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Carnet d'Allemagne #5 Virée printanière sous les cerisiers de Bonn

Publié le par Chokopims

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

Il est 8 heures en ce samedi matin de printemps, et bien assise côté fenêtre, sens inverse de la marche comme à mon habitude, je vois défiler les paysages idylliques des bords du Rhin dans un train direction Bonn. En soi rien que le trajet vaut le détour, surtout sur la portion Mainz-Koblenz. Longer les rives, y voir se découper en fond les versants montagneux verdoyants et la roche à nue par endroit, y deviner les premiers arbres fruitiers en fleurs qui ajoutent leur touche de blanc au tableau déjà embrumé. Dans cette brume y distinguer les silhouettes sombres des vieux châteaux surplombants la vallée, comme figés laissant flotter leurs drapeaux dans la légère brise, y apercevoir soudain les premiers rayons du soleil transperçant la brume et s'amusant à la dissiper en illuminant peu à peu les maisons des villages sur les rivages et le fleuve où circulent encore et toujours de longs bateaux de marchandises... Une merveilleuse journée s'annonce non ?

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

C'est donc ainsi qu'a débuté mon weekend "escapade à Bonn" (14-15 mars 2018), où je suis allée rendre visite à mon ami Drachen ainsi que découvrir la fameuse Heerstraße. Celle-ci, est très connue pour ses cerisiers roses qui fleurissent chaque printemps donnant une couleur de Japon à l'Allemagne. Nous avons pu admirer les derniers bourgeons et surtout les premières fleurs les cerisiers ça va très très vite !  sans être dans le pic de floraison. De quoi effacer les souvenirs de froid et de grisaille de notre séjour frileux fin octobre avec l'Apfelschorlette. J'ai passé mon samedi en compagnie de Drachen qui m'a montré la ville puis le dimanche avec Miss Ha mon amie allemande avec qui je fais des cours de coréen. Le Münster était malheureusement toujours en travaux, je n'ai donc pas pu y entrer, mais j'ai pu marcher le long des berges du Rhin, admirer une vue panoramique des montagnes verdoyantes qui entourent la ville depuis les hauteurs de la tour du Godesburg dont les sieben Gebirge dont je vous avais parlé la dernière fois. Ainsi que découvrir que le marathon de la poste allemande se déroulait le dimanche même, mettant de l'ambiance dans la ville endormie dès 7 heures du matin. On y trouve d'ailleurs les locaux de la Deutsche Post plutôt immense, avec hôpital personnel compris et la célèbre tour de la poste qui pour certains gâche le paysage, voisine de celle de DHL (autre livreur de colis allemand un comble ^^). Le complexe se trouve juste à côté d'un Freizeit Park parc du temps libre qui possède lui une étendue d'herbe verte couleur "green de golf" et un lac aménagé où on peut faire du pédalo.

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

A Bonn on se sent beaucoup plus en Allemagne qu'à Frankfurt, qui elle est une ville internationale par excellence. Mais rassurez-vous la population est variée quand même dans cette ville étudiante, ancienne capitale de l'Allemagne de l'ouest entre autre parce que c'était une des moins touchées par la guerre en terme de dégâts où nous avons quand même déniché, en fan incontestées de l'Asie : un restaurant coréen, un restaurant chinois installé sur un bateau et un jardin japonais malheureusement fermé lui ^^

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Enseigner à des adultes... ça change quoi ?

Publié le par Chokopims

Le FLE à Frankfurt CitySi j'ai choisi le métier d'enseignant, c'est en partie pour sa pluridisciplinarité. Je me suis toujours intéressée à tout, et décider de se concentrer sur une seule chose me semblait impossible... Du coup vu qu'actuellement si vous n'êtes pas encore au courant... enseignant englobe pas mal de métiers dont certains insoupçonnés... Comme infirmier, psychologue, maman bis, éducateur spécialisé, assistante sociale, comptable, banquier, bibliothécaire, organisateur de voyage, guide touristique, historien, mathématicien, conteur, ... et j'en passe et des meilleures. On peut dire que je ne me suis pas vraiment trompée... Et pour le coup je suis vite devenue une touche à tout qui s'adapte rapidement même à des scénarios un peu incongrus.

C'est ainsi que j'ai voulu essayer d'enseigner à d'autres publics et que j'ai signé à la VHS (Volkshochschule) pour enseigner le français à des groupes d'adultes. Je me suis d'abord retrouvée avec un simple groupe de débutant (A1), puis de fil en aiguille un second groupe d'utilisateur indépendant (B1).

 

J'avais dis que je vous raconterais mon expérience, en cet après-midi ensoleillé asseyons nous sous les rhododendrons car...

Il est l'heure du débriefing !

En plus de ces deux cours, j'en ai obtenu un autre pour le moins saugrenu intitulé "Alors on chante" qui est inspiré des chants de meute. En quoi ça consiste ? En gros on se retrouve une fois par mois, sans avoir au préalable préparé les chants pour une sorte de karaoké géant où l'on chante tous ensemble. Et... c'est plutôt amusant. Moi qui n'ai jamais pris un seul cours de solfège et qui n'ai jamais appris à jouer d'un instrument, hormis l'obligatoire flûte infernale des cours de musique du collège.... Je me retrouve devant un groupe d'adulte, à faire une improvisation de cours de chant mélangé à du karaoké. ET... ça marche !

Il est très intéressant d'apprendre à la fois une nouvelle langue (pour moi le coréen) et d'en enseigner une, car ça me permets d'être des deux côtés du miroir à la fois et de mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement d'un cerveau adulte face à l'apprentissage d'une nouvelle langue. Encore plus, de mesurer les

 obstacles, et les difficultés et surtout de comprendre les attentes d'un apprenant. J'avais quelques appréhensions comme tout débutant... Notamment sur mes méthodes un peu trop ludique peut-être mais j'ai pu continuer à enseigner avec et par le jeu, en m'adaptant à mes groupes en fonction de leurs attentes. Il y a encore et toujours des ajustements à faire, par exemple je prépare toujours beaucoup trop mais ça a l'avantage de leur laisser le choix entre mes propositions... Ajoutez aussi, comme avec les groupes d'enfants les activités "TOP" et les activités "FLOP"... C'est à dire, celles qui sur le papier semblaient géniales mais en fait non... C'était une fausse bonne idée ! Et celles qui au contraire ne semblaient pas terribles, où tu te lances à reculons et puis tu te dis : "Ah mais en fait c'est génial et si on la réutilisait de cette manière ?"

