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Carnet de Corée #6 Récidive

Publié le par Chokopims

Pour découvrir le charme de Séoul 서울 épisode 1 : Suivez le guide !

Après trois semaines durant l'été 2017, que vous avez pu suivre dans les 5 premiers épisodes des carnets de Corée, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir l'idée saugrenue de reprendre un ticket d'avion à destination de Séoul fin mars 2018 pour aller fêter mon anniversaire sous les cerisiers en fleurs à l'autre bout de la planète. Et j'ai eu la chance d'avoir une amie, née à deux jours d'intervalle, assez fonceuse et aventurière pour me dire sans se poser de question "Ok je viens avec toi !" C'est ainsi que Mamagei et moi on a pris nos billets pour Incheon 인천 et réservé un logement dans Séoul en moins d'une heure, un après midi d'octobre pluvieux, et c'est là qu'a commencé l'aventure ! Rétrospective de ce nouveau séjour du 25 mars au 05 avril 2018

Village HanokFête de Buddha en préparation au templeVillage Hanok, détail de porte

Cette fois escale à Pékin, vol avec la compagnie chinoise et arrivée prévue en milieu d'après-midi pour éviter le gros du jetlag (décalage horaire), je suis maintenant une habituée des longs courriers, et à mon grand plaisir, je reprends mes repères rapidement dans Séoul et son réseau de métro efficace et bien organisé. A la différence de la dernière fois je peux aligner plus de 6 mots et presque tenir une conversation en coréen, en anglais aussi d'ailleurs XD mes amies Becky et Léoly-canthrope à des kilomètres de là doivent être fières de moi ! Nous logeons dans le quartier de Dongdaemun (동대문구), dans une petite auberge de jeunesse très conviviale, aussitôt arrivées nous partons découvrir les alentours by night, afin aussi de nous restaurer. Au total c'est un programme de neuf jours bien chargés qui nous attend dans Séoul et ses environs !

Le séjour se divise en trois parties distinctes, la première, avec laquelle je vais commencer ici, sera la (re)découverte des lieux avec Mamagei en guest VIP à la lueur du printemps coréen sous des températures plus clémentes et un début de bourgeonnement agréable. C'est donc parti pour suivre le guide intarissable d'anecdotes en lequel je me suis transformée pour quelques jours !

Pour la première journée de Mamagei, on attaque fort : musée national de l'histoire contemporaine de Corée, Insa-dong (인사동) et le bien connu Wall de Ssamzigil (인사동 쌈지길), puis le renommé Bukchon Hanok Village (북촌한옥마을), que l'on ne présente plus, avec montée jusqu'à l'observatoire, dégustation de 김밥 Kimbab dans une petite échoppe, musées miniatures dans le dédale de ces petites rues traditionnelles trop kawaii et tant pis si ça c'est du japonais, et la Baek-in je house (백인제 가옥) maison traditionnelle musée et vitrine par excellence de la culture coréenne. Détour par la Sejong-road (세종로) obligatoire avec musée de ... l'amiral 이순신 Yi Sunsin bien évidemment ! Et accessoirement celui du roi 세종대왕 Sejong le Grand hein ^^ la rue porte son nom quand même... pour plus de détails voir le carnet de Corée #1

Tout ça pour attendre le crépuscule... Mais pourquoi donc ?

Bukhansan et Lune en soirée

Les fameux paillassons gazons

Le palace de nuit

Quartier de Sinchon

 

 

 

 

 

 

 Je vous avais déjà parlé du 덕수궁 Deoksugung, palais de la longévité vertueuse c'est aussi un des rares à être ouvert jusqu'à 21:00 et nous offrir ainsi une visite illuminée ! Nous attendions donc avec impatience de le découvrir sous ce nouveau jour euh halo ? Les photos n'égalent pas le rendu réel quelque peu féérique, comme hors du temps, avec le fameux contraste ancien / moderne très présent, mais comme beaucoup de choses tout au long du séjour, la fraicheur des températures aidant, tout va me sembler plus facile et court à arpenter. Pour terminer cette belle première journée la Séoul Plaza 서울광장 nous offre un magnifique parterre de fleurs en LED, identique à celui de la 동대문디자인플라자 ou Dongdaemun Design Plaza plus connu sous le nom de DDP ^^ où nous avions déambulé la veille... Ainsi que des palettes de gazon en cours d'installation mais ça c'est une autre histoire.

