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Carnet de Corée #8 Incheon, Suwon et Bukhansan

Publié le par Chokopims

Dernières balades avec Mamagei : La région de 경기도 Gyeonggi-do 25 mars au 05 avril 2018 (suite et fin)

En plus du programme bien chargé que vous avez découvert dans les deux premiers épisodes carnets de Corée #6 et #7, Mamagei et moi vous réservions encore, trois journées excentrées dans les environs de Séoul, remplies de nouvelles petites anecdotes à dévorer, en avant pour le dernier épisode de la saga !

Maison Hanok dans SuwonRestaurant traditionnel de SuwonBienvenue à Incheon

Virée à 인천 Incheon , équilibre entre tranquillité, modernité et tradition

Agréable surprise qu'Incheon, que l'on vous recommande d'urgence ! où les découvertes ont été très variées, ville portuaire accueillant l'aéroport, elle possède cependant, un quartier chinois, mini "China Town" colorée de rouge, très réputée pour ses nouilles à la sauce noire à base de pâte de haricot rouge les 짜장면 Jajjangmyeon ! Qui s'avèrent délicieuses :) Elle compte aussi de nombreux espaces très fournis en art de rue dont la célèbre plateforme des arts, ainsi qu'un village "Fairy Tale" et non Fairy Tail ^^ de contes de fées pour les petits et les grands enfants, que nous sommes, un quartier japonais avec maisons en bois traditionnelles, portes coulissantes et papier de riz où l'on peut constater les différences entre elles et les coréennes, et enfin sur la presqu'île qu'on peut rejoindre facilement à pied, on trouve l'observatoire 월미 Wolmi avec vue sur le port commercial, ainsi qu'un musée, des reconstructions de maisons d'époque et etc. C'est un grand parc avec jardin traditionnel et des bâtiments dédiés à la culture coréenne, qui permettent de s'immerger dans l'artisanat, les traditions, l'histoire et les costumes. On apprécie principalement les reconstitutions celle de maisons 한옥 Hanok, de bouts de palais, ou les pagodes, mais aussi les nombreux essais possible, comme ceux de 한복 Hanbok ou des jeux typiques du pays entre autre pour une immersion complète. ;) Une gentille 아줌마 Ajumma = dame d'âge moyen nous accueille donc chaleureusement dans le Wolmi Cultural Center et nous explique, passionnée, tout sur tout avec une motivation sans faille dans un mélange de coréenglish que je commence à maitriser. Nous apprenons par exemple, que traditionnellement après une naissance, pour protéger le nouveau né et sa mère du mauvais sort, on attachait devant la maison une corde censée apporter l'immunité. On pouvait ainsi savoir, en fonction de l'élément mêlé au cordage, si le nouveau né était une fille (pins + corde) ou un garçon (piments + corde). On a aussi droit a un cours sur les codes couleurs des Hanboks à la cour royale, le quotidien de celle-ci ainsi que les différentes cérémonies qui ponctuent la vie des coréens naissance, passage à l'âge adulte, 60 ans,... . L'avantage principal étant que nous n'avons pas croisé grand monde, mis à part des locaux, qui arpentaient cette ville et avons pu profiter pleinement de tous ces instants. De plus la majorité des coréens sont toujours heureux de partager un peu de leur culture avec les étrangers.

Pour terminer la visite en soirée ce sera le parc Jayu 자유공왼원 , le premier parc de style occidental, d'après les informations données, construit en 1888. Son nom signifie "parc de la liberté" et on comprend mieux pourquoi y trône fièrement la statue du général américain Mac Arthur qui a joué un rôle non négligeable dans la guerre de Corée de 1950-1953. C'est lui qui a lancé une opération de débarquement sur Incheon justement ;) pour libérer la Corée du Sud après des premiers mois de guerre pas très agréables à reculer vers Busan, face aux armées du nord bien équipées par les soviétiques. Pour ceux que ça intéresse, il existe un bon film historique à ce sujet, basé sur les faits qui se sont déroulés : Opération Chromite ou Memories of War. En Coréen c'est "la bataille d'Incheon" 인천 상륙 작전

Parc d'Incheon : les fameuses potiches pour conserver la nourriture (dont le Kimchi)Jeu traditionnel du YutnoriLes délicieuses jajangmyeonAu détour d'un escalier de la China Town

