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En direct du Main : une dose de Gute Laune (bonne humeur) !

Publié le par Chokopims

Des nouvelles du MainVoici l'hiver qui s'approche et le froid qui s'installe...

 

Nous sommes fin novembre déjà ! Et l'ambiance de Noël tant attendue, a commencé à pointer le bout de son nez ! Chouette ! Elle va nous réchauffer un peu et nous donner envie de sortir plus, plutôt que de souhaiter se faire greffer un plaid et rester à nüddeliner c'est à dire cocooner comme Nüddeline à qui cet article est entièrement dédié ^^ dans son canapé en sirotant un thé, mangeant du chocolat et regardant des séries ou des mangas...

On pourra s'extasier comme l'an dernier, sur les lumières et les décorations de la ville, qui pour certaines sont déjà en place et rivalisent d'idées pour détrôner le voisin ! Les classes aussi s'ornent des couronnes de l'avent, armées des quatre bougies qu'on allumera l'une après l'autre chaque semaine en attendant Noël ! On ira boire un Kinderpunch ou un Glühwein sur les stands du marché de Noël, accompagné ou pas de la traditionnelle Wurst allemande, de la très prisée crêpe française qui coûte ici un bras, faudrait que je pense à construire un stand un de ces jours... ou encore du saumon norvégien cuit au feu de bois dont on a du mal à quitter le stand tant il sent bon, et il y fait bon...

On aperçoit déjà en terrasse des cafés, pris d'assaut à l'heure du traditionnel Kafee-Kuchen, les chauffages d'extérieur et les plaids : et ça c'est pas très "Umweltfreundlich" (que je traduirais ici par "en faveur de l'environnement" même si mot à mot ça revient à dire "ami de l'environnement") contrairement aux habitudes allemandes...

On sort déjà en plus du manteau "spécial grands froids" que Nüddeline connaît très bien et ce même dans le Sud de la France ! les bonnets, les écharpes et les gants pour sortir sans geler, et on espère que notre tram ou notre bus ne sera pas en retard, pour éviter de l'attendre dans le froid que le vent s'amuse à rendre encore plus mordant. En effet, le Taunus a déjà vu ses premiers flocons même si nous, plus bas, nous n'avons vu que de la pluie...

On comprend une fois de plus pourquoi les chemins le long de la Nidda (affluent du Main) sont goudronnés, quand les sentiers de terre et d'herbe qui permettaient de couper à travers champ, sont actuellement couverts de boue. Ils ressemblent ainsi plus à une patinoire impraticable qu'à un chemin digne de ce nom... On découvre donc de nouveaux horizons en changeant temporairement ses habitudes de marche pour éviter les accidents entre deux écoles.

On commence déjà à préparer le Weihnachtskonzert (concert de Noël) à l'école en fait depuis la rentrée de septembre... mais chut ! C'est un secret ;) et on entend résonner des chants plus ou moins traditionnels les matins de chorale. Notamment le hit indémodable.... en exclusivité pour vous... j'ai nommé.... "Petit Papa Noël" qui sera encore à l'affiche cette année au grand bonheur des élèves, des parents et des professeurs mais au désespoir de la française en échange.

Et comme à la même période l'an dernier... Tout ça pour dire que mon billet d'avion est bouclé pour le 22 décembre depuis quelques temps... A très vite le sud de la France <3

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Carnet d'Allemagne #4 Petite escapade dans le Ruhrgebiet

Publié le par Chokopims

Cela faisait un moment que je ne nous avais pas raconté un de mes weekends, en mode découvrir un nouveau bout de l'Allemagne. C'est chose faite ce mois-ci ! Puisque je me suis rendue fin octobre à Bonn en compagnie de l'Apfelschorlette que j'étais ravie de retrouver pour discuter, puisque nous nous étions vues pour la dernière fois en juillet à Marbourg ! C'est vous dire.

C'est parti pour un petit carnet de voyage direction le Ruhrgebiet. :) Nous avons entamé les hostilités dès le vendredi soir, autour de notre traditionnel resto de sushi. Pour ce premier jour nous avons donc parcouru le centre ville de Bonn, en fin de journée et surtout de nuit. La première impression c'est que c'est une ville fourmillante mais un peu grise, un peu du à la météo je l'avoue... qui a l'air d'avoir réussi à préserver des petites parcelles de ses bâtiments anciens lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le lendemain nous avions rendez-vous avec un de mes amis, Drache qui a déménagé récemment sur Bonn, nous comptions sur lui pour la visite. Mais il nous a avoué être désolé de ne connaître que l'université et la Mensa XD. Faisant un tour rapide devant l'université en coupant par le centre ville, nous nous rendons à Köln (Cologne) qui est à seulement trente minutes en S-bahn (train régional) de Bonn. Avec les travaux c'est un peu plus compliqué de s'y rendre mais on arrive au but : le Dom impressionnant et imposant de Köln. Nous pénétrons dans l'enceinte, où se déroule une messe, qui ne nous a pas permis de circuler dans l'église et c'est bien normal !

Das Bonner MünsterKölner Dom

Bonn possède une église romane qui m'avait semblé elle aussi imposante, das Bonner Münster, et pour cause c'est une des plus anciennes églises catholiques d'Allemagne, elle date du XIème siècle, fait plus de 80 mètres de haut ce qui en soit pour une église romane est étonnant... et le rendu de la massivité du bâtiment en face de la grande place vide en dessous, lui donne un certain cachet non négligeable. Pourtant elle n'est presque rien face au géant Kölner Dom, lui, d'architecture gothique, beaucoup plus travaillés dans les détails des statues et gravures en pierre qui l'ornent et surtout trois fois plus haut ! L'église atteint les 250 mètres, juste pour vous donner un ordre d'idée Notre-Dame de Rouen n'est qu'à 150 mètres... Et c'est la plus haute de France, cette petite joueuse !

Nous nous sommes ensuite baladés sur les bords du Rhin, avant de repartir  pour Bonn et son magasin de stock "Haribo", que l'Apfelschorlette a dévalisé pour sa famille, ses élèves, ses collègues et un peu pour elle aussi ! Après un dernier café nous avons laissé Drache retourner travailler pour l'université pour nous diriger nous même vers Bad Honnefune de nos collègues de l'échange nous attendait avec toute sa petite famille. Nous nous sommes rendus dans le marché de la Saint Martin, un pré-marché de Noël très sympathique. Ils nous ont ensuite proposé l'ascension du Drachenfels pour le dimanche, que nous avons accepté avec plaisir.

