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Carnet de Corée #7 We Séoul U again !

Publié le par Chokopims

Pour découvrir le charme de Séoul 서울 épisode 2 : L'aventure avec un grand A

Les visites de l'immense Séoul, capitale de la Corée du Sud s'étendant sur plus de 60 000 Ha et abritant presque 10 millions d'habitants ne pouvait se clôturer si vite ! Nous étions donc d'ores et déjà entrainées vers de nouveaux évènements, dans la découverte d'une ville asiatique qui a encore énormément de choses à nous révéler... 25 mars au 05 avril 2018 (on poursuit le récit)

Et si vous êtes toujours là, c'est que vous attendez comme nous... LA SUITE !

Namsangol le village traditionnelQuartier de Mullae - Steampunk tendanciesCostumes de mariage de Gojong et Myeongseong

Nous débutons par une petite virée historique, avec un retour vers 1988, l'année où ont eu lieu les premiers jeux olympiques en Corée, sachant qu'en 2018, année du voyage, se déroulaient cette fois, 30 ans plus tard, les jeux d'hiver à 평창군 PyeongChang ... Drôle de coïncidence ! Nous entrons donc dans le parc olympique, 서울올림픽주경기장 complexe créé pour l'occasion, et étrenné pour la première fois en 1986 avec les jeux asiatiques. Quand on se rappelle dans quel contexte politique était la République de Corée dans les années 80, voir les carnets de Gwangju les débats de la demande d'accueillir les JO on retrouve tous les documents dans un musée dédié prennent un tout autre sens, l'issue du mouvement de juin 1987 et l'aboutissement à une constitution a été sûrement un peu avancée par l'arrivée de ces jeux. Encore une fois l'image que renvoie le pays d'accueil a été primordiale et a permis un consensus. Le parc est un complexe sportif sans limite, avons nous l'impression, car même en le parcourant de long en large nous arrivons tout de même à tomber sur des éléments que nous n'avions pas encore vu. Devenu une plateforme d'art, comme énormément de choses en Corée vous avez fini par remarquer... on peut trouver des sculptures à tous les coins du parc, entre les musées dédiés à l'histoire des jeux olympiques, un à la culture K-Pop, et bien oui ! mais aussi bien évidemment, les stadiums, les halls, les piscines, et toutes les salles de sports dont je ne dresserai pas ici la liste, on peut aussi marcher sur les "vestiges" de la forteresse Mongchontoseong (서울 몽촌토성), vestiges étant un bien grand mot puisqu'il n'en reste surtout que l'emplacement, et admirer la flamme olympique sous une grande arche, entre autres monuments historiques rappelant les exploits sportifs et l'impact de ces JO sur le pays. Après cette étape riche en enseignement nous enchainons avec le lac Seonkchon (석촌호수공원), situé dans le même quartier à Jamsil (잠실), il parait que là, c'est un bon spot pour aller observer les premières floraisons de cerisier. On observe bien les bourgeons, mais pour les fleurs, il va falloir attendre encore un peu ! On se console donc avec les forsythias et les saules qui eux sont en pleine expansion, et les alentours du lac animés et agréables, agrémentés encore une fois on s'en doute de street art. :)

JO 1988 - 2018flamme olympiqueLac SeonkchonDrapeaux et monuments olympiques

Une autre de nos journées épiques vous allez enfin comprendre la douleur des derniers 7 km, déjà annoncée dans l'épisode 1 de nos aventures : le combo Seoul Forest (서울숲) allié avec l'enfer de Myeong Dong (명동) ou pourquoi nous avions déjà bien marché le jour de la Namsan Tower XD. Tout avait pourtant bien commencé, le parc de la forêt de Séoul est annoncé comme "vaste", bon nous avons fait le parc olympique et sincèrement... ça va ! :) Mamagei et moi, nous le parcourons très intéressées par la partie botanique, les terrariums, aquariums, volières à papillon, bassins d'eau produisant de l'énergie, ... Nous passons sur le pont qui surplombe le parc des daims, et poursuivons sur la partie jeux aménagés. Il faut dire que ce parc est le paradis des familles et que la zone de sculpture est transformée en structures ludiques où enfants et parents s'amusent ensemble. C'est ici aussi qu'on apercevra nos premiers cerisiers en fleur et comme de par hasard des gens qui pique-niquent en dessous ^^ pour terminer on atterrit dans un passage d'Urban Graphism avec du street art tag un peu partout. Nous décidons d'aller manger dans Wangsimni 왕십리 un petit BBQ bien mérité, avant de repartir en métro direction l'enfer avec une mission : aller au point info de Myeong Dong !

Je m'explique. Pourquoi l'enfer ? En trois mots et en anglais ? TOURIST SPOT DETECTED ! En fait Myeong Dong est LA destination N°1 des touristes à Séoul. La rue est blindée. En fait c'est l'équivalent d'une rue piétonne ultrafréquentée comme la Zeil à Frankfurt ou la rue Sainte Catherine à Bordeaux et que sais-je encore mais puissance 10 000 ! Un conseil si vous tenez à la vie, n'allez pas à Myeong Dong, des stands en tout genre avec odeur de nourriture très prenante, des restaurants, des boutiques, des hauts-parleurs allumés à fond, des démarcheurs, des colporteurs, des tonnes de gens serrés et piiiiiiire que tout... des touristes ! ^^ On arrive tant bien que mal au bout, on ne s'éternise pas, prenons le nécessaire de survie à l'office de tourisme et nous respirons un bon coup avant d'affronter la foule une seconde fois pour rejoindre la station... La rue me parait interminable. Nous poursuivons d'un commun accord à pied, et au calme en le savourant tranquillement et arrivons enfin vers le village Hanok, la suite du programme... Enfin ça c'est que nous croyons encore quelques instants avant... C'était avant... Avant... Le drame...

J'ouvre mon sac et ...

Maison de sorcière dans la forêt de SéoulUrban Street AvenueForêt de SéoulWangsimni Station

Plus d'appareil photo. Je réfléchis. Non mais il est forcément là. Je sors tout. Rien. Je ressors tout. Toujours rien. Je refais le trajet dans ma tête. Bon dernière photo c'est Mamagei devant le BBQ de midi. Après ça ? Trou noir. On est mal. Va falloir tout refaire du début ? Je désespère. Le restaurant peut-être ? Ni une ni deux, le Capitaine Mamagei prend les choses en main. Nous sommes revenues sur nos pas et nous avons fait Wangsimni dans un coréenglish particulièrement impressionnant : rien. Déclic. A l'office de tourisme, j'aurai du paniquer si je ne l'avais pas dans mon sac non ? Donc il faut reprendre la rue... La rue ?! Nooooon pas Myeong Dong ?! oO

Et c'était reparti pour l'enfer deuxième prise et aller-retour. Déjà rien qu'à l'abord de la station de métro la tension monte. Heureusement le graal est au bout : mon Fujifilm avec la photo de Mamagei devant son BBQ est bien là. Délivrance ! Et un énorme 고마워 (gomawoyo) c'est à dire merci en coréen qui vient du fond du cœur. Après vous connaissez la suite, bouffée d'air frais, respiration et on affronte la foule de nouveau... pour la quatrième fois de la journée avant de monter directement vers le mont Namsan, par le chemin le plus perdu, loin du monde, loin de tout. Et on ne redescendra que tard dans la nuit, toujours à pied, mais après cette journée je crois qu'on peut dire que nous sommes définitivement devenues des warriors !

Quartier de DaehangnoPatbingsu Chocolat/Matcha <3Quartier de DaehangnoNamsangol

Nos autres découvertes en vrac pour finir en feu d'artifice : le quartier sidérurgique de Mullae 문래, ancien bidonville transformé en ... Bravo ! Village d'art ! Au rendez-vous steampunk il serait en tête, il y a d'ailleurs un superbe café dans ce genre en plein milieu de ce quartier un peu atypique. Daehangno 대학로 quartier jeune très accès sur les arts et le théâtre, proche de Dongdaemun, où se situe entre autre, un village mural encore oO de magnifiques cerisiers, le Marronnier Park (마로니에 공원) et des 팥빙수 Patbingsu délicieux <3 notamment chocolat/matcha ! Le village Hanok de Namsangol  남산골한옥마을, dont l'attraction principale, pour moi est la "Time Capsule" capsule temporelle ! Pour l'atteindre il faut traverser... les couloirs du temps, bon ça j'avoue c'est pas dans le guide, c'est moi qui l'ai inventé :D, ils sont immenses, presque comme s'ils se refermaient au-dessus de nous et on a vraiment l'impression de voyager dans le temps à travers eux. Bref cette capsule enterrée en 1994 et dédicacée par Monsieur Chirac s'il vous plait pour les 600 ans de Séoul en tant que capitale de la Corée, contient un, je cite "message pour les générations futures" et devra être ouverte pour les 1 000 ans de la ville. Ne faites pas le calcul pour savoir si vous pourrez voir l'ouverture, je vous l'épargne : personne ne survit 400 ans. Et enfin celui que j'appelle "The last palace" parce que c'était le seul que nous n'avions pas fait avec Léoly et Becky : le 운현궁 Unhyeongung, là où le roi Gojong (고종) c'est qui déjà celui là ? a passé son enfance. Mais si ! C'est lui qui deviendra le premier empereur de Corée. Et c'est également le fameux mari de l'impératrice 명성 Myeongseong, assassinée par les japonais dont nous avons parlé dans le carnet de Corée #1 ! Ce n'est certes pas un des palais les plus impressionnants mais il possède pas mal de reconstitutions intéressantes, avec costumes pour les adeptes.

Musée national de CoréeLes couloirs du temps !Capsule temporelleintérieur de l'UnhyeongungParc du muséePériodes des 3 royaumes

Il nous restait encore pour terminer le séjour une échappée sur la montagne du dragon : Yongsan 용산 rien que pour le nom il fallait que j'y aille vous vous en doutez avec des espaces verts imprenables, très fleuris et agréables, pavillons, pagodes, sculptures, petits étangs pour accompagner notre journée mémorable au cœur des musées. Dont celui national de Corée (국립중앙박물관) de la préhistoire au XXIème siècle, très intéressant mais très complet aussi et du coup, pour nous qui n'étions que de passage, démesuré et presque interminable... heureusement il fermait à 21h ! Le musée du hangeul (한글), l'alphabet coréen, petit mais très instructif qui retrace l'enracinement de cette écriture simplifiée par le roi 세종대왕 Sejong lui même, afin que tous ses citoyens aient accès au savoir. Et en effet cela n'a rien à voir avec la difficulté d'apprentissage de l'écriture chinoise en usage à l'époque, avec ses idéogrammes compliqués appelés hanja. Ainsi que l'extérieur du mémorial de guerre de Corée (전쟁기념관), qui possède une collection impressionnante de tous les engins utilisés, des tanks, chars d'assaut, aux avions et même quelques navires... Et tant d'autres choses encore !