Saut dans le temps sur la forteresse imprenable de 화성 Hwaseong  (à Suwon 수원)

La forteresse de Hwaseong 수원 화성, « forteresse brillante » construite à la fin du XVIIIème siècle sous la demande du roi 정조 Jeongjo, qui envisageait de déménager la capitale de Séoul à Suwon, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco et on ne se pose pas vraiment la question de pourquoi ^^. Elle est plutôt bien conservée pour certaines parties et restaurée pour d'autres. C'est une des destinations que j'avais inscrite en premier au programme, parce qu'il fallait absolument que nous arpentions ce lieu d'histoire ! Il me tardait de marcher sur ces remparts immenses, de plus de 6km de long et entre 4 et 6 m de haut. Nous n'avons pas été déçues. Les différentes vues qu'elles proposent sont toutes plus splendides les unes que les autres, il n'y a qu'à regarder le nombre de photos prises pour le constater. C'est fascinées et impressionnées que nous découvrons les nombreux bastions, et portes qui longent la muraille. Nous suivons le chemin de ronde, en partant du sud, au fil des étendards colorés qui indiquent les directions cardinales. Dans la mythologie coréenne, les quatre points cardinaux sont gardés par des créatures mythiques, des animaux gardiens qui leur ont donné leurs couleurs. Ainsi le Sud  a pour emblème un phœnix rouge, le Nord une tortue noire, l'Ouest  un dragon bleu et l'Est un tigre blanc. Décrire la forteresse pourrait me prendre des heures... Pour aller au plus court, nous avons énormément apprécié la visite, et les marches un peu moins à l'usure comme d'habitude. ;) Nous nous sommes beaucoup promenées au feeling et attardées sur les différents édifices qui bordaient les remparts, notamment aux alentours de la porte de Hwaseomun 화서문 aux couleurs blanches d'origine, qui ont miraculeusement survécu depuis sa construction en 1795.

Pour le plus grand bonheur de Mamagei, on peut participer à une chasse aux tampons sur les murailles à l'aide de la carte de la forteresse. XD A la fin de sa quête ultime, il nous en manquera malheureusement un petit dernier... Mais rien ne l'a détournée de son objectif ! Pas même la petite pause de midi où nous avons mangé dans un restaurant traditionnel, qui proposait une farandole d'accompagnements et un repas en  "chambre" c'est à dire table basse et coussin à même le sol. Nous étions entourées de fioles et de pots remplis de racines de ginseng qui baignaient dans l'alcool, comme chez un apothicaire.

Suwon, le long de la forteresseLe dragon bleu gardien de l'ouestPrintemps sur Hwaseong

 La Journée des exploratrices à l'assaut du 북한산 Bukhansan  

C'est admirablement bien équipées pour la randonnée que nous partons ce matin là, pour suivre l'exemple du hobby N°1 des coréens : MARCHER en montagne ! On achète au kombini de quoi se restaurer, lorsque nous serons au sommet, et on part donc à l'ascension, qui s'avère encore une fois me direz vous plus sportive que prévue, surtout que le granit effrité est glissant et en pente abrupte, le sentier est parfois à même la roche... Cependant, c'est plutôt amusant et la vue est splendide, même si la pollution de Séoul forme comme une nappe de brouillard au-dessus de la ville. Cette petite balade va s'avérer être une belle randonnée imprévisible ! En effet dès le départ de la station de métro, tout est écrit en coréen sur les rares cartes croisées, et notre guide est en anglais et ne comprend que des noms sans carte... En plus tout ne correspond pas : ça annonce de l'aventure on le sent déjà. Du coup, pour avancer, nous demandons notre chemin aux autres randonneurs.

