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Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Publié le par Chokopims

En cette fin de période scolaire, je romps le silence radio imposé depuis quelques mois, faute de temps, pour vous faire un petit point sur ma deuxième rentrée scolaire allemande. Vous l'avez donc deviné comme des grands, oui je suis en vacance ! 

Cette année la rentrée en Hesse était début août, ce qui fait qu'après mes courts séjours au pays du matin calme, et sous le soleil sudiste, il a fallu que je m’envole une nouvelle fois heureusement que j'aime prendre l'avion ^^ cette fois pour l'Allemagne.

Et c'était la première fois depuis le début de mes études, que je reprenais des habitudes bien rodées ! Je retrouvais (en partie) mon poste dans la même école, je logeais dans le même appartement, avec la même colocataire, dans la même ville, j'allais reprendre mes tandems, mon cours de coréen et etc... De quoi me lasser rapidement me direz-vous car la routine ne me sied pas...

Rassurez-vous de suite, il y a quand même quelques choses qui ont changé ;)

Déjà trois mois ? Un début mouvementé !

Mon poste a été un peu modifié puisque je reste sur mon école de rattachement (ou Stammschule) mais que je suis passée de 18h à 12h. Le reste de mon quota horaire étant réparti sur deux nouvelles écoles dans des quartiers de Frankfurt qui m'étaient jusque là, plutôt méconnus. Je ne citerais pas sans raison Kallbach, qui ressemble plus à un village de campagne qu'à une véritable partie de Frankfurt. Ce qui a beaucoup d'avantage, j'en reparlerais plus tard.  J'ai donc fait la rencontre de nouveaux collègues, de nouveaux locaux et surtout de nouveaux élèves !

Il est cependant agréable de rester dans son école de rattachement  dans laquelle j'ai mes repères, surtout que l'équipe pédagogique travaille vraiment dans une bonne atmosphère. J'ai donc aussi retrouvé mes anciens élèves, et ce pour la première fois... Il m'a été agréable de voir que l'on avançait beaucoup plus vite avec eux, parce qu'ils comprenaient mon fonctionnement et que je gagnais ainsi du temps sur pas mal de chose ! Contrairement à l'année dernière où je débarquais sans trop savoir par où commencer, je me suis rapidement fondue dans le quotidien d'une professeure de FLE. Comme une habituée, j'ai fait mes planifications en connaissant mon public, en ajustant en fonction de la classe et en alternant les temps et en liants les thèmes. Tellement facile d'ailleurs que j'ai décidé de tenter un nouveau défi m’atteler à la découverte d'un nouveau public de FLE... J'ai donc signé pour donner des cours pour adultes à la VHS (Volkshochschule : l'équivalent d'une université du temps libre française), avec à ma charge un groupe de A1 (grands débutants) et un de B1 (déjà utilisateurs indépendants). Je vous raconterais ça plus en détail quand j'aurais une plus grande expérience, car pour l'instant je débute, et c'est un peu le chaos...

Mon emploi du temps est donc bien chargé, et je commence à retrouver des "journées françaises"... étant donné que je me suis aussi lancée un challenge de taille, reprendre sérieusement l'allemand pour viser un niveau C1 ce qui équivaudrait à quasiment bilingue. Je suis donc amenée à arpenter les rues de Frankfurt de long en large, de Höchst à Kallbach, en passant par le centre ville, et les quartiers nord, le seul endroit où je n'ai pas encore mis les pieds c'est rive sud ;)

De plus, cette année, puisque je savais exactement à quoi m'attendre, j'ai aussi beaucoup plus préparé mes thématiques pour les AG et me suis lancée dans des projets plus complets et travaillés. Qui finalement se révèlent beaucoup plus prenants en temps de préparation,  puisque prévoyant un échange actif avec des petits français, et une simulation de "Tour de France" cycliste, pour parcourir les régions et découvrir la culture française. J'avoue que le fait que l'école possède les moyens numériques de le faire m'a tout de même rendue la tâche plus facile ! Il est d'ailleurs étonnant à ce sujet que les écoles allemandes de Frankfurt soient dotées (pour les plus chanceuses) d'une seule salle informatique et un seul vidéoprojecteur par contre des vieux rétroprojecteurs ça t'inquiètes y en a à la pelle ! alors qu'en France les petites écoles de campagne où je suis allée essayent d'être équipée au mieux et mise beaucoup là-dessus. Bon en même temps ils en ont aussi l'ordre ^^ Anecdote vécue, la mairie d'une de mes écoles avait même été jusqu'à me prêter son propre vidéoprojecteur utilisé pour les conférences afin que je puisse m'en servir en classe !

