ai même écrit une page entière à ce sujet dans mon journal de bord du 25 juillet 2015. Pourquoi et comment cela m'est venu ? En cherchant les mausolées de Momoyama, un secourable habitant monté dans sa camionnette nous avait déposé gentiment devant l'entrée du parc (vous vous en souvenez sûrement). Or, à peine assise j'avais eu bien du mal à chercher totalement vainement la ceinture dont la fameuse camionnette était dépourvue...

Plus tard dans le séjour, notre adorable famille d'accueil, en route pour le restaurant de sushi avec plateaux tournants, nous avait aussi "chargé.e.s" à l'arrière avec leurs deux enfants qui chahutaient insouciants sans ceinture aucune, me laissant perplexe quant-à la marche à suivre. Le contraste était d'autant plus frappant qu'à notre escale en Corée du Sud, le bus touristique que nous avions pris était équipé de ceinture que le guide se faisait un devoir de vérifier à chaque arrêt et que, de plus, la loi équipant de même nos bus français d'un concept identique venait d'être votée... Curieuse, je me suis renseignée dès notre retour, en découvrant que l'obligation du port de la ceinture à l'arrière au Japon ne datait que de 2008 (soit 7 ans auparavant) rappelons qu'en France c'est en 1990 que cela fut promulgué (et 1973 pour l'avant du véhicule). Étonnamment en Corée du Sud, c'est dès 1990 aussi, mais cela ne fut le cas que pour les voies rapides et autoroutes. Il fallut attendre 2018 (3 ans après notre séjour) pour qu'elle soit élargie à toutes les routes.

J'ai d'ailleurs trouvé un article appuyé de schémas (datant de mars 2023) sur ce sujet, environ 43% seulement des japonais respectent cette obligation du port de la ceinture de sécurité aujourd'hui. Pour en savoir plus c'est par ici ! Comme quoi il n'y a pas que moi que ça a interrogé...

Remarque : D'après une autre source sûre, une certaine Mamagei, la ceinture de sécurité serait une obsession particulière de l'Utopimste, qui vérifie compulsivement à chaque montée dans un transport qui en est pourvu, que tout l'équipage s'en soit bien muni. A croire qu'elle prêche pour la Sainte Ceinture de Sécurité... Si toi aussi tu fais partie de la secte fais moi signe !   

Ceci était un message du Ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière

Reconstitution d'une rue à la ToeiDoremi et CieStudio Toei bains publicsEntrée des studios

Silence ça tourne ! Une journée à la Toei Animation Co.

C'est le temps d'une journée que nous nous sommes glissé.e.s dans la peau d'un.e ninja (Léoly) et d'une samouraï (l'Utopim'ste) pour partir à l'aventure des studios de films japonais avec un nom à rallonge que je ne vous citerez qu'une fois pour vous épargner... 東映アニメーション株式会社, Tōei Animēshon kabushiki gaisha  ! 

Et nous n'avons pas été déçues ! Quasiment tous les films nippons sortent de ce studio (l'équivalent des studios Hollywood en Amérique) sans compter la partie dédiée à la seule Toei Animation... Cela vous dit quelque chose ? Forcément ! Miyazaki et Takahata y ont fait leurs débuts, je vous en avais parlé dans un lointain article intitulé Dans l'ombre de Miyazaki. de plus la Toei  Animation c'est (entre autre) des animés comme Doremi, St Seiya, Albator, Goldorak, Sailor Moon (pour les classiques) et plus récemment One Piece (oui oui celui qui vient d'être adapté en live action sur Netflix) ! Ici, nous déambulons dans des reconstitutions de rues d'époque (ère Meiji et Edo), nous passons dans un quartier des geishas [芸者] et maikos [舞妓], tombons nez à nez avec une exposition d'estampes, dédié à Hokusai [葛飾 北斎] et à sa vague et nous parcourons les nombreuses archives des studios. Chaque salle est plus ou moins dédiée, on compte celle des mini ninjas, une école des monstres, le hall des super-héros (qui retrace l'évolution des personnages de type "Power Rangers" "Bioman" des débuts à nos jours), une de jeux vidéos, une à la période des samouraïs avec Sanada [真田幸村], Hideyoshi [豊臣秀吉] et compagnie mais aussi des bâtiments spécifiques dont une maison hantée et une maison de ninja (avec des passages secrets pour sortir des pièces type escape game)  et j'en oublie encore ! En extérieur nous apercevons un monstre qui sort du lac (non ce n'est pas le Loch Ness), un volcan qui s'éveille et de nombreux spectacles de rues. Notamment un sur les kappas [河童] petits monstres des rivières du folklore japonais, intitulé sobrement Water Splash, on vous laisse deviner le contenu et un autre sur l'histoire d'Hideyoshi et de Sanada à l'intérieur du grand théâtre, mettant en scène des combats et des cascades de samouraïs en costumes. Dans un autre bâtiment, une  marchande ambulante (ancêtre du Rakugo [落語] dont je vous avais déjà parlé) utilise une sorte de natte de bambou, lui faisant prendre des formes pour illustrer et soutenir son récit, plus loin, nous sont expliqués tous les dessous d'un spectacle pour voir comment orchestrer un film, entre autre "trucs" de réalisation, chorégraphie des combats, décors, mise en place des saisons, ... Et bien entendu une réplique des quartiers du Shinsengumi [新選組], ces samouraïs qui étaient chargés de protéger Kyoto à la fin du shogunat de Tokugawa (fin du 19ème siècle), une époque bien connu de tous les fans de films et d'animés de samouraï, car la plus propice aux intrigues (Kenshin le Vagabond et Gintama en tête).