Lee Lee-NamYongsan, la montagne du dragon en fleur

Comme vous avez pu le constater il y en a vraiment pour tous les goûts à Séoul, et chaque venue amène de nouvelles découvertes, il suffit de se laisser porter par l'envie d'en savoir plus. ;) Dernier volet à suivre !

 

 

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Carnet de Corée #8 Incheon, Suwon et Bukhansan

Publié le par Chokopims

Dernières balades avec Mamagei : La région de 경기도 Gyeonggi-do 25 mars au 05 avril 2018 (suite et fin)

En plus du programme bien chargé que vous avez découvert dans les deux premiers épisodes carnets de Corée #6 et #7, Mamagei et moi vous réservions encore, trois journées excentrées dans les environs de Séoul, remplies de nouvelles petites anecdotes à dévorer, en avant pour le dernier épisode de la saga !

Maison Hanok dans SuwonRestaurant traditionnel de SuwonBienvenue à Incheon

Virée à 인천 Incheon , équilibre entre tranquillité, modernité et tradition

Agréable surprise qu'Incheon, que l'on vous recommande d'urgence ! où les découvertes ont été très variées, ville portuaire accueillant l'aéroport, elle possède cependant, un quartier chinois, mini "China Town" colorée de rouge, très réputée pour ses nouilles à la sauce noire à base de pâte de haricot rouge les 짜장면 Jajjangmyeon ! Qui s'avèrent délicieuses :) Elle compte aussi de nombreux espaces très fournis en art de rue dont la célèbre plateforme des arts, ainsi qu'un village "Fairy Tale" et non Fairy Tail ^^ de contes de fées pour les petits et les grands enfants, que nous sommes, un quartier japonais avec maisons en bois traditionnelles, portes coulissantes et papier de riz où l'on peut constater les différences entre elles et les coréennes, et enfin sur la presqu'île qu'on peut rejoindre facilement à pied, on trouve l'observatoire 월미 Wolmi avec vue sur le port commercial, ainsi qu'un musée, des reconstructions de maisons d'époque et etc. C'est un grand parc avec jardin traditionnel et des bâtiments dédiés à la culture coréenne, qui permettent de s'immerger dans l'artisanat, les traditions, l'histoire et les costumes. On apprécie principalement les reconstitutions celle de maisons 한옥 Hanok, de bouts de palais, ou les pagodes, mais aussi les nombreux essais possible, comme ceux de 한복 Hanbok ou des jeux typiques du pays entre autre pour une immersion complète. ;) Une gentille 아줌마 Ajumma = dame d'âge moyen nous accueille donc chaleureusement dans le Wolmi Cultural Center et nous explique, passionnée, tout sur tout avec une motivation sans faille dans un mélange de coréenglish que je commence à maitriser. Nous apprenons par exemple, que traditionnellement après une naissance, pour protéger le nouveau né et sa mère du mauvais sort, on attachait devant la maison une corde censée apporter l'immunité. On pouvait ainsi savoir, en fonction de l'élément mêlé au cordage, si le nouveau né était une fille (pins + corde) ou un garçon (piments + corde). On a aussi droit a un cours sur les codes couleurs des Hanboks à la cour royale, le quotidien de celle-ci ainsi que les différentes cérémonies qui ponctuent la vie des coréens naissance, passage à l'âge adulte, 60 ans,... . L'avantage principal étant que nous n'avons pas croisé grand monde, mis à part des locaux, qui arpentaient cette ville et avons pu profiter pleinement de tous ces instants. De plus la majorité des coréens sont toujours heureux de partager un peu de leur culture avec les étrangers.

Pour terminer la visite en soirée ce sera le parc Jayu 자유공왼원 , le premier parc de style occidental, d'après les informations données, construit en 1888. Son nom signifie "parc de la liberté" et on comprend mieux pourquoi y trône fièrement la statue du général américain Mac Arthur qui a joué un rôle non négligeable dans la guerre de Corée de 1950-1953. C'est lui qui a lancé une opération de débarquement sur Incheon justement ;) pour libérer la Corée du Sud après des premiers mois de guerre pas très agréables à reculer vers Busan, face aux armées du nord bien équipées par les soviétiques. Pour ceux que ça intéresse, il existe un bon film historique à ce sujet, basé sur les faits qui se sont déroulés : Opération Chromite ou Memories of War. En Coréen c'est "la bataille d'Incheon" 인천 상륙 작전

Parc d'Incheon : les fameuses potiches pour conserver la nourriture (dont le Kimchi)Jeu traditionnel du YutnoriLes délicieuses jajangmyeonAu détour d'un escalier de la China Town

Saut dans le temps sur la forteresse imprenable de 화성 Hwaseong  (à Suwon 수원)

La forteresse de Hwaseong 수원 화성, « forteresse brillante » construite à la fin du XVIIIème siècle sous la demande du roi 정조 Jeongjo, qui envisageait de déménager la capitale de Séoul à Suwon, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco et on ne se pose pas vraiment la question de pourquoi ^^. Elle est plutôt bien conservée pour certaines parties et restaurée pour d'autres. C'est une des destinations que j'avais inscrite en premier au programme, parce qu'il fallait absolument que nous arpentions ce lieu d'histoire ! Il me tardait de marcher sur ces remparts immenses, de plus de 6km de long et entre 4 et 6 m de haut. Nous n'avons pas été déçues. Les différentes vues qu'elles proposent sont toutes plus splendides les unes que les autres, il n'y a qu'à regarder le nombre de photos prises pour le constater. C'est fascinées et impressionnées que nous découvrons les nombreux bastions, et portes qui longent la muraille. Nous suivons le chemin de ronde, en partant du sud, au fil des étendards colorés qui indiquent les directions cardinales. Dans la mythologie coréenne, les quatre points cardinaux sont gardés par des créatures mythiques, des animaux gardiens qui leur ont donné leurs couleurs. Ainsi le Sud  a pour emblème un phœnix rouge, le Nord une tortue noire, l'Ouest  un dragon bleu et l'Est un tigre blanc. Décrire la forteresse pourrait me prendre des heures... Pour aller au plus court, nous avons énormément apprécié la visite, et les marches un peu moins à l'usure comme d'habitude. ;) Nous nous sommes beaucoup promenées au feeling et attardées sur les différents édifices qui bordaient les remparts, notamment aux alentours de la porte de Hwaseomun 화서문 aux couleurs blanches d'origine, qui ont miraculeusement survécu depuis sa construction en 1795.

Pour le plus grand bonheur de Mamagei, on peut participer à une chasse aux tampons sur les murailles à l'aide de la carte de la forteresse. XD A la fin de sa quête ultime, il nous en manquera malheureusement un petit dernier... Mais rien ne l'a détournée de son objectif ! Pas même la petite pause de midi où nous avons mangé dans un restaurant traditionnel, qui proposait une farandole d'accompagnements et un repas en  "chambre" c'est à dire table basse et coussin à même le sol. Nous étions entourées de fioles et de pots remplis de racines de ginseng qui baignaient dans l'alcool, comme chez un apothicaire.

Suwon, le long de la forteresseLe dragon bleu gardien de l'ouestPrintemps sur Hwaseong

 La Journée des exploratrices à l'assaut du 북한산 Bukhansan  

C'est admirablement bien équipées pour la randonnée que nous partons ce matin là, pour suivre l'exemple du hobby N°1 des coréens : MARCHER en montagne ! On achète au kombini de quoi se restaurer, lorsque nous serons au sommet, et on part donc à l'ascension, qui s'avère encore une fois me direz vous plus sportive que prévue, surtout que le granit effrité est glissant et en pente abrupte, le sentier est parfois à même la roche... Cependant, c'est plutôt amusant et la vue est splendide, même si la pollution de Séoul forme comme une nappe de brouillard au-dessus de la ville. Cette petite balade va s'avérer être une belle randonnée imprévisible ! En effet dès le départ de la station de métro, tout est écrit en coréen sur les rares cartes croisées, et notre guide est en anglais et ne comprend que des noms sans carte... En plus tout ne correspond pas : ça annonce de l'aventure on le sent déjà. Du coup, pour avancer, nous demandons notre chemin aux autres randonneurs.

Finalement l'ascension ne nous pose pas réellement de problème et nous arrivons sans grand encombre en haut des 600m de dénivelés, Mamagei va même jusqu'à escalader le dernier rocher pour toucher le drapeau coréen planté au sommet. We did it ! Après un pique-nique, pile en face d'une vue imprenable sur Séoul, nous, seules touristes étrangères à des lieux à la ronde, attirant l'attention sans le vouloir, reprenons la route, avec descente en passant par les temples "indiqués". De temples en temples, de chemins en chemins, on se retrouve dans le dernier et non des moindres. Ambiance paisible et relaxante, nous parcourons les bâtiments, admirons les statues, notamment les douze signes zodiacaux... C'est là que nous allons prendre la mesure de notre escapade... En demandant à d'autres visiteurs où se trouve la station d'où nous sommes parties, ceux-ci sont surpris et nous indique qu'il vaudrait mieux en chercher une autre. Et pour cause ! En fait, elle se situe de l'autre côté de la montagne... Arrêt. Attends, mais en fait nous sommes redescendues par l'autre versant !? oO Pourtant le nom du temple se situait dans le bas de notre plan et devait être le point de départ initial loupé... Nous sommes en fin d'après-midi. Devant nos airs aussi étonnés qu'eux, le couple interrogé nous indique gentiment un arrêt de bus en bas du chemin qui continue de descendre vers la civilisation et nous poursuivons donc la suite de notre aventure bien décidées à rejoindre une station de métro par ce biais. Ils finissent par nous emmener en voiture à l'arrêt et demandent même pour nous les renseignements pour rejoindre notre hébergement. Autant vous dire que nous sommes rentrées sans problème. Je vous avez déjà parlé du fait que les coréens étaient très serviables non ? ;)

Perdu dans le parc du BukhansanBon alors y a marqué quoi sur le plan ? Chais pas c'est en anglais !Vue sur Séoul du BukhansanTemple dans le Bukansan

Comme lors de ma première escale, il pleuvait encore sur Séoul quand nous l'avons quitté... Un signe qu'elle ne voulait pas nous quitter sûrement ^^ Ainsi s'achève le deuxième voyage des carnets de Corée, en attendant le troisième, car comme on dit... Jamais 2 sans 3 !

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Carnet de Corée #6 Récidive

Publié le par Chokopims

Pour découvrir le charme de Séoul 서울 épisode 1 : Suivez le guide !

