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Carnet du Japon #2 Vie au Japon - Typhon, Gion Matsuri et Cie

Publié le par Chokopims

Episode 2 : On poursuit le voyage et on se demande "mais que faire les jours de pluie ?"

 

Prêt.e.s pour la suite ? J'espère que vous avez masques et bouteilles d'oxygène, parce que ce second volet est une immersion complète dans la culture, les traditions, l'histoire et la vie quotidienne japonaise ! Vérifiez bien vos palmes et préparez vous, nous allons remonter à la nage le courant du temps, et vous faire plonger dans la vie quotidienne des japonais ! du 10 juillet au 31 juillet 2015.

Salamandre géante de l'aquarium de KyotoJardin botaniqueGion Matsuri de nuitPhoenix du musée du manga

Tout d'abord arrêtons nous en l'an 869... en pleine ère Heian et plongeons au cœur de la légende du Gion Matsuri [祇園祭] ! A cette époque, sévissait dans Kyoto et dans tout le Japon une épidémie particulièrement violente, les décès liés à cette plaie étaient nombreux. L'empereur Seiwa [清和天皇] (850-880, règne : 858-876)  fit ériger puis brûler 66 hoko [鋒] hallebardes symbolisant les 66 provinces du pays afin de procéder à un rituel de purification, le 7e jour du 6e mois de l'année 869. Cette procession avait pour but d'apaiser les esprits courroucés et d'ainsi calmer la malédiction, une interprétation contemporaine de cette épidémie virulente que subissait les japonais cette année là. En effet ils pensaient que la maladie avait été envoyée par Gozu Tennō [牛頭天王] une déité à tête de bœuf en guise de punition. Pour ceux et celles qui se le demandent, voici l'explication scientifique qui se cache derrière : la rivière de Kamo-Gawa (notre QG décrit dans les carnets du Japon #1)  est sujette à de nombreuses crues qui provoquaient des stagnations d'eau et dans ses conséquences les plus larges, à la prolifération d'épidémies. C'est une des raisons pour lesquelles dans les époques suivantes, le cours d'eau sera modifié et aménagé, avec des digues en béton renforcé et un système de drainage, afin de gérer son lit et d'éviter les débordements. dans les deux sens du terme

De nos jours, le festival est toujours là, il est encore pratiqué annuellement, pour apporter la santé en éloignant les maladies, il s'étend sur le mois de juillet, dans le quartier de Gion qui lui a donné son nom. Il y a deux parades principales : le Saki Matsuki Junko ou Yamaboko Junkō [山鉾巡行] qui se déroule le 17 juillet et le Ato Matsuri Junko le 24 juillet. Les trois jours qui précèdent ces parades sont appelés Yoiyama [宵々山], nous avons eu la chance d'y participer de nuit, nous joignant aux locaux en yukata [浴衣] kimono d'été pour l'arpenter avec bonheur, admirant les chars se préparant pour le défilé. Laissez vous porter par les lumières des lanternes des chars et par la foule qui déambule aux sons différents de chacun d'entre-eux (dont certains sont visitables). En effet on compte 33 chars en tout, dont même deux qui ressemblent à des bateaux. Ils sont richement décorés de lanternes, tentures, et sculptures et se divisent en deux catégories. Les hoko (hallebardes en référence à l'évènement historique), ce sont les plus grands mesurant jusqu'à 25m et pesant pour le plus imposant 12 tonnes, ils sont équipés d'un mât surmonté d'un objet en métal et transportent leurs musiciens. Les yama sont eux plus petits, contrairement aux hoko qui sont des chars tirés, ils sont portés et l'étage est occupé par des mannequins. Chaque char représente son quartier, joue sa propre mélodie et revêt des yukatas aux motifs différents, la manœuvre la plus impressionnante de la parade est les rotations des hoko à 90° dans les angles des rues. Le changement de direction est guidé par un "porte-éventail" pour placer les chars sur des bambous couchés au sol afin de les faire pivoter en les tournants et ainsi pouvoir repartir sans encombre, en suivant l'itinéraire de la procession. Et en plus, ces magnifiques chars sont entrés en 2009 au ... Bravo patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre "Yama, Hoko, Yatai, festivals de chars au Japon"! 

Ice ice ice ! Glace pilée à la japonaiseMiniatures du Gion MatsuriGion Matsuri YoiyamaGion Matsuri de nuit

Suite à l'arrivée inopinée d'un (petit) typhon, nous nous sommes rabattues sur des monuments abrités pour éviter de nous envoler. Ce qui veut plus ou moins dire musées ! Celui de Kyoto est d'ailleurs très intéressant et complet, il propose, comme nous, une immersion et des explications, cette fois sur la vie et l'histoire de Kyoto au cours des quatre périodes s'étalant de Heian (rappelez vous les hallebardes de l'épidémie de 869) à Edo (se terminant en 1867), époque à laquelle Kyoto cède sa place de capitale à Tokyo appelée à l'époque Edo donnant son nom à la période. Je ne vais malheureusement pas avoir le temps de m'étendre dessus ici (sinon l'article serait trop long) mais sachez qu'au cours de notre visite c'est à Sekigahara no Takai [(関ヶ原の戦い], une des plus grandes batailles historiques du Japon, qu'il avait dédié son exposition temporaire et c'est celle-ci que je vous propose de suivre en parcourant le "Hall of Fame" japonais. L'entrée de cette exposition se fait par une cinématique 3D épique sur des drapeaux blancs en mouvement nous montrant des combats de samouraïs ! je sais, décrit comme ça c'est plat mais ça créait vraiment une mise en ambiance parfaite

Pourquoi Sekigahara [関ヶ原の戦い] est-elle une bataille si importante ? Parce que le Japon moderne se fondera sur ses issues. Nageons donc rapidement pour passer de la vague 869 à la 1600ème et quittons la torpeur de l'été pour le mois d'octobre puisque cette bataille s'est déroulée le 20 et 21 de ce mois afin d'en apprendre plus ! Pour faire simple, Sekigahara signe la fin des "Royaumes combattants" au Japon, l'ère Sengoku [戦国時代] au sens large et le début de la période d'Edo. Pour faire compliqué...  Vous vous rappelez dans les cahiers du Japon #1 lorsque je vous avez parlé de l'ère Azuchi Momoyama (1573-1600) ? En 1573 Oda Nobunaga [織田 信長] 1534-1582 défait le dernier des shogun Ashikaga qui régnaient jusqu'ici en maitre depuis plus de deux siècles sur le Japon. Or, ce même shogunat avait entrainé et déchiré le pays dans une guerre civile depuis 1477, appelée guerre d'Ōnin [応仁の乱], en gros pour savoir qui serait le plus fort et arriverait à gouverner tout le Japon. Cette première grande défaite engage le début d'une période qui permis d'unifier et pacifier le pays au travers d'un nouveau shogunat instauré par Oda Nobunaga et renforcé par ses deux principaux successeurs Toyotomi Hideyoshi 豊臣秀吉 (1537-1598) et Tokugawa Ieyasu [徳川 家康] (1543-1616) qui ne pouvaient pas vraiment se voir vous allez vite le comprendre mais dont je vous épargne l'arbre généalogique complet. Et dont la succession fut tout sauf facile, peut-être en raison des restes de cent ans de guerre civile... Puisque c'est l'opposition de leurs deux familles qui mena à Sekigahara no Takai. En effet à la mort de Toyotomi Hideyoshi, le daimyo [大名] ou clan de la famille Tokugawa s'oppose, allié d'autres grandes familles, à la nomination de son fils en tant que successeur du titre de shogun et refuse de respecter la régence. Le clan Toyotomi a été affaibli par les derniers évènements, et les principaux personnages qui maintenaient l'alliance en place décèdent ce qui ouvre les portes à la contestation et dérape en "guerre de clans". Rajoutez à tout cela le fait que les Toyotomi sont d'origine paysanne et non issus des daimyo comme les Tokugawa, ce qui ne plait pas à toutes les grandes familles et vous avez des motifs de mécontentement qui mènent à un soulèvement. D'un côté les partisans fidèles, qui restent loyaux à Toyotomi Hideyoshi et supportent son fils Toyotomi Hideyori (ne soyez pas dupe il n'a que 7 ans et tous ses alliés ne sont pas sympa au point de combattre pour rien, ils espèrent aussi le manipuler plus facilement) et de l'autre la contestation mené par les partisans et les alliés de Tokugawa. C'est le clan Kobayakawa, appelé les traitres de la dernière minute, qui fera basculer l'affrontement de Sekigahara en victoire du clan des Tokugawa, en retournant sa veste au dernier moment... Une question de Timing, puisque la bataille n'a duré que 6 heures au total.   