Voilà j'ai essayé d'aller au plus court et d'être le plus complète possible sur cette rentrée afin de vous donner un aperçu de mon quotidien actuel, j'espère avoir le temps de continuer de poster irrégulièrement ^^ (comme à mon habitude) mes petits articles.

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Zeit für WOK

Publié le par Chokopims

Zeit für WOK Nous voilà revenu à une période de l'année qui est celle la plus propice pour les WOKS !  Ce nom donné à la fois à la "poêle" qui contient ce plat, et le plat lui même. La particularité du wok c'est sa cuisson qui donne plus de goût aux aliments, tout en gardant à la fois le croquant et les saveurs individuelles de chaque aliment.

On peut tout de même le faire tout au long de l'année, même si en été il est particulièrement adapté... Et pour cause il suffit d'aller au jardin y chercher les ingrédients. Généralement pour un wok réussi, il faut quatre ou cinq légumes/fruits différents. Le plus long étant la préparation : l'épluchage et le découpage en petit morceaux des légumes, on peut réquisitionner nos amis venus prendre l'apéro à l'improviste pour s'y atteler.

Ensuite pour la cuisson, rien de plus simple ! On met les légumes dans le wok en fonction du temps de cuisson C'est à dire, en premier ceux qui prendront le plus de temps. Par exemple les oignons ou les courgettes cuiront plus longtemps que les poivrons ou les pommes Au fur et à mesure, on assaisonne à loisir avec des épices de son choix. Je mets personnellement souvent du curry (ou mélange thaïlandais) et de la sauce soja, avec un peu de Mirin, du miel et du vinaigre balsamique. Mais le wok à la provençale n'est pas pour autant interdit ;)

Voilà... c'est fini ! Il n'y a plus qu'à le servir accompagné avec du riz ou des pâtes sautées et le tour est joué.

Pour la petite touche finale, j'aime bien le faire aux crevettes de temps en temps avec de la sauce aigre-douce, mais l'avantage c'est que n'importe quel poisson ou viande va avec.

 Donc cet été encore .... VIVE LES WOKS !!

 

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Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !

Publié le par Chokopims

J'avais déjà expérimenté la diversité de la langue française, sans s'engager loin dans le dialecte, quand en changeant pour le département voisin, les lézards étaient devenus des rapiettes pour mes collègues et les lotos de l'école des quines... Interloquée tout d'abord, je m'y suis faite, en les utilisant même parfois pour me faire comprendre.

L'avantage de l'échange franco-allemand du premier degré, c'est qu'il amène à côtoyer des collègues français(es) d'un peu partout, et pas seulement du département voisin... Je ne veux pas vous parler ici des accents typiques de certaines régions ! Même s'ils nous ont tout de même bien fait rigoler, quand mes élèves n'ont pas compris le "pain" avec l'accent charentais de mon amie Cagouille, car ils n'avaient entendu jusqu'ici que le "pain" avec l'accent aquitain... Non je veux vous parler plutôt de ces petites habitudes de langage, nos petits tics de régions, notre français pas français, qui parfois nous interpellent entre nous et nous font plaisanter : "Ah oui c'est vrai que t'es pas d'ici toi !" D'ailleurs on ne présente plus le désormais célèbre débat "chocolatine" versus "pain au chocolat" et son petit frère : la "poche" versus le "sac" plastique !

Avant d'enseigner sa propre langue autant faut-il se mettre d'accord sur ce qu'on va transmettre aux petits allemands pour qu'ils se débrouillent n'importe où en France et pas seulement dans notre belle Région. même si c'est la meilleure au Monde ! Chauvinisme quand tu nous tiens ;) C'est une question de survie pour nos petits élèves, alors on se prend la tête sur LA meilleure formulation possible des phrases :

 

- Et toi tu le dirais comment ? Plutôt : Est-ce que tu aimes le rouge ? Aimes-tu le rouge ? Tu aimes le rouge ? T'aimes le rouge ?

Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !

-  Je sais pas moi... Quelle est ta couleur préférée ?