Après trois semaines durant l'été 2017, que vous avez pu suivre dans les 5 premiers épisodes des carnets de Corée, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir l'idée saugrenue de reprendre un ticket d'avion à destination de Séoul fin mars 2018 pour aller fêter mon anniversaire sous les cerisiers en fleurs à l'autre bout de la planète. Et j'ai eu la chance d'avoir une amie, née à deux jours d'intervalle, assez fonceuse et aventurière pour me dire sans se poser de question "Ok je viens avec toi !" C'est ainsi que Mamagei et moi on a pris nos billets pour Incheon 인천 et réservé un logement dans Séoul en moins d'une heure, un après midi d'octobre pluvieux, et c'est là qu'a commencé l'aventure ! Rétrospective de ce nouveau séjour du 25 mars au 05 avril 2018

Village HanokFête de Buddha en préparation au templeVillage Hanok, détail de porte

Cette fois escale à Pékin, vol avec la compagnie chinoise et arrivée prévue en milieu d'après-midi pour éviter le gros du jetlag (décalage horaire), je suis maintenant une habituée des longs courriers, et à mon grand plaisir, je reprends mes repères rapidement dans Séoul et son réseau de métro efficace et bien organisé. A la différence de la dernière fois je peux aligner plus de 6 mots et presque tenir une conversation en coréen, en anglais aussi d'ailleurs XD mes amies Becky et Léoly-canthrope à des kilomètres de là doivent être fières de moi ! Nous logeons dans le quartier de Dongdaemun (동대문구), dans une petite auberge de jeunesse très conviviale, aussitôt arrivées nous partons découvrir les alentours by night, afin aussi de nous restaurer. Au total c'est un programme de neuf jours bien chargés qui nous attend dans Séoul et ses environs !

Le séjour se divise en trois parties distinctes, la première, avec laquelle je vais commencer ici, sera la (re)découverte des lieux avec Mamagei en guest VIP à la lueur du printemps coréen sous des températures plus clémentes et un début de bourgeonnement agréable. C'est donc parti pour suivre le guide intarissable d'anecdotes en lequel je me suis transformée pour quelques jours !

Pour la première journée de Mamagei, on attaque fort : musée national de l'histoire contemporaine de Corée, Insa-dong (인사동) et le bien connu Wall de Ssamzigil (인사동 쌈지길), puis le renommé Bukchon Hanok Village (북촌한옥마을), que l'on ne présente plus, avec montée jusqu'à l'observatoire, dégustation de 김밥 Kimbab dans une petite échoppe, musées miniatures dans le dédale de ces petites rues traditionnelles trop kawaii et tant pis si ça c'est du japonais, et la Baek-in je house (백인제 가옥) maison traditionnelle musée et vitrine par excellence de la culture coréenne. Détour par la Sejong-road (세종로) obligatoire avec musée de ... l'amiral 이순신 Yi Sunsin bien évidemment ! Et accessoirement celui du roi 세종대왕 Sejong le Grand hein ^^ la rue porte son nom quand même... pour plus de détails voir le carnet de Corée #1

Tout ça pour attendre le crépuscule... Mais pourquoi donc ?

Bukhansan et Lune en soirée

Les fameux paillassons gazons

Le palace de nuit

Quartier de Sinchon

 

 

 

 

 

 

 Je vous avais déjà parlé du 덕수궁 Deoksugung, palais de la longévité vertueuse c'est aussi un des rares à être ouvert jusqu'à 21:00 et nous offrir ainsi une visite illuminée ! Nous attendions donc avec impatience de le découvrir sous ce nouveau jour euh halo ? Les photos n'égalent pas le rendu réel quelque peu féérique, comme hors du temps, avec le fameux contraste ancien / moderne très présent, mais comme beaucoup de choses tout au long du séjour, la fraicheur des températures aidant, tout va me sembler plus facile et court à arpenter. Pour terminer cette belle première journée la Séoul Plaza 서울광장 nous offre un magnifique parterre de fleurs en LED, identique à celui de la 동대문디자인플라자 ou Dongdaemun Design Plaza plus connu sous le nom de DDP ^^ où nous avions déambulé la veille... Ainsi que des palettes de gazon en cours d'installation mais ça c'est une autre histoire.

Dans les jours suivants les nouvelles découvertes en mode aventurière et les guidages explicatifs se mêlent quelques peu... Du coup dans le désordre, voici une palette tiens justement... des endroits où j'ai emmené Mamagei pour la faire pénétrer au cœur de Séoul, cette ville qui ne dort jamais... Ou presque... vous comprendrez la nuance quelques paragraphes plus loin ^^

 La maison bleueGyeongbokgung en fleur 1Garde du palaisGyeongbokgung en fleur 2

La guide vous conseille donc, si vous deviez vous aussi parcourir Séoul :

- De faire un arrêt dans le quartier de 신촌 Sinchon, de préférence allez y en soirée pour dîner, très animé et jeune, avec le bus musical où chantent et dansent de nombreux groupes qui essayent de se faire connaître. Ambiance assurée et dépaysement aussi, loin des touristes ;)

- De vous immerger dans un monument incontournable, le palais impérial 경복궁 Gyeongbokgung, sous la floraison des cerisiers cette fois ci c'était encore plus agréable ! Le changement de la garde est plutôt instructif pour qui s'intéresse à l'histoire et aux costumes d'époques. Bien que très fréquenté, nous avons pu visiter sans encombre en cette saison, moins prolifique en touriste peut-être... En plus quelques pas plus loin vous pourrez admirer la maison bleue 청와대, sous haute surveillance, puisque lieu de résidence et bureau du président de la République Sud coréenne. Et les musées que je vous avais présenté dans le premier article des carnets.

- De vous perdre sur les rives sud du Han, repère secret des retrouvailles amicales et amoureuses, Mamagei est d'ailleurs persuadée après ce séjour que la Corée est une destination romantique de premier plan. Ses avantages ? Vue sympathique sur Séoul illuminée, avec fraicheur ressentie du fleuve, nombreux spots photos disponibles, animations des berges avec concerts improvisés, vélos et tandems qui y circulent, parcs de verdures et cafés. Je ne pense pas qu'il faille d'autres arguments... Si ?

Quartier de DongdaemunRives sud du HanPorte sud mont Namsan by night

- D'arpenter le Cheonggyecheon (청계천) stream, ce ruisseau aménagé en chemin de promenade, ornementé de parts et d'autres, de nombreux ponts le traversent et des arts muraux l'entourent. Il se poursuit ainsi sur une dizaine de kilomètres. Comme nous par exemple, vous pouvez partir du coquillage de la 청계광장 Cheonggye Plaza d'où jaillit une petite cascade, pour remonter jusqu'au quartier de Dongdaemun. En le suivant vers l'est, nous avons déniché, non loin de là, dans le quartier Jongno (‎종로구) des revisites de 비빔밥 Bibimbap excellentes, et Mamagei a même eu droit à un cours particulier de positionnement des doigts pour la tenue des baguettes.

- Et le meilleur pour la faim ou la fin De monter admirer la vue sur la ville depuis le mont Namsan (남산) en début de soirée plus précisément, mais de faire attention à ne pas s'éterniser aux risques de rentrer, comme nous... à pied... En effet après minuit nous avons constaté à nos frais physiques, qu'aucun métro ne circulait plus. Et nous sommes donc rentrées à pied en traversant tout Séoul du mont Namsan jusqu'à Dongdaemun environ 7km quoi... rien du tout ! Nous avions déjà bien marché toute la journée je vous raconterai pourquoi dans le deuxième épisode je veux pas spoiler et nous ne sommes rentrées qu'à 1h30 exténuée. Racontant cette anecdote à Drache, je me suis vue surprise par sa réaction choquée typiquement coréenne "Mais vous êtes folles pourquoi vous n'avez pas appelé un taxi ???" et moi de répondre gênée "Euh... parce qu'on est française ?" ... Effectivement, c'est loin d'être un réflexe inné chez nous de faire appel à un taxi pour rentrer chez soi XD

 Carnet de Corée #6 Récidive

Ce fut un plaisir de retrouver Séoul, mais aussi de la découvrir sous un autre jour, car nous étions loin d'avoir tout fait, et avec une Mamagei bien décidée à ne pas en perdre une miette, nous avons continué l'aventure... Suite au prochain épisode ;)  

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Carnet de Corée #5 Jeonju

Publié le par Chokopims

Jeonju charmant village Hanok : retour au calme des traditions

A Jeonju nous logeons dans une Guest House très mignonne dans laquelle nous obtenons pour la première fois de notre séjour, une clef pour la chambre ! Jusqu'ici nous nous étions habituées à des logements à code, ce qui permettait de ne pas avoir le stress de "Est-ce que j'ai bien pris la clef ?!" mais pouvait donner à voir un autre genre de stress "C'est quoi le code déjà ?!" Pour nous Jeonju est la destination finale enfin notre dernière destination sur la carte avant un retour à Séoul puis en France ;) 27 au 30 juillet 2017

Feux rouges entre moderne et ancien à JeonjuHommage au vieux GinkgoPorte de la ville Pungnammun : the last one

Ici nous avons arpenté la ville à pied, et pour cause Jeonju capitale de la province du 전라북도 Jeollabukdo ou Jeolla du Nord, ne compte que 650 000 habitants et une superficie de 20 Ha soit seulement deux fois la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong de Busan... Pour ceux qui restent septiques je peux vous rappeler que Séoul c'est 10 millions d'habitants et 60 000 Ha, soit largement cinq fois Paris. Quant-à Busan  c'est un peu plus de 76 000 Ha et 3,7 millions d'habitants pour Gwangju on compte 1,4 millions d'habitants pour 50 000 Ha. Je peux donc dire sans frissonner que les distances à parcourir dans notre nouvelle ville, sont somme toute raisonnables. Munie d'un plan, on se rend au village de maisons traditionnelles 한옥 Hanok pour la première mais pas la dernière fois ^^ et on explore les rues de long en large.

 temple bouddhiste perduVue sur les toits Hanok de JeonjuStreet Art quartier JamanAu détour du village Hanok

Même petite, Jeonju propose pas mal de divertissements variés et nous n'avons, ici aussi, pas eu le temps de nous ennuyer. C'est ainsi qu'on a déniché le centre culturel traditionnel coréen Korean Traditional Culture Center, haut lieu du 한지 Hanji, "art craft" c'est à dire l'art du travail du papier à la coréenne, la rue dédiée au festival international du film ou 영화의거리 JIFF Film Street, des anciens bâtiments et temples comme le 풍패지관 Pungpai Jigwan qui fût construit pour recevoir les VIP de l'époque, le pavillon 한벽당 Hanbyeokdang  qui surplombe la rivière, 오목대와 이목대 Omokdae & Imokdae ces deux monuments historiques qui vont de paire sur le guide touristique, le 경기전 Gyeonggijeon contenant les archives royales et le musée des portraits des rois de  la période Joseong, ainsi que la 풍남문 Pungnammun porte sud de la ville, et seule relique de l'ancienne forteresse. Ainsi que d'autres curiosités comme la cathédrale 전동성당 Jeondong j'avais oublié de vous dire qu'il y en a PLEIN, dans Jeonju c'est environ une par quartier on en compte plus que de commissariats c'est vous dire, le 남부시장 marché de Nambu, un cours d'eau, le 전주Jeonjucheon comme dans presque toutes les villes du monde, et un pont dragon qui passait au dessus, une école confucéenne où a été tourné le drama Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들),  la Ginkgo Tree Road, où l'on s'est arrêté sous le vieux Gingko âgé de plus de 600 ans, le temps d'une photo bien sûr, mais aussi parce que juste à côté se trouve un café qui propose des Patbingsu ! <3 Après tout pour les coréens Jeonju est surtout connue pour être un haut lieu de la gastronomie alors pour la peine on peut reprendre un Bibimpap !