Vous comprenez peut-être mieux pourquoi nous nous sommes mises en quête de la tombe de ce fameux Toyotomi Hideyoshi. Chose étonnante que nous avons pu découvrir du quotidien des japonaises en nous rendant sur l'édifice qui lui est dédié, toutes dégoulinantes de sueur après tant d'effort dans la moiteur ambiante j'insiste pour le contraste vous allez voir... : la Pincess-Line. Mais qu'est ce que c'est ?? C'est un bus rose réservé aux femmes seulement, discrimination positive pour éviter le harcèlement dans les transports, il y a aussi des rames dédiées à la gente féminine dans les trains. Et comble du bonheur des princesses, on peut attendre son bus à la station, en s'asseyant dans de magnifiques canapés, roses eux aussi, abrités de la pluie bien entendu, armé de son ventilateur portatif personnel : la touche de classe finale. Je vous laisse le soin de commenter et méditer sur cette initiative.

Petits serpents poissons étonnantsAquarium de KyotoThe big salamander !Aquarium et faune bizarre

Après notre intermède historique, un peu de littérature à présent ! Nous nous sommes rendues, en fanfare parce qu'on l'avait noté en haut de la liste des choses à faire au Musée international du Manga ! Premier mondial, ouvert en 2006 avec un phœnix qui orne son entrée (non ce n'est pas Ikki) il possède des murs entiers de manga. Il est construit comme une énorme bibliothèque, s'étalant sur trois étages et proposant plus de 300 000 ouvrages ! Il y a une exposition permanente sur l'histoire du manga des origines à nos jours, une salle réservée aux enfants, des originaux et objets de mangaka célèbres, et lorsque nous nous y sommes rendues une exposition sur le manga à travers la Seconde Guerre Mondiale et son impact (pendant et après), notamment comment le manga a aidé et participé dans la prise de conscience et la résilience. On y a notamment découvert Gen d'Hiroshima (dont je vous reparlerai surement ultérieurement). Une belle découverte, car ce n'est pas la fin mais la faim qui nous a poussé à en sortir !

Petit interlude de jeu traditionnel avant de nous remettre en marche et décider qui se charge de la suite du programme : le Jan Ken Pon [じゃんけんぽん], article en anglais détaillé et illustré sur le sujet, l'équivalent de notre "pierre-feuille-ciseaux" auquel les enfants de nos hôtes nous ont initiés en VO. Pour commencer la partie on dit Shaishowaguu [最初はグー] puis on poursuit avec le Jan Ken Pon [じゃんけんぽん] s'il n'y a pas de gagnant on recommence avec la fameuse phrase Aikodesho [あいこでしょ] jusqu'à ce qu'il y en ait un. C'est Léoly qui gagne cette partie et nous emmène sur les traces de Murasaki Shikibu [紫式部] (~973 - ~1014), l'auteure du premier Best Seller mondial, bon en tout cas vu du Japon, le très renommé et fameux... "Dit du Genji" [源氏物語] Genji monogatari, une œuvre fleuve écrite au XIème siècle qui comprend près de 1 000 pages et une cinquantaine de livre sur des intrigues politiques et amoureuses de la cour japonaise de son époque. Nous nous sommes aussi rendues sur son tombeau ! Euh... oui on a vu pas mal de tombes d'illustres personnages et d'illustres inconnus aussi dont le voisin de Murasaki Shikibu d'ailleurs... 

C'est l'heure de remonter en surface pour un retour au (presque) présent, et la vie quotidienne des japonais aujourd'hui... Essuyant encore l'eau qui pleuvait averse pensez Japon, pensez kawaii pensez K-Way... nous avions décidé de prendre la route de l'aquarium de Kyoto, plutôt réputé car conseillé par nos hôtes, ayant des enfants qui raffolaient de cet endroit. Nous avions ainsi pu faire connaissance avec la faune locale de la rivière Kamo Gawa dont une salamandre géante, qu'on a cherché dans le bassin pendant longtemps... parce que d'un, elles ressemblaient à s'y méprendre à des rochers, où elles se cachaient : niveau camouflage impeccable ! Mais aussi parce que de deux, nous ne les imaginions pas si géantes que ça... Elles font tout de même entre 1m et 1m40 ! oO Il en existe aussi plusieurs espèces en Asie qui était présentées dans cette même salle. Nous avons aussi rencontré d'innombrables animaux marins, otaries, phoque, dauphin, manchots à l'heure du déjeuné pour les plus courantes, et des espèces plus communes des mers d'Asie que nous connaissions, nous, moins bien. Bien entendu, je me suis longuement arrêtée pour admirer les méduses, et Léoly s'est pris d'affection pour le spectacle de dauphins et la boutique souvenir qui lui ont fait dire pendant une bonne partie du séjour que c'était son endroit préféré dans Kyoto.

Tonnelle de citrouilles et potironsUn des étang du jardin botaniqueLotus du jardin botaniqueCollection de bonsaï

Retournons nous prélasser au bord de la Kamo Gawa, maintenant en crue si vous suivez ;), faisons une pause en atteignant le jardin botanique de Kyoto et découvrons la flore locale après la faune (vous ne serez pas étonné si je vous dis que ce n'est pas Léoly qui a insisté pour y aller...). Le jardin possède de nombreux nénuphars et lotus tous en fleur à cette période, une bambouseraie très variée, un coin enfant avec des champignons-bibliothèques et une superbe collection de bonsaï. Nous déambulons dans un jardin à l'européenne avec sa roseraie, ses fontaines et sa symétrie, passons aux jardins japonais avec les petits étangs aux passerelles de bois permettant de découvrir des mini-îles qui ponctuent le parcours puis dévions sur des coins dédiés à certaines plantes. Nous faisons face à plusieurs variétés de conifères, un espace garni d'hydrangeas (dont l'hortensia fait partie), un autre d'iris, un potager où les potirons prospèrent sur des tonnelles et sont retenus par des paniers, une armée de cerisier (appelé Sakura [桜 / 櫻 / さくら] au Japon) comprenant 200 espèces différentes, des pruniers (Ume [] aussi appelé abricotier du Japon) et des érables (Kaede [楓] littéralement «mains de grenouilles» appelé aussi Momiji [紅葉] à l'automne pour ses couleurs feux littéralement "feuilles rouges changeantes») que les habitants viennent admirer en pleine saison. Notons aussi les espaces aménagés des espèces endémiques, avec les japonaises voisines des chinoises (300 000 recensées), très similaires, car il y a plusieurs milliers d'année de cela les deux pays se jouxtaient, comme ici au jardin botanique, au cœur de la Pangée : très dépaysant. 