Je redécouvre moi même la langue française, car les adultes ont des questions plus poussées que les enfants sur le fonctionnement d'une langue, et parfois je reste sans voix, il me faut attendre la semaine d'après pour apporter une réponse, car je ne m'étais jamais posé la question, tellement certaines choses sont automatiques dans notre langue maternelle. Ainsi une fois, j'ai été bien en peine de justifier l'emploi du "bien" ou du "bon" dans telle ou telle situation. Alors... "C'est bon" ou "C'est bien" ?

Par contre je pense que je ne me sentirais pas à l'aise avec un groupe de C1 sans avoir eu de réelle formation en Lettre ou une plus poussée en FLE, l'utilisation du français devenant beaucoup trop pointilleuse... Avec un groupe de A1 et de B1 la question ne s'est pas posée, je me sens légitime d'enseigner ma langue maternelle et de donner du plaisir à la faire apprendre. En soi les A1 c'est un peu l'équivalent de la maternelle à l'école et je m'y connais assez dans ce domaine, surtout en terme de motivation. ;)

Bref tout roule à peu près finalement, même si la préparation des cours me demande du coup plus de temps, puisque j'ai six heures supplémentaires dans mon emploi du temps que je me suis imposée toute seule, par amour du défi sûrement !

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Une carbonara à la sauce asiatique

Publié le par Chokopims

Il y a des ingrédients que l'on a en permanence dans son frigo et ses placards, que l'on s'en rende compte ou non, pour réaliser sa recette passe-partout des jours sans idées.

Eh oui ! Nous avons tous dans nos petites habitudes alimentaires quelques TOC Troubles Obsessionnels du Comportement ....

Une carbonara à la sauce asiatiquePour ma part c'est une création de sauce eurasiatique inspiré de la sauce carbonara mais finalement très loin de celle-ci car le seul ingrédient en commun entre les deux, c'est la crème fraîche...

Elle est simple, rapide et réalisable en toute saison ! Elle a déjà fait ses preuves plusieurs fois notamment lors d'invitations d'amis de dernière minute, ou de retour de journée très longues...

Pour la réaliser il vous faudra trois fois rien : du riz cuit à l'autocuiseur vous pouvez vous reporter à mon article pour un riz parfait si vous en avez oublié les bases ;) de la crème fraîche, du curry en poudre et du saumon fumé.

Ensuite il suffit de faire revenir le saumon découpé en petits morceaux dans la poêle, de l'assaisonner de curry en fonction de vos goûts, de rajouter la crème fraîche et de verser le tout sur le riz resté au chaud dans l'autocuiseur pendant tout ce temps. Et le tour est joué !

Le seul problème c'est que ce plat n'a toujours pas de nom... Des propositions ?

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Carnet de Corée #5 Jeonju

Publié le par Chokopims

Jeonju charmant village Hanok : retour au calme des traditions

A Jeonju nous logeons dans une Guest House très mignonne dans laquelle nous obtenons pour la première fois de notre séjour, une clef pour la chambre ! Jusqu'ici nous nous étions habituées à des logements à code, ce qui permettait de ne pas avoir le stress de "Est-ce que j'ai bien pris la clef ?!" mais pouvait donner à voir un autre genre de stress "C'est quoi le code déjà ?!" Pour nous Jeonju est la destination finale enfin notre dernière destination sur la carte avant un retour à Séoul puis en France ;) 27 au 30 juillet 2017

Feux rouges entre moderne et ancien à JeonjuHommage au vieux GinkgoPorte de la ville Pungnammun : the last one

Ici nous avons arpenté la ville à pied, et pour cause Jeonju capitale de la province du 전라북도 Jeollabukdo ou Jeolla du Nord, ne compte que 650 000 habitants et une superficie de 20 Ha soit seulement deux fois la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong de Busan... Pour ceux qui restent septiques je peux vous rappeler que Séoul c'est 10 millions d'habitants et 60 000 Ha, soit largement cinq fois Paris. Quant-à Busan  c'est un peu plus de 76 000 Ha et 3,7 millions d'habitants pour Gwangju on compte 1,4 millions d'habitants pour 50 000 Ha. Je peux donc dire sans frissonner que les distances à parcourir dans notre nouvelle ville, sont somme toute raisonnables. Munie d'un plan, on se rend au village de maisons traditionnelles 한옥 Hanok pour la première mais pas la dernière fois ^^ et on explore les rues de long en large.

 temple bouddhiste perduVue sur les toits Hanok de JeonjuStreet Art quartier JamanAu détour du village Hanok

Même petite, Jeonju propose pas mal de divertissements variés et nous n'avons, ici aussi, pas eu le temps de nous ennuyer. C'est ainsi qu'on a déniché le centre culturel traditionnel coréen Korean Traditional Culture Center, haut lieu du 한지 Hanji, "art craft" c'est à dire l'art du travail du papier à la coréenne, la rue dédiée au festival international du film ou 영화의거리 JIFF Film Street, des anciens bâtiments et temples comme le 풍패지관 Pungpai Jigwan qui fût construit pour recevoir les VIP de l'époque, le pavillon 한벽당 Hanbyeokdang  qui surplombe la rivière, 오목대와 이목대 Omokdae & Imokdae ces deux monuments historiques qui vont de paire sur le guide touristique, le 경기전 Gyeonggijeon contenant les archives royales et le musée des portraits des rois de  la période Joseong, ainsi que la 풍남문 Pungnammun porte sud de la ville, et seule relique de l'ancienne forteresse. Ainsi que d'autres curiosités comme la cathédrale 전동성당 Jeondong j'avais oublié de vous dire qu'il y en a PLEIN, dans Jeonju c'est environ une par quartier on en compte plus que de commissariats c'est vous dire, le 남부시장 marché de Nambu, un cours d'eau, le 전주Jeonjucheon comme dans presque toutes les villes du monde, et un pont dragon qui passait au dessus, une école confucéenne où a été tourné le drama Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들),  la Ginkgo Tree Road, où l'on s'est arrêté sous le vieux Gingko âgé de plus de 600 ans, le temps d'une photo bien sûr, mais aussi parce que juste à côté se trouve un café qui propose des Patbingsu ! <3 Après tout pour les coréens Jeonju est surtout connue pour être un haut lieu de la gastronomie alors pour la peine on peut reprendre un Bibimpap !