Dans l'antre de la Hauptbahnhof de BonnCologne vue depuis les rives du RhinLe chemin d'Adenauer dans Bad HonnefVue sur la vallée du Rhin depuis le Drachenfels

 

C'est ainsi que nous sommes revenues le lendemain, en longeant le Rhin en S-bahn, pour nous mettre en route sur les traces des légendes allemandes ! Deux en particulier : celle de Konrad Adenauer, qui a vécu à Bad Honnef, on peut donc y trouver sa maison, où il a reçu Chruchill notamment ! Mais aussi un musée qui lui est entièrement dédié ainsi que sa tombe familiale. Y sont enterrés ses deux femmes, son fils et son père par exemple si vous aimez les arbres généalogiques ^^ Et celle de Siegfried, qui vainquit le dragon Fáfnir sur le Drachenfels (le rocher du dragon), une colline de quelques 300 mètres située dans les Siebengebirge (les sept montagnes) et qui surplombe Bad Honnef et la vallée du Rhin. Pour plus d'information je vous renvoie directement aux contes et légendes des Nibelungen qui racontent ces prouesses.

C'était weekend venteux et un peu très frileux, mais nous avons tout de même eu droit à une vue plutôt dégagée sur la vallée du Rhin, à l'entrée justement de ce que l'on appelle le "Rhin romantique" et j'ai vite compris pourquoi lorsque j'ai trouvé aux paysages, des petits airs des peintures de Caspar David Friedrich, peintre romantique allemand du XIXème siècle. Jugez-en ci-dessous par vous même. ;)

Caspar David FriedrichDrachenfels

 

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Pourquoi l'Allemagne ? Warum Deutschland ? (version française)

Publié le par Chokopims

Note d'entrée : Petit article publié en simultané dans les deux langues, vous trouverez ici la version française. Pour les bilingues pas de problèmes vous pouvez lire les deux versions, vous commencez à bien me connaître la traduction mot à mot c'est pas mon truc, je préfères garder l'essentiel du message et jouer avec la langue... Et vous pourrez ainsi comparer les deux versions ;) Bonne lecture !

 

"Was gefällt dir an Deutschland so sehr ?" Qu'est ce qui te plaît tant en Allemagne ? A vrai dire quand on m'a posé la question la première fois, je n'ai pas vraiment su que répondre. Je ne m'étais jamais vraiment demandé pourquoi j'avais envie de retourner vivre en Allemagne après y avoir déjà passé une année en Erasmus... Je m'y plaisais et c'était tout ce que j'avais besoin de savoir. Pourtant quand j'ai voulu repartir vivre à l'étranger c'est de nouveau vers l'Allemagne que s'est porté mon choix... Un peu parce que c'est la langue étrangère que je maîtrise le plus, soyons honnêtes, mais aussi parce qu'aucune de mes expériences dans ce pays ne m'a déçue. Voila donc une liste de cinq points pour lesquels, si c'était à refaire, je choisirais encore l'Allemagne sans hésiter.

 

1) La langue : Je vois d'ici les yeux ronds de certains car c'est bien connu "l'allemand est une langue barbare et agressive qui sonne tellement dur !" Et bien non ! Pas du tout ! Je m'amuse à faire chanter l'allemand avec l'accent français du sud , j'aime l'entendre parlé par des étrangers qui lui donne une autre mélodie agréable, et par dessus tout... J'adore écrire les "Ümläüte" ces petits trémas sympathiques qui se parsèment sur les mots, donner une majuscule à chaque nom sans exception et prononcer les "sch", les "ch" et les "s" à volonté !

2) L'Histoire : Il est très facile pour les français de faire l'autruche en niant leurs rôles dans les guerres, d'être chauviniste au point de croire que l'on descend directement d'Astérix le gaulois, et de parler d'une unité française qui remonte à plus de 2000 ans... Ce qui en réalité est beaucoup plus compliqué que ça, admettez le. Les allemands eux ont une histoire commune très récente, pas très joyeuse je vous l'accorde et plutôt coupable... C'est un pays qui a longtemps été partagé, à l'époque de l'Empire romain germanique notamment, dont ils ont hérité cet état fédéral en Länder mais aussi beaucoup plus proche de nous, par le rideau de fer et même un mur pour la ville de Berlin ! Je rappelle pour ceux qui ne suivent pas au fond, que cette frontière n'a été ouverte qu'en 1989, et que 1989 ce n'est pas si loin...

3) Les allemand(e)s : Un pays c'est avant tout une population, et en Allemagne, "le pays des allemands" soit Deutschland en version originale ça l'est peut-être plus que nulle part ailleurs. Les allemands ne font pas de manières, certains français de pure souche diraient même qu'ils sont sans gêne... Mais en fait cela leur donne l'avantage de l'honnêteté franche, et avec eux on est sûr qu'ils ne vont pas tourner autour du pot des heures avant d'oser nous dire les choses. Ils disent tout directement, sans pincette, et ce, dès que cela leur vient à l'esprit. Il ne garde pas de rancœurs en accumulant des maux contre tout et n'importe quoi. Quand quelque chose les dérange ils le disent et clairement. Certes parfois l'allemand est un peu trop direct et on aurait aimé les pincettes pour la forme, car le français non-habitué se sentira forcément à un moment blessé et déçu... mais c'est une de nos différences culturelles ! A contrario quand un allemand de votre entourage vous demande "comment ça va ?" il attend une vraie réponse, pas seulement une pour la forme, et vous écoutera avec attention même si ça risque de durer un peu...

4) Les différences culturelles : Entre la France et l'Allemagne, pour se rendre de l'un à l'autre, il suffit de passer un pont, et pourtant.... Et pourtant que de différences ! J'arrête de suite les objections alsaciennes, oui je sais ça dépend de quel coin on vient... Mais pour tout le reste de la France, croyez-moi, que d'anecdotes culturelles franco-allemandes sur lesquelles s'amuser en réserve. Parfois on ne peut pas s'en empêcher et on sort que ça c'est "typisch Deutschen !" (typiquement allemand) ou "typisch Franzosen !" (typiquement français) et je dois l'avouer, même si c'est complètement "cliché", je suis toujours amusée et ravie de ce genre de découvertes. Peut-être un peu aussi parce que me sentant avant toute chose plus européenne que française, je suis relativement détachée de ces stéréotypes. Ce qui me permet librement d'adopter des habitudes de vie qui me plaisent peu importe d'où elles viennent. Des anecdotes pour illustrer cette richesse, j'en ai plusieurs en réserve mais cet article ne suffirait pas...  Peut-être une prochaine fois...