Pour finir la soirée, nous vous emmenons voir un spectacle japonais, très particulier : le Rakugo [落語] ou "l'art de la parole qui a une chute" ! C'est une sorte de Stand-Up mais... Sit-Down (précision pour les allergiques à l'anglais : jeu de mot pas vraiment traduisible entre debout et assis). Un spectacle traditionnel comique de style narratif qui date du XVIème siècle. Pour son show, le Rakugoka [落 語 家], à genoux sur scène calé sur son petit coussin, vêtu d'un kimono, est armé d'un éventail, d'une serviette. Il s'en saisit pour raconter des histoires, ponctuées de calembour, jeux de mots et effets comiques en ne bougeant que le haut de son corps. Le spectacle de Rakugo est à l'origine un art de rue, en effet, assis en haut d'une estrade en hauteur (le kôza [高 座] nom actuel de la scène sur laquelle il siège), en coin de ruelle, le conteur haranguait la foule des passants en les captivant et les tenant en haleine aux travers de récits et d'anecdotes pleines de rebondissement jusqu'à la chute (le ochi [落ち] aussi utilisé pour le mot "punchline" en japonais). Pour en savoir plus n'hésitez pas à consulter le site français dédié au Rakugo :)

Aquarium coming soonStands ponctuants le Gion FestivalEventails du festival de GionAmbiance Gion Matsuri

La journée fut longue et bien animée, et c'est ainsi que s'achève notre deuxième épisode immersif, retournez bien sereinement sur terre, séchez-vous bien et retrouvons nous pour l'épisode 3 des carnets du Japon dans les jours à venir ! 

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Carnet de Corée #7 We Séoul U again !

Publié le par Chokopims

Pour découvrir le charme de Séoul 서울 épisode 2 : L'aventure avec un grand A

Les visites de l'immense Séoul, capitale de la Corée du Sud s'étendant sur plus de 60 000 Ha et abritant presque 10 millions d'habitants ne pouvait se clôturer si vite ! Nous étions donc d'ores et déjà entrainées vers de nouveaux évènements, dans la découverte d'une ville asiatique qui a encore énormément de choses à nous révéler... 25 mars au 05 avril 2018 (on poursuit le récit)

Et si vous êtes toujours là, c'est que vous attendez comme nous... LA SUITE !

Namsangol le village traditionnelQuartier de Mullae - Steampunk tendanciesCostumes de mariage de Gojong et Myeongseong

Nous débutons par une petite virée historique, avec un retour vers 1988, l'année où ont eu lieu les premiers jeux olympiques en Corée, sachant qu'en 2018, année du voyage, se déroulaient cette fois, 30 ans plus tard, les jeux d'hiver à 평창군 PyeongChang ... Drôle de coïncidence ! Nous entrons donc dans le parc olympique, 서울올림픽주경기장 complexe créé pour l'occasion, et étrenné pour la première fois en 1986 avec les jeux asiatiques. Quand on se rappelle dans quel contexte politique était la République de Corée dans les années 80, voir les carnets de Gwangju les débats de la demande d'accueillir les JO on retrouve tous les documents dans un musée dédié prennent un tout autre sens, l'issue du mouvement de juin 1987 et l'aboutissement à une constitution a été sûrement un peu avancée par l'arrivée de ces jeux. Encore une fois l'image que renvoie le pays d'accueil a été primordiale et a permis un consensus. Le parc est un complexe sportif sans limite, avons nous l'impression, car même en le parcourant de long en large nous arrivons tout de même à tomber sur des éléments que nous n'avions pas encore vu. Devenu une plateforme d'art, comme énormément de choses en Corée vous avez fini par remarquer... on peut trouver des sculptures à tous les coins du parc, entre les musées dédiés à l'histoire des jeux olympiques, un à la culture K-Pop, et bien oui ! mais aussi bien évidemment, les stadiums, les halls, les piscines, et toutes les salles de sports dont je ne dresserai pas ici la liste, on peut aussi marcher sur les "vestiges" de la forteresse Mongchontoseong (서울 몽촌토성), vestiges étant un bien grand mot puisqu'il n'en reste surtout que l'emplacement, et admirer la flamme olympique sous une grande arche, entre autres monuments historiques rappelant les exploits sportifs et l'impact de ces JO sur le pays. Après cette étape riche en enseignement nous enchainons avec le lac Seonkchon (석촌호수공원), situé dans le même quartier à Jamsil (잠실), il parait que là, c'est un bon spot pour aller observer les premières floraisons de cerisier. On observe bien les bourgeons, mais pour les fleurs, il va falloir attendre encore un peu ! On se console donc avec les forsythias et les saules qui eux sont en pleine expansion, et les alentours du lac animés et agréables, agrémentés encore une fois on s'en doute de street art. :)

JO 1988 - 2018flamme olympiqueLac SeonkchonDrapeaux et monuments olympiques

Une autre de nos journées épiques vous allez enfin comprendre la douleur des derniers 7 km, déjà annoncée dans l'épisode 1 de nos aventures : le combo Seoul Forest (서울숲) allié avec l'enfer de Myeong Dong (명동) ou pourquoi nous avions déjà bien marché le jour de la Namsan Tower XD. Tout avait pourtant bien commencé, le parc de la forêt de Séoul est annoncé comme "vaste", bon nous avons fait le parc olympique et sincèrement... ça va ! :) Mamagei et moi, nous le parcourons très intéressées par la partie botanique, les terrariums, aquariums, volières à papillon, bassins d'eau produisant de l'énergie, ... Nous passons sur le pont qui surplombe le parc des daims, et poursuivons sur la partie jeux aménagés. Il faut dire que ce parc est le paradis des familles et que la zone de sculpture est transformée en structures ludiques où enfants et parents s'amusent ensemble. C'est ici aussi qu'on apercevra nos premiers cerisiers en fleur et comme de par hasard des gens qui pique-niquent en dessous ^^ pour terminer on atterrit dans un passage d'Urban Graphism avec du street art tag un peu partout. Nous décidons d'aller manger dans Wangsimni 왕십리 un petit BBQ bien mérité, avant de repartir en métro direction l'enfer avec une mission : aller au point info de Myeong Dong !

