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Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Publié le par Chokopims

 Episode 6 : Bienvenue dans le Kansai ?

Et nous voici toutes et tous repartis au quart de tour pour la suite de nos aventures trépidantes dans le... KANSAI ! Avec aujourd'hui, au programme : les hauts mais aussi les bas du séjour... Puisqu'en "Théorie" tout se passe bien mais que nous ne vivons pas en Théorie ;)

Rétrospective du 9 au 24 juillet 2023

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Petits trésors et surprises le long du lac Biwa [琵琶湖]

Je vous avais déjà mentionné le lac Biwa [琵琶湖] et ses particularités géographiques dans le Carnet du Japon #4, avec Mamagei et l'Apfelschorlette, nous avons décidé d'explorer d'autres bords de ce lac...  Nous débarquons en cette matinée à notre premier point, au Nord-ouest du lac à la station Omi-Takashima [近江高島駅]. A la sortie de la gare nous sommes accueillies par l'immense statue de Gulliver et des lilliputiens. D'ici, en suivant le plan nous comptons rejoindre à pied le torii [鳥居] immergé du Shirahige-Jinja [白鬚神社], un petit temple perdu, pourtant considéré comme le sanctuaire principal de tous les sanctuaires Shirahige du Japon. La première partie se fait entre rizière, montagne et lac, plutôt bucolique et agréable, puis se poursuit par la longée de la nationale 161. certes moins sympa mais correcte, le plan exact pour s'y rendre se trouve dans la gare Avec un petit détour agréable et inattendu par un monument constitué de 48 bouddhas de pierre, l'Ukawa Shijuhattai Sekibutsugun [鵜川四十八体石仏群は]. Les uns à côté des autres, ils sont tous tournés dans la même direction et forment comme un mur de 1,6m de haut. Arrivées au Shirahige-Jinja [白鬚神社], je préfère vous prévenir si vous souhaitez vous y rendre, l'Otorii [大鳥居] se trouve dans le lac de l'autre côté de la route nationale qu'il est interdit de traverser, sécurité oblige. (alors oui... ça casse un peu son charme) Malgré plusieurs panneaux l'indiquant, de manière on ne peut plus claire, cela n'empêche pas les touristes de traverser les voies rapides pour mitrailler le monument. Pour la petite histoire, ils ont été installés en 2021 en même temps qu'une plateforme d'observation sécurisée du côté du temple, et ce, à la demande du sanctuaire, après un nombre important d'accidents de la route successifs à cet endroit... On se doute... dus aux traversées intempestives de touristes de cette route 161 plutôt fréquentée sans réelle visibilité et aux ralentissements des voitures Le reste du temple, au demeurant sympathique, est cependant vite parcouru car la construction de cet axe routier n'a pas permis un développement de construction dans les environs qui sont plutôt vides. Pour ceux et celles qui le souhaitent, l'Otorii [大鳥居] immergé est accessible par bateau (se renseigner sur les locations de canoë) et je pense que l'expérience est à tenter. En revenant nous passons par l'Otomegaike-Wa [乙女ヶ池は], un petit étang d'environ 9 hectares, traversé par des ponts-passerelles entrecroisés, au bout de notre chemin se situent les ruines de l'Omizo-Jo. Cette fois on pourra admirer des restes visibles de cet ancien château : des pierres constituants la base de sa tour principale. Le village de Takashima [高島] a une particularité agréable, surtout par canicule, il est alimenté dans son ensemble par un système de canaux qui draine l'eau de la montagne dans toutes les rues.

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Le second arrêt sur le lac Biwa se trouve à Katata-Eki [堅田駅], nous arpentons les rues pour rejoindre les rives du lac du côté de Mano-hama  [真野 浜] au Nord, en longeant un cours d'eau du même nom Mano [真野]. Celui-ci ne semble pas très pollué car la biodiversité bat son plein. Une quantité de hérons et de buses s'y massent nous faisant comprendre qu'il doit aussi avoir, par extension, une belle quantité de poissons... Nous y croisons la route de plusieurs locaux, des aménagements hydrauliques et de mini-temples avant de dénicher un petit et adorable phare nommé Dejima [出島の灯台]. Surmonté d'une échelle pour y monter : il est à la fois original et photogénique ! Puis nous continuons au travers des temples avec vue sur la "mer intérieure" (autre nom du lac Biwa [琵琶湖]) pour atteindre notre but ultime : l'Umikido [浮御堂], le superbe pavillon flottant d'un temple zen : le Mangetsu-Ji [満月寺] Mangetsu [満月] = clair de lune. L'offre visuelle de ce pavillon flottant est magique, elle a été peinte par Utagawa Hiroshige [歌川広重] (1797-1858) au début des années 1830 dans sa série d'estampe Huits vues d’Omi Ōmi hakkei  [近江八景], dans l'oeuvre Katata no Rakugan [堅田の落雁], "le retour des oies sauvages à Katata". Le lieu a aussi inspiré le poète Matsuo Basho [松尾 芭蕉] (1644-1694), dont un de ses célèbres haikus figure gravé dans une roche de l'enceinte du Mangetsu-Ji [満月寺]. Lors de notre visite du temple, le soleil commence à décliner : les reflets du ciel dans l'eau sont magnifiques. Nous profitons à la fois du spectacle, du vent agréable et du calme de ce lieu. Idéal pour un repos car peu fréquenté Pour terminer cette journée nous dénichons une autre petite surprise pour Mamagei dans un temple voisin, le Shozuidera [祥瑞寺] : une pierre en forme de cœur porte bonheur qui dépasse du sol ! Le jardin du temple y est aussi agréable, avec un bassin purificateur, le Chozuya ou Temizuya [手水舎], rempli de nénuphars et de poissons rouges. Dans la ville de Katata [堅田], nous vous conseillons aussi une autre expérience étonnante : celle de vous rendre à l'observatoire Biwako Ohashi [琵琶湖大橋 展望台]. Il se trouve sur le large pont au-dessus du lac Biwa [琵琶湖] ! Prenez de la hauteur, sentez le vent et les ondulations, croyez vous à la mer devant l'immensité du lac ! Admirez les mosaïques au sol qui signalent chaque avancée le long du pont, profitez de la vue et ouvrez les oreilles aux sons modifiés par l'acoustique de l'ouvrage.

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Sur les traces d'Osaka [大阪市] : que trouve-t-on caché sous les pavés de la modernité ?

Osaka [大阪市] est une ville active, travailleuse principalement, moderne et composite, un vrai hub tournant ; bref un pôle urbain de premier ordre au Japon ! Ce n'est d'ailleurs pas vraiment un hasard si on y trouve un aéroport... Cerise sur le gâteau c'est aussi la 3ème plus grande municipalité nippone.

Cependant, nous ne plongerons pas dans les méandres de sa modernité tout de suite... nous vous invitons plutôt à y remonter le temps (et l'espace) ! Par exemple pour atterrir dans les campagnes japonaises traditionnelles depuis Osaka, c'est très simple : rendez-vous au nord de la ville ! Un musée en plein air des vieilles fermes japonaises, situé dans un parc sympathique et agréable, vous y attend : le Hattori Ryokuchi Park [服部緑地公園]. Sur plus de 3 Ha une dizaine de maisons paysannes traditionnelles y ont été déplacées et installées pour y être conservées, présentées et admirées. Au programme : techniques de construction, mode de vie de l'époque d'Edo [江戸時代] (1603-1868) principalement ainsi que l'ère Meiji [明治時代] (1968-1912), et surtout l'adaptation des méthodes et des matériaux en fonction des climats régionaux ! Vous-vous demandez comment construire un toit pour résister au poids de la neige en altitude ? Ou comment obtenir des murs qui puissent  sécher plus rapidement lors des saisons pluvieuses ? Ne cherchez plus, vous avez la bonne adresse ! On peut aussi y voir une maison de thé et un théâtre de Kabuki [歌舞伎], une des trois formes de théâtre japonais traditionnel. D'ailleurs pour les curieux et curieuses récemment est sorti Le maitre de Kabuki, un film dédié à ce sujet !

La seconde direction pour défier le temps, en faisant un tour d'horizon complet et efficace en quatre étages, c'est le musée d'histoire de la ville de Osaka [大阪歴史博物館] : interactif et convivial. Il retrace l'histoire de la cité depuis l'ancienne capitale de l'empire Naniwa [難波 / 浪華 / 浪花] décrivant l'installation du palace brûlé puis reconstruit bien évidemment ! ^^ dont l'emplacement est encore visible depuis le musée  : actuel site du parc du palais Naniwa (site archéologique où vous pouvez aller aussi déambuler). Des fouilles archéologiques ont pu être réalisées sur cette ancien emplacement. Se basant sur les résultats des recherches, le musée propose des reconstitutions historiques : vous pourrez donc admirer une reproduction partielle du palais, des costumes de cour d'époque et des maquettes. Après la période "Antiquité" faute de mieux... très occidental d'ailleurs comme dénomination je me penche sur cette question sûrement dans un prochain article ! on passe ensuite à l'époque féodale (attention pas équivalent de la notre mais quand même situé au "Moyen-Âge") puis l'âge où Osaka devient un pôle d'échanges commerciaux très importants ! Pour cela il suffit de suivre une marionnette de Bunkaru [文楽] spectacle traditionnel japonais de l'époque d'Edo pour découvrir d'autres maquettes. Une reconstitution édifiante d'un "quartier type" à cette période et des scénographies inspirées comme au théâtre : notamment des bateaux issus de l'activité portuaire d'Osaka ou des ponts en bois chargés de passants fictifs qui "circulent" au-dessus de vos têtes. Un autre étage sur une période plus contemporaine avec l’extension cosmopolite de la ville jusqu'à aujourd'hui : vous pourrez ainsi traverser des échoppes de marché et vous penchez plus avant sur la révolution industrielle. En plus de ça un étage était dédié à la science de l'archéologie notamment comment les chercheurs et chercheuses réalisaient des fouilles : cette partie était appréciablement adaptée aux enfants et aux touristes... 