 

A vrai dire ces petites manières de dire les choses, nous amènent parfois  à des quiproquos, ou d'autres situations amusantes, et à des discussions régionales enflammées, avec prise à partie pour renforcer les clivages Nord/Sud et Est/Ouest la plupart du temps XD C'est ainsi qu'on découvre parfois qu'on est les seuls à utiliser certaines expressions et qu'on se rend compte qu'en effet elles ne sont pas grammaticalement et/ou lexicalement parlant justes...

 

 Petite collection Alsace vs Aquitaine de perles du langage merci à Mamagei mon amie alsacienne pour ces moments édifiants dans ma découverte des possibilités de la langue française ! :

Une chocolatine dans une poche ?! Toi t'es pas du coin !1) "Est-ce que je dois sortir mes chaussures ?" c'est comme ça que j'ai pu faire rire la totalité des français de l'échange au cours de la formation, lors d'une improvisation théâtrale. J'étais la seule enseignante de la pièce née en Aquitaine... En effet, sortir ses chaussures, son manteau, ou autre chose est typiquement aquitain comme réplique. Partout ailleurs on emploie "enlever", ou "retirer", ce qui est plus correct sémantiquement puisque sortir revient à les mettre dehors... Peut-être que cela vient du fait qu'on les laissait sur le pas de la porte en Aquitaine avant de rentrer dans un édifice ? Comme le fameux "barrer la porte" charentais... Et si je voulais vraiment me faire l'avocat du diable je pourrais même répliquer que théoriquement on les "sort" de sur son corps ;p

2) "Mon mari me cherche !" Et alors il t'a trouvé ? Ai-je répondu en rigolant à mon amie Mamagei. C'est donc ainsi qu'en Alsace on parle de "venir chercher quelqu'un" cela m'a interloqué, et même encore j'ai du mal à l'entendre sans afficher un sourire amusé... Car pour moi ça ne signifie pas du tout la même chose. J'ai cependant regardé dans le dictionnaire pour savoir qui avait raison. D'après Larousse, chercher c'est "Se déplacer, parcourir un lieu, faire des efforts pour trouver ou retrouver quelque chose ou quelqu'un qui se trouve à un endroit inconnu ou oublié" donc je pense pouvoir dire sans vexer personne que c'est un abus de langage que de dire "il me cherche."

3) "T'en veux d'autre ?" Cette fois j'ai eu droit au soutien ouestien de la part de la Bretagne, qui a assuré elle aussi qu'elle l'employait. Cependant, ce n'est pas tout à fait juste puisque "autre" signifierait un différent, hors ici on demande si "t'en veux encore ?" ou "plus" et le couple d'alsaciens, Papagei et Mamagei, a bien relevé ! J'ai maintenant droit au même petit sourire que je réserve à leur "il me cherche" à chaque fois que j'emploie le fameux "Qui en veut d'autre ?".  

4) "Je ne dois pas, mais je vais y aller." pour moi le terme de "devoir" relève de l'obligation donc ici combiné avec l'emploi de la négation traduirait une interdiction ou une impossibilité. C'est ainsi que je n'ai absolument pas compris le sens du message, plantée devant les toilettes sur l'aire d'autoroute. Au contraire je me suis inquiétée complètement perdue, "Pourquoi, tu ne peux pas ? Tu n'as pas le droit ? oO " "Si mais je n'ai pas besoin." C'est là que j'ai tilté et que je me suis exclamée, comme un chevalier de la table ronde devant la découverte du Graal "AAAAAAAAAAAAHHHHH ! En fait tu n'as pas envie, mais tu vas y aller."

Si vous aussi vous avez d'autres perles langagières de vos régions n'hésitez pas à partager :)

 

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Round 2 : Hitzefrei vs Tempête de Neige !

Publié le par Chokopims

Il est un concept très allemand que constitue l'Hitzefrei et qui pourrait, en ces premiers jours d'été, faire s'étouffer de rire, avec son verre de cocktail surmonté d'un petit parasol et de deux glaçons, un sudiste bien français à l'heure de l'apéro...

Entrons directement dans le vif du sujet ! Avec une question à la mode sudiste : L'Hitzefrei ? Kesako ? L'Hitzefrei, c'est à l'école allemande, le fait de ne pas avoir cours pour cause de grosse chaleur. Hitze signifiant "Chaleur" même si j'emploierai le terme de "canicule" pour être plus exacte, et Frei "être libre", à mon avis abrégé de "Schulfrei" ou mot pour mot "école libre" => pour signifier un jour ou une période sans école.