Détail de la porte de PungnammunGyeonggijeonVillage HanokL'école confucéenne

C'est aussi là que nous avons fait notre journée dans la peau de vrais touristes ou "journée Princesse" d'après Léo-Lycanthrope : en louant des Hanboks les costumes traditionnels et en faisant des photos dans les rues du 한옥 Hanok. Et il y avait bien sûr un quartier connu pour son Street Art, le village mural de 자만 Jaman où nous avons pu découvrir de belles peintures et installations do,t nous retiendrons surtout celles des films d'animations de Miyazaki, avec Le Voyage de Chihiro, le Chateau dans le ciel et Ponyo mais aussi un café en hauteur avec vue plongeante sur Jeonju... Ce n'était pas le seul endroit dédié à l'art puisque nous sommes aussi tombées sur l'Angel Street ou route des anges... Où nous avons suivi les petites ailes pour dénicher des anges peints partout, et d'autres petits sanctuaires décidément oui Jeonju est un peu beaucoup croyante... ^^

 Quelques randonnées dans les parcs plutôt vallonnés se sont aussi ajoutées au programme dont une dans le parc 아종 Ajung, proche du réservoir d'eau du même nom qui forme un lac artificiel, il n'y a que hérons et poissons, nous sommes entourées de collines verdoyantes, au milieu de nulle part, jusqu'à ce que le téléphone de Becky nous prouve le contraire "Félicitations ! Réseau Wifi détecté !" ... Décidément, la Corée est vraiment un lieu sur-connecté ;) La seconde nous mène aux cinq sept pics désolée déformation de Saint Seiya oblige... dans les hauteurs des monts du 완산공원 parc Wansan et à un temple perdu en plein cœur de la forêt ainsi qu'un observatoire.

 Faune localeRéservoir d'eauL'Omokdae ... à moins que ce ne soit l'Imokdae ? ...L'Angel Street

 Et ainsi se termina notre périple au pays du matin calme !

Et si je publie ce dernier article aujourd'hui ce n'est pas sans raison, à l'heure où il paraîtra je serai à Séoul pour entamer un deuxième chapitre des carnets de Corée ! 

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Carnet de Corée #4 Gwangju

Publié le par Chokopims

Tout commence à Gwangju : plongée historique dans la mise en place d'une démocratie en Corée 

 광주 Gwangju s'était retrouvée dans nos destinations un peu par hasard... Surtout, parce que non loin de là se trouvait 담양 Damyang et ses très connues plantations de bambous. Nous ignorions tout de Gwangju. Et c'était un tort ! Ce fût une superbe découverte car nous en avons beaucoup appris sur l'histoire de la Corée dans cette ville et que coïncidence, un mois plus tard, sortez le film "Taxi Driver" histoire vraie basée sur les évènements qui se sont déroulés à Gwangju en 1980... Donc, sans plus attendre je vous raconte ! 24 au 27 juillet 2017

Parc devant le complexe des musées de GwangjuNous suivons à la trace le déroulement de mai 1980Forêt de bambous de Damyang

Alors pourquoi un tel engouement pour Gwangju ?

Notre périple débute sur la place du 18 mai 1980 où ont commencé les manifestations pour une démocratie en Corée du Sud. Le gouvernement militaire en place, sous tutelle américaine depuis la Guerre de Corée en 1953, a été victime d'un coup d'état en octobre 1979. Et oui... Malheureusement le manque de libertés n'était pas qu'au Nord... Le général 전두환 Chun Doo-hwan qui a pris le pouvoir en assassinant son prédécesseur, réinstaure la loi martiale et réprime systématiquement tous ses opposants sous couvert de la lutte contre le communisme nord-coréen. En gros ceux qui sont contre lui sont accusés d'être communistes et des espions de la Corée du Nord...  C'est dans ce contexte que dès mars de l'année suivante, des professeurs et des étudiants débutent des protestations un peu partout en Corée et particulièrement à Séoul le 15 mai 1980. Ils demandent la fin du gouvernement militaire et de la censure de la presse, ainsi que la démocratisation du pays Mais revenons à Gwangju, sur la place que nous foulons, subsiste encore la fontaine qui fût le siège des premières manifestations non violentes qui eurent lieu à partir du 18 mai 1980 soit en coréen : 오일팔 (o-il-pal) un peu plus loin l'horloge restaurée sonne chaque jour à 5:18 en mémoire du soulèvement de la ville.

Place du 18 mai 1980Eventails du musée d'art de GwangjuHopital de GwangjuACC Asian Cultural Center

Que s'est-il passé ce jour là ? Les manifestants contre la fermeture de l'université, obtiennent une réponse de l'état coréen pour le moins inattendue... Sous la forme d'une répression violente de la part de militaires. Celle-ci débouchera même le 21 mai par des tirs à vue sur les citoyens et d'autres atrocités. De quoi faire grandement réfléchir sur la qualité du gouvernement en place si ce n'était pas déjà le cas... Faits encore plus dérangeants, les USA contrôlant alors la partie sud coréenne, n'ont pas bougé le petit doigt pour éviter ce massacre, pire ils ont même cautionné l'intervention des militaires sur les civils. La ville de Gwangju subit un siège jusqu'à la reprise de la ville par les forces militaires un peu trop bien armées le 27 mai 1980. Note un peu plus positive, la prouesse des habitants qui lors de cet épisode vont vivre en complète autarcie en s'autogérant. Pas forcément par choix bien sûr, mais surtout car la dictature en place étouffe les évènements, ne laissant rien passer dans la presse, la majorité des coréens ignorent ce qui se passe à Gwangju : l'accès à la ville est bloqué.