Détail de la porte de PungnammunGyeonggijeonVillage HanokL'école confucéenne

C'est aussi là que nous avons fait notre journée dans la peau de vrais touristes ou "journée Princesse" d'après Léo-Lycanthrope : en louant des Hanboks les costumes traditionnels et en faisant des photos dans les rues du 한옥 Hanok. Et il y avait bien sûr un quartier connu pour son Street Art, le village mural de 자만 Jaman où nous avons pu découvrir de belles peintures et installations do,t nous retiendrons surtout celles des films d'animations de Miyazaki, avec Le Voyage de Chihiro, le Chateau dans le ciel et Ponyo mais aussi un café en hauteur avec vue plongeante sur Jeonju... Ce n'était pas le seul endroit dédié à l'art puisque nous sommes aussi tombées sur l'Angel Street ou route des anges... Où nous avons suivi les petites ailes pour dénicher des anges peints partout, et d'autres petits sanctuaires décidément oui Jeonju est un peu beaucoup croyante... ^^

 Quelques randonnées dans les parcs plutôt vallonnés se sont aussi ajoutées au programme dont une dans le parc 아종 Ajung, proche du réservoir d'eau du même nom qui forme un lac artificiel, il n'y a que hérons et poissons, nous sommes entourées de collines verdoyantes, au milieu de nulle part, jusqu'à ce que le téléphone de Becky nous prouve le contraire "Félicitations ! Réseau Wifi détecté !" ... Décidément, la Corée est vraiment un lieu sur-connecté ;) La seconde nous mène aux cinq sept pics désolée déformation de Saint Seiya oblige... dans les hauteurs des monts du 완산공원 parc Wansan et à un temple perdu en plein cœur de la forêt ainsi qu'un observatoire.

 Faune localeRéservoir d'eauL'Omokdae ... à moins que ce ne soit l'Imokdae ? ...L'Angel Street

 Et ainsi se termina notre périple au pays du matin calme !

Et si je publie ce dernier article aujourd'hui ce n'est pas sans raison, à l'heure où il paraîtra je serai à Séoul pour entamer un deuxième chapitre des carnets de Corée ! 

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Carnet de Corée #4 Gwangju

Publié le par Chokopims

Tout commence à Gwangju : plongée historique dans la mise en place d'une démocratie en Corée 

 광주 Gwangju s'était retrouvée dans nos destinations un peu par hasard... Surtout, parce que non loin de là se trouvait 담양 Damyang et ses très connues plantations de bambous. Nous ignorions tout de Gwangju. Et c'était un tort ! Ce fût une superbe découverte car nous en avons beaucoup appris sur l'histoire de la Corée dans cette ville et que coïncidence, un mois plus tard, sortez le film "Taxi Driver" histoire vraie basée sur les évènements qui se sont déroulés à Gwangju en 1980... Donc, sans plus attendre je vous raconte ! 24 au 27 juillet 2017

Parc devant le complexe des musées de GwangjuNous suivons à la trace le déroulement de mai 1980Forêt de bambous de Damyang

Alors pourquoi un tel engouement pour Gwangju ?

Notre périple débute sur la place du 18 mai 1980 où ont commencé les manifestations pour une démocratie en Corée du Sud. Le gouvernement militaire en place, sous tutelle américaine depuis la Guerre de Corée en 1953, a été victime d'un coup d'état en octobre 1979. Et oui... Malheureusement le manque de libertés n'était pas qu'au Nord... Le général 전두환 Chun Doo-hwan qui a pris le pouvoir en assassinant son prédécesseur, réinstaure la loi martiale et réprime systématiquement tous ses opposants sous couvert de la lutte contre le communisme nord-coréen. En gros ceux qui sont contre lui sont accusés d'être communistes et des espions de la Corée du Nord...  C'est dans ce contexte que dès mars de l'année suivante, des professeurs et des étudiants débutent des protestations un peu partout en Corée et particulièrement à Séoul le 15 mai 1980. Ils demandent la fin du gouvernement militaire et de la censure de la presse, ainsi que la démocratisation du pays Mais revenons à Gwangju, sur la place que nous foulons, subsiste encore la fontaine qui fût le siège des premières manifestations non violentes qui eurent lieu à partir du 18 mai 1980 soit en coréen : 오일팔 (o-il-pal) un peu plus loin l'horloge restaurée sonne chaque jour à 5:18 en mémoire du soulèvement de la ville.

Place du 18 mai 1980Eventails du musée d'art de GwangjuHopital de GwangjuACC Asian Cultural Center

Que s'est-il passé ce jour là ? Les manifestants contre la fermeture de l'université, obtiennent une réponse de l'état coréen pour le moins inattendue... Sous la forme d'une répression violente de la part de militaires. Celle-ci débouchera même le 21 mai par des tirs à vue sur les citoyens et d'autres atrocités. De quoi faire grandement réfléchir sur la qualité du gouvernement en place si ce n'était pas déjà le cas... Faits encore plus dérangeants, les USA contrôlant alors la partie sud coréenne, n'ont pas bougé le petit doigt pour éviter ce massacre, pire ils ont même cautionné l'intervention des militaires sur les civils. La ville de Gwangju subit un siège jusqu'à la reprise de la ville par les forces militaires un peu trop bien armées le 27 mai 1980. Note un peu plus positive, la prouesse des habitants qui lors de cet épisode vont vivre en complète autarcie en s'autogérant. Pas forcément par choix bien sûr, mais surtout car la dictature en place étouffe les évènements, ne laissant rien passer dans la presse, la majorité des coréens ignorent ce qui se passe à Gwangju : l'accès à la ville est bloqué.

Quelques rues plus loin, nous entrons dans un musée très bien documenté qui est dédié au soulèvement de Gwangju. Très complet, celui-ci retrace son déroulement des premières manifestations jusqu'à la mise en place d'une véritable République. On y apprend, entre autre que c'est seulement en 2002 que se fera la reconnaissance des massacres perpétués en mai 1980 avec l'instauration d'un jour de mémoire pour les victimes. Même si cet évènement n'est toujours pas entièrement réglé, laissant de nombreuses zones d'ombres. On peut aussi y découvrir un nombre impressionnant d'archives, de photos, de documents, d'enregistrements, de vieux journaux, etc. Deux autres lieux où s'arrêter, pour mieux comprendre l'histoire de la ville, tout d'abord l'hôpital, où dans un élan de solidarité les habitants sont venus faire don de leur sang pour aider les blessés, mais aussi où les chauffeurs de taxis se sont distingués en y emmenant systématiquement les nouveaux blessés. On peut aussi mentionner le rôle des chauffeurs de bus aussi  engagés dans ces affrontements. Le second endroit, c'est l'université, car comme expliqué précédemment, la plus grande partie des premiers manifestants étaient des étudiants et des professeurs et que c'est sa fermeture qui a finalement "mis le feu aux poudres." Si j'ose me permettre l'expression... Pour les curieux qui aimeraient en savoir plus, vous pouvez visionner la vidéo de Léolycanthrope, ou bien le film Taxi Driver ;)

Berges du fleuve de GwangjuDélicieux BBQ à Gwangjuoù l'on retrouve notre ami Lee Lee-Nam bien engagé <3

Continuons la visite sur quelque chose de plus joyeux, à côté de ce musée à ciel ouvert, non loin d'une rue dédiée au Street Art comme on en croisera encore en Corée, on peut dire que l'ACC Asia Cultural Center a bien choisi son emplacement ! Ce complexe moderne abrite des archives, des salles de spectacles, des installations d'art, des jardins sur les toits, un espace culturel dédié aux enfants, un café, ... Bref un lieu de rencontre pour tous les âges dédié à la culture sous toutes ses formes, illustrant bien le rôle de capitale culturelle de Gwangju. Pour finir nous longeons la rivière qui est surplombée de ponts artistiques, marchons dans la Wedding Street "rue des mariages" en plaisantant, nous engageons dans le parc 사직 Sajik, où nous faisons le tour d'un mémorial dédié à la police, et d'un autre dédié aux héros nationaux, puis nous montons à l'observatoire de la ville au travers de versants ombragées parmi d'autres monuments pour admirer son implantation vue d'en haut. Bref nous arpentons le centre ville pour dénicher ses derniers souvenirs et secrets historiques.

Le dernier jour, nous réalisons que nous sommes tombées en pleine commémoration du trentième anniversaire des manifestations démocratiques de juin 1987 (6월 민주항쟁) qui demandaient la révision de la Constitution aux vues du soulèvement de mai 1980 et la reconnaissance par l'état de son rôle lors des évènements. C'est ce même mouvement qui a obtenu des élections libres en Corée du Sud, et l'instauration de la 6ème République, c'est à dire le gouvernement en fonction actuellement. Grâce aussi à l'organisation des jeux olympiques de 1988 à Séoul Deux artistes engagés dans ce mouvement 이상호 Lee Sang-ho et 정호 Jeon Jeong-ho étaient exposés dans le musée d'art de Gwangju, ils utilisaient les estampes afin de diffuser en masse une dénonciation du régime notamment de ses agissements lors de l'épisode de mai 1980 mais aussi de ses suites, avec la torture à mort du président du conseil des étudiants. Dans la pièce à côté on pouvait trouver des bannières et d'autres tissus imprimés avec ces estampes lors des manifestations, dont la plus importante fût organisée le 26 juin 1987 sous la forme d'une « Grande marche nationale de la paix » (국민평화대행진).  