Round 2 : Hitzefrei vs Tempête de Neige !Une de mes amies allemandes m'a ainsi expliquée que lorsqu'elle était plus jeune, elle regardait tous les matins le site de l'école en espérant y voir s'afficher le fameux Hitzefrei de délivrance : aujourd'hui pas d'école ! La météo allemande étant ce qu'elle est voir mes précédents articles sur le sujet, il se trouve que les Hitzefrei sont à des températures où nos élèves français ne sont pas encore au stade de la canicule du sud-ouest, privés de toute sortie cela m'est arrivée une seule fois en deux ans... J'ai donc expliqué tout naturellement pourquoi cette clause n'existait pas en France : les enfants seraient en Hitzefrei quasiment tout le mois de juin !

Mais reprenez vous chers sudistes, et sauvez les quelques gorgées de cocktails qu'il vous reste en ces temps de chaleur ! Car nous avons un équivalent en France à l'Hitzefrei qui, lui fait marrer les allemands...  Alors pas d'idées là-dessus ? Si les petits allemands attendent avec impatience les journées chaudes et étouffantes de l'été dans l'espoir de sécher quelques cours pour aller à la piscine, nos petits français eux espèrent en hiver !

Oui dès qu'il commence à tomber trois flocons, c'est la panique dans certaines régions françaises ! A tel point que les trams ne passent plus à Bordeaux dès un millimètre de neige et que les bus scolaires ou non sont susceptibles d'être supprimés dès l'annonce d'un ou deux flocons  ! Mes amis erasmus allemands qui avaient choisi Bordeaux comme point de chute en avaient étés bien surpris. Bravant à pied ou à vélo la "tempête de neige française" qu'ils n'avaient presque pas remarquée, ils se sont retrouvés devant une université presque vide, où les professeurs et leurs camarades n'avaient pas pris le risque de sortir de chez eux... Il est impensable pour eux qu'une aussi grande ville n'ait pas investi dans une saleuse au cas où...

Pour conclure ce deuxième round de versus, il est vrai que j'ai pour l'instant plus d'Hitzefrei que d'avis de Tempête de neige à mon compteur...

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Reise nach Korea : J-20

Publié le par Chokopims

Aujourd'hui, nous voici à 20 jours du départ pour la Corée du Sud. L'occasion de faire le point pour les curieux sur notre projet !

Reise nach Korea : J-20Reise nach Korea : J-20Reise nach Korea : J-20

Comme vous le savez déjà, cet été c'est décidé, je m'envole pour la Corée du Sud, avec Léoly(-canthrope) et Becky ! Nous avons déjà nos billets et nous venons de finir d'établir la liste des destinations ! Donc en exclusivité, voici un petit avant goût du voyage...

Départ prévu de Paris Orly le 10 juillet, nous atterrissons à l'aéroport d'Incheon (인천) le lendemain, que nous connaissons déjà avec Léoly, pour avoir pu profiter de ses avantages en transit, lors de notre voyage au Japon, il y a deux ans. Puis direction la capitale Séoul (서울), qui se trouve à une petite heure vu que c'est immense ! Pour vous donner une petite idée c'est environ sept fois la population de Paris...   Nous y restons jusqu'au 16 juillet, puis direction l'île de Jeju (제주도), ses côtes, ses cascades, ses randonnées, un peu d'air et de nature au programme ! Le 21 juillet nous serons sur Busan (부산), la ville portuaire du Sud-est, et pourrons profiter d'un tout autre paysage, avant d’enchaîner sur deux autres petites villes : Damyang (담양), réputée pour sa forêt de bambous et Jonju (전주) pour son village traditionnel. Le voyage s'achèvera le 31 juillet avec un retour à Paris (retour sur Séoul prévu la veille).

En attendant je continues toujours mes cours de coréen, je suis passée en A1.2 et j'espère pouvoir l'utiliser en situation une fois sur place et ne pas m'arrêter à un simple bonjour : 안녕하세요! Nous faisons encore des listes de choses à voir sur place, mais nous avons d'ores et déjà un toit sous lequel dormir : bonne nouvelle !

Photos : Visite express de la Corée du Sud depuis l'aéroport d'Incheon - Voyage au japon 2015

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Carnet d'Allemagne #3 Des sudistes à la découverte de la Nordsee...