Dans les jours suivants les nouvelles découvertes en mode aventurière et les guidages explicatifs se mêlent quelques peu... Du coup dans le désordre, voici une palette tiens justement... des endroits où j'ai emmené Mamagei pour la faire pénétrer au cœur de Séoul, cette ville qui ne dort jamais... Ou presque... vous comprendrez la nuance quelques paragraphes plus loin ^^

 La maison bleueGyeongbokgung en fleur 1Garde du palaisGyeongbokgung en fleur 2

La guide vous conseille donc, si vous deviez vous aussi parcourir Séoul :

- De faire un arrêt dans le quartier de 신촌 Sinchon, de préférence allez y en soirée pour dîner, très animé et jeune, avec le bus musical où chantent et dansent de nombreux groupes qui essayent de se faire connaître. Ambiance assurée et dépaysement aussi, loin des touristes ;)

- De vous immerger dans un monument incontournable, le palais impérial 경복궁 Gyeongbokgung, sous la floraison des cerisiers cette fois ci c'était encore plus agréable ! Le changement de la garde est plutôt instructif pour qui s'intéresse à l'histoire et aux costumes d'époques. Bien que très fréquenté, nous avons pu visiter sans encombre en cette saison, moins prolifique en touriste peut-être... En plus quelques pas plus loin vous pourrez admirer la maison bleue 청와대, sous haute surveillance, puisque lieu de résidence et bureau du président de la République Sud coréenne. Et les musées que je vous avais présenté dans le premier article des carnets.

- De vous perdre sur les rives sud du Han, repère secret des retrouvailles amicales et amoureuses, Mamagei est d'ailleurs persuadée après ce séjour que la Corée est une destination romantique de premier plan. Ses avantages ? Vue sympathique sur Séoul illuminée, avec fraicheur ressentie du fleuve, nombreux spots photos disponibles, animations des berges avec concerts improvisés, vélos et tandems qui y circulent, parcs de verdures et cafés. Je ne pense pas qu'il faille d'autres arguments... Si ?

Quartier de DongdaemunRives sud du HanPorte sud mont Namsan by night

- D'arpenter le Cheonggyecheon (청계천) stream, ce ruisseau aménagé en chemin de promenade, ornementé de parts et d'autres, de nombreux ponts le traversent et des arts muraux l'entourent. Il se poursuit ainsi sur une dizaine de kilomètres. Comme nous par exemple, vous pouvez partir du coquillage de la 청계광장 Cheonggye Plaza d'où jaillit une petite cascade, pour remonter jusqu'au quartier de Dongdaemun. En le suivant vers l'est, nous avons déniché, non loin de là, dans le quartier Jongno (‎종로구) des revisites de 비빔밥 Bibimbap excellentes, et Mamagei a même eu droit à un cours particulier de positionnement des doigts pour la tenue des baguettes.

- Et le meilleur pour la faim ou la fin De monter admirer la vue sur la ville depuis le mont Namsan (남산) en début de soirée plus précisément, mais de faire attention à ne pas s'éterniser aux risques de rentrer, comme nous... à pied... En effet après minuit nous avons constaté à nos frais physiques, qu'aucun métro ne circulait plus. Et nous sommes donc rentrées à pied en traversant tout Séoul du mont Namsan jusqu'à Dongdaemun environ 7km quoi... rien du tout ! Nous avions déjà bien marché toute la journée je vous raconterai pourquoi dans le deuxième épisode je veux pas spoiler et nous ne sommes rentrées qu'à 1h30 exténuée. Racontant cette anecdote à Drache, je me suis vue surprise par sa réaction choquée typiquement coréenne "Mais vous êtes folles pourquoi vous n'avez pas appelé un taxi ???" et moi de répondre gênée "Euh... parce qu'on est française ?" ... Effectivement, c'est loin d'être un réflexe inné chez nous de faire appel à un taxi pour rentrer chez soi XD

 Carnet de Corée #6 Récidive

Ce fut un plaisir de retrouver Séoul, mais aussi de la découvrir sous un autre jour, car nous étions loin d'avoir tout fait, et avec une Mamagei bien décidée à ne pas en perdre une miette, nous avons continué l'aventure... Suite au prochain épisode ;)  

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Retour à la maison : "Goodbye Frankfurt, I go home"

Publié le par Chokopims

Je suis rentrée de Frankfurt définitivement pour le sud de la France fin juin, et j'ai réfléchis un petit moment sur mes cadeaux de départs. Je me suis munie de mon pinceau et de mes encres et en avant pour ces paysages côtiers idylliques avec un petit côté français XD inspirés par le débriefing de ma colocataire à son retour de vacances dans les Calanques !

Un bateau dans les calanquesDes falaises à perte de vue 

Le premier a été fait directement au pinceau encreur, les remous de la mer en vert métallique (essai pour la mise en avant par une seule couleur) et le second d'abord esquissé puis repris au pinceau. J'ai innové pour des cadres un peu plus originaux et personnalisés à l'aide de Washi Tape à motif piano qui, je trouve, respectent et mettent en avant le noir et blanc de l'image. J'ai aussi comme vous pouvez le voir en-dessous, repris les dessins avec colorisation, la jeune fille en Hanbok m'a demandé pas mal de temps comparé aux paysages ! J'ai longtemps hésité sur le motif à dessiner sur la robe, faisant plusieurs essais successifs avec un dragon puis un serpent avant d'opter pour le phœnix. Ce qui a été le plus  loooooong, c'est bien sûr la colorisation puisque je n'avais plus du tout l'habitude... Mes crayons de couleurs ne sont pas aussi souples et agréables que je le souhaiterais même si j'ai une large palette de coloris.