Je m'explique. Pourquoi l'enfer ? En trois mots et en anglais ? TOURIST SPOT DETECTED ! En fait Myeong Dong est LA destination N°1 des touristes à Séoul. La rue est blindée. En fait c'est l'équivalent d'une rue piétonne ultrafréquentée comme la Zeil à Frankfurt ou la rue Sainte Catherine à Bordeaux et que sais-je encore mais puissance 10 000 ! Un conseil si vous tenez à la vie, n'allez pas à Myeong Dong, des stands en tout genre avec odeur de nourriture très prenante, des restaurants, des boutiques, des hauts-parleurs allumés à fond, des démarcheurs, des colporteurs, des tonnes de gens serrés et piiiiiiire que tout... des touristes ! ^^ On arrive tant bien que mal au bout, on ne s'éternise pas, prenons le nécessaire de survie à l'office de tourisme et nous respirons un bon coup avant d'affronter la foule une seconde fois pour rejoindre la station... La rue me parait interminable. Nous poursuivons d'un commun accord à pied, et au calme en le savourant tranquillement et arrivons enfin vers le village Hanok, la suite du programme... Enfin ça c'est que nous croyons encore quelques instants avant... C'était avant... Avant... Le drame...

J'ouvre mon sac et ...

Maison de sorcière dans la forêt de SéoulUrban Street AvenueForêt de SéoulWangsimni Station

Plus d'appareil photo. Je réfléchis. Non mais il est forcément là. Je sors tout. Rien. Je ressors tout. Toujours rien. Je refais le trajet dans ma tête. Bon dernière photo c'est Mamagei devant le BBQ de midi. Après ça ? Trou noir. On est mal. Va falloir tout refaire du début ? Je désespère. Le restaurant peut-être ? Ni une ni deux, le Capitaine Mamagei prend les choses en main. Nous sommes revenues sur nos pas et nous avons fait Wangsimni dans un coréenglish particulièrement impressionnant : rien. Déclic. A l'office de tourisme, j'aurai du paniquer si je ne l'avais pas dans mon sac non ? Donc il faut reprendre la rue... La rue ?! Nooooon pas Myeong Dong ?! oO

Et c'était reparti pour l'enfer deuxième prise et aller-retour. Déjà rien qu'à l'abord de la station de métro la tension monte. Heureusement le graal est au bout : mon Fujifilm avec la photo de Mamagei devant son BBQ est bien là. Délivrance ! Et un énorme 고마워 (gomawoyo) c'est à dire merci en coréen qui vient du fond du cœur. Après vous connaissez la suite, bouffée d'air frais, respiration et on affronte la foule de nouveau... pour la quatrième fois de la journée avant de monter directement vers le mont Namsan, par le chemin le plus perdu, loin du monde, loin de tout. Et on ne redescendra que tard dans la nuit, toujours à pied, mais après cette journée je crois qu'on peut dire que nous sommes définitivement devenues des warriors !

Quartier de DaehangnoPatbingsu Chocolat/Matcha <3Quartier de DaehangnoNamsangol

Nos autres découvertes en vrac pour finir en feu d'artifice : le quartier sidérurgique de Mullae 문래, ancien bidonville transformé en ... Bravo ! Village d'art ! Au rendez-vous steampunk il serait en tête, il y a d'ailleurs un superbe café dans ce genre en plein milieu de ce quartier un peu atypique. Daehangno 대학로 quartier jeune très accès sur les arts et le théâtre, proche de Dongdaemun, où se situe entre autre, un village mural encore oO de magnifiques cerisiers, le Marronnier Park (마로니에 공원) et des 팥빙수 Patbingsu délicieux <3 notamment chocolat/matcha ! Le village Hanok de Namsangol  남산골한옥마을, dont l'attraction principale, pour moi est la "Time Capsule" capsule temporelle ! Pour l'atteindre il faut traverser... les couloirs du temps, bon ça j'avoue c'est pas dans le guide, c'est moi qui l'ai inventé :D, ils sont immenses, presque comme s'ils se refermaient au-dessus de nous et on a vraiment l'impression de voyager dans le temps à travers eux. Bref cette capsule enterrée en 1994 et dédicacée par Monsieur Chirac s'il vous plait pour les 600 ans de Séoul en tant que capitale de la Corée, contient un, je cite "message pour les générations futures" et devra être ouverte pour les 1 000 ans de la ville. Ne faites pas le calcul pour savoir si vous pourrez voir l'ouverture, je vous l'épargne : personne ne survit 400 ans. Et enfin celui que j'appelle "The last palace" parce que c'était le seul que nous n'avions pas fait avec Léoly et Becky : le 운현궁 Unhyeongung, là où le roi Gojong (고종) c'est qui déjà celui là ? a passé son enfance. Mais si ! C'est lui qui deviendra le premier empereur de Corée. Et c'est également le fameux mari de l'impératrice 명성 Myeongseong, assassinée par les japonais dont nous avons parlé dans le carnet de Corée #1 ! Ce n'est certes pas un des palais les plus impressionnants mais il possède pas mal de reconstitutions intéressantes, avec costumes pour les adeptes.

Musée national de CoréeLes couloirs du temps !Capsule temporelleintérieur de l'UnhyeongungParc du muséePériodes des 3 royaumes

Il nous restait encore pour terminer le séjour une échappée sur la montagne du dragon : Yongsan 용산 rien que pour le nom il fallait que j'y aille vous vous en doutez avec des espaces verts imprenables, très fleuris et agréables, pavillons, pagodes, sculptures, petits étangs pour accompagner notre journée mémorable au cœur des musées. Dont celui national de Corée (국립중앙박물관) de la préhistoire au XXIème siècle, très intéressant mais très complet aussi et du coup, pour nous qui n'étions que de passage, démesuré et presque interminable... heureusement il fermait à 21h ! Le musée du hangeul (한글), l'alphabet coréen, petit mais très instructif qui retrace l'enracinement de cette écriture simplifiée par le roi 세종대왕 Sejong lui même, afin que tous ses citoyens aient accès au savoir. Et en effet cela n'a rien à voir avec la difficulté d'apprentissage de l'écriture chinoise en usage à l'époque, avec ses idéogrammes compliqués appelés hanja. Ainsi que l'extérieur du mémorial de guerre de Corée (전쟁기념관), qui possède une collection impressionnante de tous les engins utilisés, des tanks, chars d'assaut, aux avions et même quelques navires... Et tant d'autres choses encore !

Lee Lee-NamYongsan, la montagne du dragon en fleur

Comme vous avez pu le constater il y en a vraiment pour tous les goûts à Séoul, et chaque venue amène de nouvelles découvertes, il suffit de se laisser porter par l'envie d'en savoir plus. ;) Dernier volet à suivre !

 

 

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Carnet de Corée #8 Incheon, Suwon et Bukhansan

Publié le par Chokopims

Dernières balades avec Mamagei : La région de 경기도 Gyeonggi-do 25 mars au 05 avril 2018 (suite et fin)

En plus du programme bien chargé que vous avez découvert dans les deux premiers épisodes carnets de Corée #6 et #7, Mamagei et moi vous réservions encore, trois journées excentrées dans les environs de Séoul, remplies de nouvelles petites anecdotes à dévorer, en avant pour le dernier épisode de la saga !