Finalement l'ascension ne nous pose pas réellement de problème et nous arrivons sans grand encombre en haut des 600m de dénivelés, Mamagei va même jusqu'à escalader le dernier rocher pour toucher le drapeau coréen planté au sommet. We did it ! Après un pique-nique, pile en face d'une vue imprenable sur Séoul, nous, seules touristes étrangères à des lieux à la ronde, attirant l'attention sans le vouloir, reprenons la route, avec descente en passant par les temples "indiqués". De temples en temples, de chemins en chemins, on se retrouve dans le dernier et non des moindres. Ambiance paisible et relaxante, nous parcourons les bâtiments, admirons les statues, notamment les douze signes zodiacaux... C'est là que nous allons prendre la mesure de notre escapade... En demandant à d'autres visiteurs où se trouve la station d'où nous sommes parties, ceux-ci sont surpris et nous indique qu'il vaudrait mieux en chercher une autre. Et pour cause ! En fait, elle se situe de l'autre côté de la montagne... Arrêt. Attends, mais en fait nous sommes redescendues par l'autre versant !? oO Pourtant le nom du temple se situait dans le bas de notre plan et devait être le point de départ initial loupé... Nous sommes en fin d'après-midi. Devant nos airs aussi étonnés qu'eux, le couple interrogé nous indique gentiment un arrêt de bus en bas du chemin qui continue de descendre vers la civilisation et nous poursuivons donc la suite de notre aventure bien décidées à rejoindre une station de métro par ce biais. Ils finissent par nous emmener en voiture à l'arrêt et demandent même pour nous les renseignements pour rejoindre notre hébergement. Autant vous dire que nous sommes rentrées sans problème. Je vous avez déjà parlé du fait que les coréens étaient très serviables non ? ;)

Perdu dans le parc du BukhansanBon alors y a marqué quoi sur le plan ? Chais pas c'est en anglais !Vue sur Séoul du BukhansanTemple dans le Bukansan

Comme lors de ma première escale, il pleuvait encore sur Séoul quand nous l'avons quitté... Un signe qu'elle ne voulait pas nous quitter sûrement ^^ Ainsi s'achève le deuxième voyage des carnets de Corée, en attendant le troisième, car comme on dit... Jamais 2 sans 3 !

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Carnet du Japon #1 Kyoto nous voilà !

Publié le par Chokopims

 Episode 1 : Premiers pas sur le sol nippon, pays du Soleil Levant

 Avant l'épopée Corée du sud, il y eut... l'épopée Japon ! C'est un des premiers périples de Léo-Lycanthrope en ma compagnie, vous aviez déjà pu profiter dès notre retour d'un compte-rendu photo de cette belle aventure toujours disponible dans la galerie mais vous vous êtes sans doute plusieurs fois demandé.e.s depuis : "Quant-est-il des fameux carnets !?" Je vous en livre quelques pages ici, huit ans après, bien époussetés en les sortant de l'étagère, préparant mon futur séjour pour le pays du soleil levant.  Retour sur 21 jours au cœur de Kyoto, capitale japonaise de la période d'Edo ! du 10 juillet au 31 juillet 2015.

KinkakujiKyoto GoshoKamo Gawa et sa traversée de tortuedsOffrandes d'origami - Les fameuses milles grues = un voeuDans les soixante hectares du jardin impérial

Nous avions débuté le voyage de Paris, avec une belle escale au cœur de la Corée du Sud, qui nous avait aussitôt donné envie d'y poser nos valises dans un futur proche ce que nous avons fait cf les autres carnets dont le premier épisode est ici ! ^^.  L'arrivée de nuit à Osaka avait été mémorable, tout comme la première soirée dans un logement traditionnel avec futon. Le décalage horaire et l'excitation nous avaient fait passer une nuit courte et peu réparatrice qui s'est avérée fatale le sur-lendemain, quand fraichement arrivées à Kyoto, émergeant après une bonne nuit de sommeil... nous avions découvert qu'il était onze heures bien tassé !

De ces premiers pas sur le sol nippon quelles impressions s'en étaient ressenties ? C'est ce que je vais essayer de vous transmettre dans ces épisodes des carnets du japon !