Publié le par Chokopims

Lors de notre stage de mi-parcours de l'échange franco-allemand des enseignants du premier degré à Sèvres, avec Apfelschorlette et Miss Sunny, nous avions sorti nos agenda pour planifier toute une série de weekend en commun un peu partout en Allemagne. C'est ainsi que vous avez pu suivre nos aventures à Trier et à Neuestadt am Weinstrasse par exemple, sur le blog de l'Apfelschorlette... Le dernier weekend de la longue liste était ce fameux weekend de 4 jours (du 15 au 18 juin) prévu pour la mer du Nord ! Nous avons augmenté nos effectifs à 9 avant d'arrêter la destination : Norden, dans une ferme à la campagne, car nous comptions trois enfants parmi nous et c'est un lieu idéal pour les familles. 

Deux voitures partent du Sud de l'Allemagne vers le Nord j'avoue que je suis restée sudiste jusqu'au bout, une au départ de la Rheinlandpfalz avec notre Miss Sunny et une au départ de la Hessen, où je suis escortée par la famille Efficacité-Prouvée Mamagei, Papagei et leurs enfants, qui habite aussi Frankfurt am Main. Apfelschorlette quant-à-elle, en addict des voyages en train nous rejoint en chemin dans la charmante (ou pas) ville de Leer. A son grand damne puisqu'elle obtient le bonus de la ponctualité de la DB Deutsche Bahn en cadeau !

Le périple peut commencer !

Côte de la NordseeMarée basseTouche écologiste ;)Côte de la NordseeLa fameuse barrière pavée !

A peine arrivés les enfants petits et grands ;) sont ravis ! Dans la ferme il y a des vaches à nourrir, un hangar rempli de jeux à roulettes, des bottes de foins installées en mode cabane, des balançoires en tout genre autant vous dire que Miss Sunny, Apfelschorlette et moi n'y sommes pas restées indifférentes et même un toboggan et des poneys. On quitte presque à regret notre logement pour aller voir la principale concernée de notre séjour : la mer du Nord ! Non sans avoir bu un bon verre de lait tout frais, du troupeau de notre hôte, qui me rappelle beaucoup de souvenirs ! Nous débarquons donc, non pas en Normandie mais sur la Wattenmeer, appelée mer des Wadden en français. Pour faire simple c'est un estran, où à marée basse la mer se retire à plusieurs kilomètres, en laissant de nombreux chenaux et zones de vasières.

Faune locale entrapperçueEn ce premier jour nous avons de la chance, la mer est à marée haute. Nous découvrons un peu surpris que le magnifique sable blanc et fin s'arrête, pour laisser place à une digue pavée et des  escaliers qui mènent directement dans la mer... Les fameuses cabines de plages sont là, et le vent promis aussi ! On comprend sans peine le nombre d'éolienne au kilomètre carré dans la région. Je me souviens des informations des ornithologues, croisés sur le bateau pour l'île d'Arz avec Merry Curry sur les côtes sud Armoricaines en avril, et je constate que ce sont les goélands un peu plus gros, tête blanche, bec et pattes jaunes qui sont au rendez-vous.Je vous rassure de suite, nous avons aussi vu des mouettes le long de la côte légèrement plus petite, tête noire, bec et pattes rouges.

Le lendemain le programme est de retourner voir la mer mais cette fois : à marrée basse ! Histoire de constater, qu'une fois de plus les touristes sont reconnaissables à leurs mauvais équipements, quand les connaisseurs pêchent en botte en caoutchouc, nous allons pieds nus prendre un bain de boue. En effet, loin du sable mouillé de la côte Atlantique, celui de la mer du Nord, très fin, ressemble plus à de la boue qu'à autre chose, nous pataugeons donc, en nous disant que nous n'irons pas très loin : les chenaux sont nombreux, l'eau plutôt profonde par endroit les ferrys passent à marais haute comme basse, guidés par la fameuse technique des poteaux de bois. Bref nous n'irons pas jusqu'à l'île à pied, ça parait compromis. Nous préférons nous rechausser, et aller marcher sur la digue, dune aménagée en protection du littoral la géographe qui est en moi est aux anges mais je vous épargnerai les détails où il me faudrait un autre article et on comprend pourquoi quand les vents soufflent aujourd'hui à plus de 45km/h. Nous entrons dans le parc des moutons, jardiniers officiels chargés de l'entretien des plantes endémiques du littoral de la Wattenmeer.