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)

Au niveau des temples shinto, l'incontournable et insolite à ne pas manquer c'est celui de Namba Yasaka-Jinja [難波八阪神社] ! Sa particularité ? Il semble se situer à l'intérieur de la gueule d'une énorme tête de lion, ses crocs enserrant l'autel de prière. Reconstruit après la Guerre du Pacifique, cette tête de 12x11m est plutôt impressionnante d'autant plus pour un petit sanctuaire de quartier. Des évènements festifs avaient dû avoir lieu récemment quand nous sommes passés, car sur les lieux, des fidèles s'affairaient déjà à démonter lampions et chars d'un défilé. Nous avons admiré d'habiles équilibristes, en habitués, montés sur des échafaudages, dont un, en équilibre (précaire) : un pied sur l'échafaud, l'autre sur la porte du temple ! 

Non loin de là, côté bouddhiste : nous traversons l'Ishhin-Ji [一心寺], surnommé le "temple du peuple". En passant sous l'arche métallique, nous atterrissons dans un monde brumeux  créé par l'encens qui brûle en continue. De nombreuses personnes, majoritairement des locaux sont au rendez-vous pour prier et y effectuer des rituels, nous permettant de jouer aux anthropologues de terrain. Il y a plusieurs tombes dans ce temple-cimetière, dont une appartenait à un samouraï. Cependant l'attraction principale ici, ce sont les statues de Bouddha. En effet, ces Bouddha sont spéciaux puisqu'ils sont constitués des cendres de leurs fidèles défunts et sont appelés "Okotsu Butsu" [お骨佛] (Bouddha en os). Un problème de manque de place pour le stockage des urnes, semble être à l'initiative de cette création originale d'un moine du temple. Lors de la Guerre du Pacifique les premières statues ainsi formées sont détruites, mais les restes récupérables sont rassemblés par les moines afin de réitérer le rituel avec respect. Depuis c'est devenu une tradition et le lieu de culte garde les cendres funéraires de chaque défunt pour fabriquer les nouveaux Bouddhas qui orneront le temple. Pour vous représenter plus clairement ce manque de "place" qui peut nous paraître étrange : d'après les panneaux explicatifs, chaque Bouddha est constitué d'environ 200 000 cendres, et le crématorium en collecte environ 20 000 par an (soit une statue tous les dix ans).

Dernière remontée dans le temps pour un autre temple bouddhiste, le Shi-tenno-Ji [四天王寺] un des plus vieux au Japon puisqu'il s'y tient depuis plus de 1 400 ans ! Devant le sanctuaire, les deux dieux gardiens du tonnerre et de la foudre vous accueillent en veillant sur l'entrée. Dans l'enceinte de 110 000 m² se trouve une pagode de cinq étages dans laquelle vous pouvez entrer pour admirer les petits "trésors" : des statues d'or et des amulettes. Pour cela il y a un petit passage au protocole étrange à expérimenter... En premier, il vous faudra vous déchausser, puis parcourir un escalier en colimaçon très étroit, munis de vos chaussures à la main (ou dans un sac). Ensuite vous passerez par chaque étage de la pagode au travers de pièces minuscules où les murs sont remplis de ces trésors dorés, avant d'atteindre le "clou du spectacle" : le plus haut étage ! Dernière étape enfin, redescendre par le second escalier, tout aussi étroit, toujours munis de vos chaussures pour pouvoir les renfiler à la sortie et continuer votre déambulation dans le reste du sanctuaire. C'est ce que nous faisions quand est arrivé 16h20... Et là, surprise ! Les responsables commencent à fermer... Nous sommes priées de quitter les lieux. Les japonais sont connus pour être culturellement beaucoup plus disciplinés que les français, ne nous en cachons pas... Résultat à 16h30, le vide complet s'installe et nous restons seules dans l'enceinte extérieur qui elle possède une plus grande amplitude horaire, avec pour seule compagnie celle d'une colonie de tortue qui vit dans le parc...

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
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Côté moderne d'Osaka /!\ Agoraphobes s'abstenir /!\ 

Si vous avez vu trop de vidéo de Fouloscopie, ou que vous êtes traumatisé.e.s des distances de sécurité de la Covid19, ou que votre "sphère sociale proxémique culturelle" (selon Edward T. Hall) est élevée  ou que vous aimez tout simplement les lieux calmes et sereins... Puis... que vous tombez sur : le doux nom de Dontonburi [道頓堀], cité comme l'ancien quartier historique le long du canal à Osaka... Je vous conseillerai en citant Gandalf : "Fuyez, pauvres fous !" La fou-le y est particulièrement grande, le moderne a remplacé l'ancien et les restaurants s'alignent le long de la rivière Tombori. Vous y découvrirez des enseignes éclatantes et amusantes ainsi que des crieurs, rivalisant pour vanter les mérites de l'une ou l'autre des différentes spécialités culinaires qui se font face. Tout un programme et une atmosphère particulière ! Le pic de circulation se situant à la nuit tombée... Beaucoup de touristes se mêlent aux locaux : tous venus y passer une bonne soirée. Si vous préférez y tenter tout de même votre chance et finissez par perdre la tête au milieu de tous ces va-et-viens, ces odeurs de cuisine qui s'échappent des divers stands de streetfood pour laquelle Osaka est fortement réputée, ces bruits ambiants et des probables spectacles "sauvages" improvisés dans ce quartier branché. Pas de panique ! Respirez un bon coup et partez dans les ruelles de traverses à la recherche du petit temple couvert de mousse qui survit encore et toujours à l'envahisseur moderne. Vous pourrez donc reprendre votre souffle au cœur de l'Hozenzi [法善寺] avant de repartir en apnée dans la cohue. Trois statues sont aspergées, enfin purifiées, d'eau à chaque passage de pèlerin, passant, croyant, ou touriste curieux, donnant lieu à une prolifération de mousse sur les trois autels et un cachet photogénique sympathique. 

Autre point, Umeda [梅田] de mon point de vue c'est un peu l'enfer de jour... même si c'est aussi paraît-il un génial et pratique quartier commerçant où on trouve tout ! Pour qui sait l'apprécier bien-sûr, demandez l'avis d'Apfelschorlette et Mamagei. Cependant ce qui m’intéresse le plus c'est sa vie nocturne et sa scène musicale improvisée ! En effet vous y trouverez ici aussi un quartier vivant où les jeunes groupes se produisent en concert sauvage : ambiance locale garantie et bain de foule aussi ;)

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
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 Pourquoi je vous déconseillerai Koyasan [高野山]

Je suis partie pour Koyasan [高野山] avec dans l'idée de marcher en forêt en découvrant des temples et des lieux cachés couverts de mousse : comme un pèlerinage hors du temps, un voyage dans le voyage... mais ça ne s'est pas vraiment passé comme ça... Je retiens de positif de ce périple quatre choses. La première c'est le trajet en train : nous montons dans des convois de plus en plus petits pour finir en beauté avec un funiculaire à flanc de montagne qui plonge dans la végétation. Nous sommes passées par des paysages variés qui permettent de découvrir le Japon par sa géographie physique tout en contraste d'adaptation : de ses aménagements des vallées au plein cœur d'une forêt dense qui parait exempte d'activité humaine. La seconde c'est le lieu magique du cimetière bouddhiste l'Onkunoin [奥の院], avec sa collection impressionnante de tombes diverses et variées recouvertes de mousse ! c'est l'image que j'en avais qui propose une escapade au frais sous l'ombre des arbres avec un parcours qui donne envie de s'y perdre ; des décors qui changent des temples ordinaires. La troisième se mange ;) ce sont les spécialités culinaires de la région, proposées par la pâtisserie Nanpodo [南峰堂本舗], dans laquelle nous avons acheté un petit assortiment pour nous remettre de nos émotions. Et enfin la quatrième chose c'est que j'étais très bien accompagnée pour faire face aux évènements et garder un souvenir, inoubliable d'une certaine manière, comme le dirait si bien l'Apfelschorlette. Merci donc à mes aventurières voyageuses !

A vrai dire, si je m'étais mieux renseignée... j'aurai appris le surnom de Koyasan "Disneyland des temples" et je me serai ravisée en prenant soin de l'éviter. Les temples sont pour la majeure partie, des "Templestay", pour faire dormir les pèlerins ET surtout les touristes soyons honnêtes. Les rares temples "visitables" sont majoritairement payants et la seule manière de se déplacer dans ce village rue en ligne droite de temple zen c'est le bus (pas ou peu de trottoirs pour circuler à pied). Bref on est loin de mes temples perdus dans la montagne au fin fond des bois. Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet et vous conseille plutôt de lire l'avis de l'Apfelschorlette sur notre séjour.

J'ai envie de conclure par une pensée (spéciale dédicace à Gally) pour tous les touristes asiatiques qui débarquent à Lourdes : ça doit leur faire le même effet ! ^^

Enjoy-it et RDV aux prochains carnets ! 

Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)Carnet du Japon #6 Ookini Kansai Chihō ? ~ おおきに 関西地方 ? (partie 2)
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Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

Publié le par Chokopims

Et nous revoilà parties pour des aventures estivales en terre... pas si inconnue, car nous nous rendons au Japon dans la région du Kansai [関西地方] ! où nous nous étions rendu.e.s avec Léoly pour la première fois en 2015 et que je vous ai retranscrits ici Cette fois c'est Mamagei qui m'accompagne et nous partons retrouver sur place Apfelschorlette qui était en poste à Kyoto [京都] ! (vous pouvez d'ailleurs suivre ses nouvelles aventures ici) Nous avons donc pris notre envol pour quelques jours au pays du soleil levant ! Au rendez-vous cigales, chaleurs, clochettes, daims, temples, époque médiévale, visites, thé, spécialités culinaires, etc. Bref le Japon [日本]  s'ouvre à nous ! 

Enfin... à VOUS, puisque nous VOUS le partageons sans plus tarder ! Rétrospective du 9 au 24 juillet 2023

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

 Episode 5 : Bienvenue dans le Kansai !