Ce qui nous avait le plus frappé c'était tout d'abord le soleil. Celui-ci levé dès 4h30, illuminait la pièce à 6h30 comme si la matinée était déjà bien avancée, et le jour se couchait très tôt... Vers sept heures c'était déjà le début de la nuit. La course du soleil dans le ciel perturba quelques temps nos horloges internes. Deuxième chose, notre étonnement concernant le climat : la chaleur et la moiteur ambiante qui nous faisait transpirer au moindre mouvement et la force impressionnante du vent lorsque le typhon fut annoncé ! Nous avons essuyé quelques gouttes et averses mais ce fut un été plutôt clément pour visiter. Troisièmement, la culture et les traditions plus anciennes cohabitent avec le moderne, la nouveauté et la technologie, permettant de découvrir un monde nouveau très dépaysant pour nous, petits occidentaux. Et enfin retrouver tous les petits détails de la vie japonaise décrite dans les mangas, animés, livres, films et dramas fut quelque chose de captivant ! La plongée culturelle fut très intéressante sous toutes les formes qu'elle prit. 

Fushimi Momoyama JoShimogamo JinjaJardin du Kyoto GoshoKyoto Gosho

Après ce long aparté, c'est parti pour l'immersion dans Kyoto [京都市] !

Les avantages principaux de la ville de Kyoto sont que, d'un, elle est relativement bien conservée au niveau du patrimoine culturel mondial (classé ou non) et que de deux elle possède un plan en damier : très facile de s'y repérer pour un européen. La chose à ne pas louper c'est bien entendu le palais impérial, autrement nommé le Kyōto-gosho [京都御所], et dès le premier jour, malgré l'heure tardive, nous nous y rendions pour pénétrer les jardins parfaits, étudiés au millimètre près, les lanternes et les ponts qui l'ornent, les bâtisses aux superbes toits, les différents édifices qui se succèdent avec des couleurs rayonnantes au soleil. Le parc l'entourant s'étant sur plus de 60 hectares et est lui même un lieu de visite et de flânerie intéressant, un poumon de verdure au milieu de la ville. La résidence officielle impériale fut plusieurs fois brûlée et reconstruite  (comme beaucoup d'autres choses ici vous vous en apercevrez rapidement) : huit fois à ce qu'il parait ! Sa dernière reconstruction remonte à 1855, époque à laquelle elle a aussi cessé de servir, puisque c'est le début de l'ère Meiji (1868).

Vu sur Kyoto du parc :)Entrée du Fushimi InariEntrée du Kinkaku Ji

D'ailleurs nous nous sommes rendues sur les mausolées de l'Empereur Meiji [明治天皇, Meiji Tennō] 1852-1912 qui était constitué d'un grand dôme de pierre et de sa femme, l'impératrice Shōken [昭憲皇后, Shōken-kōgō] 1849 - 1914 (le même en plus petit) lors d'une épopée vers le Momoyama [桃山] et son adorable château le Fushimi Momoyama jo (jo = château) [伏見城], dont la construction fut ordonné par Toyotomi Hideyoshi 1537-1598 [豊臣秀吉]  lors de la période d'Azuchi Momoyama (1573 à 1603 mais je vous ferai un cours d'histoire un autre jour quand on reparlera de sa tombe à lui ^^), qui se trouve hors des sentiers battus dans un écrin préservé des touristes. Notre désir de nous y rendre n'a pas été bien compris par l'aimable autochtone qui a entrepris de nous y conduire avec sa propre voiture : "Mais Pourquoi ?! Y a rien à voir là-bas !!" et à qui nous avons bégayé une réponse peu convaincante qui l'a laissé sceptique " Euh pour voir les tombes des empereurs..." à priori c'est pas très japonais non plus comme visite... Toujours est-il qu'il nous a laissé très aimablement à l'entrée du parc où nous attendaient d'immenses allées aménagées conduisant aux tombeaux, jouxtées de part et d'autres par une flore très dépaysante. Dans ce même complexe, se trouve aussi le mausolée de l'empereur Kanmu [桓武天皇, Kanmu Tennō] 737-806, cinquantième empereur du Japon, tout aussi déserté de monde c'est vraiment le bon plan pour éviter la cohue.