Mémorial pour les héros nationaux dans le parc SajikMusée d'art de Gwangju - Exposition sur juin 1987Au détour de la Street ArtObservatoire vue d'en bas pour changer

Nous avons aussi fait notre tant attendue excursion "Journée Panda" à Damyang, malgré chaleur et moiteur de l'air, nous avons arpenté les versants de la forêt de bambou une bambouseraie quoi.... de 죽녹원 Jungnogwon, dans laquelle quelques films et dramas coréens connus ont été tournés expliquent les pancartes. Sous les frondaisons nous trouvons des installations, des bancs, pagodes, hamacs en bambou et etc. Vers midi nous profitons d'une pause bien méritée pour déguster des mets locaux le 떡갈비 Tteokgalbi, la glace au bambou, et le 대통밥전식 Daetonbap Jeonsik un riz cuit avec des fruits secs dans une tige de bambou taillée. On tombe nez à nez avec l'exposition d'un artiste qu'on adore déjà : 이이남 ou Lee Lee-Nam, qui anime sur plusieurs écrans des toiles de maître, en leur donnant plus de profondeur et de réalisme mais aussi en les détournant. Dans un parc proche de la forêt, se dressent des sculptures géantes en bambous, pour changer XD comme deux phœnix ou quelques insectes. Nous avons aussi une fois de plus longé le cours d'eau qui passe dans Damyang pour découvrir de très vieux arbres, d'autres sculptures en tout genre et ce afin de rejoindre l'allée de séquoia géants. Nous avons fini par 죽물방물관 le musée du bambou situé à l'autre extrémité de la ville, où sont exposés des tas d'objets divers et variés fabriqués à base de bambous. On y trouve aussi des explications sur les plantations de bambous et leurs exploitations, avec des reconstitutions de certains moments importants du travail du bambou et bien sûr des boutiques ! Le tout entouré par un jardin avec passerelles en bois contournant des bambous et des statues. 

Bambou un jour bambou toujoursLes forêts de bambousBallade sur les rives de DamyangMusée du bambou Damyang

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Carnet de Corée #3 Busan

Publié le par Chokopims

Busan Busan, un souvenir impérissable, et ce ... pour longtemps !

C'est très tôt que nous sommes parties pour l'aéroport pour continuer notre petit tour de Corée, nous nous rendions ravies dans la ville portuaire de 부산 Busan, du 21 au 24 juillet 2017 qui nous promettait de nouvelles plages à découvrir, des lumières et des paillettes, des gratte-ciel, de l'animation, des gens, bref une grande ville ! Mais avant ça... il fallait trouver notre AirBnB....

Arrivée en avion sur BusanNurimaru Maison de l'APEC avec en fond la Marine CityGamcheon le repère de l'art sous toutes ses formes

Bref... ici nos journées s'allongent grandement en expédition découverte, chaque soir nous finissons sur une plage différente afin de profiter de l'ambiance qui y règne. Le premier jour est déjà bien avancé quand nous nous rendons sur la plage de 해운대 Haeundae, on y fait nos vrais touristes en plongeant dans le "Life under the sea" l'aquarium de Busan, puis en ressortant on longe la côte en passant par le parc presqu'île de 동백공원 Dongbaekseom. Je vais encore parler de contraste mais je ne peux pas faire autrement, la plage de sable se découpe en fond de gratte-ciel et on se sent très, mais alors très loin des villes européennes habituelles... A côté la côte rocheuse se découpe sans s'annoncer et se prolonge sur la Marine City qui elle donne à voir une ville futuriste et moderne. Dans le parc on tombe sur un bâtiment à l'architecture agréable qui rayonne dans la lumière déclinante la maison de l'APEC 누리마루 Nurimaru qui veut dire 누리 "Monde" et 마루 "sommet" où a donc eu lieu un sommet pour le monde et son avenir entre les membres de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique), ainsi que sur la statue d'une sirène, un phare et la phrase d'un sage gravée dans la roche... Le temps de faire demi-tour et le cadre idyllique de la plage s'est illuminé, le monde n'a pas désempli et on peut maintenant voir des groupes de jeunes prendre d'assaut des scènes aménagées sur le sable afin de montrer leurs talents, de chanteur, percussionniste, joueur de violoncelle électrique, jongleur et etc...

ça y est Busan nous a conquise !

Scène musicale sur la plage de HaeundaeArrivée d'un voilier sur la Marine CityMéduse dans l'aquarium de Busanplage de Haeundae

Le deuxième jour nous partons nous perdre dans le parc de 금강 Geumgang, dans les sommets montagneux qui surplombe le Nord de Busan, loin de la civilisation. Au début de l’ascension nous découvrons des petits temples dont deux bouddhistes et un mémorial aux soldats coréens qui ont défendu la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong du sommet du même nom au XVIIIème siècle contre ... les japonais ! Lors de cette visite, insolite et comme irréel, nous parvient le chant d'un moine bouddhiste dans le temple qui jouxte le sanctuaire. Nous montons en téléphérique jusqu'au village de 남문 Nammun, c'est à dire porte sud de la forteresse avant d'attaquer la montée dans un sentier tortueux et ardu vers le 산개벙 pic de Sangaebong en suivant par moment les restes de la fameuse forteresse de Geumjeongsanseong qui s'étendaient sur plus de 10 Ha et entourée d'environ 18 km de muraille elle était située sur ces monts afin de protéger la côte des invasions. Sur le chemin du retour, nous passons sur un autre mont afin de s'arrêter dans le 석불사 Seokbul-sa un temple bouddhiste creusé à même la roche, dans lequel on peut admirer de magnifique et gigantesques Bouddhas sculptés de plus de 6m de haut  dans cette même paroi rocheuse à nue sur laquelle s'appuie l'édifice. De là en plus d'une vue surplombante sur la ville, on peut goûter au repos du guerrier qui a gravi des sentiers toute la journée pour gagner la sérénité de ce temple refuge. A nouveau en ville on décide de longer le fleuve 수영 Suyeong à partir de 민락역 la station de Millak et ce afin de rejoindre l’embouchure. On passe sur des passerelles aménagées pour arriver à la pointe dans le Waterside Park d'où on peut admirer la vue sur le pont suspendu de 광안대교 Gwangandaegyo illuminé le Diamond Bridge ou Pont-Diamant ^^, et bien installés sur des couvertures on y trouve les locaux, en connaisseurs, qui pique-niquent sur les berges. Le chemin se poursuit dans le port de pêche et le marché au poisson avant de terminer sur la plage de 광안리 Gwangalli où se déroulent un festival.

Les bouddhas de pierre de Seokbul-savue sur Busan du parc GeumgangTête de dragon dans un temple bouddhisteembouchure du Suyeong port de pêche et Diamond Bridge

Le troisième jour était une journée multicolore puisque nous nous sommes rendues à flanc de montagne dans le village culturel de 감천  Gamcheon Culture Village. C'est à la base un ancien quartier pauvre dont personne ne voulait, investit majoritairement par des familles fuyant la guerre, il est à la croisé entre bidonville délaissé et petit village communautaire, qui s'est organisé selon ses propres principes du "vivre ensemble". Le quartier de Gamcheon est constitué d'un dédale de rues étroites et colorées, où se côtoient depuis sa réhabilitation en 2009, toutes sortes d'arts. Il est devenu une vitrine de la culture et est pour cela surnommé le "Machu Picchu de Busan". Certaines maisons désormais vides ont été réaménagés en mini-musées où sont installés diverses œuvres. Sous les toits bleus et aux détours des ruelles aux couleurs pastels, on y croise donc des sculptures, installations, graffitis, peintures, trompes l’œil, et etc... Pour cela on peut emprunter les "Stairs to see stars" des escaliers pour voir les étoiles, tout simplement parce que tellement escarpés que la montée faisait voir des étoiles ou 36 chandelles si vous préférez ;) ou bien préférer l'autre versant moins abrupt.... En fin de journée, après avoir bien flâné dans chaque coin et recoin de ce village nous nous dirigeons vers 다대포 Dadaepo, où nous découvrons une plage qui s'étend à perte de vue... Sur une place non loin on peut admirer la fontaine aux souhaits, qui s'illumine tous les soirs dans de nouveaux shows musicalisés par les vœux du public à 20h et à 21h. C'est ainsi que ce soir là nous avons pu assister à un ballet de jets d'eau sur l'air de Psy "New Face" !

fontaine aux souhaits - plage de DadaepoGamcheon Culture Village et ses toits bleusGamcheon : musée explicatif de l'évolution du village communautairePlage de Dadaepo

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Carnet de Corée #2 Jejudo

Publié le par Chokopims

L'île de Jeju : Une immersion sur les terres volcaniques

Notre voyage en Corée du Sud continue en direction de 제주도 Jejudo, nous quittons la capitale pour prendre l'air du sud, nous y attend la plus grosse île sud coréenne ! Située sur le détroit de Jeju elle est à 85 km des côtes et reste encore relativement sauvage. Ici aussi nous restons environ 6 jours du 16 au 21 juillet 2017 pour en profiter au maximum.

Plantations de thé vert au sud ouest de l'îlePlage de SeogwipoSarabong le cratère lunaire

Fraîchement arrivées de Séoul, il a fallu s'habituer à un nouveau mode de fonctionnement des transports en commun, ici ne passent que des bus, toutes les trente minutes si l'on est chanceuse, ce que nous sommes ;) et les services se terminent à 22:00. On commence donc à s'organiser par grandes zones pour nos journées et on pense à rentrer plus tôt.

Le premier jour nous sommes ultra-motivées et nous partons directement à l'assaut du 한라산 Hallasan, le plus haut sommet de Corée du Sud, culminant à 1 950m. Malheureusement on nous annonce la couleur dès le début de la randonnée : nous n'atteindrons pas le sommet à temps avant la fermeture c'est à dire à 13:00, donc on nous redirige vers un autre lac dans un cratère un peu plus en contrebas le 사라봉 Sarabong ou Sara Oreum, qui lui s'élève à 1 400m. On suit donc le sentier, alternance de roches, de passerelles et d'escaliers en bois pour atteindre le fameux cratère où on découvre le lac asséché. Pas vraiment étonnant vu les températures, en plus ça lui donne un charme de planète inexplorée. Un peu plus loin se situe un observatoire d'où on peut admirer la côte sud de l'île de Jeju et sur notre droite se détache le 한라산 Hallasan, qui nous domine dans la brume.