5) Les espaces verts : Je suis une fille de la campagne et la vie en ville est par moment fortement compliquée... Heureusement pour moi : c'est bien connu les allemands sont un peu beaucoup en faveur de la protection de l'environnement ! Et du coup des parcs... Ils en ont ! Assez, pour qu'il ne faille jamais chercher bien loin pour se dénicher un carré de verdure, souvent accompagné d'une aire de jeu impressionnante, surtout si le parc est grand afin de prendre une bouffée de campagne et de faire un barbecue entre-ami quand les beaux jours reviennent. Mais aussi ils possèdent, une des premières chose qui m’intéresse quand j'arrive dans une nouvelle ville, de superbes jardins botaniques !

 

"Navet" est mon parapluie coréen :D

Bref, je crois que vous l'avez compris, j'aime vivre en Allemagne ! Peut-être aussi un peu parce que j'y ai toujours été chaleureusement accueillie par toutes celles et ceux à qui j'aimerai dédier cet article : mes ami(e)s allemand(e)s ou expatrié(e)s qui vivent en Allemagne, mes collègues d'outre Rhin, mais aussi tous ceux et celles qui comme moi, apprécient le pays de Goethe, d'Angela Merkel et de Scorpions ! Alors oui parfois je fais ma française clichée et je râle contre l'effroyable météo allemande et des habitudes énervantes et bizarres de ce peuple germanique, mais au fond ça ne prouve qu'une chose... La raison principale de ma venue ici, c'est que je porte réellement l'Allemagne dans mon cœur. 

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Pour une première plongée dans le monde du cinéma coréen

Publié le par Chokopims

Je vous avais déjà parlé dans un précédent article, du festival du film coréen qui a lieu chaque année en octobre à Francfort am Main. Vous vous doutez que je ne me suis pas fait prier pour m'y rendre à plusieurs reprises, m'enthousiasmant à chaque fois sur le programme et cette magnifique initiative. Car disons le clairement, même si cela s'est un peu amélioré ces dernières années avec un engouement des jeunes pour la K-Pop cette musique sud-coréenne dont nous ne parlerons pas aujourd'hui, avoir accès à des films asiatiques au cinéma est clairement un combat... Heureusement il y a Netflix me direz-vous ^^ Comme j'avais déjà fait deux articles un peu similaire sur le monde de la jap'animation (article 1 et 2 ici !), j'ai eu envie de vous faire un article dédié cette fois aux films coréens ! Et ce afin que vous puissiez vous aussi comprendre pourquoi ils méritent amplement qu'on s'y arrête. La conception de cet article ayant traîné sur la longueur... j'ai été pas mal devancée par l'explosion du cinéma coréen en France et d'autres articles du même genre entre-temps (et je me dis tant mieux !)

Voici donc une petite sélection, sisisi je vous assure, je me suis limitée ! pour commencer en douceur une plongée dans le 7ème art sud-coréen, et à côté de ça, Hollywood peut aller se rhabiller. Vous allez vous habituer rapidement à la VO, croyez moi, de toute façon vous êtes passés par l'animation japonaise si vous suivez mes conseils, alors ça devrait aller ! Et pour certains films vous serez peut-être obligés de passer de la VOSTFr à la VOSTA, c'est comme ça qu'on finit par faire des progrès en langue XD

En dehors des rares box-offices, dont vous avez dû entendre parler, comme Snowpiercer, le Transperceneige (2013) réalisé par Bong Joon-ho* (retenez bien son nom l'astérisque est expliquée en bas de page) et inspiré d'ailleurs d'une BD française ;) avec un casting américain en grande partie ou le fameux Dernier train pour Busan (2016) qui a eu un très bel accueil pour un film de zombie XD, et plus récemment, palmé à Cannes, récompensé aux Oscars, Césars et Golden Globes : le dérangeant mais époustouflant Parasite (2019) de Bong Joon-ho (celui là aussi) quand je vous dis qu'il faut bien retenir son nom ;) trois films qui vont participer, je l'espère activement, à l'arrivée et la reconnaissance du cinéma coréen sur la scène internationale, vous trouverez ci-dessous, quelques films un peu plus undergrounds parmi lesquels piocher à loisir ;) Sur ce... Enjoy it !

 

Catégorie film historique, histoire de Corée  :

As oneI can speakWelcome to Dongmakgol

Welcome to Dongmakgol (웰컴 투 동막골) réalisé en 2005 par Park Kwang-hyun. L'action se déroule dans un petit village reculé, appelé Dongmakgol, pendant la guerre de Corée de 1950. Des soldats du Nord et du Sud se retrouvent poussés par les évènements, à devoir y cohabiter. C'est plutôt une comédie dramatique, avec un humour très coréen. M'intéressant beaucoup au sujet, je peux vous proposer d'autres films de ce genre dans la même veine, peut-être dans un autre article qui sait...

As One (코리아) réalisé en 2012 par Mun Hyeon-Seong : Tiré de faits réels, ce film raconte l'union de la Corée du Sud et du Nord aux championnats du monde de ping-pong de 1991. C'est une histoire touchante des relations entre les deux Corées, qui permet d'appréhender un peu les différences politiques mais aussi de la vie des citoyens au sein de la Corée du Sud et de celle du Nord. Ce film, comme d'autres traitant du même sujet, permet de mettre en avant le fossé qui s'est creusé entre les deux parties d'un seul et même pays et d'ainsi montrer la complexité d'une réunification. L'actrice principale y est pour beaucoup dans la réussite de ce film.

I can Speak (아이 캔 스피크) réalisé en 2017 par Kim Yeon-Seok. Comment vous expliquer sans vous spoiler ? Ce film fut un coup de cœur pour moi à son visionnage. L'histoire d'une petite ajumma qui apprend l'anglais ? Peut-être, ou pas... Il évolue comme ça, l'air de rien, pour parler de sujets très sérieux et d'actualité. On peut en discuter en commentaire pour ceux qui l'ont vu. J'ai beaucoup apprécié tout le déroulé du film, à la fois minutieux et chronométré. Les personnages sont très attachants et touchants. J'ai trouvé que le synopsis sortait aussi de l'ordinaire pour proposer quelque chose plus centré sur l'humanité et notamment les relations humaines et le jugement. Je vous le met donc dans la liste ! A ne pas louper, il est agréable et intéressant dans son contenu.

Sans parler de ceux que je vous avais déjà cité lors des carnets de Corée  :)

 

Catégorie comédie :

SunnyLe bon, la brute et le cingléHow to steal a dogHello Ghost

 Hello Ghost (헬로우 고스트) film réalisé en 2010 par Kim Yeong-Tak. En résumé, une histoire attachante sur un homme qui suite à une tentative ratée de suicide devient capable de voir des fantômes :) Aller plus loin dans le synopsis vous gâcherez le suspens. C'est un superbe film, amusant avec de bons acteurs qui jouent des personnages attachants. La cohabitation humain / fantôme est parfois hilarante, même si on tire vers le drame parfois. En plus la fin est intéressante.