Fushimi Inari base de départDans le dédale du Daitoku JiFushimi Inari allée de toriiPrès du Daitoku Ji

Surtout qu'ensuite nous avons enchainé par la face touristique par excellence, mais à ne manquer sous aucun prétexte !! Le Fushimi-inari Taisha-shrine [伏見稲荷大社] et ses allées bordées de torii rouge vif <3  C'est le sanctuaire shinto principal qui s'étend sur toute la colline dédié à Inari [稲荷神] (protectrice des moissons, kami de la nourriture et du riz par excellence) associé à son messager le renard ([狐] = kitsune). Les couleurs chatoyantes sont magnifiques, le rouge et le noir ressortent magnifiquement sous le soleil, se détachant sur le ciel bleu et la végétation environnante. Nous avons parcouru le chemin principal et avons compté ... les portes ! 3026 (avec marge d'erreur et chemins laissés de côté, ainsi que les détruites où ne restent que les socles : oui on était jeunes et insouciantes et on a compté des portes...). Note qui pourra servir à la postérité, en plein été, dans la chaleur extrême et la moiteur ambiante, face au dénivelé de marches très abruptes ne sous-estimez pas la quantité d'eau qu'il vous faudra transporter pour arriver au sommet n'atteignant QUE 233m (par expérience comme sur l'île de Jeju ce n'est pas la hauteur mais le dénivelé et les conditions climatiques qui sont les plus importantes dans ce cas de figure) et surtout n'attendez pas la délivrance incertaine à chaque distributeur de boissons (qui peuvent être, inexistants, vides ou HS) prenez plutôt vos précautions... 

Jardin Zen du Ryoan JiShimogamo JinjaRyoan Ji bassin pour se purifier

Parmi les très nombreux temples qu'abrite la ville de Kyoto, nous avions dû faire des choix, géographiques, nominatifs, pratiques, subjectifs, mais aussi liés pas mal au hasard des dédales de rues que nous avions empruntés (dont certains d'entre eux ne figure même pas sur la carte). Dans les plus connus que nous conseillons : la visite du Kinkaku-ji [金閣寺], ou pavillon d'or. Entré en 1994 au patrimoine mondial de l'Unesco, il a lui aussi brûlé à plusieurs reprises avant d'être reconstruit pour la dernière fois en 1950. Son rez-de-chaussé est peint en blanc, pour que le papier d'or dont sont recouverts les deux étages du dessus se reflète dans l'eau, tel un bateau pour l'au-delà, le pavillon ayant été pensé comme un accès au paradis pour les moines. De plus, il est censé avoir abrité des reliques de Bouddha et est surmonté d'un phœnix. Plutôt à faire en début de matinée pour éviter la cohue, car il est très prisé ! Dans le même quartier, se trouve le parc de Funaoka-yama [船岡山], d'où vous obtiendrez une vue sur la ville de Kyoto, après une petite montée au sommet de la colline (Yama / San = Montagne), vous y croiserez un petit temple et les restes l'emplacement d'un ancien château. Le "temple de la grande vertu" Daitoku-ji [大徳寺] aussi appelé [龍寶山], Ryūhōzan, se trouve aussi dans les environs, celui-ci est constitué de 23 petits monastères, comme un village de mini-temples (et croyez nous... on en a vu des temples ^^) presque tous sont des écoles qui enseignent la voie du zen, donc non-visitables, mais se promener au cœur du complexe était intéressant. A côté on trouve aussi l'Imamiya Jinja [今宮神社] un sanctuaire shinto, entouré d'arbres et composé d'une innombrable ribambelle de petits autels secondaires. Un autre coup de cœur : les jardins zen du "temple du repos du dragon" Ryoan-ji [竜安寺 / 龍安寺]. Classé à l'Unesco lui aussi, son premier jardin a été érigé au XVe siècle. Le jardin sec ou « Kare san sui » [彼 さん 水] est fait de 15 pierres, rocailles bien choisies, qui trônent au milieu du sable figurant des îles immergeant des vagues de gravier (bien ratissés). Pour contrebalancer et permettre l'équilibre, se situe à l'opposé un jardin "humide" remplie de mousses, je dirais même plus complétement tapissé. Le reste du lieu est agréable à arpenter, avec son étang, ses érables amenant de l'ombre, appréciable, et divers autres aménagements à contempler.