Nous sommes restées du 10 au 18 juillet sur Osaka [大阪] puis du 18 au 24 juillet sur Kyoto [京都] , afin de pouvoir à la fois visiter ces deux villes principales en étant sur place ainsi que de rayonner aux alentours en découvrant d'autres sites du Kansai [関西地方]. A notre arrivée à l'aéroport, nous étions attendues de pied ferme par l'Apfelschorlette qui revenait d'un séjour à Hokkaido. Et elle avait TOUT prévu ! Elle nous attendait avec nos "ICOCA" (cartes de transports indispensables au Japon qui nous serviront d'ailleurs tout notre périple), pour nous expliquer promptement tous les usages du pays avec recommandations à l'appui, tout en nous confiant nos premiers yens ! Afin de débuter parfaitement ce voyage en immersion, elle nous accompagna jusqu'à notre hôtel et nous emmena découvrir un restaurant de tempuras dans le quartier d'Umeda [梅田]. De quoi lancer l'ouverture du séjour en beauté !

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
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Une journée pour découvrir Kobe [神戸]

Kobe [神戸] est surtout connue pour son bœuf de qualité réputé mondialement et pour sa tour du port, silhouette d'acier rouge, en forme de tsuzumi [鼓], un tambour japonais traditionnel représenté par une structure hyperboloïde, qui s'élance vers le ciel avec ses 108m 108 étant un nombre sacré dans la religion bouddhiste. Lors de notre visite la tour était en rénovation afin d'accueillir pour 2024 une nouvelle plateforme d'observation panoramique de la ville. Nous avions pour objectif de nous rendre sur les monts Rokko [六甲山] par le téléphérique avec vue, elle aussi panoramique, qui vaut le détour afin de gagner les hauteurs du Kobe Nunobiki Herb Gardens [神戸市立布引ハーブ園] : un jardin de plantes aromatiques et odorantes qui descend en terrasse, avec une vue magnifique sur la ville de Kobe et sa baie en contrebas. Nous y prenons un agréable bain aromatique pour les pieds avec devant nous cette vue imprenable et derrière nous la serre suspendue de diverses plantes. La visite est sympathique, à l'entrée, on tombe d'abord sur plusieurs boutiques, puis sur un parcours. Les différents types de plantes sont bien présentés et organisés au sein des jardins, des espaces aménagés pour le repos ponctuent le chemin descendant et il y a même un petit musée des essences : complet niveau olfactif. Il concentre quantité de flacons bien rangés qui s'offrent à nos nez, avec des odeurs plus ou moins agréables. C'est d'ailleurs ici que j'apprendrai que l'odeur de jasmin que nous sentons depuis notre arrivée au Japon vient du Gardénia, actuellement en fleur, qui est appelé "Jasmin du Cap", une plante originaire de l'Asie du Sud Est (Japon et Chine principalement).

Après avoir esquivé une rencontre inopinée avec une laie et ses marcassins, nous attaquons le sentier serpentant vers le réservoir d'eau potable de la ville le Nunobiki Gohonmatsu Damu [布引五本松ダム] désigné bien culturel d'importance nationale en 2006, c'est le premier barrage-poids en béton qui a été aménagé sur les cours d'eau au Japon, sa mise en service remonte à 1900. tout pile ! La digue a été renforcée pour résister aux tremblements de terre, ce qui ne peut que nous rappeler que oui, nous sommes en terres volcaniques, et oui, les séismes y sont fréquents... Ici à Kobe, c'est en 1999 qu'il a été le plus violent dépassant la magnitude de 7 sur l'échelle de Richter... Le sentier se poursuit le long du torrent, de petites cascades en chute d'eau, il est marqué en bordure de chemin par de mini sanctuaires shinto, qui sont accompagnés de leurs sets d'entretien, constitués essentiellement de petits balais puis débouche sur le "clou du spectacle", la cascade de Nunobiki-taki [布引の滝]. taki [滝] = cascade C'est une des trois chutes d'eau principale du culte shintoïste au Japon d'où la présence des sanctuaires bordant le sentier ombragé qui y mène. En réalité ce n'est pas une mais quatre cascades qui composent cette chute d'eau ! Dont une cascade "jumelle" constituée de deux filins d'eau qui coulent côte à côte et sont nommés Meoto-daki [夫婦滝] soit la cascade du couple marié. Dans cet ensemble on trouve aussi l'Ontaki [雄滝] (la cascade du mari) qui domine les autres de ses 43m de hauteur, dont la légende dit qu'elle mènerait au palais du dragon ainsi que la Men-taki [雌滝] (la cascade de la femme) avec 19m seulement. La dernière se nomme Tsutsume-daki [鼓滝] ou le fameux tsuzumi de la tour de Kobe vous l'avez sûrement noté ;) qui est le tambour traditionnel. Les noms des différentes cascades sont tous issus du fait que dans leurs totalités elles composent comme un "voile blanc sur la roche" elles ont d'ailleurs inspiré de nombreux poèmes et œuvres littéraires. 

Pour l'instant nous avions été très chanceuses, le ciel avait été couvert mais nous avions échappé à la pluie ! D'ailleurs en parlant saison des pluies, nous poursuivons notre visite par l'Ikuta-Jinja [生田神社], un sanctuaire shinto où la majorité des visiteurs sont en train de passer à l'intérieur d'un anneau d'herbe tressé. C'est le rituel du Chinowa Kuguri [茅の輪くぐり] son nom provient de Chinowa [茅の輪] "anneau/cercle fait avec des kaya" [茅] nom de la plante utilisée (miscanthus sinensis en latin) qui forme l'anneau et qui sert aussi à fabriquer les toits de chaume japonais ainsi que de Kuguri [くぐり] signifiant "passer au travers/traverser". C'est normalement un rituel de milieu d'année qui se déroule le 30 juin, afin de se purifier des six premiers mois de l'année et d'attirer la protection pour les six prochains mois. On passe plusieurs fois dans l'anneau en suivant une sorte de huit et en priant à différents points en direction du temple. Pour en savoir plus je vous conseille de lire cet article (en français) ou de visionner cette vidéo (en anglais) qui explique plus précisément le rituel.

Ensuite nous nous dirigeons vers la mini Chinatown de Kobe, la Nankin-machi [南京町], une petite enclave, présente depuis 1853, avec la réouverture du Japon au commerce extérieur. Nous la parcourons, admirant les dragons, les portes, les pavillons ainsi que les nombreuses échoppes de nourriture qui changent de la ville japonaise traditionnelle. Nous continuons notre balade, traversons la rue du marché couvert de Motomachi [元町] puis nous bifurquons vers la zone portuaire en direction de la marina sous les premières gouttes de la journée. Quand celles-ci redoublent, nous nous abritons rapidement dans le quartier Hatobacho [波止場町] au pied de la tour en travaux, pour contempler face à nous les grues du port, le terminal des bateaux de croisière, la grande roue et des poissons sautant joyeusement dans ce décor. La vue de nuit depuis cet espace est très agréable, d'ailleurs nous constatons que quelques locaux connaissent ce spot, puisque nous ne sommes pas seules à être venues passer un moment sous cet auvent aménagé de bancs. Dans le même secteur on peut admirer plusieurs statues insolites dans le parc notamment le fameux "Be Kobe" (mais pas Bryant parce que c'est déjà pris...) et une appropriée au temps de la journée « Gens du Nord » [北の人] de Futakuchi Kinichi [ 二口 金一] réalisé en 1987 qui représente deux personnages emmitouflés dans des manteaux (de pluie pour l'occasion). La pluie tombe maintenant à grand torrent, quand abritées dans les escalators couverts du grand hôtel, nous découvrons un parking à parapluie ! Déjà rencontré au musée d'Osaka, celui-ci permet de poser son parapluie avant de rentrer dans le bâtiment, en le sécurisant par un cadenas codé. C'est trempées que nous débarquons à la gare et dénichons un train express pour Osaka, afin de nous arrêter dans un café de Bubble Tea, repéré dans le quartier d'Umeda [梅田], puis regagner nos pénates après cette charmante excursion rafraichissante.

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

Pour l'instant nous avions été très chanceuses, le ciel avait été couvert mais nous avions échappé à la pluie ! D'ailleurs en parlant saison des pluies, nous poursuivons notre visite par l'Ikuta-Jinja [生田神社], un sanctuaire shinto où la majorité des visiteurs sont en train de passer à l'intérieur d'un anneau d'herbe tressé. C'est le rituel du Chinowa Kuguri [茅の輪くぐり] son nom provient de Chinowa [茅の輪] "anneau/cercle fait avec des kaya" [茅] nom de la plante utilisée (miscanthus sinensis en latin) qui forme l'anneau et qui sert aussi à fabriquer les toits de chaume japonais ainsi que de Kuguri [くぐり] signifiant "passer au travers/traverser". C'est normalement un rituel de milieu d'année qui se déroule le 30 juin, afin de se purifier des six premiers mois de l'année et d'attirer la protection pour les six prochains mois. On passe plusieurs fois dans l'anneau en suivant une sorte de huit et en priant à différents points en direction du temple. Pour en savoir plus je vous conseille de lire cet article (en français) ou de visionner cette vidéo (en anglais) qui explique plus précisément le rituel.

Ensuite nous nous dirigeons vers la mini Chinatown de Kobe, la Nankin-machi [南京町], une petite enclave, présente depuis 1853, avec la réouverture du Japon au commerce extérieur. Nous la parcourons, admirant les dragons, les portes, les pavillons ainsi que les nombreuses échoppes de nourriture qui changent de la ville japonaise traditionnelle. Nous continuons notre balade, traversons la rue du marché couvert de Motomachi [元町] puis nous bifurquons vers la zone portuaire en direction de la marina sous les premières gouttes de la journée. Quand celles-ci redoublent, nous nous abritons rapidement dans le quartier Hatobacho [波止場町] au pied de la tour en travaux, pour contempler face à nous les grues du port, le terminal des bateaux de croisière, la grande roue et des poissons sautant joyeusement dans ce décor. La vue de nuit depuis cet espace est très agréable, d'ailleurs nous constatons que quelques locaux connaissent ce spot, puisque nous ne sommes pas seules à être venues passer un moment sous cet auvent aménagé de bancs. Dans le même secteur on peut admirer plusieurs statues insolites dans le parc notamment le fameux "Be Kobe" (mais pas Bryant parce que c'est déjà pris...) et une appropriée au temps de la journée « Gens du Nord » [北の人] de Futakuchi Kinichi [ 二口 金一] réalisé en 1987 qui représente deux personnages emmitouflés dans des manteaux (de pluie pour l'occasion). La pluie tombe maintenant à grand torrent, quand abritées dans les escalators couverts du grand hôtel, nous découvrons un parking à parapluie ! Déjà rencontré au musée d'Osaka, celui-ci permet de poser son parapluie avant de rentrer dans le bâtiment, en le sécurisant par un cadenas codé. C'est trempées que nous débarquons à la gare et dénichons un train express pour Osaka, afin de nous arrêter dans un café de Bubble Tea, repéré dans le quartier d'Umeda [梅田], puis regagner nos pénates après cette charmante excursion rafraichissante.