How to steal a dog ? aussi connu sous le nom de "The Perfect Way to steal a Dog" ( 개를 훔치는 완벽한 방법) Film de Kim Sung-Ho sorti en 2014. C'est un superbe film, très touchant et humain filmé du point de vue des enfants. D'où son originalité à mon sens. Il raconte comme son titre l'indique des plans incroyables fomentés par les enfants sur "comment voler un chien" et ce, afin de toucher une récompense. On se laisse bien prendre à l'histoire et on s'attache aux personnages. Le scénario est insolite et on passe un excellent moment hors des sentiers battus de l'industrie cinématographique. Un bon bol d'air frais en somme :D

SUNNY (써니) sorti en 2011 réalisé par Kang Hyeong-Cheol. C'est un de mes films préférés, mais mon avis est très peu partagé par ceux et celles à qui je l'ai montré... C'est, pour moi, une belle histoire d'amitié entre une bande de fille, sur fond de combat pour la démocratie en Corée du Sud dans les années 80. Certes il y a beaucoup de scènes "clichées" et peu de rebondissements car l'histoire va de soi, mais je trouve que le retour dans le passé de ces femmes devenues adultes, mères, et faisant le bilan de leurs rêves d'ado et de leur vie réelle aujourd'hui est touchant. En fait le film bien que simpliste dans sa manière de traiter un sujet, qui peut paraitre anodin et déjà surutilisé, montre un sens plus profond. Pour moi il y a une véritable critique de la société coréenne. D'ailleurs une des scènes les plus épiques pour moi est la rencontre des deux gangs de filles finissant en baston générale, sur un arrière plan de manifestation pour la liberté et la démocratie, où la population fait face à la violence de la police envoyée par l'état.

Le Bon, la Brute et le Cinglé (좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈) sorti en 2008 réalisé par Kim Ji-Wun et Kim Min-Seok. Une parodie/remake jubilatoire du western épique "Le bon, la brute et le truand", portée par trois acteurs phares qui nous replonge dans les années 30. Nous sommes sous l'occupation japonaise en Mandchourie et notre trio cherche à s'emparer de la même carte au trésor, dérobée aux japonais par le Cinglé... Très bons moments en perspective, sans prise de tête aucune !

 

Catégorie comédie romantique sorry section très succincte XD :

Surprise Party

 

Surprise Party (서프라이즈) de Kim Jin-Seong sorti en 2002. Quoi de plus amusant qu'organiser une fête surprise pour quelqu'un ? On se dit que c'est une idée géniale et puis généralement ça finit par mal tourner non ? Et bien là c'est un peu ça : foire aux quiproquos, rebondissements, retournement de situation, et etc. Sur fond de romance toute mignonnette. C'est pour l'anniversaire de son petit ami que l'héroïne, occupée à négocier avec son père, n'a pas d'autre choix que d'envoyer sa meilleure amie le chercher à l'aéroport... C'est téléphoné rien qu'au synopsis mais c'est vraiment amusant à suivre ! Et puis vous pourriez être surpris ;)

 

The Beauty Inside

The Beauty Inside (뷰티 인사이드) de Baek Jong Yeol réalisé en 2015. A ne pas confondre avec le drama du même nom ! Le concept du film ? Raconter l'histoire d'une personne qui se réveille chaque matin dans un corps différent. Et là vous avez de quoi faire un film, qui certes ne paye pas de mine sur le papier, mais pose une quantité de question existentielle, parle de l'acceptation de l'autre, de tolérance et de la conception de ce qu'est l'Amour avec un grand A. C'est original, adorable, mignon, touchant, et rafraichissant. Et puis surtout c'est une prouesse, avec un casting impressionnant, plus de 70 acteurs se sont relayés pour jouer le personnage principal ! Les amateurs de films coréens s'amuseront donc à découvrir les différents acteurs, plus ou moins connus qui ont joué ce même personnage. Un corps changeant mais une même personnalité... 

 

Bon... Vu que cette rubrique est un peu vide et que vous restez sur votre fin... Je vous conseille aussi deux films adorables, relevant surtout de la comédie familiale plus que de la romance.  Speed Scandal (과속스캔들) sorti en 2008, premier film réalisé par Kang Hyeong-Cheol aussi réalisateur de SUNNY ;) vous auriez remarqué et Miss Granny (수상한 그녀) plus récemment en 2014. Celui-ci est réalisé par Hwang Dong-Hyuk et raconte l'histoire d'une petite Ajumma (Grand-Mère) qui retrouve ses vingt ans. Ce film a d'ailleurs tellement fait un carton en Asie qu'il existe plusieurs remakes (chinois, vietnamien, thaïlandais et japonais !) et même des dramas (séries) !

 

Catégorie film d'action et suspense :

MasterPhantom DetectiveThe HostSecretly Greatly

Master (마스터) de Jo Ui-Seok sorti en 2016. Si vous voulez de l'action c'est le premier à mettre sur la liste. Le scénario ne laisse pas de répit, et vous tient en haleine tout le long : il est bluffant. Vous êtes embarqués du début à la fin dans des cascades, des courses poursuites et des retournements de situation, sur fond d'enquête criminelle et magouilles financières. Les acteurs crèvent l'écran proposant des personnages intéressants et travaillés.  

- Phantom Detective, aussi appelé Détective Hong Gil-Dong (명탐정 홍길동) sorti lui aussi en 2016 et réalisé par Jo Sung-Hee. De mon point de vue, ce film mérite vraiment qu'on s'y arrête. L'histoire est en elle même intéressante et originale, et on va de point en point sans s'ennuyer. L'intrigue se déroulant dans une époque non définie (pour moi un mélange des années 30 et 70) elle nous plonge dans un univers tout particulier. Mais c'est surtout la manière de filmer qui est la plus impressionnante. L'ambiance, les plans, le cadrage tout comme le type de narration font penser à un jeu vidéo dans lequel on serait immergé. L'esthétisme des scènes est très travaillé et donne des jeux de lumière très agréables à regarder.