Mais la journée est loin d'être terminée puis qu'après nous être restaurés, nous nous rendons dans le centre de protection des phoques alias la Seehundestation ! Un centre qui travaille à la sauvegarde et à la réintroduction des phoques en recueillant les jeunes "orphelins" phoques je précise pour ceux qui ne suivent pas... trouvés sur la côte pour les remettre en liberté, une fois l'âge adulte atteint. On nous y explique entre-autre, que ceux-ci font l'objet d'une surveillance constante, ainsi que leur mode de vie, leurs particularités physiques, leur régime alimentaire, ...

Pour le troisième jour des festivités, nous décidons de scinder le groupe en deux, les familles se rendent à Nordeney l'île en face de Norden en ferry pour aller faire le tour de celle-ci en vélo, et avec Miss Sunny et Apfelschorlette nous nous rendons au Musée du Thé ! Alors vous me direz que : "ça n'a rien de typique..." Détrompez vous ! Je vous ai déjà parlé du concept de "Tee" en Allemagne dans un autre article, et j'ai ainsi choisi sciemment de le traduire ici par Thé. En effet le musée est dédié à un thé en particulier l'Ostfriesisches Tee, son nom provient de la région où il est modifié (en fait mélangé) l'Ostfriesland, en français c'est beaucoup moins glamour on parle de la Frise orientale... Pour la situer mieux sur une carte, c'est la zone complètement au Nord-est de l'Allemagne, voisine des Pays-Bas, là où nous avons séjourné. On y découvre que ce fameux thé est constitué d'un mélange de différents thé noirs Assam et qu'il a obtenu un des tout premiers ancêtres de l'AOP Appelation d'Origine Contrôlée car seuls les mélanges faits dans cette région avaient le droit de prendre ce nom. Le musée présente donc cette tradition du thé en Ostfriesland et la cérémonie qui va avec, très particulière mais dont je laisserai à d'autres le soin de vous parler. Il y avait encore tout un tas d'autres choses à y voir en vrac : l'ancien Rathaus Mairie en français, puisque c'est le bâtiment où se trouve le musée, les différents types de porcelaines et leurs motifs Ostfriesen Rose vs Inspirations chinoises, différents ustensiles de thé ainsi que leurs manufactures respectives, le thé des champs à la consommation, la transformation du produit "thé", mais aussi d'autres boissons comme le cacao ou le café, les petites souris cachées à rechercher dans le rally enfant, ...

Vue de la diguePort de pêchePetit Lac près des côtesMusée du Thé - Ostfriesische Teemuseum

Après ça nous avons fait un petit tour au marché avant de nous attaquer au plus dur, trouver une plage accessible sur la côte. Nous nous sommes étonnées, pour ne pas dire offusquées de la privatisation des plages, alors qu'en France d'après les lois littorales, cela est impossible... D'ailleurs nous sommes bien renseignées à ce sujet l'Apfelschorlette et moi, puisqu'elle a étudié le droit et moi les littoraux ;) Avant de comprendre le soir même, avec l'aide de notre hôte, pourquoi... Il existe une taxe d'accès aux côtes un peu comme une taxe d'habitation appelée "Nordsee - Service Card" qui doit être payée par les touristes ! Les tarifs vont de 2,50 € par jour pour les adultes à 1 € pour les chiens...  Oui oui oui, vous avez bien lu pour les chiens... Ce sont même des "Hundstrand" (Plages pour chien) afin de permettre l'entretien et la préservation du littoral. L'accès aux côtes est donc réglementé par des sortes de "carte de séjour" et en échange,on a droit à certains avantages. Nous n'avions pas fait attention les deux premiers jours car nous nous étions rendus sur la plage de Norden qui elle reste libre d'accès, je ne sais pas vraiment pourquoi... mais c'était un coup de chance... Dans les deux villes suivantes où nous nous sommes arrêtées même topo, recalée aux frontières. Impossible de la jouer à la française en grugeant par l'estran, là où cela reste praticable, il y a des barrières et le reste est à vos risques et périls... Nous avons eu  seulement accès aux chemins côtés champs et prairies de la digue et aux quelques ports de plaisance, mais pas de sable fin pour nos petits pieds.