Maison Hanok dans SuwonRestaurant traditionnel de SuwonBienvenue à Incheon

Virée à 인천 Incheon , équilibre entre tranquillité, modernité et tradition

Agréable surprise qu'Incheon, que l'on vous recommande d'urgence ! où les découvertes ont été très variées, ville portuaire accueillant l'aéroport, elle possède cependant, un quartier chinois, mini "China Town" colorée de rouge, très réputée pour ses nouilles à la sauce noire à base de pâte de haricot rouge les 짜장면 Jajjangmyeon ! Qui s'avèrent délicieuses :) Elle compte aussi de nombreux espaces très fournis en art de rue dont la célèbre plateforme des arts, ainsi qu'un village "Fairy Tale" et non Fairy Tail ^^ de contes de fées pour les petits et les grands enfants, que nous sommes, un quartier japonais avec maisons en bois traditionnelles, portes coulissantes et papier de riz où l'on peut constater les différences entre elles et les coréennes, et enfin sur la presqu'île qu'on peut rejoindre facilement à pied, on trouve l'observatoire 월미 Wolmi avec vue sur le port commercial, ainsi qu'un musée, des reconstructions de maisons d'époque et etc. C'est un grand parc avec jardin traditionnel et des bâtiments dédiés à la culture coréenne, qui permettent de s'immerger dans l'artisanat, les traditions, l'histoire et les costumes. On apprécie principalement les reconstitutions celle de maisons 한옥 Hanok, de bouts de palais, ou les pagodes, mais aussi les nombreux essais possible, comme ceux de 한복 Hanbok ou des jeux typiques du pays entre autre pour une immersion complète. ;) Une gentille 아줌마 Ajumma = dame d'âge moyen nous accueille donc chaleureusement dans le Wolmi Cultural Center et nous explique, passionnée, tout sur tout avec une motivation sans faille dans un mélange de coréenglish que je commence à maitriser. Nous apprenons par exemple, que traditionnellement après une naissance, pour protéger le nouveau né et sa mère du mauvais sort, on attachait devant la maison une corde censée apporter l'immunité. On pouvait ainsi savoir, en fonction de l'élément mêlé au cordage, si le nouveau né était une fille (pins + corde) ou un garçon (piments + corde). On a aussi droit a un cours sur les codes couleurs des Hanboks à la cour royale, le quotidien de celle-ci ainsi que les différentes cérémonies qui ponctuent la vie des coréens naissance, passage à l'âge adulte, 60 ans,... . L'avantage principal étant que nous n'avons pas croisé grand monde, mis à part des locaux, qui arpentaient cette ville et avons pu profiter pleinement de tous ces instants. De plus la majorité des coréens sont toujours heureux de partager un peu de leur culture avec les étrangers.

Pour terminer la visite en soirée ce sera le parc Jayu 자유공왼원 , le premier parc de style occidental, d'après les informations données, construit en 1888. Son nom signifie "parc de la liberté" et on comprend mieux pourquoi y trône fièrement la statue du général américain Mac Arthur qui a joué un rôle non négligeable dans la guerre de Corée de 1950-1953. C'est lui qui a lancé une opération de débarquement sur Incheon justement ;) pour libérer la Corée du Sud après des premiers mois de guerre pas très agréables à reculer vers Busan, face aux armées du nord bien équipées par les soviétiques. Pour ceux que ça intéresse, il existe un bon film historique à ce sujet, basé sur les faits qui se sont déroulés : Opération Chromite ou Memories of War. En Coréen c'est "la bataille d'Incheon" 인천 상륙 작전

Parc d'Incheon : les fameuses potiches pour conserver la nourriture (dont le Kimchi)Jeu traditionnel du YutnoriLes délicieuses jajangmyeonAu détour d'un escalier de la China Town

Saut dans le temps sur la forteresse imprenable de 화성 Hwaseong  (à Suwon 수원)

La forteresse de Hwaseong 수원 화성, « forteresse brillante » construite à la fin du XVIIIème siècle sous la demande du roi 정조 Jeongjo, qui envisageait de déménager la capitale de Séoul à Suwon, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco et on ne se pose pas vraiment la question de pourquoi ^^. Elle est plutôt bien conservée pour certaines parties et restaurée pour d'autres. C'est une des destinations que j'avais inscrite en premier au programme, parce qu'il fallait absolument que nous arpentions ce lieu d'histoire ! Il me tardait de marcher sur ces remparts immenses, de plus de 6km de long et entre 4 et 6 m de haut. Nous n'avons pas été déçues. Les différentes vues qu'elles proposent sont toutes plus splendides les unes que les autres, il n'y a qu'à regarder le nombre de photos prises pour le constater. C'est fascinées et impressionnées que nous découvrons les nombreux bastions, et portes qui longent la muraille. Nous suivons le chemin de ronde, en partant du sud, au fil des étendards colorés qui indiquent les directions cardinales. Dans la mythologie coréenne, les quatre points cardinaux sont gardés par des créatures mythiques, des animaux gardiens qui leur ont donné leurs couleurs. Ainsi le Sud  a pour emblème un phœnix rouge, le Nord une tortue noire, l'Ouest  un dragon bleu et l'Est un tigre blanc. Décrire la forteresse pourrait me prendre des heures... Pour aller au plus court, nous avons énormément apprécié la visite, et les marches un peu moins à l'usure comme d'habitude. ;) Nous nous sommes beaucoup promenées au feeling et attardées sur les différents édifices qui bordaient les remparts, notamment aux alentours de la porte de Hwaseomun 화서문 aux couleurs blanches d'origine, qui ont miraculeusement survécu depuis sa construction en 1795.

Pour le plus grand bonheur de Mamagei, on peut participer à une chasse aux tampons sur les murailles à l'aide de la carte de la forteresse. XD A la fin de sa quête ultime, il nous en manquera malheureusement un petit dernier... Mais rien ne l'a détournée de son objectif ! Pas même la petite pause de midi où nous avons mangé dans un restaurant traditionnel, qui proposait une farandole d'accompagnements et un repas en  "chambre" c'est à dire table basse et coussin à même le sol. Nous étions entourées de fioles et de pots remplis de racines de ginseng qui baignaient dans l'alcool, comme chez un apothicaire.

Suwon, le long de la forteresseLe dragon bleu gardien de l'ouestPrintemps sur Hwaseong

 La Journée des exploratrices à l'assaut du 북한산 Bukhansan  

C'est admirablement bien équipées pour la randonnée que nous partons ce matin là, pour suivre l'exemple du hobby N°1 des coréens : MARCHER en montagne ! On achète au kombini de quoi se restaurer, lorsque nous serons au sommet, et on part donc à l'ascension, qui s'avère encore une fois me direz vous plus sportive que prévue, surtout que le granit effrité est glissant et en pente abrupte, le sentier est parfois à même la roche... Cependant, c'est plutôt amusant et la vue est splendide, même si la pollution de Séoul forme comme une nappe de brouillard au-dessus de la ville. Cette petite balade va s'avérer être une belle randonnée imprévisible ! En effet dès le départ de la station de métro, tout est écrit en coréen sur les rares cartes croisées, et notre guide est en anglais et ne comprend que des noms sans carte... En plus tout ne correspond pas : ça annonce de l'aventure on le sent déjà. Du coup, pour avancer, nous demandons notre chemin aux autres randonneurs.