Un bateau dans les calanques + jeune fille au Hanbok

Le dernier cadeau de départ étant des petits carnets customisés avec Washi Tape, dessins et citations en français, qui ont été très appréciés (Made in Home). Je pense pour la prochaine fois retravailler plutôt les aquarelles et sortir enfin mes pinceaux de calligraphies !

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Ces films qui sont devenus cultes - made in Utopim'ste

Publié le par Chokopims

Commençons par le commencement, suite à une demande commune de mes amies Merry Curry et Becky, j'avais promis de faire une liste sur mon blog, puisque j'aime les listes XD de ces dix films qui ont changé ma vie... ou pas. Je ne vous cache pas que j'ai eu bien du mal à me mettre d'accord avec moi même sur seulement dix films qui sont devenus six films (d'où le temps que j'ai mis à écrire cet article). N'allons pas jusqu'à "changer ma vie" mais plutôt des films qui m'ont marqué en étant à la fois témoin de mon évolution en terme d'intérêt cinématographique et aussi attaché à des souvenirs particuliers. Ne vous attendez pas à être étonné(e)s avec ce top 6 car si vous suivez bien mon blog, vous aurez déjà déniché certaines références ;)

six films cultes

C'était normalement sans commentaire... Mais vous me voyez venir avec mes grosses chaussures de rando... car toutes celles et tous ceux qui ont eu le courage ou le malheur de me suivre dans une salle de cinéma le savent pour en être parfois ressortis avec une honte immense ou des fous rires, les commentaires c'est un peu ma spécialité... Je me suis pourtant retenue et vous ai seulement mis des répliques cultes pour mettre un peu de voix à ce petit top illustré. Vous remarquerez que les films écartés des 6 premiers sont tout de même présents dans la dvd-thèque ;) ... mais NO COMMENT on a dit ^^

 Article dédicacé, bien entendu, à Merry et Becky ;)  

 

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Diptyque - Arbre en fleur et papillon

Publié le par Chokopims

Diptique - Arbre en fleur et papillon

 

J'ai découvert au courrier un petit paquet tant attendu en provenance du Japon !!

Mais oui bien sûr c'était ... 

Des cartouches d'encre de Chine !! ===>

Pour mon pinceau encreur à sec depuis quelques jours !

Presque un drame ;)

 

Très excitée à l'idée de m'en resservir, je me suis demandée ce que je pouvais dessiner...

Depuis quelques temps j'ai commencé à confectionner mes propres cartes postales pour ma correspondance régulière avec la France <3 Car j'ai je l'avoue toujours un petit faible pour l'écrit et le papier plus que pour les mails numériques. De plus je me suis mis aux origamis et j'avais pas trop mal réussi mes petits papillons, c'est là que j'ai eu l'idée en repensant à mon cerisier en fleur rose dont Léolycanthrope m'avait soufflé qu'il serait pas mal en rouge... Et dans ma lancée poétique d'arbres en fleurs... J'ai concocté ce diptyque de cartes postales aux couleurs inversées rouge et bleu. Voilà le résultat en espérant que les destinataires seront aussi contents que je ne l'étais en les postant. :D

Format A6 - Branche au pinceau encre de Chine, fleurs en dégradé de bleu ou de rouge à la peinture aquarelle et papillon en origami relief !

Diptique - Arbre en fleur et papillon

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Sakura time ou The Full Cherry Blossom

Publié le par Chokopims

Sakura time ou The Full Cherry Blossom

Je suis allée contempler tour à tour les cerisiers coréens puis ceux de Bonn en ce début de mois d'avril et ça m'a donné envie de reprendre les crayons pour autre chose que mes activités de cours en FLE... En voyant les peintures que l'on pouvait trouver sur le marché de samedi dernier qui se déroulait aux premières loges de la floraison et en contemplant ceux des apprentis artistes en terrasse de café venus exprès pour l'occasion, j'ai dit à mon amie Miss Ha que je pouvais moi aussi lui en faire un !

Voilà le résultat ! La base est au crayon à papier, les finitions avec mon pinceau à l'encre de Chine que je ne présente plus, et les détails à la pointe XS (comme la signature ^^). J'ai ressorti mes pinceaux et mes peintures à l'aquarelle qui prenaient la poussière depuis leur dernière utilisation pour les cadeaux de Noël, et ce afin obtenir les nuances de rose des fleurs. Pour les feuilles vertes métallisées c'est un stylo à l'encre de Chine, (encore) Faber Castell - taille 1,5.