Pour le dernier jour, une première voiture s'en est retournée rapidement car elle devait passer par Leer, déposer Apfelschorlette avant de se diriger vers la frontière du Luxembourg, au Sud-est de l'Allemagne; tandis que nous nous sommes attardés un peu. Nous avons fait un petit détour par le Moordorf avec la famille Efficacité-Prouvée. Un village (Dorf) qui s'est construit grâce aux marais (Moor) ou tourbières. On y trouve un musée des marais étonnant qui explique le travail dans les tourbières et la vie quotidienne des paysans qui exploitaient ces champs. De même, ils y ont reconstitué des maisons typiques de la région : en toits de chaumes et en murs de torchis, ainsi que l'évolution au fil du temps de ces habitations traditionnelles. Celles-ci étant faites pour garder la fraîcheur, nous avons été ravis de nous y réfugier. Car loin du vent de la côte la chaleur était plus étouffante, et dans un marais, rares sont les arbres puisqu'en poussant, ils pompent l'eau et assèchent le marais !

Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...Des sudistes à la découverte de la Nordsee...

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Un p'tit croquis pour la route : pavillon oriental

Publié le par Chokopims

Palaces orientalisants On continue dans la série croquis...

Ce pavillon à l'orientale cache une petite anecdote amusante, que je voulais vous faire partager. Il a été esquissé au soleil, dans le jardin chinois de Frankfurt am Main, ceux qui sont déjà venus me rendre visite, savent sûrement d'où je parle, ainsi que certains autres. Peut-être d'ailleurs certain(e)s d'entre-eux ont déjà reconnu une part d'inspiration de ce monument (ou pas).

Toujours est-il que je me suis assise là, j'ai sorti mon crayon, déjà bien usé, une feuille et je me suis lancée... J'ai commencé par essayer de reproduire le toit du pavillon qui se trouvait en face de moi, puis je me suis perdue dans l'improvisation. Alors que j'en étais aux touches finales un monsieur d'un certain âge s'est exclamé en allemand bien sûr ;) "Quelle rapidité ! Quand j'ai commencé de faire le tour du jardin, vous veniez tout juste de commencer !" Il s'est ensuite lancé dans un monologue rempli de gentils compliments même si je ne savais vraiment pas où me mettre sous le flot de son enthousiasme : que c'était vraiment très beau, que ça lui rappelait son enfance et les jouets en papiers qu'il construisait, qu'avec juste un crayon à papier c'était impressionnant ce qu'on pouvait obtenir comme rendu, que j'avais su m'inspirer de l'environnement sans le reproduire à l'identique, en me l'appropriant, que j'avais sûrement dû étudier l'art à l'université, que ça renvoyait de la vitalité, de la positivité et de la joie, ... (ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on me dit que peut importe le sujet, mes dessins ont un côté positif et optimiste, à croire que je mérite bien mon surnom d'Utopim'ste)

J'ai hésité à lui donner pour le remercier, mais après avoir discuté un peu, il est reparti comme il était venu en me souhaitant une excellente journée et de continuer à dessiner. J'ai noté cette rencontre sitôt rentrée dans mon Bullet Journal, dans la rubrique de mes fiertés personnelles. Je vous laisse juger par vous même si ce monsieur n'a pas trop exagéré.

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D'esquisses en esquisses... un peu de nouvelles du front du croquis !

Publié le par Chokopims

A mes heures perdues, j'ai toujours tendance à prendre un stylo qui traîne en salle des profs et une feuille dans le bloc de papiers brouillons (fait avec les copies inutilisées 100% recyclées) et à me lancer dans des gribouillis-fouillis ou dans des compositions plus élaborés. Je vous présente donc un essai sur les méduses, appelées "Qualle" en allemand d'où la lettre Q que celles-ci transportent. Depuis la visite à l'aquarium de Kyoto (été 2015) je suis en totale admiration et fascination devant ces petites bestioles (enfin petites ça dépend des espèces) qui sont incapables de se déplacer à contre courant... Ce qui fait qu'elles s'échouent souvent sur les côtes lors des marées.

En ce moment j'essaye de travailler sur certains points particuliers, pour approfondir mes textures notamment et améliorer les ombrés et les profondeurs. Ici tout a été fait au stylo bille bleu sans crayon à papier au préalable, donc vraiment à l'instinct, pas de gommage possible : prise de risque élevée.