SekizanzeninTakaragaikeTemple dans le quartier de KokusaikaikanSinge protecteur du palaisICC KyotoManshuin

Au hasard des terminus de métro : découvrir les environs du Kokusaikaikan [国際会館駅]

Il est intéressant de découvrir une ville au hasard des chemins, ce jour là c'est ce que l'on fit. Nous choisîmes comme point de chute le terminus du métro "Kokusaikaikan" [国際会館駅] qui promettait (selon la carte) de la verdure et le tour d'un lac. Et en effet, nous avions atterri aux abords du parc Takaragaike [宝ヶ池] qui s'étendait autour d'une grande réserve d'eau portant le même nom, un ancien lac d'irrigation datant du XVIIIème siècle. Cet espace offrait une vue sur les monts environnants ainsi que sur le centre des conférences internationales : le ICC Kyoto [国立京都国際会館, Kokuritsu Kyōto Kokusaikaikan ], un bâtiment gracieux à l'architecture intéressante. Nous avions surpris des daims sauvages sortant des bois et croisé des coureurs faisant leur jogging ainsi qu'une adorable fanfare d'enfants s'entrainant.  A l'heure du service nous avions écouté la litanie d'un moine dans le temple de Sekizanzenin [赤山禅院], pour découvrir que nous étions pile sur la fameuse colline située au Nord-Ouest du palais impérial... Et alors me direz vous ? Eh bien nous avions pénétré au cœur du temple protégeant la cité et la résidence impériale de la direction malchanceuse, la preuve en était le Saru [] (singe) qui trônait en haut du temple. Puis, ce fut à Manshuin [曼殊院] que nous arrêtâmes de nouveau nos pas, devant une reconstitution passionnante des cuisines (tout à fait subjectif comme remarque je suis entièrement d'accord) ! Un alignement de petites marmites encastrées dans un plan de travail (récipient / cuves) assorties de leurs petits couvercles, plus loin la place pour l’âtre ou plutôt un trou dans le sol pierreux et toute une collection de plateaux de service. Ce calme et serein temple bouddhiste, à l'écart des cohues touristiques, abrite de nombreuses reliques et des vastes jardins aménagés tout aussi calmes et reposants, dont de petits jardins d'intérieurs très organisés et soignés. Dans ce même bâtiment, nous (re)découvrîmes l'artiste Kano Morinobu [狩野 探幽] qui avait peint la salle des tigres du Nijojo au détour d'une anecdote amusante du guide. En effet n'ayant jamais vu de tigres en vrai à l'époque, les artistes peignaient d'après leurs observations des pelisses rapportées de Chine. Seulement, n'ayant aucune connaissance à ce sujet, ils pensaient que seule les tigresses étaient rayées et que les pelisses de léopards étaient celles des tigres mâles. A l'intérieur des bâtiments vous pourrez admirer (en plus de la salle des tigres de l'anecdote) un concentré de peintures d'époques qui y sont bien conservées.

 Carnet du Japon #4 Derniers jours au JaponCarnet du Japon #4 Derniers jours au JaponCarnet du Japon #4 Derniers jours au JaponCarnet du Japon #4 Derniers jours au Japon

J'aurais encore tellement de choses à vous dire sur ce voyage, les japonais, le Japon, la culture japonaise, et les différences d'avec l'occident. Cependant il faut en garder aussi pour la prochaine fois ! C'est donc ici que se termine un voyage, et où commence un nouveau...

<< ENJOY IT !! >>

Voir les commentaires