La côte du dragonUn Dolharubang se bronze au soleilManjanggul 1 km dans la chambre du magmala tête de dragon : Yongduan

Nous logeons non loin de 제주 Jeju-si où se trouve notamment le 용두안 Yongduan, le fameux rocher à tête de dragon que nous nous sommes empressées d'aller découvrir, la côte y est très agréable et on peut y déguster des sashimis, avant de finir par une soupe avec les restes du poisson mélangée à la fameuse pâte de piment XD ... rien ne se perd, rien ne se créé tout se transforme. Les côtes de l'île de Jeju offrent des panoramas très variés, ainsi nous avons découverts plusieurs types de plage, avec différents sables et roches la géographe qui est en moi ne peut s'empêcher de vous expliquer ^^. On y a donc déniché, entre autre, celle de 김녕 Gimnyeong qui assume et porte fièrement son contraste de sable blanc, au milieu de roches noires volcaniques, du vert des algues et des diverses plantations, avec pour paysage encore plus insolite, se détachant entre le bleu de l'océan et le bleu du ciel, le blanc de quelques éoliennes ! Mais aussi celle de 중문 Jungmun aux sables grossiers couleur dorée, mélange de roches rouges et noires et de sédiments variés dans les tons beiges et blancs. Nous avons aussi observé des plages de sables noirs grossiers et de roches escarpées avec plissement, mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui...

Colonne de lave du ManjanggulLe buddha doréUn peu, beaucoup, à la ferry !

Parmi les curiosités de l'île, on compte deux autres lieux inscrits à l'Unesco en plus du Hallasan. Le premier, ce sont les grottes 만장굴 Manjanggul, où on peut se promener environ 1km sous terre sur les 4 km total qui existent dans un ancien tunnel de magma, au bout on y admire une colonne de lave la plus grande du monde tant qu'à faire haute de 7,6 m. En habituée des grottes calcaires je découvre des boyaux très larges, très hauts et sombres, entre 2 et 23m de haut par endroit la roche noire des parois est irrégulière  dû en partie aux différences de pression. Nous ne sommes pas si loin de la surface et pourtant la température descend nettement à 10°C et ce sur tout le trajet sous-terrain, y a pas à dire c'est une bonne isolation la roche ! Le deuxième, c'est le cratère de tuf de 성산일출봉 Seongsan Ilchul-bong. Alors certes il n'est pas très haut comparé au Hallasan 182m seulement et le guide touristique nous avait prévenues, le meilleur moment pour le monter "c'est le matin pour admirer le lever du soleil"...., mais on est des warriors et on se dit que les "marches escarpées" indiquées sont "easy" et qu'en trente minutes ce sera plié. Donc on décide de corser les choses en le montant "en plein cagnard" avec une température ressentie de 40°C, sans ombre, et quand on entame la première volée de marche, déjà trempée de sueur, on est soumise à quelques regrets vite dissipés par une vue magnifique.

GimnyeongJeongbang Pokpo les chutes qui tombent dans la merLes doigts de pieds en éventail sur la plage de JungmunLe cratère de sueur euh... de tuf !

Pour finir un petit brainstorming du reste de notre séjour au cœur de la nature et des volcans : à 서귀포시 Seogwipo-si nous avons posé devant la cascade qui se déverse directement dans la mer 정방폭포 Jeongbang, ainsi que découvert l'artiste 이중섭 Lee Jong-seop à qui une rue est dédiée, nous avons dégusté des spécialités locales comme les oranges séchées, les chocolats au cactus, une sorte de porridge au riz, ou encore les burger de porc noir et de cheval, nous avons été bloqués par le temps sur la "sea road" route de la mer mais avons pu apercevoir le bouddha d'or au milieu des nuages de pluie à flanc du 산방산 Sanbansan , au comptoir du thé 오설록 O'sulloc on a dégusté une glace au thé vert en admirant les plantations et les installations artistiques et même en dérangeant quelques serpents qui se doraient sur les nénuphars, nous avons observé, admiratives, les 해녀 Haenyeos, ces pêcheuses professionnelles coréennes qui plongent en apnée avec leurs petites bouées orange, siroté une boisson rafraîchissante dans un trou de hobbit après avoir arpenté le port à ferry du côté de 성산리 Seongsan-ri, posé avec les très photogéniques 돌 하르방 Dol hareubangs c'est à dire "grands-pères de pierre" statues traditionnelles de l'île, et...

En avons pris plein les yeux de couleurs chatoyantes.

Pavillon de la lune à JejusiVue de la côte sud depuis le parc du HallasanOeuvre de Lee Jong-seop

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Carnet de Corée #1 Séoul

Publié le par Chokopims

Il était une fois ... SEOUL !

Avec Léo-Lycanthrope et Becky nous sommes parties trois semaines en Corée du Sud en juillet. L'occasion pour moi de vous dévoiler quelques photos et quelques notes de voyages au pays du matin calme. Nous sommes restées six jours à Séoul du 11 au 16 juillet 2017, le temps pour nous de tomber sous le charme de cette mégalopole qui ne dort jamais...

GyeongbokgungRives sud du HanHanok Village

 Après plus de dix heures d'avion on arrive de bonne heure à l'aéroport, avec un bon décalage horaire, mais une excitation qui nous tient en éveil ! L'occasion de constater que l'arrivée de nuit au Japon n'était certes pas un cadeau, mais celle du matin de bonne heure en Corée ne l'ai pas forcément non plus car passé l'excitation, la chaleur humide n'aidant pas, la fatigue se fait vite ressentir je note donc pour la prochaine fois : arriver en début d'après-midi ;) munies de la T-money, d'un plan, et d'une liste de recommandations d'ami(e)s coréen(ne)s, nous sommes prêtes pour partir à l'assaut de la ville !

Une bonne surprise à Séoul, c'est que tous les musées sont gratuits, et très bien documentés en anglais, parce que je suis encore (très) loin du bilinguisme... La chaleur nous a souvent poussées en même temps que la curiosité à pénétrer dans ces grandes bâtisses, pour y chercher fraîcheur et savoirs. Nous avons ainsi arpenté lors de notre séjour pas mal de musées dont je retiens surtout :

Musée de l'histoire de Séoul - maquette de la villeTime to Kimchi - Musée folkloriqueYi Sunsin, Amiral nous voilà...Musée national de l'histoire de Corée, drapeaux à l'essai

- Le musée folklorique, dédié à la culture coréenne de la préhistoire à nos jours. Situé proche du palais 경복궁 Gyeongbokgung, il possède un grand parc extérieur surmonté d'une pagode avec une reconstitution de village des années 60, des statuettes de pierre et des sculptures. A l'intérieur vous pouvez admirez entre autre, des costumes d'époques, découvrir des us et coutumes, l'évolution de la culture coréenne et son implantation dans la péninsule.

- Le musée de l'impératrice 명성 Myeongseong (situé dans le palais royal 경복궁 Gyeongbokgung) qui fût assassinée par les japonais en 1895, on y trouve notamment une mise en scène poétique de sa mort et l'histoire de cette impératrice Min.

- Le double musée dédié au roi 세종대왕 Sejong le Grand (1397-1450) et à l'amiral 이순신 Yi Sunsin (1545-1598). Le premier est le quatrième roi de la dynastie Joseon 조선, humaniste, il est un des plus appréciés de tout le régime, notamment parce que c'est lui qui est à l'origine de l'alphabet coréen actuel : le 한글 Hangeul mais aussi d'autres inventions. Et le second un héros national, qui a arrêté par deux fois l'invasion japonaise en partie grâce aux fameux bateaux tortues, alors que les coréens étaient en sous-nombre... Pour les curieux je vous laisse voir le film The Admiral - Ruoaring Currents !

Bibimbap dans un restaurant insolite et charmantPetite sirène de Copenhague en vacanceTakoyaki export japonais découvert XDGwanghwamun porte d'entrée du palais principal

- Le musée national de l'histoire contemporaine de Corée : il commence en 1876 et documente les préludes de la République de Corée du Sud jusqu'à aujourd'hui, en passant notamment par l'occupation japonaise et la guerre de Corée. Il s'étend sur huit étages et possède une vue imprenable sur le palais principal. Il est très intéressant de faire en complément le musée de l'histoire de Séoul qui quant-à-lui commence avec l'implantation de la capitale à Séoul. En plus, il possède une immense maquette de la ville actuelle, plutôt étonnante qui occupe une salle d'exposition à elle toute seule !

- Le musée des remparts où l'on apprend que le mur de fortification de la ville de Séoul est celui qui a servi le plus longtemps, 500 ans au total et que c'est un des plus grands du monde, puisqu'il fait 18 km au total. Aujourd'hui en partie reconstruit dû à la volonté des dirigeants de la ville il est même inscrit à l’Unesco.

Secret Garten dans le ChangdeokgungSanctuaire Jongmyo, après-midi d'été arroséChanggyeonggung, celui qui a résisté aux feux ;)Deoksugung entre ancienneté et modernité

En tant que touristes curieuses qui se respectent nous avons déniché un Pass pour pouvoir visiter les quatre palais principaux : le 창덕궁 Changdeokgung, palais de la prospérité qui dispose d'un magnifique "Secret Garten", le 경복궁 Gyeongbokgung palais du bonheur resplendissant, première résidence des rois à Séoul, érigé pour la première fois au 14ème siècle, le 창경궁 Changgyeonggung et le 덕수궁 Deoksugung, palais de la longévité vertueuse qui entouré d'immeubles récents contraste bien entre moderne et ancien.  En prime il y avait une entrée pour le sanctuaire confucéen 종묘 Jongmyo où se trouvent les tablettes mortuaires des impératrices et des empereurs coréens.

Cette semaine fût riche en découvertes en tout genre, et même si je vous fais ici une liste non exhaustive de nos péripéties, il est clair que nous n'avons pas, loin de là, inspecté tous les moindres recoins de Séoul... Pour cela il faudra revenir ;) Donc en accéléré ....

Relève de la garde au GyeongbokgungSéoul Tower by nightSéoul by night, quartier étudiant

Nous avons arpenté les rues du Bukchon Hanok Village (북촌한옥마을) et de Insa-dong (인사동) , sommes montées jusqu'en haut de la tour de Séoul située sur le Namsan (남산), pour admirer la vue de nuit imprenable, avons dégusté et apprécié la cuisine traditionnelle, mais aussi les Streetfood et les 팥빙수 Patbingsu (glaces délicieuses)... avons fait un tour dans le célèbre quartier de Gangnam (강남), découvert la rive sud du fleuve Han, où se trouve la statue du monstre de The Host et la jumelle de la sirène de Copenhague ! Acheté des 호빵 hoppang, brioche fourrée à la pâte de haricot rouge,  en coréen sur le marché de Namdaemun (남대문시장), admiré les lumières de la ville de nuit, échappé au mauvais temps, respiré l'ambiance des quartiers étudiants de Hondae (홍대), écouté les débuts de futurs artistes coréens underground, longé les ruisseaux aménagés, sauté par dessus, sans glisser dedans, avons pris une bonne centaine de photo par jour... chacune... Bref c'était génial ! :)

Petit temple bouddhisteDongdaemun Plazza Parc du musée folklorique, ancien tramway désormais remplacé par les métro !

