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Carnet d'Allemagne #3 Des sudistes à la découverte de la Nordsee...

Publié le par Chokopims

Lors de notre stage de mi-parcours de l'échange franco-allemand des enseignants du premier degré à Sèvres, avec Apfelschorlette et Miss Sunny, nous avions sorti nos agenda pour planifier toute une série de weekend en commun un peu partout en Allemagne. C'est ainsi que vous avez pu suivre nos aventures à Trier et à Neuestadt am Weinstrasse par exemple, sur le blog de l'Apfelschorlette... Le dernier weekend de la longue liste était ce fameux weekend de 4 jours (du 15 au 18 juin) prévu pour la mer du Nord ! Nous avons augmenté nos effectifs à 9 avant d'arrêter la destination : Norden, dans une ferme à la campagne, car nous comptions trois enfants parmi nous et c'est un lieu idéal pour les familles. 

Deux voitures partent du Sud de l'Allemagne vers le Nord j'avoue que je suis restée sudiste jusqu'au bout, une au départ de la Rheinlandpfalz avec notre Miss Sunny et une au départ de la Hessen, où je suis escortée par la famille Efficacité-Prouvée Mamagei, Papagei et leurs enfants, qui habite aussi Frankfurt am Main. Apfelschorlette quant-à-elle, en addict des voyages en train nous rejoint en chemin dans la charmante (ou pas) ville de Leer. A son grand damne puisqu'elle obtient le bonus de la ponctualité de la DB Deutsche Bahn en cadeau !

Le périple peut commencer !

Côte de la NordseeMarée basseTouche écologiste ;)Côte de la NordseeLa fameuse barrière pavée !

A peine arrivés les enfants petits et grands ;) sont ravis ! Dans la ferme il y a des vaches à nourrir, un hangar rempli de jeux à roulettes, des bottes de foins installées en mode cabane, des balançoires en tout genre autant vous dire que Miss Sunny, Apfelschorlette et moi n'y sommes pas restées indifférentes et même un toboggan et des poneys. On quitte presque à regret notre logement pour aller voir la principale concernée de notre séjour : la mer du Nord ! Non sans avoir bu un bon verre de lait tout frais, du troupeau de notre hôte, qui me rappelle beaucoup de souvenirs ! Nous débarquons donc, non pas en Normandie mais sur la Wattenmeer, appelée mer des Wadden en français. Pour faire simple c'est un estran, où à marée basse la mer se retire à plusieurs kilomètres, en laissant de nombreux chenaux et zones de vasières.

Faune locale entrapperçueEn ce premier jour nous avons de la chance, la mer est à marée haute. Nous découvrons un peu surpris que le magnifique sable blanc et fin s'arrête, pour laisser place à une digue pavée et des  escaliers qui mènent directement dans la mer... Les fameuses cabines de plages sont là, et le vent promis aussi ! On comprend sans peine le nombre d'éolienne au kilomètre carré dans la région. Je me souviens des informations des ornithologues, croisés sur le bateau pour l'île d'Arz avec Merry Curry sur les côtes sud Armoricaines en avril, et je constate que ce sont les goélands un peu plus gros, tête blanche, bec et pattes jaunes qui sont au rendez-vous.Je vous rassure de suite, nous avons aussi vu des mouettes le long de la côte légèrement plus petite, tête noire, bec et pattes rouges.

Le lendemain le programme est de retourner voir la mer mais cette fois : à marrée basse ! Histoire de constater, qu'une fois de plus les touristes sont reconnaissables à leurs mauvais équipements, quand les connaisseurs pêchent en botte en caoutchouc, nous allons pieds nus prendre un bain de boue. En effet, loin du sable mouillé de la côte Atlantique, celui de la mer du Nord, très fin, ressemble plus à de la boue qu'à autre chose, nous pataugeons donc, en nous disant que nous n'irons pas très loin : les chenaux sont nombreux, l'eau plutôt profonde par endroit les ferrys passent à marais haute comme basse, guidés par la fameuse technique des poteaux de bois. Bref nous n'irons pas jusqu'à l'île à pied, ça parait compromis. Nous préférons nous rechausser, et aller marcher sur la digue, dune aménagée en protection du littoral la géographe qui est en moi est aux anges mais je vous épargnerai les détails où il me faudrait un autre article et on comprend pourquoi quand les vents soufflent aujourd'hui à plus de 45km/h. Nous entrons dans le parc des moutons, jardiniers officiels chargés de l'entretien des plantes endémiques du littoral de la Wattenmeer.