Finalement l'ascension ne nous pose pas réellement de problème et nous arrivons sans grand encombre en haut des 600m de dénivelés, Mamagei va même jusqu'à escalader le dernier rocher pour toucher le drapeau coréen planté au sommet. We did it ! Après un pique-nique, pile en face d'une vue imprenable sur Séoul, nous, seules touristes étrangères à des lieux à la ronde, attirant l'attention sans le vouloir, reprenons la route, avec descente en passant par les temples "indiqués". De temples en temples, de chemins en chemins, on se retrouve dans le dernier et non des moindres. Ambiance paisible et relaxante, nous parcourons les bâtiments, admirons les statues, notamment les douze signes zodiacaux... C'est là que nous allons prendre la mesure de notre escapade... En demandant à d'autres visiteurs où se trouve la station d'où nous sommes parties, ceux-ci sont surpris et nous indique qu'il vaudrait mieux en chercher une autre. Et pour cause ! En fait, elle se situe de l'autre côté de la montagne... Arrêt. Attends, mais en fait nous sommes redescendues par l'autre versant !? oO Pourtant le nom du temple se situait dans le bas de notre plan et devait être le point de départ initial loupé... Nous sommes en fin d'après-midi. Devant nos airs aussi étonnés qu'eux, le couple interrogé nous indique gentiment un arrêt de bus en bas du chemin qui continue de descendre vers la civilisation et nous poursuivons donc la suite de notre aventure bien décidées à rejoindre une station de métro par ce biais. Ils finissent par nous emmener en voiture à l'arrêt et demandent même pour nous les renseignements pour rejoindre notre hébergement. Autant vous dire que nous sommes rentrées sans problème. Je vous avez déjà parlé du fait que les coréens étaient très serviables non ? ;)

Perdu dans le parc du BukhansanBon alors y a marqué quoi sur le plan ? Chais pas c'est en anglais !Vue sur Séoul du BukhansanTemple dans le Bukansan

Comme lors de ma première escale, il pleuvait encore sur Séoul quand nous l'avons quitté... Un signe qu'elle ne voulait pas nous quitter sûrement ^^ Ainsi s'achève le deuxième voyage des carnets de Corée, en attendant le troisième, car comme on dit... Jamais 2 sans 3 !

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Carnet du Japon #1 Kyoto nous voilà !

Publié le par Chokopims

 Episode 1 : Premiers pas sur le sol nippon, pays du Soleil Levant

 Avant l'épopée Corée du sud, il y eut... l'épopée Japon ! C'est un des premiers périples de Léo-Lycanthrope en ma compagnie, vous aviez déjà pu profiter dès notre retour d'un compte-rendu photo de cette belle aventure toujours disponible dans la galerie mais vous vous êtes sans doute plusieurs fois demandé.e.s depuis : "Quant-est-il des fameux carnets !?" Je vous en livre quelques pages ici, huit ans après, bien époussetés en les sortant de l'étagère, préparant mon futur séjour pour le pays du soleil levant.  Retour sur 21 jours au cœur de Kyoto, capitale japonaise de la période d'Edo ! du 10 juillet au 31 juillet 2015.

KinkakujiKyoto GoshoKamo Gawa et sa traversée de tortuedsOffrandes d'origami - Les fameuses milles grues = un voeuDans les soixante hectares du jardin impérial

Nous avions débuté le voyage de Paris, avec une belle escale au cœur de la Corée du Sud, qui nous avait aussitôt donné envie d'y poser nos valises dans un futur proche ce que nous avons fait cf les autres carnets dont le premier épisode est ici ! ^^.  L'arrivée de nuit à Osaka avait été mémorable, tout comme la première soirée dans un logement traditionnel avec futon. Le décalage horaire et l'excitation nous avaient fait passer une nuit courte et peu réparatrice qui s'est avérée fatale le sur-lendemain, quand fraichement arrivées à Kyoto, émergeant après une bonne nuit de sommeil... nous avions découvert qu'il était onze heures bien tassé !

De ces premiers pas sur le sol nippon quelles impressions s'en étaient ressenties ? C'est ce que je vais essayer de vous transmettre dans ces épisodes des carnets du japon !

Ce qui nous avait le plus frappé c'était tout d'abord le soleil. Celui-ci levé dès 4h30, illuminait la pièce à 6h30 comme si la matinée était déjà bien avancée, et le jour se couchait très tôt... Vers sept heures c'était déjà le début de la nuit. La course du soleil dans le ciel perturba quelques temps nos horloges internes. Deuxième chose, notre étonnement concernant le climat : la chaleur et la moiteur ambiante qui nous faisait transpirer au moindre mouvement et la force impressionnante du vent lorsque le typhon fut annoncé ! Nous avons essuyé quelques gouttes et averses mais ce fut un été plutôt clément pour visiter. Troisièmement, la culture et les traditions plus anciennes cohabitent avec le moderne, la nouveauté et la technologie, permettant de découvrir un monde nouveau très dépaysant pour nous, petits occidentaux. Et enfin retrouver tous les petits détails de la vie japonaise décrite dans les mangas, animés, livres, films et dramas fut quelque chose de captivant ! La plongée culturelle fut très intéressante sous toutes les formes qu'elle prit. 

Fushimi Momoyama JoShimogamo JinjaJardin du Kyoto GoshoKyoto Gosho

Après ce long aparté, c'est parti pour l'immersion dans Kyoto [京都市] !

Les avantages principaux de la ville de Kyoto sont que, d'un, elle est relativement bien conservée au niveau du patrimoine culturel mondial (classé ou non) et que de deux elle possède un plan en damier : très facile de s'y repérer pour un européen. La chose à ne pas louper c'est bien entendu le palais impérial, autrement nommé le Kyōto-gosho [京都御所], et dès le premier jour, malgré l'heure tardive, nous nous y rendions pour pénétrer les jardins parfaits, étudiés au millimètre près, les lanternes et les ponts qui l'ornent, les bâtisses aux superbes toits, les différents édifices qui se succèdent avec des couleurs rayonnantes au soleil. Le parc l'entourant s'étant sur plus de 60 hectares et est lui même un lieu de visite et de flânerie intéressant, un poumon de verdure au milieu de la ville. La résidence officielle impériale fut plusieurs fois brûlée et reconstruite  (comme beaucoup d'autres choses ici vous vous en apercevrez rapidement) : huit fois à ce qu'il parait ! Sa dernière reconstruction remonte à 1855, époque à laquelle elle a aussi cessé de servir, puisque c'est le début de l'ère Meiji (1868).

Vu sur Kyoto du parc :)Entrée du Fushimi InariEntrée du Kinkaku Ji

D'ailleurs nous nous sommes rendues sur les mausolées de l'Empereur Meiji [明治天皇, Meiji Tennō] 1852-1912 qui était constitué d'un grand dôme de pierre et de sa femme, l'impératrice Shōken [昭憲皇后, Shōken-kōgō] 1849 - 1914 (le même en plus petit) lors d'une épopée vers le Momoyama [桃山] et son adorable château le Fushimi Momoyama jo (jo = château) [伏見城], dont la construction fut ordonné par Toyotomi Hideyoshi 1537-1598 [豊臣秀吉]  lors de la période d'Azuchi Momoyama (1573 à 1603 mais je vous ferai un cours d'histoire un autre jour quand on reparlera de sa tombe à lui ^^), qui se trouve hors des sentiers battus dans un écrin préservé des touristes. Notre désir de nous y rendre n'a pas été bien compris par l'aimable autochtone qui a entrepris de nous y conduire avec sa propre voiture : "Mais Pourquoi ?! Y a rien à voir là-bas !!" et à qui nous avons bégayé une réponse peu convaincante qui l'a laissé sceptique " Euh pour voir les tombes des empereurs..." à priori c'est pas très japonais non plus comme visite... Toujours est-il qu'il nous a laissé très aimablement à l'entrée du parc où nous attendaient d'immenses allées aménagées conduisant aux tombeaux, jouxtées de part et d'autres par une flore très dépaysante. Dans ce même complexe, se trouve aussi le mausolée de l'empereur Kanmu [桓武天皇, Kanmu Tennō] 737-806, cinquantième empereur du Japon, tout aussi déserté de monde c'est vraiment le bon plan pour éviter la cohue.