Quelques rues plus loin, nous entrons dans un musée très bien documenté qui est dédié au soulèvement de Gwangju. Très complet, celui-ci retrace son déroulement des premières manifestations jusqu'à la mise en place d'une véritable République. On y apprend, entre autre que c'est seulement en 2002 que se fera la reconnaissance des massacres perpétués en mai 1980 avec l'instauration d'un jour de mémoire pour les victimes. Même si cet évènement n'est toujours pas entièrement réglé, laissant de nombreuses zones d'ombres. On peut aussi y découvrir un nombre impressionnant d'archives, de photos, de documents, d'enregistrements, de vieux journaux, etc. Deux autres lieux où s'arrêter, pour mieux comprendre l'histoire de la ville, tout d'abord l'hôpital, où dans un élan de solidarité les habitants sont venus faire don de leur sang pour aider les blessés, mais aussi où les chauffeurs de taxis se sont distingués en y emmenant systématiquement les nouveaux blessés. On peut aussi mentionner le rôle des chauffeurs de bus aussi  engagés dans ces affrontements. Le second endroit, c'est l'université, car comme expliqué précédemment, la plus grande partie des premiers manifestants étaient des étudiants et des professeurs et que c'est sa fermeture qui a finalement "mis le feu aux poudres." Si j'ose me permettre l'expression... Pour les curieux qui aimeraient en savoir plus, vous pouvez visionner la vidéo de Léolycanthrope, ou bien le film Taxi Driver ;)

Berges du fleuve de GwangjuDélicieux BBQ à Gwangjuoù l'on retrouve notre ami Lee Lee-Nam bien engagé <3

Continuons la visite sur quelque chose de plus joyeux, à côté de ce musée à ciel ouvert, non loin d'une rue dédiée au Street Art comme on en croisera encore en Corée, on peut dire que l'ACC Asia Cultural Center a bien choisi son emplacement ! Ce complexe moderne abrite des archives, des salles de spectacles, des installations d'art, des jardins sur les toits, un espace culturel dédié aux enfants, un café, ... Bref un lieu de rencontre pour tous les âges dédié à la culture sous toutes ses formes, illustrant bien le rôle de capitale culturelle de Gwangju. Pour finir nous longeons la rivière qui est surplombée de ponts artistiques, marchons dans la Wedding Street "rue des mariages" en plaisantant, nous engageons dans le parc 사직 Sajik, où nous faisons le tour d'un mémorial dédié à la police, et d'un autre dédié aux héros nationaux, puis nous montons à l'observatoire de la ville au travers de versants ombragées parmi d'autres monuments pour admirer son implantation vue d'en haut. Bref nous arpentons le centre ville pour dénicher ses derniers souvenirs et secrets historiques.

Le dernier jour, nous réalisons que nous sommes tombées en pleine commémoration du trentième anniversaire des manifestations démocratiques de juin 1987 (6월 민주항쟁) qui demandaient la révision de la Constitution aux vues du soulèvement de mai 1980 et la reconnaissance par l'état de son rôle lors des évènements. C'est ce même mouvement qui a obtenu des élections libres en Corée du Sud, et l'instauration de la 6ème République, c'est à dire le gouvernement en fonction actuellement. Grâce aussi à l'organisation des jeux olympiques de 1988 à Séoul Deux artistes engagés dans ce mouvement 이상호 Lee Sang-ho et 정호 Jeon Jeong-ho étaient exposés dans le musée d'art de Gwangju, ils utilisaient les estampes afin de diffuser en masse une dénonciation du régime notamment de ses agissements lors de l'épisode de mai 1980 mais aussi de ses suites, avec la torture à mort du président du conseil des étudiants. Dans la pièce à côté on pouvait trouver des bannières et d'autres tissus imprimés avec ces estampes lors des manifestations, dont la plus importante fût organisée le 26 juin 1987 sous la forme d'une « Grande marche nationale de la paix » (국민평화대행진).  

Mémorial pour les héros nationaux dans le parc SajikMusée d'art de Gwangju - Exposition sur juin 1987Au détour de la Street ArtObservatoire vue d'en bas pour changer

Nous avons aussi fait notre tant attendue excursion "Journée Panda" à Damyang, malgré chaleur et moiteur de l'air, nous avons arpenté les versants de la forêt de bambou une bambouseraie quoi.... de 죽녹원 Jungnogwon, dans laquelle quelques films et dramas coréens connus ont été tournés expliquent les pancartes. Sous les frondaisons nous trouvons des installations, des bancs, pagodes, hamacs en bambou et etc. Vers midi nous profitons d'une pause bien méritée pour déguster des mets locaux le 떡갈비 Tteokgalbi, la glace au bambou, et le 대통밥전식 Daetonbap Jeonsik un riz cuit avec des fruits secs dans une tige de bambou taillée. On tombe nez à nez avec l'exposition d'un artiste qu'on adore déjà : 이이남 ou Lee Lee-Nam, qui anime sur plusieurs écrans des toiles de maître, en leur donnant plus de profondeur et de réalisme mais aussi en les détournant. Dans un parc proche de la forêt, se dressent des sculptures géantes en bambous, pour changer XD comme deux phœnix ou quelques insectes. Nous avons aussi une fois de plus longé le cours d'eau qui passe dans Damyang pour découvrir de très vieux arbres, d'autres sculptures en tout genre et ce afin de rejoindre l'allée de séquoia géants. Nous avons fini par 죽물방물관 le musée du bambou situé à l'autre extrémité de la ville, où sont exposés des tas d'objets divers et variés fabriqués à base de bambous. On y trouve aussi des explications sur les plantations de bambous et leurs exploitations, avec des reconstitutions de certains moments importants du travail du bambou et bien sûr des boutiques ! Le tout entouré par un jardin avec passerelles en bois contournant des bambous et des statues. 

Bambou un jour bambou toujoursLes forêts de bambousBallade sur les rives de DamyangMusée du bambou Damyang

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Carnet de Corée #3 Busan

Publié le par Chokopims

Busan Busan, un souvenir impérissable, et ce ... pour longtemps !

C'est très tôt que nous sommes parties pour l'aéroport pour continuer notre petit tour de Corée, nous nous rendions ravies dans la ville portuaire de 부산 Busan, du 21 au 24 juillet 2017 qui nous promettait de nouvelles plages à découvrir, des lumières et des paillettes, des gratte-ciel, de l'animation, des gens, bref une grande ville ! Mais avant ça... il fallait trouver notre AirBnB....

Arrivée en avion sur BusanNurimaru Maison de l'APEC avec en fond la Marine CityGamcheon le repère de l'art sous toutes ses formes

Bref... ici nos journées s'allongent grandement en expédition découverte, chaque soir nous finissons sur une plage différente afin de profiter de l'ambiance qui y règne. Le premier jour est déjà bien avancé quand nous nous rendons sur la plage de 해운대 Haeundae, on y fait nos vrais touristes en plongeant dans le "Life under the sea" l'aquarium de Busan, puis en ressortant on longe la côte en passant par le parc presqu'île de 동백공원 Dongbaekseom. Je vais encore parler de contraste mais je ne peux pas faire autrement, la plage de sable se découpe en fond de gratte-ciel et on se sent très, mais alors très loin des villes européennes habituelles... A côté la côte rocheuse se découpe sans s'annoncer et se prolonge sur la Marine City qui elle donne à voir une ville futuriste et moderne. Dans le parc on tombe sur un bâtiment à l'architecture agréable qui rayonne dans la lumière déclinante la maison de l'APEC 누리마루 Nurimaru qui veut dire 누리 "Monde" et 마루 "sommet" où a donc eu lieu un sommet pour le monde et son avenir entre les membres de l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique), ainsi que sur la statue d'une sirène, un phare et la phrase d'un sage gravée dans la roche... Le temps de faire demi-tour et le cadre idyllique de la plage s'est illuminé, le monde n'a pas désempli et on peut maintenant voir des groupes de jeunes prendre d'assaut des scènes aménagées sur le sable afin de montrer leurs talents, de chanteur, percussionniste, joueur de violoncelle électrique, jongleur et etc...