- Secretly Greatly (은밀하게 위대하게 soit Eunmilhage Widaehage) réalisé en 2013 par Jang Cheol-Su, tiré d'un manhwa du même nom écrit par Hun en 2010. Won Ryu Hwan est un espion Nord-coréen surentrainé. Il a été envoyé sous couverture en Corée du Sud et y vit en attendant les ordres de sa hiérarchie. Bon c'est vrai que le synopsis n'est pas forcément très engageant mais c'est un film très esthétique avec beaucoup d'humour, de scènes d'action et d'émotions. Si l'espionnage Nord-Coréen devient une nouvelle passion pour vous, il y a aussi The Commitment ou Alumni (동창생) sorti la même année avec en prime T.O.P. des Big Bang comme acteur principal qui s'en sort très bien. Plus dans la comédie North Korean Guys (동해물과 백두산이) en 2003, ceux-là veulent à tout pris retourner en Corée du Nord par tous les moyens possibles.

 The Host (괴물) de Bong Joon-Ho réalisé en 2006 parce qu'il fallait bien que j'en choisisse un à vous mettre sur la liste et qu'il y a une statue de cette belle bestiole sur la rive sud du Han à Séoul dont je vous avais déjà parlé comme ça on est raccord ! Un film qui tire sa source des films d'horreur habituels mais se concentre sur une famille qui lutte pour sa propre survie face à la "grosse bête" et récupérer leur petite fille enlevée. 

 

Catégorie thriller :

The Man from NowhereMemoir of a MurdererConfession of MurderThe Gifted Hand

- The Gifted Hand titre alternatif Psychometry (사이코메트리) réalisé en 2013 par Gwon Ho-Yeong. C'est un des premiers thrillers coréens que j'ai découvert et je n'ai pas été déçue ! L'histoire de deux hommes, un policier qui enquête sur des meurtres et un jeune graffeur doté d'un don de psychométrie. Après quelques premiers échanges un peu froid, et vous verrez que c'est le cas de le dire, ils vont mener l'enquête ensemble. 

- Confession of Murder (내가 살인범이다) sorti en 2014 et réalisé par Jeong Byeong-Gil. Après prescription des meurtres d'un tueur en série, une autobiographie intitulée "je suis le meurtrier" est publiée par un auteur qui raconte les détails des différentes actions qui ont eu lieu devenant un bestseller. Le policier chargé de l'affaire décide de réouvrir l'enquête, pendant que les familles des victimes réclament vengeance, pas toujours de manière légale... S'ajoute au tableau un autre meurtrier, qui proclame que c'est en fait lui, le responsable des crimes. Et là... tout le monde se demande : qui est le vrai coupable ? Vous le saurez en regardant le film ;) 

Memoir of a Murderer (살인자의 기억법) réalisé par Won Sin-Yeon en 2017. Adapté d'un roman de Kim Young-Ha "la mémoire assassine" ce film raconte l'histoire d'un tueur en série qui souffre d'amnésie, atteint de la maladie d'Alzheimer. Et vous en dire plus serait déjà vous divulgacher ou spoiler une bonne partie du film. Sachez juste qu'il est vraiment prenant, que ce soit au niveau du rythme que de l'histoire en elle même. Ce film est un régal, il nous mène en bateau en jouant avec et sur la mémoire du personnage. On cherche, tout comme lui, à connaitre la vérité et le fin mot de l'histoire jusqu'à la fin justement ! Par contre plutôt violent comme film, à ne pas mettre entre toutes les mains...

The man from Nowhere (아저씨) réalisé en 2010 par Lee Joeng-Beom. On nous raconte l'histoire d'un prêteur sur gage, qui va se lier d'amitié avec une petite fille, et s'impliquer ainsi plus qu'il ne faut dans un trafic de drogue et d'argent qui ne le concernait pas afin de l'aider elle et sa mère. Un très bon thriller très soigné, sans longueur, et équilibré. Il nous plonge dans l'action sans laisser pour autant le synopsis de côté. Si vous avez aimé ce film vous pourriez apprécier un autre qui pour moi est analogique "A Company Man" sorti lui, deux ans plus tard et réalisé par Im Sang-Yoon.

 

* Un de mes réalisateurs préférés est d'ailleurs Bong Joon-ho tout d'abord parce qu'il sait si bien traiter tous les sujets de manière tellement prenante et sans manquer d'un humour certain même dans les situations les plus désespérées. Humour particulier j'en conçois... Il est capable de manier plusieurs genres, et il se renouvelle sans cesse tout en laissant une patte très reconnaissable. Il part toujours en fond de sujets de société actuels, ou de faits réels et en parle avec un regard lucide, critique, dénonciateur et parfois dérangeant, peut-être dû à ses études de sociologie...  J'attends avec impatience ses nouveaux films, même sans connaitre le résumé j'irais les voir c'est sûr ! :D Si vous voulez avoir un petit aperçu de sa filmographie la plus méritoire vous pouvez lire cet article sur le site du CNC qui propose de revenir sur cinq de ces films les plus marquants.

 

Et ceci est mon centième article :D

 

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L'addict-Thé de l'Utopim'ste

Publié le par Chokopims

Par un weekend frileux de ce mois d'octobre, je me suis rendue à un cours de "Cérémonie du thé coréenne". J'étais très curieuse pour plusieurs raisons, notamment parce que j'ignorais qu'une cérémonie spécifique à la Corée existait, de plus différente de la japonaise, qui m'est elle, beaucoup plus familière. Et aussi parce que ça faisait un moment que je l'avais écrit sur ma "to do list" sans trouver le moyen de m'y rendre...

En prime mon petit infuseur Sangoku alias Baka Saru :)

Notre professeure a commencé par nous faire une petite histoire du thé, au travers de la présentation des différents types de cérémonies qui existent parce que oui il y en a plusieurs ! Citons les principales, qui nous concernent : la japonaise, la coréenne et la chinoise. La chinoise est plutôt axée sur l'art (méthode), la japonaise sur la purification et la méditation (rituel zen), et la coréenne se situe entre les deux. Notre hôte nous en explique rapidement la raison, depuis toujours les différentes influences culturelles arrivent de la Chine, passent par la Corée et rejoignent le Japon, puis reviennent modifiées en sens inverse. Chacun s'appropriant à sa manière les choses. C'est là qu'on comprend que la position d'entre-deux de la Corée, ici sur le thé, illustre bien sa position territoriale, à mi-chemin entre les deux autres cultures. Faisant office de zone tampon entre le Japon et la Chine, on comprend aisément pourquoi les deux grands se sont fait la guerre pour la posséder. Puis notre hôte a continué, avec une présentation des différents types de thé, expliquant que la qualité et l’arôme dépendait de la date des récoltes avant ou après la saison des pluies par exemple, et nous a proposé de débuter la cérémonie avec un thé coréen*, qui ne m'était pas inconnu, puisque directement importé de Jeju-do, une grande île au sud de la Corée, où nous avons passé une partie de notre séjour en juillet article à venir... !