 

 

Sakura time ou The Full Cherry Blossom 

 En japonais juste en dessous des racines : 桜の花 soit exactement "Cherry Blossom" ou "fleur de cerisier" mais avouez que c'est plus classe en langue étrangère XD J'ai même tenté de faire des fleurs grandeur réelle avec mes empreintes de doigts et un stylo bic à encre rouge pour les pistils. Dont je vous ai mis un détail ci-contre ;)

 

 

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Carnet d'Allemagne #5 Virée printanière sous les cerisiers de Bonn

Publié le par Chokopims

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

Il est 8 heures en ce samedi matin de printemps, et bien assise côté fenêtre, sens inverse de la marche comme à mon habitude, je vois défiler les paysages idylliques des bords du Rhin dans un train direction Bonn. En soi rien que le trajet vaut le détour, surtout sur la portion Mainz-Koblenz. Longer les rives, y voir se découper en fond les versants montagneux verdoyants et la roche à nue par endroit, y deviner les premiers arbres fruitiers en fleurs qui ajoutent leur touche de blanc au tableau déjà embrumé. Dans cette brume y distinguer les silhouettes sombres des vieux châteaux surplombants la vallée, comme figés laissant flotter leurs drapeaux dans la légère brise, y apercevoir soudain les premiers rayons du soleil transperçant la brume et s'amusant à la dissiper en illuminant peu à peu les maisons des villages sur les rivages et le fleuve où circulent encore et toujours de longs bateaux de marchandises... Une merveilleuse journée s'annonce non ?

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

C'est donc ainsi qu'a débuté mon weekend "escapade à Bonn" (14-15 mars 2018), où je suis allée rendre visite à mon ami Drachen ainsi que découvrir la fameuse Heerstraße. Celle-ci, est très connue pour ses cerisiers roses qui fleurissent chaque printemps donnant une couleur de Japon à l'Allemagne. Nous avons pu admirer les derniers bourgeons et surtout les premières fleurs les cerisiers ça va très très vite !  sans être dans le pic de floraison. De quoi effacer les souvenirs de froid et de grisaille de notre séjour frileux fin octobre avec l'Apfelschorlette. J'ai passé mon samedi en compagnie de Drachen qui m'a montré la ville puis le dimanche avec Miss Ha mon amie allemande avec qui je fais des cours de coréen. Le Münster était malheureusement toujours en travaux, je n'ai donc pas pu y entrer, mais j'ai pu marcher le long des berges du Rhin, admirer une vue panoramique des montagnes verdoyantes qui entourent la ville depuis les hauteurs de la tour du Godesburg dont les sieben Gebirge dont je vous avais parlé la dernière fois. Ainsi que découvrir que le marathon de la poste allemande se déroulait le dimanche même, mettant de l'ambiance dans la ville endormie dès 7 heures du matin. On y trouve d'ailleurs les locaux de la Deutsche Post plutôt immense, avec hôpital personnel compris et la célèbre tour de la poste qui pour certains gâche le paysage, voisine de celle de DHL (autre livreur de colis allemand un comble ^^). Le complexe se trouve juste à côté d'un Freizeit Park parc du temps libre qui possède lui une étendue d'herbe verte couleur "green de golf" et un lac aménagé où on peut faire du pédalo.

Virée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de BonnVirée printanière sous les cerisiers de Bonn

A Bonn on se sent beaucoup plus en Allemagne qu'à Frankfurt, qui elle est une ville internationale par excellence. Mais rassurez-vous la population est variée quand même dans cette ville étudiante, ancienne capitale de l'Allemagne de l'ouest entre autre parce que c'était une des moins touchées par la guerre en terme de dégâts où nous avons quand même déniché, en fan incontestées de l'Asie : un restaurant coréen, un restaurant chinois installé sur un bateau et un jardin japonais malheureusement fermé lui ^^ ! 

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Enseigner à des adultes... ça change quoi ?

Publié le par Chokopims

Le FLE à Frankfurt CitySi j'ai choisi le métier d'enseignant, c'est en partie pour sa pluridisciplinarité. Je me suis toujours intéressée à tout, et décider de se concentrer sur une seule chose me semblait impossible... Du coup vu qu'actuellement si vous n'êtes pas encore au courant... enseignant englobe pas mal de métiers dont certains insoupçonnés... Comme infirmier, psychologue, maman bis, éducateur spécialisé, assistante sociale, comptable, banquier, bibliothécaire, organisateur de voyage, guide touristique, historien, mathématicien, conteur, ... et j'en passe et des meilleures. On peut dire que je ne me suis pas vraiment trompée... Et pour le coup je suis vite devenue une touche à tout qui s'adapte rapidement même à des scénarios un peu incongrus.

C'est ainsi que j'ai voulu essayer d'enseigner à d'autres publics et que j'ai signé à la VHS (Volkshochschule) pour enseigner le français à des groupes d'adultes. Je me suis d'abord retrouvée avec un simple groupe de débutant (A1), puis de fil en aiguille un second groupe d'utilisateur indépendant (B1).

 

J'avais dis que je vous raconterais mon expérience, en cet après-midi ensoleillé asseyons nous sous les rhododendrons car...

Il est l'heure du débriefing !