ça y est Busan nous a conquise !

Scène musicale sur la plage de HaeundaeArrivée d'un voilier sur la Marine CityMéduse dans l'aquarium de Busanplage de Haeundae

Le deuxième jour nous partons nous perdre dans le parc de 금강 Geumgang, dans les sommets montagneux qui surplombe le Nord de Busan, loin de la civilisation. Au début de l’ascension nous découvrons des petits temples dont deux bouddhistes et un mémorial aux soldats coréens qui ont défendu la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong du sommet du même nom au XVIIIème siècle contre ... les japonais ! Lors de cette visite, insolite et comme irréel, nous parvient le chant d'un moine bouddhiste dans le temple qui jouxte le sanctuaire. Nous montons en téléphérique jusqu'au village de 남문 Nammun, c'est à dire porte sud de la forteresse avant d'attaquer la montée dans un sentier tortueux et ardu vers le 산개벙 pic de Sangaebong en suivant par moment les restes de la fameuse forteresse de Geumjeongsanseong qui s'étendaient sur plus de 10 Ha et entourée d'environ 18 km de muraille elle était située sur ces monts afin de protéger la côte des invasions. Sur le chemin du retour, nous passons sur un autre mont afin de s'arrêter dans le 석불사 Seokbul-sa un temple bouddhiste creusé à même la roche, dans lequel on peut admirer de magnifique et gigantesques Bouddhas sculptés de plus de 6m de haut  dans cette même paroi rocheuse à nue sur laquelle s'appuie l'édifice. De là en plus d'une vue surplombante sur la ville, on peut goûter au repos du guerrier qui a gravi des sentiers toute la journée pour gagner la sérénité de ce temple refuge. A nouveau en ville on décide de longer le fleuve 수영 Suyeong à partir de 민락역 la station de Millak et ce afin de rejoindre l’embouchure. On passe sur des passerelles aménagées pour arriver à la pointe dans le Waterside Park d'où on peut admirer la vue sur le pont suspendu de 광안대교 Gwangandaegyo illuminé le Diamond Bridge ou Pont-Diamant ^^, et bien installés sur des couvertures on y trouve les locaux, en connaisseurs, qui pique-niquent sur les berges. Le chemin se poursuit dans le port de pêche et le marché au poisson avant de terminer sur la plage de 광안리 Gwangalli où se déroulent un festival.

Les bouddhas de pierre de Seokbul-savue sur Busan du parc GeumgangTête de dragon dans un temple bouddhisteembouchure du Suyeong port de pêche et Diamond Bridge

Le troisième jour était une journée multicolore puisque nous nous sommes rendues à flanc de montagne dans le village culturel de 감천  Gamcheon Culture Village. C'est à la base un ancien quartier pauvre dont personne ne voulait, investit majoritairement par des familles fuyant la guerre, il est à la croisé entre bidonville délaissé et petit village communautaire, qui s'est organisé selon ses propres principes du "vivre ensemble". Le quartier de Gamcheon est constitué d'un dédale de rues étroites et colorées, où se côtoient depuis sa réhabilitation en 2009, toutes sortes d'arts. Il est devenu une vitrine de la culture et est pour cela surnommé le "Machu Picchu de Busan". Certaines maisons désormais vides ont été réaménagés en mini-musées où sont installés diverses œuvres. Sous les toits bleus et aux détours des ruelles aux couleurs pastels, on y croise donc des sculptures, installations, graffitis, peintures, trompes l’œil, et etc... Pour cela on peut emprunter les "Stairs to see stars" des escaliers pour voir les étoiles, tout simplement parce que tellement escarpés que la montée faisait voir des étoiles ou 36 chandelles si vous préférez ;) ou bien préférer l'autre versant moins abrupt.... En fin de journée, après avoir bien flâné dans chaque coin et recoin de ce village nous nous dirigeons vers 다대포 Dadaepo, où nous découvrons une plage qui s'étend à perte de vue... Sur une place non loin on peut admirer la fontaine aux souhaits, qui s'illumine tous les soirs dans de nouveaux shows musicalisés par les vœux du public à 20h et à 21h. C'est ainsi que ce soir là nous avons pu assister à un ballet de jets d'eau sur l'air de Psy "New Face" !

fontaine aux souhaits - plage de DadaepoGamcheon Culture Village et ses toits bleusGamcheon : musée explicatif de l'évolution du village communautairePlage de Dadaepo

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Carnet de Corée #2 Jejudo

Publié le par Chokopims

L'île de Jeju : Une immersion sur les terres volcaniques

Notre voyage en Corée du Sud continue en direction de 제주도 Jejudo, nous quittons la capitale pour prendre l'air du sud, nous y attend la plus grosse île sud coréenne ! Située sur le détroit de Jeju elle est à 85 km des côtes et reste encore relativement sauvage. Ici aussi nous restons environ 6 jours du 16 au 21 juillet 2017 pour en profiter au maximum.

Plantations de thé vert au sud ouest de l'îlePlage de SeogwipoSarabong le cratère lunaire

Fraîchement arrivées de Séoul, il a fallu s'habituer à un nouveau mode de fonctionnement des transports en commun, ici ne passent que des bus, toutes les trente minutes si l'on est chanceuse, ce que nous sommes ;) et les services se terminent à 22:00. On commence donc à s'organiser par grandes zones pour nos journées et on pense à rentrer plus tôt.