On a ainsi pu un peu plus appréhender les grandes lignes de cette cérémonie qui est un éloge à la lenteur, la grâce, la délicatesse et la précision des gestes... J'assume déjà les regards sceptiques et les étouffements de rire de ceux qui me connaissent bien, car ils ne savent que trop que de ses quatre qualités... je n'en possède aucune.

Raison de plus pour relever le défi ! Je remonte mes manches et me voilà lancée. Enjoy it !

 

L'addict-Thé de l'Utopim'ste Après un salut officiel, comme avant un combat, où la préparation de l'esprit pour se consacrer au thé, nous débutons...

Phase 1 : découvrir le service, sortir le tissu qui couvre les tasses et le matériel puis le plier de manière respectueuse. Verdict :  S'en sort haut la main !

Phase 2 : réchauffer les tasses en versant l'eau de la théière d'eau bouillante, au bol, puis à une théière plus petite jusque dans les tasses. Il faut répartir convenablement afin d'en avoir pile pour les trois tasses et que celles-ci soient remplies de manière égales... ça, ça demande de l'habitude à mon avis. Je suis obligée d'établir une technique de "plusieurs passages" pour m'en sortir avec des tasses à peu près équitables et une théière vide... et encore c'est sans compter sur ma maladresse qui arrose un peu le plateau. Verdict : Peut mieux faire !

Phase 3 : préparation du thé, je maîtrise la rotation de la théière même si j'ai l'impression que c'est un peu léger comme infusion, puis arrive le moment fatidique, le remplissage des tasses ! Même topo qu'en phase 2, il faut procéder dans l'ordre (ça encore ça va) et faire seulement trois passages, donc il faut gérer la quantité que tu sers pour pouvoir ajuster en fonction. Je m'en sors un peu mieux qu'au premier passage, puisque je sais environ où l'eau est censée s'arrêter (étant donnée que ma théière n'a pas été échangée entre-temps ^^) mais sur la fin il me faut attendre patiemment que la dernière goutte tombe de la théière. Verdict : Passable...

Phase 4 : servir les invités de manière polie, en commençant par la gauche et soi en dernier, je commence à ressentir des fourmis dans les jambes, repliées en position "samouraï" (comme j'aime le dire à mes élèves) depuis le début de la séance, puis déguster en se servant d'une des deux mains en soucoupe. Verdict : Bien, mais doit s’entraîner pour tenir la position assise...

Phase 5 : rangement du service, bien ordonné, tout à sa place et recouvrir. Verdict : Pas mal !

*Là aussi on n'utilise pas le même thé pour chaque cérémonie, si les japonais l’effectuent avec un Matcha, réduit en poudre, les chinois y préfèrent un thé noir comme le Yunnan et les coréens des thés verts très doux.

Il me reste encore beaucoup de choses à vous dire sur ce sujet ^^ j'en reparlerais sûrement dans un autre article puisque mon deuxième cours est en novembre ;)

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Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Publié le par Chokopims

En cette fin de période scolaire, je romps le silence radio imposé depuis quelques mois, faute de temps, pour vous faire un petit point sur ma deuxième rentrée scolaire allemande. Vous l'avez donc deviné comme des grands, oui je suis en vacance ! 

Cette année la rentrée en Hesse était début août, ce qui fait qu'après mes courts séjours au pays du matin calme, et sous le soleil sudiste, il a fallu que je m’envole une nouvelle fois heureusement que j'aime prendre l'avion ^^ cette fois pour l'Allemagne.

Et c'était la première fois depuis le début de mes études, que je reprenais des habitudes bien rodées ! Je retrouvais (en partie) mon poste dans la même école, je logeais dans le même appartement, avec la même colocataire, dans la même ville, j'allais reprendre mes tandems, mon cours de coréen et etc... De quoi me lasser rapidement me direz-vous car la routine ne me sied pas...

Rassurez-vous de suite, il y a quand même quelques choses qui ont changé ;)

Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Mon poste a été un peu modifié puisque je reste sur mon école de rattachement (ou Stammschule) mais que je suis passée de 18h à 12h. Le reste de mon quota horaire étant réparti sur deux nouvelles écoles dans des quartiers de Frankfurt qui m'étaient jusque là, plutôt méconnus. Je ne citerais pas sans raison Kallbach, qui ressemble plus à un village de campagne qu'à une véritable partie de Frankfurt. Ce qui a beaucoup d'avantage, j'en reparlerais plus tard.  J'ai donc fait la rencontre de nouveaux collègues, de nouveaux locaux et surtout de nouveaux élèves !

Il est cependant agréable de rester dans son école de rattachement  dans laquelle j'ai mes repères, surtout que l'équipe pédagogique travaille vraiment dans une bonne atmosphère. J'ai donc aussi retrouvé mes anciens élèves, et ce pour la première fois... Il m'a été agréable de voir que l'on avançait beaucoup plus vite avec eux, parce qu'ils comprenaient mon fonctionnement et que je gagnais ainsi du temps sur pas mal de chose ! Contrairement à l'année dernière où je débarquais sans trop savoir par où commencer, je me suis rapidement fondue dans le quotidien d'une professeure de FLE. Comme une habituée, j'ai fait mes planifications en connaissant mon public, en ajustant en fonction de la classe et en alternant les temps et en liants les thèmes. Tellement facile d'ailleurs que j'ai décidé de tenter un nouveau défi m’atteler à la découverte d'un nouveau public de FLE... J'ai donc signé pour donner des cours pour adultes à la VHS (Volkshochschule : l'équivalent d'une université du temps libre française), avec à ma charge un groupe de A1 (grands débutants) et un de B1 (déjà utilisateurs indépendants). Je vous raconterais ça plus en détail quand j'aurais une plus grande expérience, car pour l'instant je débute, et c'est un peu le chaos...

Mon emploi du temps est donc bien chargé, et je commence à retrouver des "journées françaises"... étant donné que je me suis aussi lancée un challenge de taille, reprendre sérieusement l'allemand pour viser un niveau C1 ce qui équivaudrait à quasiment bilingue. Je suis donc amenée à arpenter les rues de Frankfurt de long en large, de Höchst à Kallbach, en passant par le centre ville, et les quartiers nord, le seul endroit où je n'ai pas encore mis les pieds c'est rive sud ;)

De plus, cette année, puisque je savais exactement à quoi m'attendre, j'ai aussi beaucoup plus préparé mes thématiques pour les AG et me suis lancée dans des projets plus complets et travaillés. Qui finalement se révèlent beaucoup plus prenants en temps de préparation,  puisque prévoyant un échange actif avec des petits français, et une simulation de "Tour de France" cycliste, pour parcourir les régions et découvrir la culture française. J'avoue que le fait que l'école possède les moyens numériques de le faire m'a tout de même rendue la tâche plus facile ! Il est d'ailleurs étonnant à ce sujet que les écoles allemandes de Frankfurt soient dotées (pour les plus chanceuses) d'une seule salle informatique et un seul vidéoprojecteur par contre des vieux rétroprojecteurs ça t'inquiètes y en a à la pelle ! alors qu'en France les petites écoles de campagne où je suis allée essayent d'être équipée au mieux et mise beaucoup là-dessus. Bon en même temps ils en ont aussi l'ordre ^^ Anecdote vécue, la mairie d'une de mes écoles avait même été jusqu'à me prêter son propre vidéoprojecteur utilisé pour les conférences afin que je puisse m'en servir en classe !