En plus de ces deux cours, j'en ai obtenu un autre pour le moins saugrenu intitulé "Alors on chante" qui est inspiré des chants de meute. En quoi ça consiste ? En gros on se retrouve une fois par mois, sans avoir au préalable préparé les chants pour une sorte de karaoké géant où l'on chante tous ensemble. Et... c'est plutôt amusant. Moi qui n'ai jamais pris un seul cours de solfège et qui n'ai jamais appris à jouer d'un instrument, hormis l'obligatoire flûte infernale des cours de musique du collège.... Je me retrouve devant un groupe d'adulte, à faire une improvisation de cours de chant mélangé à du karaoké. ET... ça marche !

Il est très intéressant d'apprendre à la fois une nouvelle langue (pour moi le coréen) et d'en enseigner une, car ça me permets d'être des deux côtés du miroir à la fois et de mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement d'un cerveau adulte face à l'apprentissage d'une nouvelle langue. Encore plus, de mesurer les

 obstacles, et les difficultés et surtout de comprendre les attentes d'un apprenant. J'avais quelques appréhensions comme tout débutant... Notamment sur mes méthodes un peu trop ludique peut-être mais j'ai pu continuer à enseigner avec et par le jeu, en m'adaptant à mes groupes en fonction de leurs attentes. Il y a encore et toujours des ajustements à faire, par exemple je prépare toujours beaucoup trop mais ça a l'avantage de leur laisser le choix entre mes propositions... Ajoutez aussi, comme avec les groupes d'enfants les activités "TOP" et les activités "FLOP"... C'est à dire, celles qui sur le papier semblaient géniales mais en fait non... C'était une fausse bonne idée ! Et celles qui au contraire ne semblaient pas terribles, où tu te lances à reculons et puis tu te dis : "Ah mais en fait c'est génial et si on la réutilisait de cette manière ?"

Je redécouvre moi même la langue française, car les adultes ont des questions plus poussées que les enfants sur le fonctionnement d'une langue, et parfois je reste sans voix, il me faut attendre la semaine d'après pour apporter une réponse, car je ne m'étais jamais posé la question, tellement certaines choses sont automatiques dans notre langue maternelle. Ainsi une fois, j'ai été bien en peine de justifier l'emploi du "bien" ou du "bon" dans telle ou telle situation. Alors... "C'est bon" ou "C'est bien" ?

Par contre je pense que je ne me sentirais pas à l'aise avec un groupe de C1 sans avoir eu de réelle formation en Lettre ou une plus poussée en FLE, l'utilisation du français devenant beaucoup trop pointilleuse... Avec un groupe de A1 et de B1 la question ne s'est pas posée, je me sens légitime d'enseigner ma langue maternelle et de donner du plaisir à la faire apprendre. En soi les A1 c'est un peu l'équivalent de la maternelle à l'école et je m'y connais assez dans ce domaine, surtout en terme de motivation. ;)

Bref tout roule à peu près finalement, même si la préparation des cours me demande du coup plus de temps, puisque j'ai six heures supplémentaires dans mon emploi du temps que je me suis imposée toute seule, par amour du défi sûrement !

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Une carbonara à la sauce asiatique

Publié le par Chokopims

Il y a des ingrédients que l'on a en permanence dans son frigo et ses placards, que l'on s'en rende compte ou non, pour réaliser sa recette passe-partout des jours sans idées.

Eh oui ! Nous avons tous dans nos petites habitudes alimentaires quelques TOC Troubles Obsessionnels du Comportement ....

Une carbonara à la sauce asiatiquePour ma part c'est une création de sauce eurasiatique inspiré de la sauce carbonara mais finalement très loin de celle-ci car le seul ingrédient en commun entre les deux, c'est la crème fraîche...

Elle est simple, rapide et réalisable en toute saison ! Elle a déjà fait ses preuves plusieurs fois notamment lors d'invitations d'amis de dernière minute, ou de retour de journée très longues...

Pour la réaliser il vous faudra trois fois rien : du riz cuit à l'autocuiseur vous pouvez vous reporter à mon article pour un riz parfait si vous en avez oublié les bases ;) de la crème fraîche, du curry en poudre et du saumon fumé.

Ensuite il suffit de faire revenir le saumon découpé en petits morceaux dans la poêle, de l'assaisonner de curry en fonction de vos goûts, de rajouter la crème fraîche et de verser le tout sur le riz resté au chaud dans l'autocuiseur pendant tout ce temps. Et le tour est joué !

Le seul problème c'est que ce plat n'a toujours pas de nom... Des propositions ?