Le premier jour nous sommes ultra-motivées et nous partons directement à l'assaut du 한라산 Hallasan, le plus haut sommet de Corée du Sud, culminant à 1 950m. Malheureusement on nous annonce la couleur dès le début de la randonnée : nous n'atteindrons pas le sommet à temps avant la fermeture c'est à dire à 13:00, donc on nous redirige vers un autre lac dans un cratère un peu plus en contrebas le 사라봉 Sarabong ou Sara Oreum, qui lui s'élève à 1 400m. On suit donc le sentier, alternance de roches, de passerelles et d'escaliers en bois pour atteindre le fameux cratère où on découvre le lac asséché. Pas vraiment étonnant vu les températures, en plus ça lui donne un charme de planète inexplorée. Un peu plus loin se situe un observatoire d'où on peut admirer la côte sud de l'île de Jeju et sur notre droite se détache le 한라산 Hallasan, qui nous domine dans la brume.

La côte du dragonUn Dolharubang se bronze au soleilManjanggul 1 km dans la chambre du magmala tête de dragon : Yongduan

Nous logeons non loin de 제주 Jeju-si où se trouve notamment le 용두안 Yongduan, le fameux rocher à tête de dragon que nous nous sommes empressées d'aller découvrir, la côte y est très agréable et on peut y déguster des sashimis, avant de finir par une soupe avec les restes du poisson mélangée à la fameuse pâte de piment XD ... rien ne se perd, rien ne se créé tout se transforme. Les côtes de l'île de Jeju offrent des panoramas très variés, ainsi nous avons découverts plusieurs types de plage, avec différents sables et roches la géographe qui est en moi ne peut s'empêcher de vous expliquer ^^. On y a donc déniché, entre autre, celle de 김녕 Gimnyeong qui assume et porte fièrement son contraste de sable blanc, au milieu de roches noires volcaniques, du vert des algues et des diverses plantations, avec pour paysage encore plus insolite, se détachant entre le bleu de l'océan et le bleu du ciel, le blanc de quelques éoliennes ! Mais aussi celle de 중문 Jungmun aux sables grossiers couleur dorée, mélange de roches rouges et noires et de sédiments variés dans les tons beiges et blancs. Nous avons aussi observé des plages de sables noirs grossiers et de roches escarpées avec plissement, mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui...

Colonne de lave du ManjanggulLe buddha doréUn peu, beaucoup, à la ferry !

Parmi les curiosités de l'île, on compte deux autres lieux inscrits à l'Unesco en plus du Hallasan. Le premier, ce sont les grottes 만장굴 Manjanggul, où on peut se promener environ 1km sous terre sur les 4 km total qui existent dans un ancien tunnel de magma, au bout on y admire une colonne de lave la plus grande du monde tant qu'à faire haute de 7,6 m. En habituée des grottes calcaires je découvre des boyaux très larges, très hauts et sombres, entre 2 et 23m de haut par endroit la roche noire des parois est irrégulière  dû en partie aux différences de pression. Nous ne sommes pas si loin de la surface et pourtant la température descend nettement à 10°C et ce sur tout le trajet sous-terrain, y a pas à dire c'est une bonne isolation la roche ! Le deuxième, c'est le cratère de tuf de 성산일출봉 Seongsan Ilchul-bong. Alors certes il n'est pas très haut comparé au Hallasan 182m seulement et le guide touristique nous avait prévenues, le meilleur moment pour le monter "c'est le matin pour admirer le lever du soleil"...., mais on est des warriors et on se dit que les "marches escarpées" indiquées sont "easy" et qu'en trente minutes ce sera plié. Donc on décide de corser les choses en le montant "en plein cagnard" avec une température ressentie de 40°C, sans ombre, et quand on entame la première volée de marche, déjà trempée de sueur, on est soumise à quelques regrets vite dissipés par une vue magnifique.

GimnyeongJeongbang Pokpo les chutes qui tombent dans la merLes doigts de pieds en éventail sur la plage de JungmunLe cratère de sueur euh... de tuf !

Pour finir un petit brainstorming du reste de notre séjour au cœur de la nature et des volcans : à 서귀포시 Seogwipo-si nous avons posé devant la cascade qui se déverse directement dans la mer 정방폭포 Jeongbang, ainsi que découvert l'artiste 이중섭 Lee Jong-seop à qui une rue est dédiée, nous avons dégusté des spécialités locales comme les oranges séchées, les chocolats au cactus, une sorte de porridge au riz, ou encore les burger de porc noir et de cheval, nous avons été bloqués par le temps sur la "sea road" route de la mer mais avons pu apercevoir le bouddha d'or au milieu des nuages de pluie à flanc du 산방산 Sanbansan , au comptoir du thé 오설록 O'sulloc on a dégusté une glace au thé vert en admirant les plantations et les installations artistiques et même en dérangeant quelques serpents qui se doraient sur les nénuphars, nous avons observé, admiratives, les 해녀 Haenyeos, ces pêcheuses professionnelles coréennes qui plongent en apnée avec leurs petites bouées orange, siroté une boisson rafraîchissante dans un trou de hobbit après avoir arpenté le port à ferry du côté de 성산리 Seongsan-ri, posé avec les très photogéniques 돌 하르방 Dol hareubangs c'est à dire "grands-pères de pierre" statues traditionnelles de l'île, et...

En avons pris plein les yeux de couleurs chatoyantes.

Pavillon de la lune à JejusiVue de la côte sud depuis le parc du HallasanOeuvre de Lee Jong-seop

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Carnet de Corée #1 Séoul

Publié le par Chokopims

Il était une fois ... SEOUL !

Avec Léo-Lycanthrope et Becky nous sommes parties trois semaines en Corée du Sud en juillet. L'occasion pour moi de vous dévoiler quelques photos et quelques notes de voyages au pays du matin calme. Nous sommes restées six jours à Séoul du 11 au 16 juillet 2017, le temps pour nous de tomber sous le charme de cette mégalopole qui ne dort jamais...

GyeongbokgungRives sud du HanHanok Village

 Après plus de dix heures d'avion on arrive de bonne heure à l'aéroport, avec un bon décalage horaire, mais une excitation qui nous tient en éveil ! L'occasion de constater que l'arrivée de nuit au Japon n'était certes pas un cadeau, mais celle du matin de bonne heure en Corée ne l'ai pas forcément non plus car passé l'excitation, la chaleur humide n'aidant pas, la fatigue se fait vite ressentir je note donc pour la prochaine fois : arriver en début d'après-midi ;) munies de la T-money, d'un plan, et d'une liste de recommandations d'ami(e)s coréen(ne)s, nous sommes prêtes pour partir à l'assaut de la ville !