 

 

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Pour une première plongée dans le monde du cinéma coréen

Publié le par Chokopims

Je vous avais déjà parlé dans un précédent article, du festival du film coréen qui a lieu chaque année en octobre à Francfort am Main. Vous vous doutez que je ne me suis pas fait prier pour m'y rendre à plusieurs reprises, m'enthousiasmant à chaque fois sur le programme et cette magnifique initiative. Car disons le clairement, même si cela s'est un peu amélioré ces dernières années avec un engouement des jeunes pour la K-Pop cette musique sud-coréenne dont nous ne parlerons pas aujourd'hui, avoir accès à des films asiatiques au cinéma est clairement un combat... Heureusement il y a Netflix me direz-vous ^^ Comme j'avais déjà fait deux articles un peu similaire sur le monde de la jap'animation (article 1 et 2 ici !), j'ai eu envie de vous faire un article dédié cette fois aux films coréens ! Et ce afin que vous puissiez vous aussi comprendre pourquoi ils méritent amplement qu'on s'y arrête. La conception de cet article ayant traîné sur la longueur... j'ai été pas mal devancée par l'explosion du cinéma coréen en France et d'autres articles du même genre entre-temps (et je me dis tant mieux !)

Voici donc une petite sélection, sisisi je vous assure, je me suis limitée ! pour commencer en douceur une plongée dans le 7ème art sud-coréen, et à côté de ça, Hollywood peut aller se rhabiller. Vous allez vous habituer rapidement à la VO, croyez moi, de toute façon vous êtes passés par l'animation japonaise si vous suivez mes conseils, alors ça devrait aller ! Et pour certains films vous serez peut-être obligés de passer de la VOSTFr à la VOSTA, c'est comme ça qu'on finit par faire des progrès en langue XD

En dehors des rares box-offices, dont vous avez dû entendre parler, comme Snowpiercer, le Transperceneige (2013) réalisé par Bong Joon-ho* (retenez bien son nom l'astérisque est expliquée en bas de page) et inspiré d'ailleurs d'une BD française ;) avec un casting américain en grande partie ou le fameux Dernier train pour Busan (2016) qui a eu un très bel accueil pour un film de zombie XD, et plus récemment, palmé à Cannes, récompensé aux Oscars, Césars et Golden Globes : le dérangeant mais époustouflant Parasite (2019) de Bong Joon-ho (celui là aussi) quand je vous dis qu'il faut bien retenir son nom ;) trois films qui vont participer, je l'espère activement, à l'arrivée et la reconnaissance du cinéma coréen sur la scène internationale, vous trouverez ci-dessous, quelques films un peu plus undergrounds parmi lesquels piocher à loisir ;) Sur ce... Enjoy it !

 

Catégorie film historique, histoire de Corée  :

As oneI can speakWelcome to Dongmakgol

Welcome to Dongmakgol (웰컴 투 동막골) réalisé en 2005 par Park Kwang-hyun. L'action se déroule dans un petit village reculé, appelé Dongmakgol, pendant la guerre de Corée de 1950. Des soldats du Nord et du Sud se retrouvent poussés par les évènements, à devoir y cohabiter. C'est plutôt une comédie dramatique, avec un humour très coréen. M'intéressant beaucoup au sujet, je peux vous proposer d'autres films de ce genre dans la même veine, peut-être dans un autre article qui sait...

As One (코리아) réalisé en 2012 par Mun Hyeon-Seong : Tiré de faits réels, ce film raconte l'union de la Corée du Sud et du Nord aux championnats du monde de ping-pong de 1991. C'est une histoire touchante des relations entre les deux Corées, qui permet d'appréhender un peu les différences politiques mais aussi de la vie des citoyens au sein de la Corée du Sud et de celle du Nord. Ce film, comme d'autres traitant du même sujet, permet de mettre en avant le fossé qui s'est creusé entre les deux parties d'un seul et même pays et d'ainsi montrer la complexité d'une réunification. L'actrice principale y est pour beaucoup dans la réussite de ce film.

I can Speak (아이 캔 스피크) réalisé en 2017 par Kim Yeon-Seok. Comment vous expliquer sans vous spoiler ? Ce film fut un coup de cœur pour moi à son visionnage. L'histoire d'une petite ajumma qui apprend l'anglais ? Peut-être, ou pas... Il évolue comme ça, l'air de rien, pour parler de sujets très sérieux et d'actualité. On peut en discuter en commentaire pour ceux qui l'ont vu. J'ai beaucoup apprécié tout le déroulé du film, à la fois minutieux et chronométré. Les personnages sont très attachants et touchants. J'ai trouvé que le synopsis sortait aussi de l'ordinaire pour proposer quelque chose plus centré sur l'humanité et notamment les relations humaines et le jugement. Je vous le met donc dans la liste ! A ne pas louper, il est agréable et intéressant dans son contenu.

Sans parler de ceux que je vous avais déjà cité lors des carnets de Corée  :)

 

Catégorie comédie :

SunnyLe bon, la brute et le cingléHow to steal a dogHello Ghost

 Hello Ghost (헬로우 고스트) film réalisé en 2010 par Kim Yeong-Tak. En résumé, une histoire attachante sur un homme qui suite à une tentative ratée de suicide devient capable de voir des fantômes :) Aller plus loin dans le synopsis vous gâcherez le suspens. C'est un superbe film, amusant avec de bons acteurs qui jouent des personnages attachants. La cohabitation humain / fantôme est parfois hilarante, même si on tire vers le drame parfois. En plus la fin est intéressante.

How to steal a dog ? aussi connu sous le nom de "The Perfect Way to steal a Dog" ( 개를 훔치는 완벽한 방법) Film de Kim Sung-Ho sorti en 2014. C'est un superbe film, très touchant et humain filmé du point de vue des enfants. D'où son originalité à mon sens. Il raconte comme son titre l'indique des plans incroyables fomentés par les enfants sur "comment voler un chien" et ce, afin de toucher une récompense. On se laisse bien prendre à l'histoire et on s'attache aux personnages. Le scénario est insolite et on passe un excellent moment hors des sentiers battus de l'industrie cinématographique. Un bon bol d'air frais en somme :D

SUNNY (써니) sorti en 2011 réalisé par Kang Hyeong-Cheol. C'est un de mes films préférés, mais mon avis est très peu partagé par ceux et celles à qui je l'ai montré... C'est, pour moi, une belle histoire d'amitié entre une bande de fille, sur fond de combat pour la démocratie en Corée du Sud dans les années 80. Certes il y a beaucoup de scènes "clichées" et peu de rebondissements car l'histoire va de soi, mais je trouve que le retour dans le passé de ces femmes devenues adultes, mères, et faisant le bilan de leurs rêves d'ado et de leur vie réelle aujourd'hui est touchant. En fait le film bien que simpliste dans sa manière de traiter un sujet, qui peut paraitre anodin et déjà surutilisé, montre un sens plus profond. Pour moi il y a une véritable critique de la société coréenne. D'ailleurs une des scènes les plus épiques pour moi est la rencontre des deux gangs de filles finissant en baston générale, sur un arrière plan de manifestation pour la liberté et la démocratie, où la population fait face à la violence de la police envoyée par l'état.

Le Bon, la Brute et le Cinglé (좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈) sorti en 2008 réalisé par Kim Ji-Wun et Kim Min-Seok. Une parodie/remake jubilatoire du western épique "Le bon, la brute et le truand", portée par trois acteurs phares qui nous replonge dans les années 30. Nous sommes sous l'occupation japonaise en Mandchourie et notre trio cherche à s'emparer de la même carte au trésor, dérobée aux japonais par le Cinglé... Très bons moments en perspective, sans prise de tête aucune !

 

Catégorie comédie romantique sorry section très succincte XD :

Surprise Party

 

Surprise Party (서프라이즈) de Kim Jin-Seong sorti en 2002. Quoi de plus amusant qu'organiser une fête surprise pour quelqu'un ? On se dit que c'est une idée géniale et puis généralement ça finit par mal tourner non ? Et bien là c'est un peu ça : foire aux quiproquos, rebondissements, retournement de situation, et etc. Sur fond de romance toute mignonnette. C'est pour l'anniversaire de son petit ami que l'héroïne, occupée à négocier avec son père, n'a pas d'autre choix que d'envoyer sa meilleure amie le chercher à l'aéroport... C'est téléphoné rien qu'au synopsis mais c'est vraiment amusant à suivre ! Et puis vous pourriez être surpris ;)

 

The Beauty Inside

The Beauty Inside (뷰티 인사이드) de Baek Jong Yeol réalisé en 2015. A ne pas confondre avec le drama du même nom ! Le concept du film ? Raconter l'histoire d'une personne qui se réveille chaque matin dans un corps différent. Et là vous avez de quoi faire un film, qui certes ne paye pas de mine sur le papier, mais pose une quantité de question existentielle, parle de l'acceptation de l'autre, de tolérance et de la conception de ce qu'est l'Amour avec un grand A. C'est original, adorable, mignon, touchant, et rafraichissant. Et puis surtout c'est une prouesse, avec un casting impressionnant, plus de 70 acteurs se sont relayés pour jouer le personnage principal ! Les amateurs de films coréens s'amuseront donc à découvrir les différents acteurs, plus ou moins connus qui ont joué ce même personnage. Un corps changeant mais une même personnalité... 

 

Bon... Vu que cette rubrique est un peu vide et que vous restez sur votre fin... Je vous conseille aussi deux films adorables, relevant surtout de la comédie familiale plus que de la romance.  Speed Scandal (과속스캔들) sorti en 2008, premier film réalisé par Kang Hyeong-Cheol aussi réalisateur de SUNNY ;) vous auriez remarqué et Miss Granny (수상한 그녀) plus récemment en 2014. Celui-ci est réalisé par Hwang Dong-Hyuk et raconte l'histoire d'une petite Ajumma (Grand-Mère) qui retrouve ses vingt ans. Ce film a d'ailleurs tellement fait un carton en Asie qu'il existe plusieurs remakes (chinois, vietnamien, thaïlandais et japonais !) et même des dramas (séries) !

 

Catégorie film d'action et suspense :

MasterPhantom DetectiveThe HostSecretly Greatly

Master (마스터) de Jo Ui-Seok sorti en 2016. Si vous voulez de l'action c'est le premier à mettre sur la liste. Le scénario ne laisse pas de répit, et vous tient en haleine tout le long : il est bluffant. Vous êtes embarqués du début à la fin dans des cascades, des courses poursuites et des retournements de situation, sur fond d'enquête criminelle et magouilles financières. Les acteurs crèvent l'écran proposant des personnages intéressants et travaillés.  