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Carnet de Corée #5 Jeonju

Publié le par Chokopims

Jeonju charmant village Hanok : retour au calme des traditions

A 전주 Jeonju nous logeons dans une Guest House très mignonne dans laquelle nous obtenons pour la première fois de notre séjour, une clef pour la chambre ! Jusqu'ici nous nous étions habituées à des logements à code, ce qui permettait de ne pas avoir le stress de "Est-ce que j'ai bien pris la clef ?!" mais pouvait donner à voir un autre genre de stress "C'est quoi le code déjà ?!" Pour nous Jeonju est la destination finale enfin notre dernière destination sur la carte avant un retour à Séoul puis en France ;) 27 au 30 juillet 2017

Feux rouges entre moderne et ancien à JeonjuHommage au vieux GinkgoPorte de la ville Pungnammun : the last one

Ici nous avons arpenté la ville à pied, et pour cause Jeonju capitale de la province du 전라북도 Jeollabukdo ou Jeolla du Nord, ne compte que 650 000 habitants et une superficie de 20 Ha soit seulement deux fois la forteresse de 금정산성 Geumjeongsanseong de Busan... Pour ceux qui restent septiques je peux vous rappeler que Séoul c'est 10 millions d'habitants et 60 000 Ha, soit largement cinq fois Paris. Quant-à Busan  c'est un peu plus de 76 000 Ha et 3,7 millions d'habitants pour Gwangju on compte 1,4 millions d'habitants pour 50 000 Ha. Je peux donc dire sans frissonner que les distances à parcourir dans notre nouvelle ville, sont somme toute raisonnables. Munie d'un plan, on se rend au village de maisons traditionnelles 한옥 Hanok pour la première mais pas la dernière fois ^^ et on explore les rues de long en large.

 temple bouddhiste perduVue sur les toits Hanok de JeonjuStreet Art quartier JamanAu détour du village Hanok

Même petite, Jeonju propose pas mal de divertissements variés et nous n'avons, ici aussi, pas eu le temps de nous ennuyer. C'est ainsi qu'on a déniché le centre culturel traditionnel coréen Korean Traditional Culture Center, haut lieu du 한지 Hanji, "art craft" c'est à dire l'art du travail du papier à la coréenne, la rue dédiée au festival international du film ou 영화의거리 JIFF Film Street, des anciens bâtiments et temples comme le 풍패지관 Pungpai Jigwan qui fût construit pour recevoir les VIP de l'époque, le pavillon 한벽당 Hanbyeokdang  qui surplombe la rivière, 오목대와 이목대 Omokdae & Imokdae ces deux monuments historiques qui vont de paire sur le guide touristique, le 경기전 Gyeonggijeon contenant les archives royales et le musée des portraits des rois de  la période Joseong, ainsi que la 풍남문 Pungnammun porte sud de la ville, et seule relique de l'ancienne forteresse. Ainsi que d'autres curiosités comme la cathédrale 전동성당 Jeondong j'avais oublié de vous dire qu'il y en a PLEIN, dans Jeonju c'est environ une par quartier on en compte plus que de commissariats c'est vous dire, le 남부시장 marché de Nambu, un cours d'eau, le 전주천 Jeonjucheon comme dans presque toutes les villes du monde, et un pont dragon qui passait au dessus, une école confucéenne où a été tourné le drama Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들),  la Ginkgo Tree Road, où l'on s'est arrêté sous le vieux Gingko âgé de plus de 600 ans, le temps d'une photo bien sûr, mais aussi parce que juste à côté se trouve un café qui propose des Patbingsu ! <3 Après tout pour les coréens Jeonju est surtout connue pour être un haut lieu de la gastronomie alors pour la peine on peut reprendre un Bibimpap !

Détail de la porte de PungnammunGyeonggijeonVillage HanokL'école confucéenne

C'est aussi là que nous avons fait notre journée dans la peau de vrais touristes ou "journée Princesse" d'après Léo-Lycanthrope : en louant des Hanboks les costumes traditionnels et en faisant des photos dans les rues du 한옥 Hanok. Et il y avait bien sûr un quartier connu pour son Street Art, le village mural de 자만 Jaman où nous avons pu découvrir de belles peintures et installations do,t nous retiendrons surtout celles des films d'animations de Miyazaki, avec Le Voyage de Chihiro, le Chateau dans le ciel et Ponyo mais aussi un café en hauteur avec vue plongeante sur Jeonju... Ce n'était pas le seul endroit dédié à l'art puisque nous sommes aussi tombées sur l'Angel Street ou route des anges... Où nous avons suivi les petites ailes pour dénicher des anges peints partout, et d'autres petits sanctuaires décidément oui Jeonju est un peu beaucoup croyante... ^^

 Quelques randonnées dans les parcs plutôt vallonnés se sont aussi ajoutées au programme dont une dans le parc 아종 Ajung, proche du réservoir d'eau du même nom qui forme un lac artificiel, il n'y a que hérons et poissons, nous sommes entourées de collines verdoyantes, au milieu de nulle part, jusqu'à ce que le téléphone de Becky nous prouve le contraire "Félicitations ! Réseau Wifi détecté !" ... Décidément, la Corée est vraiment un lieu sur-connecté ;) La seconde nous mène aux cinq sept pics désolée déformation de Saint Seiya oblige... dans les hauteurs des monts du 완산공원 parc Wansan et à un temple perdu en plein cœur de la forêt ainsi qu'un observatoire.