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

Pour l'instant nous avions été très chanceuses, le ciel avait été couvert mais nous avions échappé à la pluie ! D'ailleurs en parlant saison des pluies, nous poursuivons notre visite par l'Ikuta-Jinja [生田神社], un sanctuaire shinto où la majorité des visiteurs sont en train de passer à l'intérieur d'un anneau d'herbe tressé. C'est le rituel du Chinowa Kuguri [茅の輪くぐり] son nom provient de Chinowa [茅の輪] "anneau/cercle fait avec des kaya" [茅] nom de la plante utilisée (miscanthus sinensis en latin) qui forme l'anneau et qui sert aussi à fabriquer les toits de chaume japonais ainsi que de Kuguri [くぐり] signifiant "passer au travers/traverser". C'est normalement un rituel de milieu d'année qui se déroule le 30 juin, afin de se purifier des six premiers mois de l'année et d'attirer la protection pour les six prochains mois. On passe plusieurs fois dans l'anneau en suivant une sorte de huit et en priant à différents points en direction du temple. Pour en savoir plus je vous conseille de lire cet article (en français) ou de visionner cette vidéo (en anglais) qui explique plus précisément le rituel.

Ensuite nous nous dirigeons vers la mini Chinatown de Kobe, la Nankin-machi [南京町], une petite enclave, présente depuis 1853, avec la réouverture du Japon au commerce extérieur. Nous la parcourons, admirant les dragons, les portes, les pavillons ainsi que les nombreuses échoppes de nourriture qui changent de la ville japonaise traditionnelle. Nous continuons notre balade, traversons la rue du marché couvert de Motomachi [元町] puis nous bifurquons vers la zone portuaire en direction de la marina sous les premières gouttes de la journée. Quand celles-ci redoublent, nous nous abritons rapidement dans le quartier Hatobacho [波止場町] au pied de la tour en travaux, pour contempler face à nous les grues du port, le terminal des bateaux de croisière, la grande roue et des poissons sautant joyeusement dans ce décor. La vue de nuit depuis cet espace est très agréable, d'ailleurs nous constatons que quelques locaux connaissent ce spot, puisque nous ne sommes pas seules à être venues passer un moment sous cet auvent aménagé de bancs. Dans le même secteur on peut admirer plusieurs statues insolites dans le parc notamment le fameux "Be Kobe" (mais pas Bryant parce que c'est déjà pris...) et une appropriée au temps de la journée « Gens du Nord » [北の人] de Futakuchi Kinichi [ 二口 金一] réalisé en 1987 qui représente deux personnages emmitouflés dans des manteaux (de pluie pour l'occasion). La pluie tombe maintenant à grand torrent, quand abritées dans les escalators couverts du grand hôtel, nous découvrons un parking à parapluie ! Déjà rencontré au musée d'Osaka, celui-ci permet de poser son parapluie avant de rentrer dans le bâtiment, en le sécurisant par un cadenas codé. C'est trempées que nous débarquons à la gare et dénichons un train express pour Osaka, afin de nous arrêter dans un café de Bubble Tea, repéré dans le quartier d'Umeda [梅田], puis regagner nos pénates après cette charmante excursion rafraichissante.

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

La péninsule de Kii [紀伊半島] : la côte de Wakayama [和歌山]

Wakayama [和歌山] est loin des cohues touristiques, et propose une excursion intéressante. L'objectif de la journée ? Nous diriger vers le front de mer et l'explorer. Mais tout d'abord, les Ramens [ラーメン] étant la spécialité culinaire de la région, c'est par ce repas que nous ponctuons notre déjeuner. Nous rencontrons notre seconde machine à encaisser du séjour, qui elle s'occupe aussi de passer les commandes. On ne peut s'empêcher de comparer avec les voisins coréens, qui eux payent tout par carte voir même avec leur téléphone, pourtant le Japon reste attaché aux pièces de monnaie et aux paiement en liquide. Un parallèle historique reste à chercher car c'est un peu la même chose culturellement entre la France (qui est une autre grande utilisatrice de la carte bancaire) et l'Allemagne (qui reste elle, attachée au liquide pour éviter d'être tracée, restes sociologiques de la Seconde Guerre Mondiale). Autre anecdote, concernant la monnaie japonaise, de nouvelles pièces de 500 yens (¥500) viennent d'être frappées modifiant leurs poids. Ce qui fait que nombreux distributeurs et machines d'encaissement ne les reconnaissent pas. Nous avons dû faire un change avec l'employé pour pouvoir mettre nos pièces dans l'automate.    

Nous partons de l'arrêt Shinwakaura [新和歌浦] et longeons la côte en passant par le port, marchant sur des plages de galets irréguliers mêlés de bouts de poteries polies par les vagues, admirant quelques œuvres de Street Art. Nous suivons la promenade aménagée puis la route jusqu'au village de pêcheur à flanc de montagne Saikazaki-Gyokō [雑賀崎漁港]. Le soleil nous y attend, idéalement placé pour une illumination parfaite sur le petit port chatoyant ; où les bateaux et les méduses cohabitent sans problème. Là-bas une autre attraction culturelle nous attend puisque nous atteignons le "village" en fin de journée japonaise ! Sur les coups de 17h, une mélodie résonne dans le port pour annoncer la fin des labeurs (je vous avez déjà parlé des fermetures précoces des magasins et du vide sidéral après cette heure au Japon) : le  goji no chaimu [5時のチャイム] soit ''la mélodie de cinq heures''. C'est une tradition depuis les années 60, de la diffuser quotidiennement par les hauts-parleurs d'annonces de sécurité (comme les sirènes incendies des pompiers sous nos latitudes ces hauts-parleurs servent habituellement aux alertes tsunami, séisme et autres joies liées aux catastrophes naturelles ou industrielles) dans toutes les villes et villages japonais, joignant ainsi l'utile à l'agréable. Les mélodies utilisées sont différentes suivant les régions, et les villes.

Pour le retour nous passons par les hauteurs du Mont Takatsuko [高津子山], empruntant le Shiosai no Komichi [潮騒の小径] "sentier du son des vagues". Nom poétique pour un chemin hors du temps où nous avons parfois dû écarter quelques herbes de la pampa japonaise récalcitrantes qui avaient décidées de reprendre leurs droits. Nous avons été amenées à méditer sur un Haiku affiché en bord de sentier parlant de "petites étincelles qui peuvent allumer de grand feux". Les avis étaient partagés quant-à l'interprétation de ces propos quand Mamagei s'emballait pour une vision poétique et romantique du sujet sur le thème du sentier, j'y voyais là une campagne originale de la prévention des feux de forêt. N'hésitez-pas à partager vos avis sur le sujet. Tout en haut du Takatsuko-San [高津子山] se trouve une plateforme panoramique exceptionnelle le Takatsuko-San tenbo dai [高津子山展望台]. Elle propose, après avoir monté une volée de marches, une vision à 360° avec fraîcheur assurée par une prise au vent spectaculaire ! Un fait démontré par la montre connectée de l'Apfelschorlette qui lui a indiqué, dès notre arrivée : "vous affrontez actuellement trop de décibel". Le mont Takatsuko [高津子山] a pour surnom la pieuvre car d'ici, les monts s’étalent comme des tentacules. Le chemin s'achève au bas du mont en débouchant aux alentours de l'île parc du Mitarai [御手洗池公園] située au milieu d'un lac, et un autre temple, le Tamatsushima-Jinja [玉津島神社]. D'ici on peut encore admirer une vue sur la baie et le pont Sandan-gyo [三断橋], nous longeons ensuite une partie urbaine, aménagée autour de canaux, qui ressemble à un ancien quartier historique de l'ère Edo [江戸時代] (1603-1868) remanié, pour nous rendre à la gare de Kimiidera [紀三井寺駅] du nom d'un autre temple de la ville de Wakayama [和歌山]  et regagner Osaka [大阪]. 

Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)
Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)Carnet du Japon #5 Ookini Kansai Chihō ! ~ おおきに 関西地方 ! (partie 1)

Etant donné que je me suis rendue-compte que mon article pour changer ^^ était bien chargé pour un seul et unique épisode des carnets du Japon... Je m'arrête ici pour aujourd'hui et vous donne rendez-vous dans la suite des carnets qui devraient s'avérer plus longs que prévus ! J'espère que vous êtes tous prêts et toutes prêtes à en apprendre plus !

Enjoy-it et See You soon~

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La guerre du point de vue des vaincus #1

Publié le par Chokopims

En me rendant à Kyoto au Japon pendant l'été 2015, oui tout à fait cet article a mis 11 ans à finir d'être rédigé... et en mettant les pieds dans le musée du manga, je ne pensais pas qu'il allait se passer ...

ça !

La guerre du point de vue des vaincus #1

Un déclic ! Pour mettre plus en avant l'Histoire oubliée des vaincus. J'ai toujours été intéressée par l'Histoire du XXème siècle, notamment par les guerres capables de déchirer le monde, et de montrer le pire de ce que cache l'être humain. Pour quelqu'un d'optimiste me direz-vous c'est un comble... En fait, en plus d'y chercher réponse à une question principale "Pourquoi n’apprenons nous pas toujours de nos erreurs passées ?" j'aime m'intéresser à la construction des récits et aux différentes versions proposées. Plus précisément à celles de nos livres d'Histoire, dans le temps et autour du monde, qui ne racontent pas vraiment la même... d'Histoire... Et c'est plutôt normal puisque ces récits historiques témoignent d'une vision des faits, "subjective" c'est-à-dire située dans un contexte, du point de vue de celles et ceux qui l'écrivent. Et non ne vous en foutez pas !! Puisque cela influence les sociétés actuelles en perdurant comme base de la construction de la culture.