Fushimi Inari base de départDans le dédale du Daitoku JiFushimi Inari allée de toriiPrès du Daitoku Ji

Surtout qu'ensuite nous avons enchainé par la face touristique par excellence, mais à ne manquer sous aucun prétexte !! Le Fushimi-inari Taisha-shrine [伏見稲荷大社] et ses allées bordées de torii rouge vif <3  C'est le sanctuaire shinto principal qui s'étend sur toute la colline dédié à Inari [稲荷神] (protectrice des moissons, kami de la nourriture et du riz par excellence) associé à son messager le renard ([狐] = kitsune). Les couleurs chatoyantes sont magnifiques, le rouge et le noir ressortent magnifiquement sous le soleil, se détachant sur le ciel bleu et la végétation environnante. Nous avons parcouru le chemin principal et avons compté ... les portes ! 3026 (avec marge d'erreur et chemins laissés de côté, ainsi que les détruites où ne restent que les socles : oui on était jeunes et insouciantes et on a compté des portes...). Note qui pourra servir à la postérité, en plein été, dans la chaleur extrême et la moiteur ambiante, face au dénivelé de marches très abruptes ne sous-estimez pas la quantité d'eau qu'il vous faudra transporter pour arriver au sommet n'atteignant QUE 233m (par expérience comme sur l'île de Jeju ce n'est pas la hauteur mais le dénivelé et les conditions climatiques qui sont les plus importantes dans ce cas de figure) et surtout n'attendez pas la délivrance incertaine à chaque distributeur de boissons (qui peuvent être, inexistants, vides ou HS) prenez plutôt vos précautions... 

Jardin Zen du Ryoan JiShimogamo JinjaRyoan Ji bassin pour se purifier

Parmi les très nombreux temples qu'abrite la ville de Kyoto, nous avions dû faire des choix, géographiques, nominatifs, pratiques, subjectifs, mais aussi liés pas mal au hasard des dédales de rues que nous avions empruntés (dont certains d'entre eux ne figure même pas sur la carte). Dans les plus connus que nous conseillons : la visite du Kinkaku-ji [金閣寺], ou pavillon d'or. Entré en 1994 au patrimoine mondial de l'Unesco, il a lui aussi brûlé à plusieurs reprises avant d'être reconstruit pour la dernière fois en 1950. Son rez-de-chaussé est peint en blanc, pour que le papier d'or dont sont recouverts les deux étages du dessus se reflète dans l'eau, tel un bateau pour l'au-delà, le pavillon ayant été pensé comme un accès au paradis pour les moines. De plus, il est censé avoir abrité des reliques de Bouddha et est surmonté d'un phœnix. Plutôt à faire en début de matinée pour éviter la cohue, car il est très prisé ! Dans le même quartier, se trouve le parc de Funaoka-yama [船岡山], d'où vous obtiendrez une vue sur la ville de Kyoto, après une petite montée au sommet de la colline (Yama / San = Montagne), vous y croiserez un petit temple et les restes l'emplacement d'un ancien château. Le "temple de la grande vertu" Daitoku-ji [大徳寺] aussi appelé [龍寶山], Ryūhōzan, se trouve aussi dans les environs, celui-ci est constitué de 23 petits monastères, comme un village de mini-temples (et croyez nous... on en a vu des temples ^^) presque tous sont des écoles qui enseignent la voie du zen, donc non-visitables, mais se promener au cœur du complexe était intéressant. A côté on trouve aussi l'Imamiya Jinja [今宮神社] un sanctuaire shinto, entouré d'arbres et composé d'une innombrable ribambelle de petits autels secondaires. Un autre coup de cœur : les jardins zen du "temple du repos du dragon" Ryoan-ji [竜安寺 / 龍安寺]. Classé à l'Unesco lui aussi, son premier jardin a été érigé au XVe siècle. Le jardin sec ou « Kare san sui » [彼 さん 水] est fait de 15 pierres, rocailles bien choisies, qui trônent au milieu du sable figurant des îles immergeant des vagues de gravier (bien ratissés). Pour contrebalancer et permettre l'équilibre, se situe à l'opposé un jardin "humide" remplie de mousses, je dirais même plus complétement tapissé. Le reste du lieu est agréable à arpenter, avec son étang, ses érables amenant de l'ombre, appréciable, et divers autres aménagements à contempler.

Momoyama JoMausolée des empereurs sur le MomoyamaToits du palais impérialPetite lanterne dans un jardin du palais

En fin de journée bien chargée, comme vous avez déjà pu le constater, un lieu, attirant  était devenu notre QG attitré, tellement il est rafraichissant, délassant et agréable pour bien débuter la soirée, assis sur les tortues de pierre, place parfaite pour y tremper les pieds : la rivière Kamo-gawa [鴨川] (bon alors sachant que Gawa = rivière nous on était partie sur Kame = Tortue Kamo pluriel de tortue ?? mais d'après recherche sur notre dictionnaire Kamo = canard sauvage. En rentrant on a obtenu la vraie traduction c'est "la rivière aux canards" on n'était pas si loin ). Nous l'avions arpenté de long en large et nous apprécions la fourche entre les rivières de Tanako-gawa [高野川] et Kamo-gawa [鴨川] où se situe les sanctuaires de Kamigamo Jinja [上賀茂神社] un des plus anciens temples shinto, lui aussi classé à l'Unesco et Shimogamo-Jinja [下鴨神社], avec leurs torii, leurs autels, et leurs empilements d'offrandes, qui se trouvent être aussi de magnifiques décorations, très photogéniques. Ainsi que le jardin botanique, sur lequel je m'extasierai dans la suite des carnets de Kyoto ! 

C'est par ce moment de détente que se termine le premier épisode des carnets du Japon - Destination Kyoto ! Suite au prochain article, avec d'autres surprises au programme pour poursuivre l'aventure !

La Kamo GawaFushimi InariPont sur l'étang du Ryoan Ji

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Carnet de Corée #6 Récidive

Publié le par Chokopims

Pour découvrir le charme de Séoul 서울 épisode 1 : Suivez le guide !

Après trois semaines durant l'été 2017, que vous avez pu suivre dans les 5 premiers épisodes des carnets de Corée, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir l'idée saugrenue de reprendre un ticket d'avion à destination de Séoul fin mars 2018 pour aller fêter mon anniversaire sous les cerisiers en fleurs à l'autre bout de la planète. Et j'ai eu la chance d'avoir une amie, née à deux jours d'intervalle, assez fonceuse et aventurière pour me dire sans se poser de question "Ok je viens avec toi !" C'est ainsi que Mamagei et moi on a pris nos billets pour Incheon 인천 et réservé un logement dans Séoul en moins d'une heure, un après midi d'octobre pluvieux, et c'est là qu'a commencé l'aventure ! Rétrospective de ce nouveau séjour du 25 mars au 05 avril 2018

Village HanokFête de Buddha en préparation au templeVillage Hanok, détail de porte

Cette fois escale à Pékin, vol avec la compagnie chinoise et arrivée prévue en milieu d'après-midi pour éviter le gros du jetlag (décalage horaire), je suis maintenant une habituée des longs courriers, et à mon grand plaisir, je reprends mes repères rapidement dans Séoul et son réseau de métro efficace et bien organisé. A la différence de la dernière fois je peux aligner plus de 6 mots et presque tenir une conversation en coréen, en anglais aussi d'ailleurs XD mes amies Becky et Léoly-canthrope à des kilomètres de là doivent être fières de moi ! Nous logeons dans le quartier de Dongdaemun (동대문구), dans une petite auberge de jeunesse très conviviale, aussitôt arrivées nous partons découvrir les alentours by night, afin aussi de nous restaurer. Au total c'est un programme de neuf jours bien chargés qui nous attend dans Séoul et ses environs !