 Faune localeRéservoir d'eauL'Omokdae ... à moins que ce ne soit l'Imokdae ? ...L'Angel Street

 Et ainsi se termina notre périple au pays du matin calme !

Et si je publie ce dernier article aujourd'hui ce n'est pas sans raison, à l'heure où il paraîtra je serai à Séoul pour entamer un deuxième chapitre des carnets de Corée ! 

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Carnet de Corée #4 Gwangju

Publié le par Chokopims

Tout commence à Gwangju : plongée historique dans la mise en place d'une démocratie en Corée 

 광주 Gwangju s'était retrouvée dans nos destinations un peu par hasard... Surtout, parce que non loin de là se trouvait 담양 Damyang et ses très connues plantations de bambous. Nous ignorions tout de Gwangju. Et c'était un tort ! Ce fût une superbe découverte car nous en avons beaucoup appris sur l'histoire de la Corée dans cette ville et que coïncidence, un mois plus tard, sortez le film "Taxi Driver" histoire vraie basée sur les évènements qui se sont déroulés à Gwangju en 1980... Donc, sans plus attendre je vous raconte ! 24 au 27 juillet 2017

Parc devant le complexe des musées de GwangjuNous suivons à la trace le déroulement de mai 1980Forêt de bambous de Damyang

Alors pourquoi un tel engouement pour Gwangju ?

Notre périple débute sur la place du 18 mai 1980 où ont commencé les manifestations pour une démocratie en Corée du Sud. Le gouvernement militaire en place, sous tutelle américaine depuis la Guerre de Corée en 1953, a été victime d'un coup d'état en octobre 1979. Et oui... Malheureusement le manque de libertés n'était pas qu'au Nord... Le général 전두환 Chun Doo-hwan qui a pris le pouvoir en assassinant son prédécesseur, réinstaure la loi martiale et réprime systématiquement tous ses opposants sous couvert de la lutte contre le communisme nord-coréen. En gros ceux qui sont contre lui sont accusés d'être communistes et des espions de la Corée du Nord...  C'est dans ce contexte que dès mars de l'année suivante, des professeurs et des étudiants débutent des protestations un peu partout en Corée et particulièrement à Séoul le 15 mai 1980. Ils demandent la fin du gouvernement militaire et de la censure de la presse, ainsi que la démocratisation du pays.  Mais revenons à Gwangju, sur la place que nous foulons, subsiste encore la fontaine qui fût le siège des premières manifestations non violentes qui eurent lieu à partir du 18 mai 1980 soit en coréen : 오일팔 (o-il-pal) un peu plus loin l'horloge restaurée sonne chaque jour à 5:18 en mémoire du soulèvement de la ville.

Place du 18 mai 1980Eventails du musée d'art de GwangjuHopital de GwangjuACC Asian Cultural Center

Que s'est-il passé ce jour là ? Les manifestants contre la fermeture de l'université, obtiennent une réponse de l'état coréen pour le moins inattendue... Sous la forme d'une répression violente de la part de militaires. Celle-ci débouchera même le 21 mai par des tirs à vue sur les citoyens et d'autres atrocités. De quoi faire grandement réfléchir sur la qualité du gouvernement en place si ce n'était pas déjà le cas... Faits encore plus dérangeants, les USA contrôlant alors la partie sud coréenne, n'ont pas bougé le petit doigt pour éviter ce massacre, pire ils ont même cautionné l'intervention des militaires sur les civils. La ville de Gwangju subit un siège jusqu'à la reprise de la ville par les forces militaires un peu trop bien armées le 27 mai 1980. Note un peu plus positive, la prouesse des habitants qui lors de cet épisode vont vivre en complète autarcie en s'autogérant. Pas forcément par choix bien sûr, mais surtout car la dictature en place étouffe les évènements, ne laissant rien passer dans la presse, la majorité des coréens ignorent ce qui se passe à Gwangju : l'accès à la ville est bloqué.

Quelques rues plus loin, nous entrons dans un musée très bien documenté qui est dédié au soulèvement de Gwangju. Très complet, celui-ci retrace son déroulement des premières manifestations jusqu'à la mise en place d'une véritable République. On y apprend, entre autre que c'est seulement en 2002 que se fera la reconnaissance des massacres perpétués en mai 1980 avec l'instauration d'un jour de mémoire pour les victimes. Même si cet évènement n'est toujours pas entièrement réglé, laissant de nombreuses zones d'ombres. On peut aussi y découvrir un nombre impressionnant d'archives, de photos, de documents, d'enregistrements, de vieux journaux, etc. Deux autres lieux où s'arrêter, pour mieux comprendre l'histoire de la ville, tout d'abord l'hôpital, où dans un élan de solidarité les habitants sont venus faire don de leur sang pour aider les blessés, mais aussi où les chauffeurs de taxis se sont distingués en y emmenant systématiquement les nouveaux blessés. On peut aussi mentionner le rôle des chauffeurs de bus aussi  engagés dans ces affrontements. Le second endroit, c'est l'université, car comme expliqué précédemment, la plus grande partie des premiers manifestants étaient des étudiants et des professeurs et que c'est sa fermeture qui a finalement "mis le feu aux poudres." Si j'ose me permettre l'expression... Pour les curieux qui aimeraient en savoir plus, vous pouvez visionner la vidéo de Léolycanthrope, ou bien le film Taxi Driver ;)