Je vous explique ! On a souvent raconté l'Histoire avec un grand H du point de vue des vainqueurs. Puisque ce sont eux, bien entendu, qui font passer LEUR Histoire à la postérité. Parce que vous vous doutez bien que le peuple opprimé n'a pas vraiment son mot à dire... Et pour illustrer ça, quoi de tel que le tout début de l'Histoire européenne...

Qui a décidé que les peuplades celtes, très variées et non unies, seraient rassemblées sous l'AOP "Les Gaulois" ?

Intervention de notre invité VIP "Grand César" : Les Romains pardi ! Ben vous croyez quoi ? Que le Grand César allait s'embêter à retenir tous leurs noms ? Eh oh ! C'est des peuples conquis. Alors ils vont tous s’appeler les Gaulois parce qu'ils vivent en Gaule. Et puis voilà ! Comment ça y en a un peu partout ? Ben la Gaule du Nord, et celle du Sud. Quoi encore ? Comment ça plusieurs Suds ? Ben divisez ça en deux ! Donnez LUI cette carte ! (regardant la carte) Bon là facile, Narbonne : la Narbonnaise et... y a de l'eau là non ? Aqua... Aquitaine ! IL va créer des zones géographiques pour s'y retrouver. Et mieux gérer aussi... Faut pas pousser ça fait loin à dos de cheval depuis Rome tout ça... Et tiens IL va appeler ça... Des régions ! De quoi les peuples ? Vous plaisantez ? C'est déjà beaucoup trop compliqué. En plus ils vont croire qu'ils ont gagné... Qui c'est Veni, Vidi, Vici ?! 

Voilà voilà merci César et caetera ;) Bon... En vrai ça s'est pas passé comme ça... Pour des infos de première main, lisez la Guerre des Gaules, c'est écrit par l'intéressé ! Tout aussi subjectivement que les miennes cependant...

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Dans tout conflit, qu'il aboutisse ou non sur une guerre, il y a deux partis. Donc forcément : deux sociétés, idéologies ou cultures qui s'affrontent, reportant souvent les torts dans l'autre camp. C'est bien connu "depuis mon propre prisme j'ai toujours une "bonne" raison" même si de l'avis des autres la qualifier de "bonne" est tout à fait subjectif... En effet il y a des raisons, des explications à ces conflits : des causes, et ce dans les deux camps. Celles-ci peuvent nous permettre de comprendre, sans justifier et sans légitimer... comment ou pourquoi on en est arrivé là ? C'est ce qu'on appelle communément "la géopolitique" ! Parce que oui, comme chez beaucoup d'animaux, c'est souvent une question de ressources ou de territoires. Sans rentrer dans les débats politiques actuels, pour lesquels je vous laisse vous faire un avis sans polémiquer. Prenons l'exemple de la Seconde Guerre Mondiale, parce que c'est un conflit traité en long en large et en travers en lien avec le Japon... Vous allez comprendre...

On a longtemps entendu parler de la version des gagnants notamment "la France de la Résistance" en passant outre tous les collabos parce que ça nous arrangeait bien d'avoir le beau rôle. Cependant, certains historiens, ont rappelé et expliqué que s'il n'y avait pas eu le Diktat, l'humiliation, après la Première Guerre Mondiale, alors l'Allemagne ne se serait peut-être pas vengée. Cependant... on pourrait aussi leur opposer que si l'Allemagne avait eu une forte capacité de Résilience, alors peut-être qu'il n'y aurait pas eu de guerre... Avec des si on mettrait Paris dans une bouteille... et nous n'allons pas refaire le monde en supposition aujourd'hui ! Bref, en résumé, la Seconde Guerre Mondiale pourrait aussi être réécrite ainsi dans un futur livre d'Histoire : l'Allemagne vaincue par le passé veut revenir sur le devant du tableau historique, avoir sa belle page dans la postérité, et la réécrire à sa manière, mais la France (aidée de ses alliés) ne compte pas lui céder sa place.

Ici on parle de l'Europe mais on pourrait tout aussi bien raconter la colonisation du point de vue des colonisé.e.s, bien tranquille chez eux et elles qu'on vient "civiliser". "Euh, merci mais j'ai rien demandé !" En plus, comme certains peuples transmettaient leur histoire principalement par tradition orale et/ou n'ont pas laissé de traces écrites, c'est un peu trop facile d’effacer leurs petites histoires de la grande Histoire, un peu comme les cartes du monde sont toujours centrées sur le pays qui les a produites, l'Histoire l'est aussi. C'est l'occasion de citer le groupe Sinsemilia qui appuierait sûrement mes propos ainsi : "de l'histoire, notre histoire, ils ont oublié trop d'chapitres : amnésie sélective, bonne conscience collective"... Et si d'un côté du Rhin, l'Allemagne apprend donc à ses élèves l'horreur et la responsabilité pour les crimes de guerre en assumant sa culpabilité dans l'Histoire mondiale ; de l'autre côté, la France elle, ne se prend que trop ou jamais au sérieux quand elle raconte son passé chauvin engoncé dans un vieux et démodé "nos ancêtres les Gaulois" que si vous suivez bien est en plus faux ! ...

Mais... je m'éloigne encore de mon point de départ et je sens que certain.e.s s'impatientent...

Revenons à nos moutons et en l’occurrence, à notre musée du manga de Kyoto, que s'est-il passé ce jour là ? En pénétrant dans les locaux nous sommes tombé.e.s sur une exposition tout à fait intéressante autour du traitement par le manga de la période couvrant la Guerre du Pacifique et ses suites. Une première découverte de notre fameuse "Seconde Guerre Mondiale" du point de vue japonais ! Et là vous comprenez ;) En effet, de l'autre côté du globe, ce conflit prend un autre nom, la colonisation nippone s'étant fait ressentir bien avant que la France et l'Angleterre ne se disent que ça suffisait bien de laisser l'Allemagne envahir les pays civilisés de la majeure partie de l'Europe... De son côté le Japon ne s'est pas fait prier pour suivre l'exemple allemand et envahir lui aussi rapidement ses voisins : la Corée, la Mandchourie, certaines îles russes, jusqu'à ce qu'il tombe sur un os de taille... les USA... vous connaissez la suite...

Nous c'est sur l'exposition que nous sommes tombé.e.s et ainsi la découverte de la vie avant, pendant et après ces épisodes cauchemardesques constituant la Guerre du Pacifique, notamment ceux d'Hiroshima et Nagasaki. Même si depuis j'ai aussi découvert l'Histoire coréenne et chinoise : les fameux torts que les Japonais veulent cacher* (comme quoi comme je vous le disais personne n'est parfait ^^) Ce traumatisme pour les japonais a donné lieu à une explosion de la création ! Notamment pour raconter le quotidien après guerre et ces évènements autour des "hibakusha", le nom donné aux victimes de la bombe, qui sont rejetés par les leurs et le gouvernement.

Dans les années 70/80 les plumes commencent à se libérer, cette période voit, entre autre, la création d'un manga très célèbre appelé Gen d'Hiroshima (1973-1985), récit en partie auto-biographique, écrit en 10 tomes par Nakazawa Keiji que j'ai enfin réussi à lire en entier, après m'être fait prêté la collection complète par Eclectique ! Ainsi qu'une œuvre, la Fillette au drapeau blanc (1989), basée elle aussi sur une histoire vraie (et la photo de la fillette en question); écrite par une mangaka, Tomiko Higa ! L'auteure explique dans sa postface comment elle s'est intéressée à cette histoire et comment elle a réussi à retracer le parcours de la petite fille, en donnant de sa personne. Si vous êtes du genre à avoir besoin d'un point d'ancrage européen, vous pouvez vous attaquer à l'Histoire des 3 Adolfs (1983-1985) d'Osamu Tezuka, son style est particulier, et je ne le trouve personnellement pas à mon goût, mais ça a le mérite de bien expliciter d'autres clefs de ce conflit, et notamment des relations entre l'Allemagne et le Japon, qui ne sont pas souvent traitées dans les cours d'Histoire. Merci Eclectique pour la référence ! Le sujet fait encore parler de lui, et les auteur.e.s continuent de le requestionner, puisque dernièrement Kazuyoshi Takeda a sorti Peleliu : Guernica du Paradis (publié entre 2016 et 2021) qui raconte l'histoire en 1944 d'un soldat, dessinateur, et de sa troupe envoyé sur une île paradisiaque qui ne va pas le rester longtemps... celui-là je ne l'ai pas lu mais il donne envie !

Niveau littéraire pur je me dois de vous conseiller Notes de Hiroshima (1965) de Kenzaburo Ooé (dont je n'affectionne pas les fictions pourtant) un ouvrage très éclairant ! L'auteur y retranscrit des essais de récits reportages de ses différents passages à Hiroshima et sa rencontre avec les "hibakusha". Kenzaburo Ooé nous propose de nous immerger dans l'ambiance qui règne dans la ville au cours de ses séjours couvrants 1964 et 1965. Je peux vous proposer un autre excellent livre sur le point de vue d'un ancien soldat La guerre des jours lointains (1978) de Akira Yoshimura. Au travers de son personnage principal, Takuya Kiyohara, il relate la vie après guerre et le traitement de la question des crimes de guerre à cette période au Japon.

Pour les plus cinéphiles d'entre-vous on peut penser directement au Tombeau des Lucioles (1988) d'Isaho Takahata, qu'on ne présente plus, issu d'un livre en partie auto-biographique de Akiyuki Nosaka, La tombe des lucioles (1967). L'un des premiers films à avoir évoqué la dévastation causée par la bombe atomique s'intitule sobrement Hiroshima (1953) et est signé de Hideo Sekigawa : il a été réalisé à partir de témoignages écrits de survivants. Pour quelque chose de plus récent, on peut se pencher du côté de Lettre d'Iwo Jima (2006) qui même réalisé par un célèbre américain, un certain Clint Eastwood, tente de faire le choix de ne prendre le parti de personne, et de dénoncer plus simplement l'horreur que constitue la guerre.