Mais la journée est loin d'être terminée puis qu'après nous être restaurés, nous nous rendons dans le centre de protection des phoques alias la Seehundestation ! Un centre qui travaille à la sauvegarde et à la réintroduction des phoques en recueillant les jeunes "orphelins" phoques je précise pour ceux qui ne suivent pas... trouvés sur la côte pour les remettre en liberté, une fois l'âge adulte atteint. On nous y explique entre-autre, que ceux-ci font l'objet d'une surveillance constante, ainsi que leur mode de vie, leurs particularités physiques, leur régime alimentaire, ...

Pour le troisième jour des festivités, nous décidons de scinder le groupe en deux, les familles se rendent à Nordeney l'île en face de Norden en ferry pour aller faire le tour de celle-ci en vélo, et avec Miss Sunny et Apfelschorlette nous nous rendons au Musée du Thé ! Alors vous me direz que : "ça n'a rien de typique..." Détrompez vous ! Je vous ai déjà parlé du concept de "Tee" en Allemagne dans un autre article, et j'ai ainsi choisi sciemment de le traduire ici par Thé. En effet le musée est dédié à un thé en particulier l'Ostfriesisches Tee, son nom provient de la région où il est modifié (en fait mélangé) l'Ostfriesland, en français c'est beaucoup moins glamour on parle de la Frise orientale... Pour la situer mieux sur une carte, c'est la zone complètement au Nord-est de l'Allemagne, voisine des Pays-Bas, là où nous avons séjourné. On y découvre que ce fameux thé est constitué d'un mélange de différents thé noirs Assam et qu'il a obtenu un des tout premiers ancêtres de l'AOP Appelation d'Origine Contrôlée car seuls les mélanges faits dans cette région avaient le droit de prendre ce nom. Le musée présente donc cette tradition du thé en Ostfriesland et la cérémonie qui va avec, très particulière mais dont je laisserai à d'autres le soin de vous parler. Il y avait encore tout un tas d'autres choses à y voir en vrac : l'ancien Rathaus Mairie en français, puisque c'est le bâtiment où se trouve le musée, les différents types de porcelaines et leurs motifs Ostfriesen Rose vs Inspirations chinoises, différents ustensiles de thé ainsi que leurs manufactures respectives, le thé des champs à la consommation, la transformation du produit "thé", mais aussi d'autres boissons comme le cacao ou le café, les petites souris cachées à rechercher dans le rally enfant, ...

Vue de la diguePort de pêchePetit Lac près des côtesMusée du Thé - Ostfriesische Teemuseum

Après ça nous avons fait un petit tour au marché avant de nous attaquer au plus dur, trouver une plage accessible sur la côte. Nous nous sommes étonnées, pour ne pas dire offusquées de la privatisation des plages, alors qu'en France d'après les lois littorales, cela est impossible... D'ailleurs nous sommes bien renseignées à ce sujet l'Apfelschorlette et moi, puisqu'elle a étudié le droit et moi les littoraux ;) Avant de comprendre le soir même, avec l'aide de notre hôte, pourquoi... Il existe une taxe d'accès aux côtes un peu comme une taxe d'habitation appelée "Nordsee - Service Card" qui doit être payée par les touristes ! Les tarifs vont de 2,50 € par jour pour les adultes à 1 € pour les chiens...  Oui oui oui, vous avez bien lu pour les chiens... Ce sont même des "Hundstrand" (Plages pour chien) afin de permettre l'entretien et la préservation du littoral. L'accès aux côtes est donc réglementé par des sortes de "carte de séjour" et en échange,on a droit à certains avantages. Nous n'avions pas fait attention les deux premiers jours car nous nous étions rendus sur la plage de Norden qui elle reste libre d'accès, je ne sais pas vraiment pourquoi... mais c'était un coup de chance... Dans les deux villes suivantes où nous nous sommes arrêtées même topo, recalée aux frontières. Impossible de la jouer à la française en grugeant par l'estran, là où cela reste praticable, il y a des barrières et le reste est à vos risques et périls... Nous avons eu  seulement accès aux chemins côtés champs et prairies de la digue et aux quelques ports de plaisance, mais pas de sable fin pour nos petits pieds.