Berges du fleuve de GwangjuDélicieux BBQ à Gwangjuoù l'on retrouve notre ami Lee Lee-Nam bien engagé <3

Continuons la visite sur quelque chose de plus joyeux, à côté de ce musée à ciel ouvert, non loin d'une rue dédiée au Street Art comme on en croisera encore en Corée, on peut dire que l'ACC Asia Cultural Center a bien choisi son emplacement ! Ce complexe moderne abrite des archives, des salles de spectacles, des installations d'art, des jardins sur les toits, un espace culturel dédié aux enfants, un café, ... Bref un lieu de rencontre pour tous les âges dédié à la culture sous toutes ses formes, illustrant bien le rôle de capitale culturelle de Gwangju. Pour finir nous longeons la rivière qui est surplombée de ponts artistiques, marchons dans la Wedding Street "rue des mariages" en plaisantant, nous engageons dans le parc 사직 Sajik, où nous faisons le tour d'un mémorial dédié à la police, et d'un autre dédié aux héros nationaux, puis nous montons à l'observatoire de la ville au travers de versants ombragées parmi d'autres monuments pour admirer son implantation vue d'en haut. Bref nous arpentons le centre ville pour dénicher ses derniers souvenirs et secrets historiques.

Le dernier jour, nous réalisons que nous sommes tombées en pleine commémoration du trentième anniversaire des manifestations démocratiques de juin 1987 (6월 민주항쟁) qui demandaient la révision de la Constitution aux vues du soulèvement de mai 1980 et la reconnaissance par l'état de son rôle lors des évènements. C'est ce même mouvement qui a obtenu des élections libres en Corée du Sud, et l'instauration de la 6ème République, c'est à dire le gouvernement en fonction actuellement. Grâce aussi à l'organisation des jeux olympiques de 1988 à Séoul Deux artistes engagés dans ce mouvement 이상호 Lee Sang-ho et 전정호 Jeon Jeong-ho étaient exposés dans le musée d'art de Gwangju, ils utilisaient les estampes afin de diffuser en masse une dénonciation du régime notamment de ses agissements lors de l'épisode de mai 1980 mais aussi de ses suites, avec la torture à mort du président du conseil des étudiants. Dans la pièce à côté on pouvait trouver des bannières et d'autres tissus imprimés avec ces estampes lors des manifestations, dont la plus importante fût organisée le 26 juin 1987 sous la forme d'une « Grande marche nationale de la paix » (국민평화대행진).  

Mémorial pour les héros nationaux dans le parc SajikMusée d'art de Gwangju - Exposition sur juin 1987Au détour de la Street ArtObservatoire vue d'en bas pour changer

Nous avons aussi fait notre tant attendue excursion "Journée Panda" à Damyang, malgré chaleur et moiteur de l'air, nous avons arpenté les versants de la forêt de bambou une bambouseraie quoi.... de 죽녹원 Jungnogwon, dans laquelle quelques films et dramas coréens connus ont été tournés expliquent les pancartes. Sous les frondaisons nous trouvons des installations, des bancs, pagodes, hamacs en bambou et etc. Vers midi nous profitons d'une pause bien méritée pour déguster des mets locaux le 떡갈비 Tteokgalbi, la glace au bambou, et le 대통밥전식 Daetonbap Jeonsik un riz cuit avec des fruits secs dans une tige de bambou taillée. On tombe nez à nez avec l'exposition d'un artiste qu'on adore déjà : 이이남 ou Lee Lee-Nam, qui anime sur plusieurs écrans des toiles de maître, en leur donnant plus de profondeur et de réalisme mais aussi en les détournant. Dans un parc proche de la forêt, se dressent des sculptures géantes en bambous, pour changer XD comme deux phœnix ou quelques insectes. Nous avons aussi une fois de plus longé le cours d'eau qui passe dans Damyang pour découvrir de très vieux arbres, d'autres sculptures en tout genre et ce afin de rejoindre l'allée de séquoia géants. Nous avons fini par 죽물방물관 le musée du bambou situé à l'autre extrémité de la ville, où sont exposés des tas d'objets divers et variés fabriqués à base de bambous. On y trouve aussi des explications sur les plantations de bambous et leurs exploitations, avec des reconstitutions de certains moments importants du travail du bambou et bien sûr des boutiques ! Le tout entouré par un jardin avec passerelles en bois contournant des bambous et des statues. 

Bambou un jour bambou toujoursLes forêts de bambousBallade sur les rives de DamyangMusée du bambou Damyang

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