Voilà j'ai essayé d'aller au plus court et d'être le plus complète possible sur cette rentrée afin de vous donner un aperçu de mon quotidien actuel, j'espère avoir le temps de continuer de poster irrégulièrement ^^ (comme à mon habitude) mes petits articles.

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Zeit für WOK

Publié le par Chokopims

Zeit für WOK Nous voilà revenu à une période de l'année qui est celle la plus propice pour les WOKS !  Ce nom donné à la fois à la "poêle" qui contient ce plat, et le plat lui même. La particularité du wok c'est sa cuisson qui donne plus de goût aux aliments, tout en gardant à la fois le croquant et les saveurs individuelles de chaque aliment.

On peut tout de même le faire tout au long de l'année, même si en été il est particulièrement adapté... Et pour cause il suffit d'aller au jardin y chercher les ingrédients. Généralement pour un wok réussi, il faut quatre ou cinq légumes/fruits différents. Le plus long étant la préparation : l'épluchage et le découpage en petit morceaux des légumes, on peut réquisitionner nos amis venus prendre l'apéro à l'improviste pour s'y atteler.

Ensuite pour la cuisson, rien de plus simple ! On met les légumes dans le wok en fonction du temps de cuisson C'est à dire, en premier ceux qui prendront le plus de temps. Par exemple les oignons ou les courgettes cuiront plus longtemps que les poivrons ou les pommes Au fur et à mesure, on assaisonne à loisir avec des épices de son choix. Je mets personnellement souvent du curry (ou mélange thaïlandais) et de la sauce soja, avec un peu de Mirin, du miel et du vinaigre balsamique. Mais le wok à la provençale n'est pas pour autant interdit ;)

Voilà... c'est fini ! Il n'y a plus qu'à le servir accompagné avec du riz ou des pâtes sautées et le tour est joué.

Pour la petite touche finale, j'aime bien le faire aux crevettes de temps en temps avec de la sauce aigre-douce, mais l'avantage c'est que n'importe quel poisson ou viande va avec.

 Donc cet été encore .... VIVE LES WOKS !!

 

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Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !

Publié le par Chokopims

J'avais déjà expérimenté la diversité de la langue française, sans s'engager loin dans le dialecte, quand en changeant pour le département voisin, les lézards étaient devenus des rapiettes pour mes collègues et les lotos de l'école des quines... Interloquée tout d'abord, je m'y suis faite, en les utilisant même parfois pour me faire comprendre.

L'avantage de l'échange franco-allemand du premier degré, c'est qu'il amène à côtoyer des collègues français(es) d'un peu partout, et pas seulement du département voisin... Je ne veux pas vous parler ici des accents typiques de certaines régions ! Même s'ils nous ont tout de même bien fait rigoler, quand mes élèves n'ont pas compris le "pain" avec l'accent charentais de mon amie Cagouille, car ils n'avaient entendu jusqu'ici que le "pain" avec l'accent aquitain... Non je veux vous parler plutôt de ces petites habitudes de langage, nos petits tics de régions, notre français pas français, qui parfois nous interpellent entre nous et nous font plaisanter : "Ah oui c'est vrai que t'es pas d'ici toi !" D'ailleurs on ne présente plus le désormais célèbre débat "chocolatine" versus "pain au chocolat" et son petit frère : la "poche" versus le "sac" plastique !

Avant d'enseigner sa propre langue autant faut-il se mettre d'accord sur ce qu'on va transmettre aux petits allemands pour qu'ils se débrouillent n'importe où en France et pas seulement dans notre belle Région. même si c'est la meilleure au Monde ! Chauvinisme quand tu nous tiens ;) C'est une question de survie pour nos petits élèves, alors on se prend la tête sur LA meilleure formulation possible des phrases :

 

- Et toi tu le dirais comment ? Plutôt : Est-ce que tu aimes le rouge ? Aimes-tu le rouge ? Tu aimes le rouge ? T'aimes le rouge ?

Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !

-  Je sais pas moi... Quelle est ta couleur préférée ?

 

A vrai dire ces petites manières de dire les choses, nous amènent parfois  à des quiproquos, ou d'autres situations amusantes, et à des discussions régionales enflammées, avec prise à partie pour renforcer les clivages Nord/Sud et Est/Ouest la plupart du temps XD C'est ainsi qu'on découvre parfois qu'on est les seuls à utiliser certaines expressions et qu'on se rend compte qu'en effet elles ne sont pas grammaticalement et/ou lexicalement parlant justes...

 

 Petite collection Alsace vs Aquitaine de perles du langage merci à Mamagei mon amie alsacienne pour ces moments édifiants dans ma découverte des possibilités de la langue française ! :

Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !1) "Est-ce que je dois sortir mes chaussures ?" c'est comme ça que j'ai pu faire rire la totalité des français de l'échange au cours de la formation, lors d'une improvisation théâtrale. J'étais la seule enseignante de la pièce née en Aquitaine... En effet, sortir ses chaussures, son manteau, ou autre chose est typiquement aquitain comme réplique. Partout ailleurs on emploie "enlever", ou "retirer", ce qui est plus correct sémantiquement puisque sortir revient à les mettre dehors... Peut-être que cela vient du fait qu'on les laissait sur le pas de la porte en Aquitaine avant de rentrer dans un édifice ? Comme le fameux "barrer la porte" charentais... Et si je voulais vraiment me faire l'avocat du diable je pourrais même répliquer que théoriquement on les "sort" de sur son corps ;p

2) "Mon mari me cherche !" Et alors il t'a trouvé ? Ai-je répondu en rigolant à mon amie Mamagei. C'est donc ainsi qu'en Alsace on parle de "venir chercher quelqu'un" cela m'a interloqué, et même encore j'ai du mal à l'entendre sans afficher un sourire amusé... Car pour moi ça ne signifie pas du tout la même chose. J'ai cependant regardé dans le dictionnaire pour savoir qui avait raison. D'après Larousse, chercher c'est "Se déplacer, parcourir un lieu, faire des efforts pour trouver ou retrouver quelque chose ou quelqu'un qui se trouve à un endroit inconnu ou oublié" donc je pense pouvoir dire sans vexer personne que c'est un abus de langage que de dire "il me cherche."