Pour le dernier jour, une première voiture s'en est retournée rapidement car elle devait passer par Leer, déposer Apfelschorlette avant de se diriger vers la frontière du Luxembourg, au Sud-est de l'Allemagne; tandis que nous nous sommes attardés un peu. Nous avons fait un petit détour par le Moordorf avec la famille Efficacité-Prouvée. Un village (Dorf) qui s'est construit grâce aux marais (Moor) ou tourbières. On y trouve un musée des marais étonnant qui explique le travail dans les tourbières et la vie quotidienne des paysans qui exploitaient ces champs. De même, ils y ont reconstitué des maisons typiques de la région : en toits de chaumes et en murs de torchis, ainsi que l'évolution au fil du temps de ces habitations traditionnelles. Celles-ci étant faites pour garder la fraîcheur, nous avons été ravis de nous y réfugier. Car loin du vent de la côte la chaleur était plus étouffante, et dans un marais, rares sont les arbres puisqu'en poussant, ils pompent l'eau et assèchent le marais !

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Un p'tit croquis pour la route : pavillon oriental

Publié le par Chokopims

Palaces orientalisants On continue dans la série croquis...

Ce pavillon à l'orientale cache une petite anecdote amusante, que je voulais vous faire partager. Il a été esquissé au soleil, dans le jardin chinois de Frankfurt am Main, ceux qui sont déjà venus me rendre visite, savent sûrement d'où je parle, ainsi que certains autres. Peut-être d'ailleurs certain(e)s d'entre-eux ont déjà reconnu une part d'inspiration de ce monument (ou pas).

Toujours est-il que je me suis assise là, j'ai sorti mon crayon, déjà bien usé, une feuille et je me suis lancée... J'ai commencé par essayer de reproduire le toit du pavillon qui se trouvait en face de moi, puis je me suis perdue dans l'improvisation. Alors que j'en étais aux touches finales un monsieur d'un certain âge s'est exclamé en allemand bien sûr ;) "Quelle rapidité ! Quand j'ai commencé de faire le tour du jardin, vous veniez tout juste de commencer !" Il s'est ensuite lancé dans un monologue rempli de gentils compliments même si je ne savais vraiment pas où me mettre sous le flot de son enthousiasme : que c'était vraiment très beau, que ça lui rappelait son enfance et les jouets en papiers qu'il construisait, qu'avec juste un crayon à papier c'était impressionnant ce qu'on pouvait obtenir comme rendu, que j'avais su m'inspirer de l'environnement sans le reproduire à l'identique, en me l'appropriant, que j'avais sûrement dû étudier l'art à l'université, que ça renvoyait de la vitalité, de la positivité et de la joie, ... (ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on me dit que peut importe le sujet, mes dessins ont un côté positif et optimiste, à croire que je mérite bien mon surnom d'Utopim'ste)

J'ai hésité à lui donner pour le remercier, mais après avoir discuté un peu, il est reparti comme il était venu en me souhaitant une excellente journée et de continuer à dessiner. J'ai noté cette rencontre sitôt rentrée dans mon Bullet Journal, dans la rubrique de mes fiertés personnelles. Je vous laisse juger par vous même si ce monsieur n'a pas trop exagéré.

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D'esquisses en esquisses... un peu de nouvelles du front du croquis !

Publié le par Chokopims

A mes heures perdues, j'ai toujours tendance à prendre un stylo qui traîne en salle des profs et une feuille dans le bloc de papiers brouillons (fait avec les copies inutilisées 100% recyclées) et à me lancer dans des gribouillis-fouillis ou dans des compositions plus élaborés. Je vous présente donc un essai sur les méduses, appelées "Qualle" en allemand d'où la lettre Q que celles-ci transportent. Depuis la visite à l'aquarium de Kyoto (été 2015) je suis en totale admiration et fascination devant ces petites bestioles (enfin petites ça dépend des espèces) qui sont incapables de se déplacer à contre courant... Ce qui fait qu'elles s'échouent souvent sur les côtes lors des marées.

En ce moment j'essaye de travailler sur certains points particuliers, pour approfondir mes textures notamment et améliorer les ombrés et les profondeurs. Ici tout a été fait au stylo bille bleu sans crayon à papier au préalable, donc vraiment à l'instinct, pas de gommage possible : prise de risque élevée.

D'esquisses en esquisses... un peu de nouvelles du front du croquis !

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Je joue les prolongations

Publié le par Chokopims

Après un long silence radio, je reviens sur la toile pour vous faire part d'une grande nouvelle...