La guerre du point de vue des vaincus #1La guerre du point de vue des vaincus #1La guerre du point de vue des vaincus #1
La guerre du point de vue des vaincus #1La guerre du point de vue des vaincus #1La guerre du point de vue des vaincus #1

J'espère vous avoir éclairé un peu plus sur la question, et donné envie de vous intéresser à l'Histoire du point de vue des vaincus à votre tour. Je suis loin d'être exhaustive et objective dans mes choix, car je n'ai malheureusement pas tout lu, ni tout vu, de plus le net regorge déjà de recommandations à ce sujet, que vous aurez tout temps d'approfondir à votre guise tout comme moi. Enjoy-it !

 

* Si le sujet vous intéresse je peux vous conseiller de vous renseigner pour la Corée, autour des "femmes de réconforts"  notamment avec le livre Filles de la mer (2018), de Mary Lynn Bracht, qui raconte l'histoire des haenyo sur l'île de Jeju, qui sont envoyées en Mandchourie pour les troupes japonaises. Je vous reconseille I can't speak (2017) et aussi deux bons films historiques ! The Age of the Shadows (2016) qui raconte la vie en Corée occupée par le Japon dans les années 20 et Battleship Island (2017) sur l'évasion massive des travailleurs coréens forcés, prisonniers sur une île japonaise. Du côté chinois, le "massacre de Nankin", est l'élément le plus marquant de cette période pour commencer, âmes sensibles s'abstenir. Un beau livre à ce sujet, qui fait croiser les éléments réels et la science-fiction est L'Homme qui mit fin à l'Histoire (2011) de Ken Liu.

Et si tout ça vous a plu et que vous voulez encore en savoir plus, vous pouvez : me laisser un commentaire, attendre un prochain article à ce sujet ou encore nous conseiller et confier vos propres découvertes et coups de cœur à ce sujet !

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Calendrier de l'avent (2024)

Publié le par Chokopims

Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)

Comme c'est plutôt de saison et que cette année je n'ai pas de classe, je vous propose en partage, mon calendrier de l'avent de l'année dernière (2024) ! Prévu pour une classe de CE2 bilingue (défis dans les deux langues), comme l'année d'avant, je suis plutôt partie sur des défis de compétences sociales ainsi que sur le développement durable. En effet les cadeaux avaient aussi étés prévus en fonction : 100% zéro déchet (car nous étions en plein projet sur les déchets et le plastique en parallèle) !

Nous avions donc mis mandarine, bougie en cire d'abeille, et noix dans les différentes cases, les enfants avaient écrits des messages de gratitude et des compliments sur des feuilles de couleur que nous avions aussi glissé dans les cases pour avoir un mot gentil par jour pour chaque élève.

Nouveauté aussi : les défis n'étaient pas par case de 24 jours, mais par journée d'école, nous avions voulu tester ce concept, car les défis du weekend sont toujours compliqués à rattraper. Finalement ce fut le défi du jour, chaque élève avait tout de même sa case de calendrier et les enfants ont été ravis ! 

Enjoy-it !!

Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)
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Calendrier de l'avent (2024)
Calendrier de l'avent (2024)

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The New Home Sweet Home ! (version 2025)

Publié le par Chokopims

The New Home Sweet Home ! (version 2025)

Me voici de retour pour de nouvelles aventures sur l'Utosphère... Ce silence radio, n'était cette fois pas de mon propre fait (enfin pas seulement...) et surtout non-voulu. C'est principalement suite à quelques petits problèmes techniques et mésaventures avec les changements et migrations du serveur d'Eklablog ^^ que je me suis retrouvée avec un accès bloqué à mon propre blog. Toujours est-il que ce problème est résolu !

L'Utopimste est donc de retour ~pour vous jouer un mauvais tour~ dixit la Team Rocket mais aussi pourrait-on dire ~pour le meilleur et pour le pire~ dixit les Sheriffs ^^ enfin je crois, enfin peut-être...

Dans tous les cas cette année (scolaire) j'aurais sûrement encore tout un tas de choses à vous partager car je reprends aussi des études (infos à suivre) ! Une nouvelle aventure à vous raconter après 4 ans en Allemagne... J'ai des carnets du Japon (deuxième volet) qui vous attendaient dans les brouillons d'articles que je vais enfin pouvoir publier, et puis j'ai toute une remise à jour de blog à reconfigurer avec les modifications qui ont eu lieu. Bref contre vents et marées nous repartons sur les mêmes bases mais avec un grand ménage de printemps euh... ben d'automne du coup ! J'ai déjà commencé et avancerai petit à petit pour vous permettre, je l'espère, une lecture plus fluide.

Enjoy-it ! Je reprends du service !

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Kim Ji-Young : Born 1982 de Cho Nam-Joo

Publié le par Chokopims

Après vous avoir parlé de films coréens en tout genre et montré comment j'ai pu apprécier un film de Wim Wenders sur le Japon... J'ai réfléchi à un  autre film coréen plus récent, dont je voulais absolument vous parler qui est en fait adapté d'un livre - lui aussi coréen et dont je voulais vous parler - qui a connu un très large succès. J'ai adoré le livre et l'adaptation en film et je me devais donc de vous les conseiller sans plus tarder !

Kim Ji-Young : Born 1982 de Cho Nam-JooKim Ji-Young : Born 1982 de Cho Nam-Joo

Tout d'abord, petite parenthèse : je ne suis pas ici pour débattre de l'ordre dans lequel il faut s'en imprégner... Généralement je préfère lire un livre avant de regarder son adaptation pour me faire mes propres représentations de l’œuvre. Enfin c'est ce que je croyais... Cependant, il m'est arrivé aussi, à l'inverse, de regarder un film ou une série avant de lire le livre, de manière consciente afin de me faire une idée de la chose, ou inconsciente, parce que j'ignorais que c'était une adaptation, et cela m'a donné plusieurs fois envie de lire le livre pour approfondir le sujet. Alors soyez tranquille : choisissez l'ordre qui vous convient en tout état de cause :)

C'est parti donc pour une plongée dans la vie quotidienne en Corée du Sud, du point de vue... des femmes ! Parce que oui, on est d'accord, de notre point de vue européo-centré, on trouve que "c'est pas tip-top l'égalité des sexes en Asie", et pour cause, avec l'image des systèmes patriarcaux bien ancrés...  sans forcément en connaitre les réalités... Actuellement, la situation est particulièrement préoccupante en Corée du Sud, avec la montée des partis masculinistes, et le recul des avancées en faveur des droits pour les femmes.  Si vous êtes en train de vous faire la réflexion suivante : "Bizarre pour un pays si moderne." vous êtes à la bonne adresse ! Par exemple, le statue des mères au foyer qui travaillent est encore mal vu, les femmes doivent souvent choisir entre carrière et enfant car la réalité de la conciliation des deux est difficile, notamment par une pression sociale et sociétale énorme dans laquelle il est loin d'être évident de s'émanciper. A tel point que depuis les années 2010, un  mouvement féministe 4B (4B 운동 undong) propose comme moyen de contestation quatre piliers directeurs de vie : le refus de se marier, de sortir ou d'avoir des relations sexuelles avec un homme, ainsi que d'avoir des enfants. Certaines coréennes choisissent même de s'expatrier dans d'autres pays pour fuir ou échapper à ces attentes sociales.

Le livre dont je voulais vous parler, s'intitule Kim Ji-Young, née en 1982 [82년생 김지영] de Cho Nam-Joo, paru en 2016, il est inspiré de l'expérience et l'analyse personnelle de son autrice et brosse un profil de cette société coréenne étouffante dont je vous parlais quelques lignes plus tôt ainsi que de l'influence qu'elle a sur le personnage principal du roman : Kim Ji-Young. Cette jeune femme est une séoulite trentenaire ordinaire, employée de bureau, mariée et qui vient de mettre au monde un enfant. Avec ce changement dans leur vie, elle se voit obligée d'arrêter son travail qu'elle aime et où elle s'épanouit pour pouvoir élever sa fille. Sous la foule de contrainte qu'elle subit, elle en vient à souffrir d'un trouble psychologique, que je vous laisse découvrir. Touchant témoignage d'une pression sociale énorme, ce livre raconte de même comment des générations de femmes se sont imprégnées de ce carcan traditionaliste, en s'intéressant aussi, par le biais de Kim Ji-Young, à la vie de sa grand-mère, de sa mère, de sa sœur et de toutes les femmes qui ont croisé et croiseront sa route.

De notre point de vue, si on s'intéresse vaguement à la Corée du Sud, on apprécie sa modernité, son adaptation impressionnante aux nouvelles technologies, son dépaysement avec des coutumes différentes des nôtres, qui propose une plongée dans le folklore et le traditionnel que parfois nous avons nous même perdu en Europe, de par le mélange des populations. On l'imagine à mi-chemin entre les deux, progressiste, s'engageant dans le monde moderne et conservatrice, préservant son patrimoine, mais son revers de médaille est là, montré du doigt, ancré comme on l'a dit dans ce carcan de société traditionaliste qui est un poids pour la condition féminine réduisant fortement leurs possibilités et limitant les choix...  Un sujet intéressant, original et indispensable, sur la vie courante, et si révoltante parfois, des filles en Corée du Sud, et ce tout au long de leur parcours, de leur naissance à leur mort, une thématique prenante, traitant plusieurs âges cruciaux de la vie de la jeune femme, née en 1982, dans ce système encore amplement patriarcal, une critique osée de la société coréenne moderne et de ce qu'elle cache plus ou moins bien...