D'esquisses en esquisses... un peu de nouvelles du front du croquis !

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Je joue les prolongations

Publié le par Chokopims

Après un long silence radio, je reviens sur la toile pour vous faire part d'une grande nouvelle...

L'éponge magique - OmUC'est officiel, je vais pouvoir prolonger un an de plus, ici à Frankfurt am Main, encore une année d'aventures palpitantes en salle de classe, pour découvrir des choses comme cette fameuse éponge magique, qui m'avait bien fait rire, les fameuses "toupies pour doigts", le Bottle contest ou encore les chaussures à roulettes intégrées qui envahissent les cours de récréation et sont presque aussitôt interdits au règlement intérieur... Encore une année pour Nara aussi, a apprendre le français aux petits allemands, en chantant des chansons et en lisant des histoires, avant de jouer interminablement à Jacques-à-dit, à la Bombe, au Facteur n'est pas passé, et à des jeux dont on ne connaît même pas le nom...  Mais aussi pour profiter de la culture francfortoise et de ses habitants cosmopolites avant de m’envoler pour ailleurs. Ainsi que de la langue allemande et essayer d'atteindre un objectif sûrement improbable de C1... Et surtout pour s'habituer à la mode allemande des barbecues dans les parcs (check), de manger des glaces dès qu'il fait soleil (check), des randos-pique-nique (ça s'appelle se promener chez nous...), de la vélo-addiction (pour pouvoir enfin suivre les conversations sans bailler), la gluten-free, lactose-free bio ou végétarien (et toutes ses variantes improbables) Attitude, et etc... En échange apporter un peu de la culture "française" à la sauce Utopim'ste (c'est à dire une culture d'européenne asiatisée...). Et enfin pour se préparer à la suite, prendre des décisions et construire clairement mon projet.

En attendant de débloquer toutes ces nouvelles quêtes d'enseignement, il reste encore un mois et demi de cour à finir, avec le soleil et les journées qui s'allongent et des vacances en Corée du Sud, qui arrivent à grands pas :) Le programme s'annonce pas mal du tout, pour l'instant 3 destinations annoncées et d'autres à venir, la suite au prochain épisode !

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April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut...

Publié le par Chokopims

April mach (wirklich) was er will... Avril fait (vraiment) ce qu'il veut... OmUEn Allemagne, quand on est sudiste,  on apprend rapidement à revoir sa définition du beau temps. Si dans le sud, nous estimons que le soleil nous est dû et supportons la pluie parce qu'il faut bien que les plantes boivent aussi. Ici aux premiers rayons de soleil, les parcs et coins d'herbes sont envahis, par des barbecues, des couvertures et des flâneurs et on déguste même des glaces à chaque coin de rues dans un hymne au temps parfait ! Parce qu'en effet ici on s'estime heureux dès lors qu'il ne pleut pas... Les nuages et le temps couvert, rythmant la majorité des journées Et pourtant Frankfurt am Main est considérée comme une des villes les moins pluvieuses d'Allemagne !

Ajoutez à cela le fait que la durée d'ensoleillement à Frankfurt, est décalée d'une heure environ par rapport au Sud-ouest -1h : c'est ainsi que j'ai dû assister à des nuits tombées dès 17h en hiver... Et que bizarrement les saisons le sont aussi plus ou moins d'un mois... D'ailleurs, j'avais déjà expérimenté cela lors d'une précédente visite, découvrant que les giboulées de mars françaises, étaient en avril et s'appelaient "April Wetter" (Temps d'avril) partie de France en tee-shirt et veste légère, je m'étais retrouvée à emprunter un anorak allemand à mon hôtesse pour survivre à mon séjour.

Il y a donc beaucoup de choses à dire sur la météo allemande (Deutsche Wetter) et quoi de mieux pour l'illustrer que ses petits dictons météorologiques ! Car d'un côté à l'autre du Rhin, certains sont quelques  peu différents... J'ai fait les frais d'un Avril où il valait mieux en effet ne pas se découvrir d'un fil ! Ici on dit "April mach was er will" (Avril fait ce qu'il veut), et ce mercredi 19 avril, il a en effet fait exactement ce qu'il voulait, soit n'importe quoi, puisqu'à 8h du matin, le petit 2°C qu'annonçait le thermomètre a permis l'impensable : de la neige en avril !

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