L'éponge magique - OmUC'est officiel, je vais pouvoir prolonger un an de plus, ici à Frankfurt am Main, encore une année d'aventures palpitantes en salle de classe, pour découvrir des choses comme cette fameuse éponge magique, qui m'avait bien fait rire, les fameuses "toupies pour doigts", le Bottle contest ou encore les chaussures à roulettes intégrées qui envahissent les cours de récréation et sont presque aussitôt interdits au règlement intérieur... Encore une année pour Nara aussi, a apprendre le français aux petits allemands, en chantant des chansons et en lisant des histoires, avant de jouer interminablement à Jacques-à-dit, à la Bombe, au Facteur n'est pas passé, et à des jeux dont on ne connaît même pas le nom...  Mais aussi pour profiter de la culture francfortoise et de ses habitants cosmopolites avant de m’envoler pour ailleurs. Ainsi que de la langue allemande et essayer d'atteindre un objectif sûrement improbable de C1... Et surtout pour s'habituer à la mode allemande des barbecues dans les parcs (check), de manger des glaces dès qu'il fait soleil (check), des randos-pique-nique (ça s'appelle se promener chez nous...), de la vélo-addiction (pour pouvoir enfin suivre les conversations sans bailler), la gluten-free, lactose-free bio ou végétarien (et toutes ses variantes improbables) Attitude, et etc... En échange apporter un peu de la culture "française" à la sauce Utopim'ste (c'est à dire une culture d'européenne asiatisée...). Et enfin pour se préparer à la suite, prendre des décisions et construire clairement mon projet.

En attendant de débloquer toutes ces nouvelles quêtes d'enseignement, il reste encore un mois et demi de cour à finir, avec le soleil et les journées qui s'allongent et des vacances en Corée du Sud, qui arrivent à grands pas :) Le programme s'annonce pas mal du tout, pour l'instant 3 destinations annoncées et d'autres à venir, la suite au prochain épisode !

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April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut...

Publié le par Chokopims

April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut... OmUEn Allemagne, quand on est sudiste,  on apprend rapidement à revoir sa définition du beau temps. Si dans le sud, nous estimons que le soleil nous est dû et supportons la pluie parce qu'il faut bien que les plantes boivent aussi. Ici aux premiers rayons de soleil, les parcs et coins d'herbes sont envahis, par des barbecues, des couvertures et des flâneurs et on déguste même des glaces à chaque coin de rues dans un hymne au temps parfait ! Parce qu'en effet ici on s'estime heureux dès lors qu'il ne pleut pas... Les nuages et le temps couvert, rythmant la majorité des journées Et pourtant Frankfurt am Main est considérée comme une des villes les moins pluvieuses d'Allemagne !

Ajoutez à cela le fait que la durée d'ensoleillement à Frankfurt, est décalée d'une heure environ par rapport au Sud-ouest -1h : c'est ainsi que j'ai dû assister à des nuits tombées dès 17h en hiver... Et que bizarrement les saisons le sont aussi plus ou moins d'un mois... D'ailleurs, j'avais déjà expérimenté cela lors d'une précédente visite, découvrant que les giboulées de mars françaises, étaient en avril et s'appelaient "April Wetter" (Temps d'avril) partie de France en tee-shirt et veste légère, je m'étais retrouvée à emprunter un anorak allemand à mon hôtesse pour survivre à mon séjour.

Il y a donc beaucoup de choses à dire sur la météo allemande (Deutsche Wetter) et quoi de mieux pour l'illustrer que ses petits dictons météorologiques ! Car d'un côté à l'autre du Rhin, certains sont quelques  peu différents... J'ai fait les frais d'un Avril où il valait mieux en effet ne pas se découvrir d'un fil ! Ici on dit "April mach was er will" (Avril fait ce qu'il veut), et ce mercredi 19 avril, il a en effet fait exactement ce qu'il voulait, soit n'importe quoi, puisqu'à 8h du matin, le petit 2°C qu'annonçait le thermomètre a permis l'impensable : de la neige en avril !

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Immersion complète d'un soir en Terre du Milieu

Publié le par Chokopims

Cela faisait un bon moment que je me disais "un jour j'irais à l'Opéra" parce qu'après tout en tant que référent culturel des enfants dont on a la charge, on se doit d'avoir tester tous les lieux de cultures existants. J'avais quelques réticences, car je ne savais pas réellement si j'étais capable de rester plus de 4h assisse à écouter un Opéra classique, ou un orchestre jouer le best-off de Mozart... Après tout quand il s'agit de concert, je suis plutôt debout à sautiller qu'assise à regarder sagement... C'est en tombant sur une affiche de l'Alte Oper de Frankfurt que je me suis décidée "Live in Concert - Le Seigneur des Anneaux - Chap.I La Communauté de l'Anneau"

Je ne savais pas ce qu'était un live in concert, je ne savais pas s'il fallait arriver en avance, je ne savais pas si j'avais le droit d'apporter à manger ou à boire, je ne savais pas s'il y aurait une vraie pause, je ne savais pas si ça allait durer longtemps, je ne savais pas si je pourrais entrer en jean et en basket,...