Kim Ji-Young : Born 1982 de Cho Nam-JooKim Ji-Young : Born 1982 de Cho Nam-Joo

L'adaptation en film de ce best-seller, date de 2019, le titre original est le même Kim Ji-Young, née en 1982 [82년생 김지영] et il a été réalisé par Kim Do-Young, une réalisatrice coréenne dont c'est le premier film, qui a travaillé en étroite collaboration avec l'autrice Cho Nam-Joo. Le résultat est bluffant, c'est un magnifique portrait de Kim Ji-Young, et de toutes les autres femmes coréennes qu'elle représente au travers de son histoire. C'est aussi un excellent contre pied à toutes les polémiques que les sorties, coup sur coup, du livre et du film ont suscité en Corée du Sud. Si ça vous intéresse vous pouvez lire des articles à ce sujet sur le web. En espérant que cela change quelque chose à leur vie future. Au niveau du scénario, l'évolution du synopsis est fidèle, amené par une caméra et un travail sur les plans et la photo, qui donnent vie à l'histoire, ce qui nous fait constaté que les deux femmes ont réellement travaillé de concert. De plus on ne peut pas négliger que le duo des deux acteurs principaux, Jung Yu-Mi et Gong Yoo, fonctionne à merveille. Il est juste et touchant, et je souhaitais saluer ce casting parfait. Vraiment de mon point de vue c'est un très beau film qui mériterait d'être plus connu ! :)

 

Sur ce je vous laisse méditer sur la question ! En espérant que vous vous êtes rendus aux urnes européennes aujourd'hui, afin d'essayer de rendre ce monde meilleur et encore plus égalitaire ! Parce que oui, restons Utopim'ste jusqu'au bout ~

 

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Perfect days de Wim Wenders

Publié le par Chokopims

A la base, nous devions aller voir Le garçon et le héron, le dernier Miyazaki. Mais mon amie Eclectiste était malade... J'ai cherché un film en japonais (version originale sous-titrée) pour compenser sur un soir qui nous convenait à toutes deux. J'ai trouvé Perfect Days en regardant rapidement le synopsis "tranche de vie" je me suis dit que ça plairait à Eclectiste, et qu'en plus ça parlait des toilettes publiques de Tokyo sujet qui promettait d'être original et amusant.

Une fois bien assise au creux d'un fauteuil du cinéma, apparait sur l'écran "un film de Wim Wenders" ... Ah... mais c'est pas vraiment un film japonais en fait ? Et... mais... attends... c'est pas lui qui a réalisé Les ailes du désir ? J'ai eu un petit moment de panique, car c'est un film que j'ai visionné suite aux conseils d'un de mes oncles (fan incontesté de Wim Wenders) mais dans lequel je me suis ennuyée du début à la fin, car le rythme était très lent... Trop lent pour moi à vrai dire et il ne s'y passait pas grand chose d'intéressant de mon point de vue.

 J'ai mis de côté ces préjugés pour laisser place au film et ... j'ai eu raison !

 

Perfect days de Wim WendersC'est en mode écran carré étonnant que débute le film et que nous sommes directement plongé dans un autre monde, celui du protagoniste. Son quotidien détaillé dès la première scène, l'absence de dialogue, est tellement reposant. C'est un éloge du moment présent, de prendre le temps, des gestes simples, de la méditation, et cela résonne avec une certaine sensibilité japonaise, mais aussi avec le choix d'écriture du personnage ! Les choix des musiques de l'OST sont géniaux, rendant un cachet particulier. On s'intéresse donc à la vie quotidienne de ce cinquantenaire qui se réjouit de chaque petite chose, s’émerveille de la simplicité de la vie et nous fait entrer dans son quotidien bien régulier fait d'habitudes millimétrées. L'architecture et l'urbanisme de Tokyo sont particulièrement mis en valeur par les plans travaillés, qui sont tous marquants et beaux.

J'ai adoré découvrir la composition du bâti de tous ces différents toilettes en matière d'urbanisme, son trajet quotidien pour aller dans le centre ville et en revenir. Cela m'a rappelé beaucoup de choses de mes cours d'habiter/mobilité et je me suis dit que j'aurais sûrement choisi ce film à traiter s'il était déjà sorti pour exploiter tout son potentiel en terme de géographie. Contraste entre ce qui reste du passé du Japon et le moderne comme les petits temples perdus, et les écrins de nature persistants, les bains publics où ne se rendent plus que les vieux habitués, les petits restaurants de yakisoba de la gare où on se retrouve en fin de soirée après le travail, les fameux et indémodables distributeurs de boissons, les petites voitures citadines, les bonsaïs et tout cet art de vivre à la japonaise. Le monde en changement qui se fait autour de notre personnage et sa satisfaction du travail bien fait. Il faut aussi dire que l'acteur japonais, Koji Yakusho (d'ailleurs récompensé par le prix d'interprétation masculine à Canne), qui a le rôle phare y est pour beaucoup, incarnant vraiment son personnage, il est attachant et bluffant !

 

Une autre particularité intéressante, le fait que ce film nous plonge comme un observateur de la vie des personnages à l'écran, et nous transporte au Japon, comme un visiteur qui détaille ce qu'il rencontre et ce qu'il voit, sans jugement. L'ambiance du film, au travers des différentes séquences, par le travail de la photographie ainsi que celui sur les sons, sont à saluer pour le rendu final ! L'enchainement des plans, liés aux sons si importants et caractéristiques, comme le bruit du balai qui le réveille le matin, ou les cris des corbeaux dans le temple, le souffle du vent dans les feuilles, sont retransmis avec une précision et une perfection agréable pour les yeux et les oreilles. Il est émouvant, poétique et rafraichissant, donne envie de suivre l'exemple de ce cinquantenaire japonais, et de nous aussi, nous arrêter et prendre la mesure du temps présent, et de sa beauté. Un hymne à la vie quotidienne et ses petits riens, ses petites choses si insignifiantes qui pourraient être tellement plus.

Un film à voir, et à découvrir :) Enjoy-it ! 

Bande annonce à visionner ici :)

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Carnet d'Europe #3 Allons valser à Vienne

Publié le par Chokopims

En posant les pieds en Autriche, le temps d'un weekend, début février, j'imagine avoir un bon avantage sur la majorité des autres visiteurs, c'est que je baragouine l'allemand... Je dis bien "baragouine" parce que vu la vitesse où les gens switchent en anglais pour me répondre j'ai des doutes sur mes capacités réelles... ^^  Cela ne m'a pas empêcher de passer un excellent séjour à Vienne comme vous allez le constater !

KarlskircheRestaurant du musée d'histoire des artsBibliothèque de Charles 6Eglise votive

Encore un paquet de culture et d'histoire à arpenter, des rues à quadriller, des nouveaux espaces à explorer, des architectures et de l'urbanisation à admirer ou commenter, des us et coutumes locales à détailler, des hypothèses à formuler, ... Bref la géographe est motivée et s'engage bien chaussée sur les rues pavées de Vienne au travers du vieux centre ville, mais aussi des endroits plus improbables où j'aime me perdre en tant que touriste atypique.

Je me rends alors compte que je commence à avoir un plan d'action bien établi pour visiter une ville nouvelle : établir un itinéraire essentiellement à pied pour voir la ville depuis les rues, être à l'affût des bons plans, passer en revue un maximum de coins différents pour avoir une vue d'ensemble, essayer des coins où on trouve la majeure partie des locaux, repérer les lieux historiques et les lieux à ne pas manquer de mon point de vue strictement personnel. C'est ainsi que le premier soir j'ai passé quasiment quatre heures complètes au musée de l'histoire des arts ouvert tous les jeudis jusqu'à 21h ! J'ai pu y admirer après une exposition détaillée sur les monnaies et leurs frappes, des chefs-d’œuvre de l'Histoire des Arts justement, une belle collection de Brügel la tour de Babel, Chasseurs dans la neige, ..., des artistes européens comme le Caravage, le Tintoret, Rembrant, Rubens, Rembrant, Velasquez, Rafael, Arcimboldo, ... et j'en oubli ! L'étage du bas était réservé aux Antiquités, des étrusques, aux romains, grecs et égyptiens, une collection tout aussi intéressante pour laquelle nous avons un peu manqué de temps... Petit retour en arrière, avant cette plongée, je me devais d'honorer de ma visite un petit écrin des savoirs, je me devais de pénétrer dans la bibliothèque impériale de Charles VI, dont la statue trône au milieu de rangées de livres datant de Charlemagne pour les plus anciens, avec l'écriture carolingienne reconnaissable. quatre-vingt mètres de long sur trente mètres de haut, des livres jusqu'au plafond, des escaliers en bois coulissants, une pièce décorée avec des statues des anciens monarques de la famille des Habsbourg, des peintures murales du plafond très détaillées, et quatre globes vénitiens de Coronelli, dont un avec des cartes célestes. Une belle soirée culturelle venait de s'écouler.

Observatoire UraniaHundertwasserhausFlakturm d'AugartenArchitecture moderne des quartiers résidentiels

La seconde fin d'après-midi, je me suis lancée dans une remontée dans le temps au travers de l'architecture religieuse en visitant une grande partie des plus belles églises du centre ville de Vienne ! Dans l'église votive, la Peterskirche, la Karlskirche et le Stephansdom pour citer les principales, il y a en a pour tous les goûts ! Du gothique, au baroque, en passant par le rococco et les églises orthodoxes et grecques les styles architecturaux et les décorations ne manquent pas. J'ai même été pile à l'heure pour l'encens et le début de la messe dans la Karlskirche, dernière église où j'ai mis les pieds pour clôturer ce pèlerinage. En soirée j'ai fini dans un Café Neko pas du tout typique tradition autrichienne, mais nouvelle vague européenne, comme on peut l'attendre de la capitale viennoise. 

Cervidés dans le cimetière centralParlement autrichienArsenal de VienneSchlossbelvedere

De mon samedi de libre j'avais tracé un itinéraire de randonnée urbaine qui m'a bien occupé la journée ! Je suis partie en direction des Flakturm, ces tours blockhaus, de défense anti-aérienne datant de la Seconde Guerre Mondiale qui défendait les villes importantes du Troisième Reich dont Vienne on peut aussi en trouver à Berlin et Hambourg deux se dressent encore dans le parc d'Augarten où l'on trouve aussi une ferme de ville ! Et de nombreux chiens en balade et deux autres dans l'Arenbergpark, lui plutôt dédiés aux enfants, aire de jeux bancs colorés, cabane à livre près des vestiges de ce milieu de XXème siècle mouvementé. Je me suis ensuite rendue sur les bords du canal du Danube d'où on peut admirer un aménagement de Street Art sur une bonne partie des rives et l'ancien observatoire Urania qui se dresse fièrement à l'embouchure du bras de canal qui dessert le Stadtpark. Un petit tour du côté de l'immeuble et du village Hundertwasser, un artiste autrichien bien connu pour ses travaux tout en couleurs et en formes mais aussi ses compositions d'ouvrages urbains associées, pour la suite du programme architectural c'est l'impressionnant et vaste arsenal de Vienne qui a surtout retenu mon attention !