Momoyama JoMausolée des empereurs sur le MomoyamaToits du palais impérialPetite lanterne dans un jardin du palais

En fin de journée bien chargée, comme vous avez déjà pu le constater, un lieu, attirant  était devenu notre QG attitré, tellement il est rafraichissant, délassant et agréable pour bien débuter la soirée, assis sur les tortues de pierre, place parfaite pour y tremper les pieds : la rivière Kamo-gawa [鴨川] (bon alors sachant que Gawa = rivière nous on était partie sur Kame = Tortue Kamo pluriel de tortue ?? mais d'après recherche sur notre dictionnaire Kamo = canard sauvage. En rentrant on a obtenu la vraie traduction c'est "la rivière aux canards" on n'était pas si loin ). Nous l'avions arpenté de long en large et nous apprécions la fourche entre les rivières de Tanako-gawa [高野川] et Kamo-gawa [鴨川] où se situe les sanctuaires de Kamigamo Jinja [上賀茂神社] un des plus anciens temples shinto, lui aussi classé à l'Unesco et Shimogamo-Jinja [下鴨神社], avec leurs torii, leurs autels, et leurs empilements d'offrandes, qui se trouvent être aussi de magnifiques décorations, très photogéniques. Ainsi que le jardin botanique, sur lequel je m'extasierai dans la suite des carnets de Kyoto ! 

C'est par ce moment de détente que se termine le premier épisode des carnets du Japon - Destination Kyoto ! Suite au prochain article, avec d'autres surprises au programme pour poursuivre l'aventure !

La Kamo GawaFushimi InariPont sur l'étang du Ryoan Ji

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Inauguration de mon nouveau carnet de croquis

Publié le par Chokopims

J'arrivais bientôt en fin de mon cahier de croquis, j'ai donc fait l'achat d'un nouveau, format A5 à spirale bien entendu parce que c'est tout de même beaucoup plus pratique pour dessiner et pour scanner. Dans la papeterie je n'ai pas pu m'empêcher de m'acheter aussi un nouveau stylo métallique, comme le vert que je possédais déjà, mais dans les tons bruns/dorés. Voilà donc le résultat de ce mélange, encre noire et stylo métalliques sur trois sujets sur lesquels je me suis (ré)essayée pour travailler mes traits et tenter de nouvelles choses. Ils ne sont pas très récents puisqu'ils datent déjà de fin 2018 mais enjoy-it quand même ;).

En fait j'ai quelques dessins en réserve du fait que le blog est resté endormi un petit moment ;) mais je ne vais pas tout vous montrer de suite ^^

De gauche à droite :

- "Blum" une fleur imaginaire, pour travailler les détails sur les objets simples. Pour celui là, j'ai utilisé plusieurs tailles de stylos encreurs noirs, et un peu de couleur au crayon à papier pour finir le tout en plus du feutre métallique.

- "Naissance" parce que ce fût la saison des bébés dans mon entourage et que ça m'a inspiré, j'avais bien cette idée en tête de la maman enveloppée dans un kimono ample, les cheveux détachés, et je suis contente d'avoir réussi à le retranscrire. J'ai fait l'effort de ne pas le faire "à la manga", je me suis appliquée pour faire le motif du kimono, et en donnant un semblant de mouvement. Et vu que c'est la fête des mères je le publie à point nommé ;)

- "Arbre cœur" inspiré librement des arbres aperçus dans mes séjours en Corée du Sud, arbre à vœux (que l'on peut voir sur les petits papiers suspendus) je voulais retravailler les textures et les types d'écorces pour m'entrainer.

BlumNaissanceArbre coeur

 

 

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Balade entre les couleurs du Périgord

Publié le par Chokopims

C'est avec joie et bonne humeur que nous avons organisé une petite semaine de retrouvailles avec Mamagei et Miss Sunny, des collègues de l'échange franco-allemand avec qui j'étais déjà partie à Norden. Elles sont venues visiter le Périgord pendant les vacances de printemps et comme le dit si bien Mamagei avec ou sans l'accent alsacien comme vous préférez "on en a pris plein les yeux !"

Petit retour sur le Marathon des visites avec cap sur le Périgord Noir et Pourpre principalement XD Je vais essayé de faire au plus court...