Bref le flou total, mais j'ai pris mon billet....

 

On peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraOn peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraOn peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéra 

 

Arrivée dans ma boite aux lettres en avance, il a trôné là, au milieu de ma chambre, en attendant son heure... Et puis le Jour-J est arrivé, je me suis mis sur mon 31, bien qu'on soit le 28, j'ai pris mon billet, et je me suis rendue à l'Opéra. Si l'Alte Oper de Frankfurt a gardé son extérieur d'aspect ancien, c'est qu'il a été reconstruit à l'identique après la guerre qui l'avait détruit, comme pas mal de monuments en Allemagne, l'intérieur quant-à-lui est moderne, et on se demande si on est bien rentré dans le bon bâtiment. Je monte impatiente les volées d'escaliers qui me séparent encore de ma place, où je m’assoies curieuse.

 

On peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraLe chœur arrive en premier, puis les musiciens de l'orchestre, les deux solistes et pour terminer le chef d'orchestre. Et enfin commence à me chatouiller les oreilles, les premières notes familières, et connues par cœur : je replonge dans la Terre du Milieu, et je me rends compte qu'elle m'avait manquée ! En fond sur l'écran géant, passe le film en version originale sous-titrée allemand, la fameuse OmU. C'est donc ça le Live in Concert, ça veut dire, que l'orchestre va jouer tout le film la bande son rien que pour nous !

Le film prend ainsi une toute autre proportion, car en effet dans un film comme le Seigneur des Anneaux, la musique est indissociable du film lui même. Si on finit par ne plus faire attention à la musique quand on regarde un film, ici elle reprend sa véritable place, pour rendre celui-ci encore plus saisissant notamment la mort de certains personnages. Encore un des parents pauvres du cinéma, un délaissé (un peu moins que les cascadeurs tout de même puisqu'il est lui oscarisé) et pourtant sans lui le film est fade, plat, sans émotion. A les voir jouer quasiment en ininterrompu, on s’aperçoit pleinement, que dans un long métrage comme celui-ci c'est plus de 90% du film qui est instrumentalisé, rien n'est laissé au hasard, et tout devient plus fort, plus intense. Un boulot de titan, pour retranscrire un monde tel que celui de J.R.R. Tolkien et donc un grand merci au compositeur de ce chef d’œuvre : Howard Shore, ce musicien canadien, qui n'a d'ailleurs pas reçu pour rien deux oscars. Un pour la bande originale du film la Communauté de l'Anneau et un autre pour celle du Retour du Roi.     

 

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Des sablés au Matcha pour toutes les occasions !

Publié le par Chokopims

J'avais du thé au matcha qui m'attendait dans un placard, à une époque révolue où je ne connaissais pas encore le Matcha Latte dont je vous reparlerais plus tard. Et ma sœur Nüddeline et moi avons décidé de nous lancer dans une de mes recettes préférées dans la liste des "simple, rapide et efficace". Une recette dont je me sers aussi lors de rencontres sportives pour fabriquer des médailles à mes petits champions et mes petites championnes et qui fait l'unanimité à chaque fois même parmi les profs ^^. Donc sans plus attendre la fameuse recette des sablés, ici goût Matcha ! Mais vous connaissez la chanson, n'hésitez pas à troquer le matcha contre du cacao, de la cannelle ou de la poudre de noix de coco ! Sans plus attendre, à vos fourneaux !

 Des sablés au Matcha pour toutes les occasions ! 

Ingrédients (pour une trentaine de sablés) :

- 200g de farine

- 75g de sucre

- 3 cuillère à soupe de matcha en poudre

- 100g de beurre

- 2 œufs

- 1 pincée de sel

 

Préparation attention suivez bien ça va être rapide ! :

1) Mettre tous les ingrédients et mélanger.

2) Former une une boule de pâte. Puis 3) étaler au rouleau à pâtisserie et enfin 4) taillez à l'emporte pièce !

Remarque de l'Utopim'ste : pour ce qui est du design, nous nous avions des petits smileys et pour Noël ou Pâques on peut en trouver des spécifiques. Sinon généralement pour les médailles je fais la forme de base avec un verre puis je dessine avec un cure dent et je fais les trous pour passer les rubans à la paille.

5) La cuisson va dépendre de l'épaisseur du biscuit sablé. dans un four préchauffé à 210°C je les cuits généralement à 200°C une dizaine de minute.

 

Ci-contre la recette illustrée que je mettais dans les cahiers de mes élèves pour qu'ils puissent les refaire à la maison avec papa et maman ;)

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Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !

Publié le par Chokopims

Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Il y a un musée que j'apprécie particulièrement à Frankfurt, c'est l'Angewandte Museum, il est situé sur les rives Sud de Frankfurt, dans un secteur que l'on appelle la "Mainufer" les rives du Main. En fait la majorité des musées se trouvent sur les bords du Main, ce qui fait que la carte d'abonnement aux musées s'appelle elle même la Museumsufercard et la fête culturelle qui leur est dédiée tous les étés, qui se déroule sur ces mêmes rives la Mainuferfest.

A l'Angewandte Museum, je suis allée voir plusieurs expositions déjà, dont une sur différents supports retraçant l'ouverture du Japon après 1853 due à la fameuse intervention des américains, mais ça c'est une autre histoire. Et une exposition sur Stefan Sagmeister, un artiste qui fait des installations, intitulée "The Happy Show" (traduit la Gaité lyrique en français, ne me demandez pas pourquoi...) : que j'ai beaucoup apprécié et que j'ai eu envie de vous présenter ici !

Stefan Sagmeister est d'origine autrichienne, c'est à l'origine un designer graphique et un typographe, d'où son attrait pour les mots et les phrases. Dans "The Happy Show" il montre ses recherches menées sur le "bonheur". Pour faire plus clair, il se pose au travers de son travail des questions comme : qu'est ce qui apporte, la joie et le bonheur aux gens ? Et comment faire pour procurer cela au travers de l'art et du design ?

On commence l'exposition par une série de sondages, sous des formes graphiques stylisées et des explications écrites à même les murs. On peut y lire les informations suivantes : Quelle tranche d'âge considère être la plus heureuse, et donc l'évolution de notre "happiness" sous forme de courbe, comment le monde se représente le bonheur, qu'est ce qui est nécessaire et responsable de ça par exemple pour ceux qui connaissent c'est le fameux principe de food safety et food security (les pays dits du "Nord" qui cherchent à manger sain, alors que le problème des pays dits du "Sud" est plutôt de manger tout court...) Du coup pour pouvoir se permettre de chercher des bonheurs "supérieurs" de la pyramide (comme un épanouissement professionnel, une estime de soi, la valorisation de soi en tant qu'individu, ...) il faut déjà remplir les conditions de base qui sont celles de la survie (le bonheur d'être simplement en vie et de répondre à ses besoins primaires), différentes activités et quel pourcentage de joie elles procurent, mais aussi l'organisation idéale de la vie pour accéder au bonheur total avec des périodes de temps de liberté entre le travail notamment, ainsi que pleins d'autres graphiques édifiants.

La hierarchie du bonheurStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien le monde est heureux ?Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur ! Bonjour ? Tu peux m'entendre ?

Ensuite on passe à différents types d'installations : des vidéos, des messages en tout genre sur tous types de supports avec la mise en image des mots de ses phrases, au travers de photos graphiques en land-art, éphémères ou pérennes, des chorégraphies,... pour donner le sourire avec des phrases ou des citations qui poussent vers le point de vue positif, et la confiance en soi. Le tout avec humour et interaction, le visiteur de l'exposition doit parfois mettre la main à la pâte pour faire vivre les installations, comme pédaler pour allumer des leds qui font apparaître un message, ou tirer une carte surprise dès son entrée avec une action qui une fois réalisée devrait donner le plaisir du travail accompli.

En fin d'exposition, on peut évaluer son niveau de bonheur, grâce à des distributeurs de chewing-gum géants dans des tubes notés de 1 à 10, le but de l'exposition étant de partager l'Happiness attitude ;) Je vous laisse deviner dans quel tube je me suis servie !

Tout le monde croit toujours avoir raison XD surtout moi :pChaque sortie est aussi une entréeStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien êtes vous heureux maintenant ?Se faire du soucis n'apporte rien

Pour ceux qui auraient envie d'en découvrir plus sur son travail, il a aussi participé à TedxTalks sorte d'université du savoir pour tous, où on partage des recherches, des expériences, des connaissances, des travaux sous forme de conférence rapide (la majorité sont en anglais mais vous pouvez les trouver en sous-titré plutôt facilement) où il expose justement ses travaux sur le "Happy-powa". Vous pouvez voir ici par exemple ses "7 règles pour être heureux".

 

 

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Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

Publié le par Chokopims

Cela faisait un bon moment que je n'avais pas plongé dans une ambiance de concert.