3) "T'en veux d'autre ?" Cette fois j'ai eu droit au soutien ouestien de la part de la Bretagne, qui a assuré elle aussi qu'elle l'employait. Cependant, ce n'est pas tout à fait juste puisque "autre" signifierait un différent, hors ici on demande si "t'en veux encore ?" ou "plus" et le couple d'alsaciens, Papagei et Mamagei, a bien relevé ! J'ai maintenant droit au même petit sourire que je réserve à leur "il me cherche" à chaque fois que j'emploie le fameux "Qui en veut d'autre ?".  

4) "Je ne dois pas, mais je vais y aller." pour moi le terme de "devoir" relève de l'obligation donc ici combiné avec l'emploi de la négation traduirait une interdiction ou une impossibilité. C'est ainsi que je n'ai absolument pas compris le sens du message, plantée devant les toilettes sur l'aire d'autoroute. Au contraire je me suis inquiétée complètement perdue, "Pourquoi, tu ne peux pas ? Tu n'as pas le droit ? oO " "Si mais je n'ai pas besoin." C'est là que j'ai tilté et que je me suis exclamée, comme un chevalier de la table ronde devant la découverte du Graal "AAAAAAAAAAAAHHHHH ! En fait tu n'as pas envie, mais tu vas y aller."

Si vous aussi vous avez d'autres perles langagières de vos régions n'hésitez pas à partager :)

 

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Round 2 : Hitzefrei vs Tempête de Neige !

Publié le par Chokopims

Il est un concept très allemand que constitue l'Hitzefrei et qui pourrait, en ces premiers jours d'été, faire s'étouffer de rire, avec son verre de cocktail surmonté d'un petit parasol et de deux glaçons, un sudiste bien français à l'heure de l'apéro...

Entrons directement dans le vif du sujet ! Avec une question à la mode sudiste : L'Hitzefrei ? Kesako ? L'Hitzefrei, c'est à l'école allemande, le fait de ne pas avoir cours pour cause de grosse chaleur. Hitze signifiant "Chaleur" même si j'emploierai le terme de "canicule" pour être plus exacte, et Frei "être libre", à mon avis abrégé de "Schulfrei" ou mot pour mot "école libre" => pour signifier un jour ou une période sans école.

Round 2 : Hitzefrei vs Tempête de Neige !Une de mes amies allemandes m'a ainsi expliquée que lorsqu'elle était plus jeune, elle regardait tous les matins le site de l'école en espérant y voir s'afficher le fameux Hitzefrei de délivrance : aujourd'hui pas d'école ! La météo allemande étant ce qu'elle est voir mes précédents articles sur le sujet, il se trouve que les Hitzefrei sont à des températures où nos élèves français ne sont pas encore au stade de la canicule du sud-ouest, privés de toute sortie cela m'est arrivée une seule fois en deux ans... J'ai donc expliqué tout naturellement pourquoi cette clause n'existait pas en France : les enfants seraient en Hitzefrei quasiment tout le mois de juin !

Mais reprenez vous chers sudistes, et sauvez les quelques gorgées de cocktails qu'il vous reste en ces temps de chaleur ! Car nous avons un équivalent en France à l'Hitzefrei qui, lui fait marrer les allemands...  Alors pas d'idées là-dessus ? Si les petits allemands attendent avec impatience les journées chaudes et étouffantes de l'été dans l'espoir de sécher quelques cours pour aller à la piscine, nos petits français eux espèrent en hiver !

Oui dès qu'il commence à tomber trois flocons, c'est la panique dans certaines régions françaises ! A tel point que les trams ne passent plus à Bordeaux dès un millimètre de neige et que les bus scolaires ou non sont susceptibles d'être supprimés dès l'annonce d'un ou deux flocons  ! Mes amis erasmus allemands qui avaient choisi Bordeaux comme point de chute en avaient étés bien surpris. Bravant à pied ou à vélo la "tempête de neige française" qu'ils n'avaient presque pas remarquée, ils se sont retrouvés devant une université presque vide, où les professeurs et leurs camarades n'avaient pas pris le risque de sortir de chez eux... Il est impensable pour eux qu'une aussi grande ville n'ait pas investi dans une saleuse au cas où...

Pour conclure ce deuxième round de versus, il est vrai que j'ai pour l'instant plus d'Hitzefrei que d'avis de Tempête de neige à mon compteur...

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Reise nach Korea : J-20

Publié le par Chokopims

Aujourd'hui, nous voici à 20 jours du départ pour la Corée du Sud. L'occasion de faire le point pour les curieux sur notre projet !

Reise nach Korea : J-20Reise nach Korea : J-20Reise nach Korea : J-20

Comme vous le savez déjà, cet été c'est décidé, je m'envole pour la Corée du Sud, avec Léoly(-canthrope) et Becky ! Nous avons déjà nos billets et nous venons de finir d'établir la liste des destinations ! Donc en exclusivité, voici un petit avant goût du voyage...

Départ prévu de Paris Orly le 10 juillet, nous atterrissons à l'aéroport d'Incheon (인천) le lendemain, que nous connaissons déjà avec Léoly, pour avoir pu profiter de ses avantages en transit, lors de notre voyage au Japon, il y a deux ans. Puis direction la capitale Séoul (서울), qui se trouve à une petite heure vu que c'est immense ! Pour vous donner une petite idée c'est environ sept fois la population de Paris...   Nous y restons jusqu'au 16 juillet, puis direction l'île de Jeju (제주도), ses côtes, ses cascades, ses randonnées, un peu d'air et de nature au programme ! Le 21 juillet nous serons sur Busan (부산), la ville portuaire du Sud-est, et pourrons profiter d'un tout autre paysage, avant d’enchaîner sur deux autres petites villes : Damyang (담양), réputée pour sa forêt de bambous et Jonju (전주) pour son village traditionnel. Le voyage s'achèvera le 31 juillet avec un retour à Paris (retour sur Séoul prévu la veille).

En attendant je continues toujours mes cours de coréen, je suis passée en A1.2 et j'espère pouvoir l'utiliser en situation une fois sur place et ne pas m'arrêter à un simple bonjour : 안녕하세요! Nous faisons encore des listes de choses à voir sur place, mais nous avons d'ores et déjà un toit sous lequel dormir : bonne nouvelle !

Photos : Visite express de la Corée du Sud depuis l'aéroport d'Incheon - Voyage au japon 2015

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