St Avit Seigneur, voyage au Moyen-ÂgeVous cherchez quelque chose à Limeuil ?Séquoia de CampagneChateau de La Magdeleine

Nous avons donc commencé rapidement avec la remontée de la vallée de la Vézère au programme, des arrêts dans quelques villages classés, comme St Léon-sur-Vézère en bordure d'eau, vestige médiéval église et ancien château, Limeuil pour admirer la confluence entre Vézère et Dordogne et l'arpentage d'un village en belle pierre orné de petits jardins, Campagne et son beau château très campagnard justement, accompagné d'un jardin aménagé qui offre à voir un séquoia plutôt impressionnant, le site troglodytique de La Magdeleine avec ses abris sous roche où l'on remonte le temps de la préhistoire au Moyen-Âge, pour finir à Terrasson-Lavilledieu montant les marches des jardins en terrasses pour mieux voir la rivière que l'on surplombe.

St Léon sur Vézère : ça roule !Les Terrasses terrassées de TerrassonLéon hôte quatre étoiles à MarqueyssacSt Léon sur Vézère vue du pont

Ensuite ce sont les jardins suspendus de Marqueyssac qui nous ont ouverts leurs grilles, accueillies par un paon, pour plonger dans les dédalles de buis et admirer la vue sur la Dordogne et les châteaux qui ont si bien fonctionné durant la guerre de 100 ans. On peut donc voir se faisant face le bastion anglais de Castelnaud et le français, qui servi de décors au film Les Visiteurs, Beynac ! Nous trahissons un peu en préférant visiter Castelnaud qui possède aussi un musée des armes médiévales, avec une collection d'arbalètes et plusieurs modèles de catapultes, dont une qu'on peut voir fonctionner. Pour finir cette journée éprouvante, nous allons manger à Domme, le village des templiers. Il y a là-bas une charmante petite librairie d'antiquité que Becky et moi ne connaissons que trop bien... Sur le retour on s'arrête dans la Roque-Gageac un village appuyé et protégé par la falaise dominante en bordure de la Dordogne. De nuit, cela a son petit cachet aussi.

Village de BironAux fenêtres de MonpazierSous un ponton de la vallée du CéouDomme toit de pierre et fougères

Avec l'arrivée de Miss Sunny on continue de bien occuper nos journées, direction le gouffre de Proumeyssac, en prime on descend en nacelle dans le gouffre du diable, muhahaha, même pas peur. Les concrétions de calcite sont toujours aussi impressionnantes qu'à ma première visite, je vous épargnerai mes divagations géologiques pour aujourd'hui ;) mais je dois dire encore plus, quand on descend les 42 mètres en nacelle, en s'arrêtant à leur niveau. La nature m'étonnera toujours. On fait aussi un grand tour des bastides du coin, entre Bergerac, Issigeac, Villeréal, Castillonès, Eymet, Monflanquin, Beaumont-du-Périgord, Monpazier, Molières et Saint Avit-Seigneur il y a vraiment de quoi faire ! plus d'autres que j'ai sûrement oublié, il nous faudrait la carte de Mamagei pour avoir un itinéraire détaillé ;) On n'oublie pas les châteaux de Bridoire, Gavaudun et Monbazillac bien sûr, pour une petite dégustation obligatoire ! Et trois autres visites plus spécifiques pour un petit tour de gabarre, très attendu, sur la Dordogne, afin d'en apprendre plus sur le département, et sur le traffic fluvial. Une visite épique sur les trâces de l'ogre, mêlée d'art contemporain et d'évolution architecturale, au château de Biron avec la chasse aux couronnes des frères du petit poucet, sous l'oeil averti de Mamagei, qui a un véritable détecteur ! Village où on peut aussi trouver la maison de Bernard Palissy, potier connu de la Renaissance, surtout dans le coin à priori... Puis le fameux village où l'on dégustera des glaces artisanales délicieuses et qu'on visitera un cloître classé à l'unesco : Cadouin ou l'histoire hilarante du saint suaire du Christ ramené des croisades qui en fait était.... un faux !

Molières : figuier ambitieuxCloître de CadouinBordure non-fauchée vive le développement durable à MonflanquinIdée de recyclage à Gavaudun

Il ne restait plus qu'à la guide touristique improvisée d'une semaine de remercier Miss Sunny et Mamagei pour leur enthousiasme, leurs commentaires sur la couleur des pierres du sud, et leur bonne humeur communicative et de les raccompagner, mais avant ça il ne fallait pas louper la pause "Matcha Latte" ! A très vite pour de nouvelles aventures :D

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