Le séjour se divise en trois parties distinctes, la première, avec laquelle je vais commencer ici, sera la (re)découverte des lieux avec Mamagei en guest VIP à la lueur du printemps coréen sous des températures plus clémentes et un début de bourgeonnement agréable. C'est donc parti pour suivre le guide intarissable d'anecdotes en lequel je me suis transformée pour quelques jours !

Pour la première journée de Mamagei, on attaque fort : musée national de l'histoire contemporaine de Corée, Insa-dong (인사동) et le bien connu Wall de Ssamzigil (인사동 쌈지길), puis le renommé Bukchon Hanok Village (북촌한옥마을), que l'on ne présente plus, avec montée jusqu'à l'observatoire, dégustation de 김밥 Kimbab dans une petite échoppe, musées miniatures dans le dédale de ces petites rues traditionnelles trop kawaii et tant pis si ça c'est du japonais, et la Baek-in je house (백인제 가옥) maison traditionnelle musée et vitrine par excellence de la culture coréenne. Détour par la Sejong-road (세종로) obligatoire avec musée de ... l'amiral 이순신 Yi Sunsin bien évidemment ! Et accessoirement celui du roi 세종대왕 Sejong le Grand hein ^^ la rue porte son nom quand même... pour plus de détails voir le carnet de Corée #1

Tout ça pour attendre le crépuscule... Mais pourquoi donc ?

Bukhansan et Lune en soirée

Les fameux paillassons gazons

Le palace de nuit

Quartier de Sinchon

 

 

 

 

 

 

 Je vous avais déjà parlé du 덕수궁 Deoksugung, palais de la longévité vertueuse c'est aussi un des rares à être ouvert jusqu'à 21:00 et nous offrir ainsi une visite illuminée ! Nous attendions donc avec impatience de le découvrir sous ce nouveau jour euh halo ? Les photos n'égalent pas le rendu réel quelque peu féérique, comme hors du temps, avec le fameux contraste ancien / moderne très présent, mais comme beaucoup de choses tout au long du séjour, la fraicheur des températures aidant, tout va me sembler plus facile et court à arpenter. Pour terminer cette belle première journée la Séoul Plaza 서울광장 nous offre un magnifique parterre de fleurs en LED, identique à celui de la 동대문디자인플라자 ou Dongdaemun Design Plaza plus connu sous le nom de DDP ^^ où nous avions déambulé la veille... Ainsi que des palettes de gazon en cours d'installation mais ça c'est une autre histoire.

Dans les jours suivants les nouvelles découvertes en mode aventurière et les guidages explicatifs se mêlent quelques peu... Du coup dans le désordre, voici une palette tiens justement... des endroits où j'ai emmené Mamagei pour la faire pénétrer au cœur de Séoul, cette ville qui ne dort jamais... Ou presque... vous comprendrez la nuance quelques paragraphes plus loin ^^

 La maison bleueGyeongbokgung en fleur 1Garde du palaisGyeongbokgung en fleur 2

La guide vous conseille donc, si vous deviez vous aussi parcourir Séoul :

- De faire un arrêt dans le quartier de 신촌 Sinchon, de préférence allez y en soirée pour dîner, très animé et jeune, avec le bus musical où chantent et dansent de nombreux groupes qui essayent de se faire connaître. Ambiance assurée et dépaysement aussi, loin des touristes ;)

- De vous immerger dans un monument incontournable, le palais impérial 경복궁 Gyeongbokgung, sous la floraison des cerisiers cette fois ci c'était encore plus agréable ! Le changement de la garde est plutôt instructif pour qui s'intéresse à l'histoire et aux costumes d'époques. Bien que très fréquenté, nous avons pu visiter sans encombre en cette saison, moins prolifique en touriste peut-être... En plus quelques pas plus loin vous pourrez admirer la maison bleue 청와대, sous haute surveillance, puisque lieu de résidence et bureau du président de la République Sud coréenne. Et les musées que je vous avais présenté dans le premier article des carnets.

- De vous perdre sur les rives sud du Han, repère secret des retrouvailles amicales et amoureuses, Mamagei est d'ailleurs persuadée après ce séjour que la Corée est une destination romantique de premier plan. Ses avantages ? Vue sympathique sur Séoul illuminée, avec fraicheur ressentie du fleuve, nombreux spots photos disponibles, animations des berges avec concerts improvisés, vélos et tandems qui y circulent, parcs de verdures et cafés. Je ne pense pas qu'il faille d'autres arguments... Si ?

Quartier de DongdaemunRives sud du HanPorte sud mont Namsan by night

- D'arpenter le Cheonggyecheon (청계천) stream, ce ruisseau aménagé en chemin de promenade, ornementé de parts et d'autres, de nombreux ponts le traversent et des arts muraux l'entourent. Il se poursuit ainsi sur une dizaine de kilomètres. Comme nous par exemple, vous pouvez partir du coquillage de la 청계광장 Cheonggye Plaza d'où jaillit une petite cascade, pour remonter jusqu'au quartier de Dongdaemun. En le suivant vers l'est, nous avons déniché, non loin de là, dans le quartier Jongno (‎종로구) des revisites de 비빔밥 Bibimbap excellentes, et Mamagei a même eu droit à un cours particulier de positionnement des doigts pour la tenue des baguettes.

- Et le meilleur pour la faim ou la fin De monter admirer la vue sur la ville depuis le mont Namsan (남산) en début de soirée plus précisément, mais de faire attention à ne pas s'éterniser aux risques de rentrer, comme nous... à pied... En effet après minuit nous avons constaté à nos frais physiques, qu'aucun métro ne circulait plus. Et nous sommes donc rentrées à pied en traversant tout Séoul du mont Namsan jusqu'à Dongdaemun environ 7km quoi... rien du tout ! Nous avions déjà bien marché toute la journée je vous raconterai pourquoi dans le deuxième épisode je veux pas spoiler et nous ne sommes rentrées qu'à 1h30 exténuée. Racontant cette anecdote à Drache, je me suis vue surprise par sa réaction choquée typiquement coréenne "Mais vous êtes folles pourquoi vous n'avez pas appelé un taxi ???" et moi de répondre gênée "Euh... parce qu'on est française ?" ... Effectivement, c'est loin d'être un réflexe inné chez nous de faire appel à un taxi pour rentrer chez soi XD

 Carnet de Corée #6 Récidive

Ce fut un plaisir de retrouver Séoul, mais aussi de la découvrir sous un autre jour, car nous étions loin d'avoir tout fait, et avec une Mamagei bien décidée à ne pas en perdre une miette, nous avons continué l'aventure... Suite au prochain épisode ;)  

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