Une bonne surprise à Séoul, c'est que tous les musées sont gratuits, et très bien documentés en anglais, parce que je suis encore (très) loin du bilinguisme... La chaleur nous a souvent poussées en même temps que la curiosité à pénétrer dans ces grandes bâtisses, pour y chercher fraîcheur et savoirs. Nous avons ainsi arpenté lors de notre séjour pas mal de musées dont je retiens surtout :

Musée de l'histoire de Séoul - maquette de la villeTime to Kimchi - Musée folkloriqueYi Sunsin, Amiral nous voilà...Musée national de l'histoire de Corée, drapeaux à l'essai

- Le musée folklorique, dédié à la culture coréenne de la préhistoire à nos jours. Situé proche du palais 경복궁 Gyeongbokgung, il possède un grand parc extérieur surmonté d'une pagode avec une reconstitution de village des années 60, des statuettes de pierre et des sculptures. A l'intérieur vous pouvez admirez entre autre, des costumes d'époques, découvrir des us et coutumes, l'évolution de la culture coréenne et son implantation dans la péninsule.

- Le musée de l'impératrice 명성 Myeongseong (situé dans le palais royal 경복궁 Gyeongbokgung) qui fût assassinée par les japonais en 1895, on y trouve notamment une mise en scène poétique de sa mort et l'histoire de cette impératrice Min.

- Le double musée dédié au roi 세종대왕 Sejong le Grand (1397-1450) et à l'amiral 이순신 Yi Sunsin (1545-1598). Le premier est le quatrième roi de la dynastie Joseon 조선, humaniste, il est un des plus appréciés de tout le régime, notamment parce que c'est lui qui est à l'origine de l'alphabet coréen actuel : le 한글 Hangeul mais aussi d'autres inventions. Et le second un héros national, qui a arrêté par deux fois l'invasion japonaise en partie grâce aux fameux bateaux tortues, alors que les coréens étaient en sous-nombre... Pour les curieux je vous laisse voir le film The Admiral - Ruoaring Currents !

Bibimbap dans un restaurant insolite et charmantPetite sirène de Copenhague en vacanceTakoyaki export japonais découvert XDGwanghwamun porte d'entrée du palais principal

- Le musée national de l'histoire contemporaine de Corée : il commence en 1876 et documente les préludes de la République de Corée du Sud jusqu'à aujourd'hui, en passant notamment par l'occupation japonaise et la guerre de Corée. Il s'étend sur huit étages et possède une vue imprenable sur le palais principal. Il est très intéressant de faire en complément le musée de l'histoire de Séoul qui quant-à-lui commence avec l'implantation de la capitale à Séoul. En plus, il possède une immense maquette de la ville actuelle, plutôt étonnante qui occupe une salle d'exposition à elle toute seule !

- Le musée des remparts où l'on apprend que le mur de fortification de la ville de Séoul est celui qui a servi le plus longtemps, 500 ans au total et que c'est un des plus grands du monde, puisqu'il fait 18 km au total. Aujourd'hui en partie reconstruit dû à la volonté des dirigeants de la ville il est même inscrit à l’Unesco.

Secret Garten dans le ChangdeokgungSanctuaire Jongmyo, après-midi d'été arroséChanggyeonggung, celui qui a résisté aux feux ;)Deoksugung entre ancienneté et modernité

En tant que touristes curieuses qui se respectent nous avons déniché un Pass pour pouvoir visiter les quatre palais principaux : le 창덕궁 Changdeokgung, palais de la prospérité qui dispose d'un magnifique "Secret Garten", le 경복궁 Gyeongbokgung palais du bonheur resplendissant, première résidence des rois à Séoul, érigé pour la première fois au 14ème siècle, le 창경궁 Changgyeonggung et le 덕수궁 Deoksugung, palais de la longévité vertueuse qui entouré d'immeubles récents contraste bien entre moderne et ancien.  En prime il y avait une entrée pour le sanctuaire confucéen 종묘 Jongmyo où se trouvent les tablettes mortuaires des impératrices et des empereurs coréens.

Cette semaine fût riche en découvertes en tout genre, et même si je vous fais ici une liste non exhaustive de nos péripéties, il est clair que nous n'avons pas, loin de là, inspecté tous les moindres recoins de Séoul... Pour cela il faudra revenir ;) Donc en accéléré ....

Relève de la garde au GyeongbokgungSéoul Tower by nightSéoul by night, quartier étudiant

Nous avons arpenté les rues du Bukchon Hanok Village (북촌한옥마을) et de Insa-dong (인사동) , sommes montées jusqu'en haut de la tour de Séoul située sur le Namsan (남산), pour admirer la vue de nuit imprenable, avons dégusté et apprécié la cuisine traditionnelle, mais aussi les Streetfood et les 팥빙수 Patbingsu (glaces délicieuses)... avons fait un tour dans le célèbre quartier de Gangnam (강남), découvert la rive sud du fleuve Han, où se trouve la statue du monstre de The Host et la jumelle de la sirène de Copenhague ! Acheté des 호빵 hoppang, brioche fourrée à la pâte de haricot rouge,  en coréen sur le marché de Namdaemun (남대문시장), admiré les lumières de la ville de nuit, échappé au mauvais temps, respiré l'ambiance des quartiers étudiants de Hondae (홍대), écouté les débuts de futurs artistes coréens underground, longé les ruisseaux aménagés, sauté par dessus, sans glisser dedans, avons pris une bonne centaine de photo par jour... chacune... Bref c'était génial ! :)

Petit temple bouddhisteDongdaemun Plazza Parc du musée folklorique, ancien tramway désormais remplacé par les métro !

 

 

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Warum Deutschland ? Pourquoi l'Allemagne ? (OmU version)

Publié le par Chokopims

Note d'entrée : Petit article publié en simultané dans les deux langues, vous trouverez ici la version allemande OmU. Pour les bilingues pas de problèmes vous pouvez lire les deux versions, vous commencez à bien me connaître la traduction mot à mot c'est pas mon truc, je préfères garder l'essentiel du message et jouer avec la langue... Et vous pourrez ainsi comparer les deux versions ;) Un énorme merci à ma tandem d'allemand Weißer Stein qui m'a aidé à restructurer mes phrases dans la langue de Goethe et corriger mes fautes ! Bonne lecture !

 

"Was gefällt dir an Deutschland so sehr ?" Als jemand mir das erste Mal diese Frage gestellt hat, habe ich geschwiegen. Ich wusste selbst nicht ganz genau warum ich unbedingt nochmal nach Deutschland ziehen wollte und was mir die erste Mal so gefallen hatte, dass ich gern zurück kommen wollte. Ich musste überlegen... Deswegen habe ich entschieden eine Liste von fünf Vorteilen die ich am Leben in Deutschland finde aufzuschreiben.