Je n'avais pas mis les pieds dans un festival de musique depuis juillet 2016 à Périgueux au Sans Réserve, où avec Becky et Merry Curry nous avions fait un tour au sympathique "Dedans-Dehors", qui nous avait fait voyager du côté des Balkans, et au royaume musical du métal revisité par les cuivres. Thundertruck powa ! Merry Curry qui aime bien (tout comme moi) les petits festivals de musique en extérieur, vu que c'est elle aussi qui m'avait emmené aux Campulsations l'année d'avant...

 

Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

 Du coup quand la Slacklineuse une amie de l'échange en poste aussi à Frankfurt m'a proposé d'aller à la Brotfabrik, voir un groupe d'électro-swing, je n'ai pas longuement hésité avant de répondre un "oui !" définitif et sans condition, avant même de savoir si ça allait me plaire...

"C'est un groupe strasbourgeois, ils s'appellent Lyre le Temps ..." Bon  je me dis que je vais écouter une chanson avant d'y aller tout de même... Je tombe sur la première référencée soit : Looking like this ... Je me dis "C'est pas mal :) ça ressemble un peu à du Caravan Palace mélangé à du Chinese Man !" et je m'arrête là en me disant, je verrais le reste en live, comme ça, ça me laisse la surprise.

Jeudi 16 mars à 20h, heure du concert, c'est donc cinq touristes franco-allemands, car aucun de nous ne connaît plus que ça le groupe, qui débarquent à la Brotfabrik... Ambiance tamisée aux projecteurs, la petite salle conviviale parait comme enfumée dans la lumière bleue... On se place tous devant à gauche, chacun comme à son habitude. Et bah tiens ça nous fait un nouveau point commun ! Puis le DJ-mixeur à la Oaistar, débarque pour chauffer un peu l'ambiance, et enfin tout le groupe ! En plus, on est devant le bassiste/contrebassiste : yeah... Et ça commence, ça donne envie de bouger, de danser et puis l'Utopim'ste reprends le dessus : ça commence à sautiller sérieusement après les quatre premières chansons. On peut dire que oui ça m'a plu ! Surtout de retrouver cette ambiance de concert un peu alternatif, qui m'avait à vrai dire manqué.

Nous avons donc continué ainsi, non pas jusqu'au bout de la nuit, mais jusqu'au bout du concert ! Comme il commençait à se faire faim, je me suis rappelée mes sorties de soirée un peu identiques en Erasmus, où les boulangeries ouvraient et l'odeur nous faisait nous arrêter, affamés, pour nous restaurer un peu, avant d'aller se coucher tranquillement...

 

Et un petit coup de jump pour About a trauma drum !!!! Et pensée pour Becky qui me voit sûrement sautiller à des kilomètres de là XD

=> Bon en vrai je saute pas aussi haut hein... On est d'accord !

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Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...

Publié le par Chokopims

Quand on est à l'étranger, on se sent un peu responsable de l'image de son pays d'origine dans le pays d'accueil. Car d'une simple action, d'une simple phrase, ou d'un simple mot, on peut tout à la fois renforcer les stéréotypes, ou alors les démonter de A à Z. Et il se trouve que c'est comme ça... PARTOUT !

Remarque : Dans la suite de l'article j'emploie toute une gamme de "Schtroumpf*" mais c'est remplaçable par toutes les nationalités possibles dans tous les pays possibles à vous de remplacer le mot par la nationalité de votre choix, et le tour est joué ! Si vous voulez tout tester, vous pouvez relire l'article à l'infini...

Riz au lait vs Milchreis : and the winner is...Pour vous le démontrer correctement, commençons par le commencement... Une fois passée la frontière, on s'entend souvent dire après un quelconque acte banal de la vie quotidienne : "C'est bien schtroumpfais* ça !" et on s'insurge en soit-même : Mais pas du tout ! On se demande donc de plus en plus régulièrement, et cela pour tout et n'importe quoi,  si ce que l'on fait est typiquement Schtroumpfais* ou non... D'ailleurs on se dit même parfois qu'on n'est pas si Schtroumpf* que ça... On en est même bien loin, du Schtroumpf* considéré comme "authentique". Et il arrive toujours un moment, où, on se sent un peu tiraillé entre deux modes de vie plus ou moins différents, et même pire, pris à parti pour choisir un camp : pays d'accueil contre pays d'origine ! C'est ce que j'appellerai : "la question piège".