Arsenal de VienneStreet ArtFlakturm d'AugartenEglise grecque

S'enchaîne un petit tour par le parc et le château du Belvédère où le jardin botanique était malheureusement fermé pour travaux, une visite impromptue de quartiers résidentiels avec pause déjeuner en prime, pour admirer le bâti et les aménagements urbains à destination des locaux. Ensuite je pars sur les traces de grands artistes des siècles derniers, dans l'ancien cimetière Saint Marx notamment où on trouve la tombe de Mozart Mozartgrabe puis dans l'immense cimetière central, très ouvert et tellement gigantesque !!! Qu'on y circule en voiture s'il vous plait !! Il y a un secteur pour chaque religion véridique ! créant une cohabitation (sectaire me direz-vous mais cohabitation tout de même) et ça donne l'impressionnant réelle d'être égaux dans la mort, espérons que les vivants s'en inspire un peu. Pourquoi y aller me demanderez-vous ? Parce qu'il y a des artistes plus ou moins connus internationalement principalement les compositeurs donc... Beethoven, Strauss, Brahms et Schubert notamment mais aussi les anciens présidents d'Autriche et des chanteurs comme Falco ou Udo Jürgens. Mais aussi pour voir toutes ces petites allées et y admirer des biches en liberté et un coucher de soleil magnifique. Il m'a fallu presque autant de temps que dans le musée pour en faire le tour... Il me restait à revoir une dernière fois le centre ville historique et notamment le Parlement de François 1er d'Autriche et l'hôtel de ville Rathaus aux tours blanches et sculptées qui ressemble à une église, pour clôturer cette journée agréablement chargée ! 

Street Art le long du canal du DanubeRuelle de VienneRathausPetite boutique au détour d'une rue

Une belle expérience que cette visite de Vienne, qui doit être une ville où il est intéressant de vivre, notamment du point de vue de son apport culturel ! Je n'ai pas parlé de l'Opéra, mais le tarif des places vaut vraiment le coup pour passer une soirée tout aussi réussie :) Une ville qu'il faudrait encore explorer et arpenter pour mieux l'appréhender... Qui sait peut-être lors d'un prochain voyage...

En attendant, Vienne montre qu'elle sait rester une capitale marquée par le poids de son héritage impérial, tout en dévoilant une ville vivante où les traces du passé côtoient les usages contemporains et les espaces du quotidien.

 

 

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Carnet d'Europe #2 Le charme de Budapest

Publié le par Chokopims

En novembre de cette année ! Je progresse en timing compte-rendu ;) je suis allée en formation à Budapest, et j'en ai profité, vous me connaissez, pour arpenter la ville, pour partir à sa découverte. C'est donc dans la nuit tombante de cette période quasi hivernale, avec des températures froides de début de cette même saison, que j'ai enfilé manteau, bonnet, et chaussures, pour passer au crible de l'immersion géographique, cette belle capitale historique.

Retour sur ce séjour lumineux !

Vue sur Pest depuis BudaCarnet d'Europe #2 Le charme de Budapest Le Parlement

Connue principalement pour ses thermes, qu'on m'avait chaudement (sans mauvais jeu de mot) conseillés, digne (à priori) des onsens japonais, la ville de Budapest offre tout un tas de facette que je vais essayer de vous retranscrire dans ce carnet qui lui est dédié. C'est avec grand plaisir que je me suis plongée dans l'ambiance des lieux, les illuminations nocturnes de tous ces bâtiments historiques bien conservés, l'immense parlement Országház, notamment, bloc massif dominant le Danube, sculpté et orné finement tout comme l'opéra, et l'église Sainte Etienne, qui offrent des détails d'architecture qu'on pourrait passer des heures à contempler ! La majorité des anciens bâtiments, vieilles villas, ambassades, banques et etc. ont pour la plupart étaient transformés en hôtel ou café huppé dans le centre ville. Le marché de Noël commençait à s'installer et agrémentait la ville d'un cachet supplémentaire, donnant de la chaleur humaine aux températures proches de zéro, ressenties inférieures avec un vent prenant, principalement sur les rives du Danube et depuis les ponts. En centre ville une "Fashion Avenue" concentre toutes les boutiques de luxe, les Champs Élysées du coin, qui sont bien investis par les différents touristes, les langues entendues sont variées, mais les avenues au passé communiste, bien assez larges pour que tout le monde circule sans problème.

île MargueriteEglise Ste EtienneEn contrebas du château de BudaThermes du bois de ville

De l'autre côté du Danube, le château de Buda siégeant sur sa colline domine le reste de la ville, il s'élance dans la continuité du pont des chaînes gardé par les lions emblèmes de la ville de Budapest ! En dessous, des escaliers pour y grimper, ou le funiculaire si vous souhaitez une expérience différente, ainsi que le grand Bazar, les thermes royaux. A chaque bout, deux autres bâtiments emblématiques veillent au grain : la citadelle au Sud après le quartier de Taban, et le bastion des pêcheurs au Nord, représentant les sept tribus principales des populations Magyares qui sont aux origines de la Hongrie actuelle.

Budapest offre une ambiance et un cadre de vie tout aussi agréable, c'est avec grand plaisir que j'ai découvert les aménagement du bois de ville, et de l'ile Marguerite Margit-sziget, au beau milieu du Danube,  sous le soleil et dans les magnifiques couleurs automnales. L'île Marguerite offre 2,5 km de balade, et de retour dans l'histoire, traversant des ruines médiévales, jusqu'à son petit jardin japonais situé au Nord. Il existe même une piste de footing pour en faire le tour ! Dans le parc Városliget, le bois de ville, on trouve notamment la place des héros, massive comme le parlement elle en impose avec ses statues des différents rois et héros du peuple, trônant sur une place vide qui sert aux rassemblements. Dans cet ancien domaine de chasse royal, derrière le château Vajdahunyad construit au 18eme siècle basé sur un château transylvain et mettant en valeur les différents types architecturaux hongrois qui ont existé au cours des siècles, la patinoire et les thermes Széchenyi se cachent, pour mieux se découvrir aux locaux. On y trouve aussi deux musées aux architectures travaillées celui de l'ethnologie et celui de la musique hongroise, doté d'un parc de jeu pour enfants sur cette même thématique.

Art Light MuseumCarnet d'Europe #2 Le charme de Budapest Vue de nuit sur le DanubeArt Light Museum

Budapest abrite une forte population de jeunes et d'actifs, cela se perçoit aux nombreux cafés et bars à thèmes pour sortir : des sorciers d'Harry Potter, aux murs de cassettes des années 80 en passant par un restaurant Pirate des Caraïbes et un autre dédié au détective Sherlock Holmes et son allié Watson, tout y est ! Et les salles sont combles ! De plus, les musées sont légion, documentés, avec une architecture moderne majoritairement pensé pour être interactif et intégré dans le paysage. J'ai littéralement plongé pour m'immerger dans les lumières du Art Light Museum, des installations lumineuses d'artistes hongrois sur la création du monde et son devenir. Passionnant ! Et à côté... comble du bonheur... je suis tombée sur un restaurant coréen ! (oui je sais je sais... mais j'ai aussi mangé hongrois ne vous inquiétez pas)

Ce weekend là la ville fêtait d'ailleurs ses 150 ans d'unification des deux villes originales devenus quartiers de Buda et de Pest. On pouvait y ressentir tout le poids de ses siècles d'Histoire, de ses débuts d'Empire nous contemplant du haut de la colline de Buda, aux récents évènements du 20ème siècle marqués gravement par le communisme et la Seconde Guerre Mondiale.  

Pour l'anecdote, la ville m'a tellement plu que j'ai pris une quantité astronomique de photos tout au long de ces quatre jours, je dis astronomique à raison, car ma carte mémoire m'a indiqué lors du dernier jour, qu'elle n'était plus en mesure de prendre quoi que ce soit en photo si je ne la délestais pas rapidement de quelques Megaoctets... Oupsi... 

Bastion des pêcheurspetites bulles de tranquillité contre le froidîle MargueriteChâteau de Vajdahunyad

Bref si vous n'avez pas encore compris le message subliminal qui transpire au travers de ce post...

Budapest est certes une ville historique solidement bâtie et ancrée dans le temps, mais elle propose à chaque habitante et habitant d'y vivre pour y inscrire celle de demain !

See You Soon pour de nouvelles aventures et de nouveaux carnets !!

Pont des chaînes et palais de BudaL'opéra

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Carte rôle dans les groupes de travail

Publié le par Chokopims

Carte rôle dans les groupes de travail

Dans notre classe, nous aimons particulièrement les groupes de travail, pour faciliter le partage des tâches, et donner une mission à chaque élève, nous avons créé des cartes "rôles" que nous distribuons aux élèves. Elles ont été customisées pour répondre à deux particularités que nous souhaitions cette année :

- Être en lien avec la thématique de l'année dans notre établissement "les Jeux Olympiques de Paris 2024"

- Respecter la parité en utilisant des termes "neutres" pour chaque rôle (le même mot au masculin et au féminin)

Nous nous sommes donc mises d'accord sur les quatre rôles suivants :

- Le/la Porte-parole : c'est l'élève qui rapporte les propos du groupe lors de la phase orale avec pour soutien l'écrit du ou de la secrétaire.

- Le/la Secrétaire : c'est l'élève qui prend note de la discussion et des recherches du groupe et les mets en forme.

- Le/la Capitaine : c'est l'élève qui vérifie que le groupe va bien dans la bonne direction et répond à la consigne, la réexplique si besoin, partage les tâches et récupère le matériel, ...

- L'Arbitre : c'est l'élève qui vérifie que tout le monde prend bien la parole dans le groupe, que les tours de parole sont respectés, et que tout se passe bien dans les échanges, arbitre les désaccords qui peuvent apparaitre.

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