 

1) Die Sprache : Ja, ganz genau : die Sprache. Ich höre schon viele von meinen französischen Kommilitonen die antworten "Was ? Das ist eine so harte Sprache ! Es klingt brutal und agressiv !" Gar nicht ! Es klingt schön für mich. Ich mag es, diese "Ümläüte" zu schreiben, dieses "sch", dieses "ch" oder dieses "s" zu sagen, diese großen Buchstaben für die Nomen zu schreiben und es singt so süß und nett, wenn es einen ausländischen Akzent gibt.

2) Die Geschichte : Ich bin seit langer Zeit total begeistert von diesem Land, das eine so junge Geschichte hat. Es ist nicht so alt wie Frankreich ! Deutschland ist relativ jung. Wir müssen uns erinnern dass es ein Land ist, das durch eine Grenze bis 1989 geteilt war. Und 1989... Tja, das ist nicht so lang her... Ja klar eine lustige Geschichte ist es nicht, und die Deutschen mussten bis heute eine sehr schwerige Rolle behalten. Im Gegensatz zu ihnen fühlen sich die Franzosen manchmal zu schnell befreit von ihre Schuld in den Kriegen... Ist das ein Alzheimer-Syndrom ?

3) Die Deutschen : Ein Land ist auch und überhaupt ein Volk ! Und das, glaube ich, ist die Hauptsache in DeutschLAND... Die deutschen Leute sind fesselnd. Sie sind direkt, unbeugsam und ehrlich. Sie warten nicht bis etwas Schlimmes passiert sondern einfach sagen sie etwas, wofür die Franzosen so viel Zeit brauchen. Die Deutschen schlucken ihren Ärger nicht herunter und explodiert dann später. Ja klar, manchmal ist es vielleicht zu direkt und die Franzosen könnten sich verletzt fühlen und dann die Stimmung unangenehm finden. Aber das ist ein kulturelle Unterschied ! Die Franzosen sind vielleicht empfindlicher und nehmen viele Sachen "zu persönlich"... Noch etwas : wenn die Deutschen Menschen die ihnen nah sind fragen "Wie geht's ?" erwarten sie eine richtige Antwort und wenn sie die Antwort hören zeigen sie mehr Empathie.

4) Die "kulturellen" Unterschiede : Frankreich und Deutschland sind zwei Nachbachländer und trotzdem gibt es viele kleine große Unterschiede. Na ja, wenn Sie im Elsaß leben, denken Sie jetzt "das stimmt ja gar nicht !" aber für alle anderen "DOCH !!" Um es ehrlich zu sagen... Ich liebe so sehr diese "typisch deutschen" oder "typisch französischen" Gewohnheite. Das ist ein bisschen.... Quatsch ! Das ist ein "Klischee" ! Ich weiß, aber... Es ist so lustig manchmal und immer sehr interessant zu entdecken. Ich bin jemand, die sich in erster Linie als Europäerin fühlt, deswegen übernehme ich mit völliger Freiheit die Gewohnheit die mich am meisten gefällt. Egal woher sie kommt ! Beispiele habe ich total viele aber das dauert ein bisschen... Vielleicht das nächste Mal...

5) Die Grüneanlangen : Ich bin ein Mädchen vom Land und deswegen sind Städte (normalerweise) nicht meine "Tasse Tee" ma tasse de thé. Glücklicherweise sind die Deutschen am meistens Umweltfreundlich und Anlagen oder Parks, Bäume und Natur sind überall. Wir müssen nicht so viel laufen oder suchen um einen Park (mit einem tolles Spielplatz) zu finden. Ich mag so gern wenn der Frühling wieder kommt, diese deutsche Gewohnheit eine "Grillparty auf den Wiese" zu machen !

 

"Navet" ist meinen Regenschirm aus Korea ;) 

So lebe ich definitiv gern in Deutschland und diese lange Beschreibung war ein bisschen für alle meine Freunde, die Deutsche sind oder in Deutschland leben oder auch wie ich Deutschland mögen. Sicher bin ich manchmal so eine typische Französin und grummelte über das furchtbare deutsche Wetter und ein paar Gewohnheiten die ich nicht gut fand... aber ich bin hier aus vielen Gründen und einer ist, dass ich Deutschland ehrlich in meinem Herzen trage.

 

 

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J'ai testé pour vous ... dessinatrice de coloriage

Publié le par Chokopims

J'ai testé pour vous ... dessinatrice de coloriagePris en otage à l'intérieur par une pluie torrentielle et un froid glaçant (l'Allemagne nous réserve toujours des surprises) lors d'un weekend au calme dans le Schwarzwald chez la famille de Mamagei et Papagei (qu'on ne présente plus). Nous avons annulé nos plans pour la visite des jardins pour des activités d'intérieur, Mamagei s'est donc lancée dans la confection de biscuits de Noël, comme une alsacienne habituée qu'elle est. Et moi j'ai pris mes crayons pour me lancer dans des dessins.

 En demandant à son aîné s'il voulait que je lui dessine quelque chose pour qu'il puisse le colorier je ne m'attendais pas à recevoir une flopée d'information d'un coup... je me suis retrouvée à dessiner un cheval, et un cochon aussi ! Ah oui et des animaux de la ferme comme un chat ! Et des poules... ah et le coq aussi ! Bah oui le coq et les poules voyons ! Bon allez je fais des poussins pour la peine. Et la ferme avec le hangar. Euh ça va pas passer tout ça ! Et la fermière t'as oublié la fermière ! Ok... euh alors là c'est juste son bras parce qu'il n'y a plus de place...

Pour le second coloriage je voulais lui montrer mes talents de dessinatrices de dragons, mais il fallait aussi bien sûr un château fort ! Et puis un volcan tant qu'à faire... J'avoue que pour celui là c'était beaucoup plus dans mes cordes que les animaux de la ferme ! Dans ma lancée, j'en ai même fait un troisième pour Mamagei, un fort abandonné, perdu dans l'océan, avec palmiers et baleines en prime. Il y avait bien longtemps que mes stylos n'avaient pas autant travaillés, ils ont dû être surpris  ! L'occasion de ressortir mon stylo pinceau à encre noire qui a été très apprécié et de tester mes nouveaux Faber Castell toutes tailles XS,S,M,L,XD (ah non celui là il existe pas en vrai :p)

 

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