Et bien souvent l'assemblée la pose cette question, de manière complètement innocente et détournée, les yeux remplis de curiosité. Parce que oui, l'avis de la Schtroumpfette*, est une curiosité... Il faut toujours demander l'avis de la Schtroumpfette* ! Comme ça on aura l'avis de TOUS les Schtroumpfs* ! Et ça tombe avant que tu n’aies le temps de t'éclipser : "Et toi t'en penses quoi ?"  Oups... Ben c'est à dire que... En fait moi... J'essayais juste de me sauver en douce avant qu'on me demande mon avis tu vois...  Bon c'est un peu loupé... En plus, avec un peu de chance y a même l'Imbécile qui ricane sous cape dans un coin "Alors la petite Schtroumpfette* ? On s'est bien habituée à la mode du pays ? Où t'es restée chauvine ? Genre... blabla c'est mieux au pays des Schtroumpfs !" Sisisisi tu sais c'est le relou de service qui est sceptique de ton engouement dans le pays d'accueil depuis le début. Celui qui a été nourri aux stéréotypes dès le biberon, passe son temps à mettre tout son entourage dans des cases, possède une objectivité très restreinte et une tolérance quasi-inexistante. Tu peux te féliciter d'abord qu'il n'y est que lui, parfois ils sont toute une armée...

Une fois que la question piège a été posée sur le tapis, impossible de reculer ! Dans les deux sens du terme, parce qu'en plus derrière toi y a un mur... Fallait pas essayer de se sauver dans le couloir. Donc tu passes au plan B, chercher dans l'assemblée un soutient ou un bouc émissaire : un camarade Schtroumpf* expatrié lui aussi ou même un Schtroumpfophile*... Vite vite... Pas de chance ce soir, aucune trace de ces deux individus, dont la présence aurait pu être salvatrice. Ce soir donc, il va falloir se débrouiller seul(e) ! On remonte ses manches et on donne son avis en étant très vigilant sur tout et n'importe quoi, enfin parfois surtout sur n'importe quoi... Et ce sans raison valable et logique... Pourquoi ? Parce qu'on est soudain étonnamment stressé... Pour deux bonnes raisons : Tout d'abord parce que la quasi-totalité des personnes présentes à ses deux yeux braqués sur nous et le verre en suspend à la main, et puis aussi parce qu'on se sent légèrement responsable de ce que pourra penser, la majorité de l'assemblée ici-présente, après notre discours, sur l'ensemble des Schtroumpfs* dans le monde. Surtout si c'est la première fois qu'ils rencontrent un Schtroumpf* de leur vie ! Ce qui fait qu'on finit bien souvent par dire une énorme bêtise. En bafouillant en plus... A ce moment là, on n'est absolument plus sûr de savoir si c'est un avis de Schtroumpf*, un avis de locaux, un avis Locotroumpf, un avis exotique, un avis à côté de la plaque, un avis de tempête, ... 

C'est à ce moment là donc, que je me lance pas très rassurée... Il y a des choses pour lesquelles on fini par prendre parti, parce que tout simplement ça correspond plus à sa manière de vivre et de penser. A un moment, j'ai dû choisir mon camp sur un sujet HAUTEMENT SERIEUX, et mea culpa en ce qui concerne le Riz-au-Lait j'ai choisi le Milch-Reis sans hésiter ! Parce qu'à vrai dire le manger chaud sortant de la casserole avec, saupoudré dessus, de la cannelle et du sucre, je ne peux vraiment pas y résister !

Pour conclure : à l'étranger parfois d'individu, on passe à groupe d'individu. Beaucoup d'expatriés restent en effet entre-eux, plutôt que de faire face à la population qui vit dans le pays où ils ont pourtant choisi de vivre... J'en reparlerais peut-être plus tard, parce que c'est pas vraiment comme ça que je conçois personnellement l'expatriation... Et cette perte d'individualité tout à coup, ça fait (très) bizarre. Si tu ne t'étais jamais posé de question sur ton pays d'origine jusque là, ben tu t'en poses des tonnes. Et finalement tu redécouvres ton propre pays , au travers des yeux des locaux ! Et c'est pas si mal du tout, tu apprends à l'apprécier autrement, à te détacher de la pression qui pèse sur toi afin d'éviter de te retrouver dans les situations citées plus haut, pour mieux en rire et t'en moquer.

Au bout du compte on prend pleinement conscience que nous sommes tous des citoyens du monde qui adoptent les habitudes seyant le mieux  à notre caractère et à notre façon d'être, n'en déplaise à l'Imbécile... Et ça se ressent particulièrement dans les villes comme Frankfurt, ou plus de 133 origines différentes Sachant qu'il y a quasiment 200 pays dans le Monde, et plus de 300 peuples différents ça nous amène à un rapport entre 33 et 50% des nationalités représentées dans une seule et même ville ! se côtoient au quotidien, entre différences culturelles, historiques, religieuses, philosophiques et etc...

 

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