- Phantom Detective, aussi appelé Détective Hong Gil-Dong (명탐정 홍길동) sorti lui aussi en 2016 et réalisé par Jo Sung-Hee. De mon point de vue, ce film mérite vraiment qu'on s'y arrête. L'histoire est en elle même intéressante et originale, et on va de point en point sans s'ennuyer. L'intrigue se déroulant dans une époque non définie (pour moi un mélange des années 30 et 70) elle nous plonge dans un univers tout particulier. Mais c'est surtout la manière de filmer qui est la plus impressionnante. L'ambiance, les plans, le cadrage tout comme le type de narration font penser à un jeu vidéo dans lequel on serait immergé. L'esthétisme des scènes est très travaillé et donne des jeux de lumière très agréables à regarder.

- Secretly Greatly (은밀하게 위대하게 soit Eunmilhage Widaehage) réalisé en 2013 par Jang Cheol-Su, tiré d'un manhwa du même nom écrit par Hun en 2010. Won Ryu Hwan est un espion Nord-coréen surentrainé. Il a été envoyé sous couverture en Corée du Sud et y vit en attendant les ordres de sa hiérarchie. Bon c'est vrai que le synopsis n'est pas forcément très engageant mais c'est un film très esthétique avec beaucoup d'humour, de scènes d'action et d'émotions. Si l'espionnage Nord-Coréen devient une nouvelle passion pour vous, il y a aussi The Commitment ou Alumni (동창생) sorti la même année avec en prime T.O.P. des Big Bang comme acteur principal qui s'en sort très bien. Plus dans la comédie North Korean Guys (동해물과 백두산이) en 2003, ceux-là veulent à tout pris retourner en Corée du Nord par tous les moyens possibles.

 The Host (괴물) de Bong Joon-Ho réalisé en 2006 parce qu'il fallait bien que j'en choisisse un à vous mettre sur la liste et qu'il y a une statue de cette belle bestiole sur la rive sud du Han à Séoul dont je vous avais déjà parlé comme ça on est raccord ! Un film qui tire sa source des films d'horreur habituels mais se concentre sur une famille qui lutte pour sa propre survie face à la "grosse bête" et récupérer leur petite fille enlevée. 

 

Catégorie thriller :

The Man from NowhereMemoir of a MurdererConfession of MurderThe Gifted Hand

- The Gifted Hand titre alternatif Psychometry (사이코메트리) réalisé en 2013 par Gwon Ho-Yeong. C'est un des premiers thrillers coréens que j'ai découvert et je n'ai pas été déçue ! L'histoire de deux hommes, un policier qui enquête sur des meurtres et un jeune graffeur doté d'un don de psychométrie. Après quelques premiers échanges un peu froid, et vous verrez que c'est le cas de le dire, ils vont mener l'enquête ensemble. 

- Confession of Murder (내가 살인범이다) sorti en 2014 et réalisé par Jeong Byeong-Gil. Après prescription des meurtres d'un tueur en série, une autobiographie intitulée "je suis le meurtrier" est publiée par un auteur qui raconte les détails des différentes actions qui ont eu lieu devenant un bestseller. Le policier chargé de l'affaire décide de réouvrir l'enquête, pendant que les familles des victimes réclament vengeance, pas toujours de manière légale... S'ajoute au tableau un autre meurtrier, qui proclame que c'est en fait lui, le responsable des crimes. Et là... tout le monde se demande : qui est le vrai coupable ? Vous le saurez en regardant le film ;) 

Memoir of a Murderer (살인자의 기억법) réalisé par Won Sin-Yeon en 2017. Adapté d'un roman de Kim Young-Ha "la mémoire assassine" ce film raconte l'histoire d'un tueur en série qui souffre d'amnésie, atteint de la maladie d'Alzheimer. Et vous en dire plus serait déjà vous divulgacher ou spoiler une bonne partie du film. Sachez juste qu'il est vraiment prenant, que ce soit au niveau du rythme que de l'histoire en elle même. Ce film est un régal, il nous mène en bateau en jouant avec et sur la mémoire du personnage. On cherche, tout comme lui, à connaitre la vérité et le fin mot de l'histoire jusqu'à la fin justement ! Par contre plutôt violent comme film, à ne pas mettre entre toutes les mains...

The man from Nowhere (아저씨) réalisé en 2010 par Lee Joeng-Beom. On nous raconte l'histoire d'un prêteur sur gage, qui va se lier d'amitié avec une petite fille, et s'impliquer ainsi plus qu'il ne faut dans un trafic de drogue et d'argent qui ne le concernait pas afin de l'aider elle et sa mère. Un très bon thriller très soigné, sans longueur, et équilibré. Il nous plonge dans l'action sans laisser pour autant le synopsis de côté. Si vous avez aimé ce film vous pourriez apprécier un autre qui pour moi est analogique "A Company Man" sorti lui, deux ans plus tard et réalisé par Im Sang-Yoon.

 

* Un de mes réalisateurs préférés est d'ailleurs Bong Joon-ho tout d'abord parce qu'il sait si bien traiter tous les sujets de manière tellement prenante et sans manquer d'un humour certain même dans les situations les plus désespérées. Humour particulier j'en conçois... Il est capable de manier plusieurs genres, et il se renouvelle sans cesse tout en laissant une patte très reconnaissable. Il part toujours en fond de sujets de société actuels, ou de faits réels et en parle avec un regard lucide, critique, dénonciateur et parfois dérangeant, peut-être dû à ses études de sociologie...  J'attends avec impatience ses nouveaux films, même sans connaitre le résumé j'irais les voir c'est sûr ! :D Si vous voulez avoir un petit aperçu de sa filmographie la plus méritoire vous pouvez lire cet article sur le site du CNC qui propose de revenir sur cinq de ces films les plus marquants.

 

Et ceci est mon centième article :D

 

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L'addict-Thé de l'Utopim'ste

Publié le par Chokopims

Par un weekend frileux de ce mois d'octobre, je me suis rendue à un cours de "Cérémonie du thé coréenne". J'étais très curieuse pour plusieurs raisons, notamment parce que j'ignorais qu'une cérémonie spécifique à la Corée existait, de plus différente de la japonaise, qui m'est elle, beaucoup plus familière. Et aussi parce que ça faisait un moment que je l'avais écrit sur ma "to do list" sans trouver le moyen de m'y rendre...

En prime mon petit infuseur Sangoku alias Baka Saru :)

Notre professeure a commencé par nous faire une petite histoire du thé, au travers de la présentation des différents types de cérémonies qui existent parce que oui il y en a plusieurs ! Citons les principales, qui nous concernent : la japonaise, la coréenne et la chinoise. La chinoise est plutôt axée sur l'art (méthode), la japonaise sur la purification et la méditation (rituel zen), et la coréenne se situe entre les deux. Notre hôte nous en explique rapidement la raison, depuis toujours les différentes influences culturelles arrivent de la Chine, passent par la Corée et rejoignent le Japon, puis reviennent modifiées en sens inverse. Chacun s'appropriant à sa manière les choses. C'est là qu'on comprend que la position d'entre-deux de la Corée, ici sur le thé, illustre bien sa position territoriale, à mi-chemin entre les deux autres cultures. Faisant office de zone tampon entre le Japon et la Chine, on comprend aisément pourquoi les deux grands se sont fait la guerre pour la posséder. Puis notre hôte a continué, avec une présentation des différents types de thé, expliquant que la qualité et l’arôme dépendait de la date des récoltes avant ou après la saison des pluies par exemple, et nous a proposé de débuter la cérémonie avec un thé coréen*, qui ne m'était pas inconnu, puisque directement importé de Jeju-do, une grande île au sud de la Corée, où nous avons passé une partie de notre séjour en juillet article à venir... !

On a ainsi pu un peu plus appréhender les grandes lignes de cette cérémonie qui est un éloge à la lenteur, la grâce, la délicatesse et la précision des gestes... J'assume déjà les regards sceptiques et les étouffements de rire de ceux qui me connaissent bien, car ils ne savent que trop que de ses quatre qualités... je n'en possède aucune.

Raison de plus pour relever le défi ! Je remonte mes manches et me voilà lancée. Enjoy it !

 

L'addict-Thé de l'Utopim'ste Après un salut officiel, comme avant un combat, où la préparation de l'esprit pour se consacrer au thé, nous débutons...

Phase 1 : découvrir le service, sortir le tissu qui couvre les tasses et le matériel puis le plier de manière respectueuse. Verdict :  S'en sort haut la main !

Phase 2 : réchauffer les tasses en versant l'eau de la théière d'eau bouillante, au bol, puis à une théière plus petite jusque dans les tasses. Il faut répartir convenablement afin d'en avoir pile pour les trois tasses et que celles-ci soient remplies de manière égales... ça, ça demande de l'habitude à mon avis. Je suis obligée d'établir une technique de "plusieurs passages" pour m'en sortir avec des tasses à peu près équitables et une théière vide... et encore c'est sans compter sur ma maladresse qui arrose un peu le plateau. Verdict : Peut mieux faire !

Phase 3 : préparation du thé, je maîtrise la rotation de la théière même si j'ai l'impression que c'est un peu léger comme infusion, puis arrive le moment fatidique, le remplissage des tasses ! Même topo qu'en phase 2, il faut procéder dans l'ordre (ça encore ça va) et faire seulement trois passages, donc il faut gérer la quantité que tu sers pour pouvoir ajuster en fonction. Je m'en sors un peu mieux qu'au premier passage, puisque je sais environ où l'eau est censée s'arrêter (étant donnée que ma théière n'a pas été échangée entre-temps ^^) mais sur la fin il me faut attendre patiemment que la dernière goutte tombe de la théière. Verdict : Passable...

Phase 4 : servir les invités de manière polie, en commençant par la gauche et soi en dernier, je commence à ressentir des fourmis dans les jambes, repliées en position "samouraï" (comme j'aime le dire à mes élèves) depuis le début de la séance, puis déguster en se servant d'une des deux mains en soucoupe. Verdict : Bien, mais doit s’entraîner pour tenir la position assise...

Phase 5 : rangement du service, bien ordonné, tout à sa place et recouvrir. Verdict : Pas mal !

*Là aussi on n'utilise pas le même thé pour chaque cérémonie, si les japonais l’effectuent avec un Matcha, réduit en poudre, les chinois y préfèrent un thé noir comme le Yunnan et les coréens des thés verts très doux.

Il me reste encore beaucoup de choses à vous dire sur ce sujet ^^ j'en reparlerais sûrement dans un autre article puisque mon deuxième cours est en novembre ;)

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