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Pour une première plongée dans le monde du cinéma coréen

Publié le par Chokopims

Je vous avais déjà parlé dans un précédent article, du festival du film coréen qui a lieu chaque année en octobre à Francfort am Main. Vous vous doutez que je ne me suis pas fait prier pour m'y rendre à plusieurs reprises, m'enthousiasmant à chaque fois sur le programme et cette magnifique initiative. Car disons le clairement, même si cela s'est un peu amélioré ces dernières années avec un engouement des jeunes pour la K-Pop cette musique sud-coréenne dont nous ne parlerons pas aujourd'hui, avoir accès à des films asiatiques au cinéma est clairement un combat... Heureusement il y a Netflix me direz-vous ^^ Comme j'avais déjà fait deux articles un peu similaire sur le monde de la jap'animation (article 1 et 2 ici !), j'ai eu envie de vous faire un article dédié cette fois aux films coréens ! Et ce afin que vous puissiez vous aussi comprendre pourquoi ils méritent amplement qu'on s'y arrête. La conception de cet article ayant traîné sur la longueur... j'ai été pas mal devancée par l'explosion du cinéma coréen en France et d'autres articles du même genre entre-temps (et je me dis tant mieux !)

Voici donc une petite sélection, sisisi je vous assure, je me suis limitée ! pour commencer en douceur une plongée dans le 7ème art sud-coréen, et à côté de ça, Hollywood peut aller se rhabiller. Vous allez vous habituer rapidement à la VO, croyez moi, de toute façon vous êtes passés par l'animation japonaise si vous suivez mes conseils, alors ça devrait aller ! Et pour certains films vous serez peut-être obligés de passer de la VOSTFr à la VOSTA, c'est comme ça qu'on finit par faire des progrès en langue XD

En dehors des rares box-offices, dont vous avez dû entendre parler, comme Snowpiercer, le Transperceneige (2013) réalisé par Bong Joon-ho* (retenez bien son nom l'astérisque est expliquée en bas de page) et inspiré d'ailleurs d'une BD française ;) avec un casting américain en grande partie ou le fameux Dernier train pour Busan (2016) qui a eu un très bel accueil pour un film de zombie XD, et plus récemment, palmé à Cannes, récompensé aux Oscars, Césars et Golden Globes : le dérangeant mais époustouflant Parasite (2019) de Bong Joon-ho (celui là aussi) quand je vous dis qu'il faut bien retenir son nom ;) trois films qui vont participer, je l'espère activement, à l'arrivée et la reconnaissance du cinéma coréen sur la scène internationale, vous trouverez ci-dessous, quelques films un peu plus undergrounds parmi lesquels piocher à loisir ;) Sur ce... Enjoy it !

 

Catégorie film historique, histoire de Corée  :

As oneI can speakWelcome to Dongmakgol

Welcome to Dongmakgol (웰컴 투 동막골) réalisé en 2005 par Park Kwang-hyun. L'action se déroule dans un petit village reculé, appelé Dongmakgol, pendant la guerre de Corée de 1950. Des soldats du Nord et du Sud se retrouvent poussés par les évènements, à devoir y cohabiter. C'est plutôt une comédie dramatique, avec un humour très coréen. M'intéressant beaucoup au sujet, je peux vous proposer d'autres films de ce genre dans la même veine, peut-être dans un autre article qui sait...

As One (코리아) réalisé en 2012 par Mun Hyeon-Seong : Tiré de faits réels, ce film raconte l'union de la Corée du Sud et du Nord aux championnats du monde de ping-pong de 1991. C'est une histoire touchante des relations entre les deux Corées, qui permet d'appréhender un peu les différences politiques mais aussi de la vie des citoyens au sein de la Corée du Sud et de celle du Nord. Ce film, comme d'autres traitant du même sujet, permet de mettre en avant le fossé qui s'est creusé entre les deux parties d'un seul et même pays et d'ainsi montrer la complexité d'une réunification. L'actrice principale y est pour beaucoup dans la réussite de ce film.

I can Speak (아이 캔 스피크) réalisé en 2017 par Kim Yeon-Seok. Comment vous expliquer sans vous spoiler ? Ce film fut un coup de cœur pour moi à son visionnage. L'histoire d'une petite ajumma qui apprend l'anglais ? Peut-être, ou pas... Il évolue comme ça, l'air de rien, pour parler de sujets très sérieux et d'actualité. On peut en discuter en commentaire pour ceux qui l'ont vu. J'ai beaucoup apprécié tout le déroulé du film, à la fois minutieux et chronométré. Les personnages sont très attachants et touchants. J'ai trouvé que le synopsis sortait aussi de l'ordinaire pour proposer quelque chose plus centré sur l'humanité et notamment les relations humaines et le jugement. Je vous le met donc dans la liste ! A ne pas louper, il est agréable et intéressant dans son contenu.

Sans parler de ceux que je vous avais déjà cité lors des carnets de Corée  :)

 

Catégorie comédie :

SunnyLe bon, la brute et le cingléHow to steal a dogHello Ghost

 Hello Ghost (헬로우 고스트) film réalisé en 2010 par Kim Yeong-Tak. En résumé, une histoire attachante sur un homme qui suite à une tentative ratée de suicide devient capable de voir des fantômes :) Aller plus loin dans le synopsis vous gâcherez le suspens. C'est un superbe film, amusant avec de bons acteurs qui jouent des personnages attachants. La cohabitation humain / fantôme est parfois hilarante, même si on tire vers le drame parfois. En plus la fin est intéressante.

How to steal a dog ? aussi connu sous le nom de "The Perfect Way to steal a Dog" ( 개를 훔치는 완벽한 방법) Film de Kim Sung-Ho sorti en 2014. C'est un superbe film, très touchant et humain filmé du point de vue des enfants. D'où son originalité à mon sens. Il raconte comme son titre l'indique des plans incroyables fomentés par les enfants sur "comment voler un chien" et ce, afin de toucher une récompense. On se laisse bien prendre à l'histoire et on s'attache aux personnages. Le scénario est insolite et on passe un excellent moment hors des sentiers battus de l'industrie cinématographique. Un bon bol d'air frais en somme :D

SUNNY (써니) sorti en 2011 réalisé par Kang Hyeong-Cheol. C'est un de mes films préférés, mais mon avis est très peu partagé par ceux et celles à qui je l'ai montré... C'est, pour moi, une belle histoire d'amitié entre une bande de fille, sur fond de combat pour la démocratie en Corée du Sud dans les années 80. Certes il y a beaucoup de scènes "clichées" et peu de rebondissements car l'histoire va de soi, mais je trouve que le retour dans le passé de ces femmes devenues adultes, mères, et faisant le bilan de leurs rêves d'ado et de leur vie réelle aujourd'hui est touchant. En fait le film bien que simpliste dans sa manière de traiter un sujet, qui peut paraitre anodin et déjà surutilisé, montre un sens plus profond. Pour moi il y a une véritable critique de la société coréenne. D'ailleurs une des scènes les plus épiques pour moi est la rencontre des deux gangs de filles finissant en baston générale, sur un arrière plan de manifestation pour la liberté et la démocratie, où la population fait face à la violence de la police envoyée par l'état.

Le Bon, la Brute et le Cinglé (좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈) sorti en 2008 réalisé par Kim Ji-Wun et Kim Min-Seok. Une parodie/remake jubilatoire du western épique "Le bon, la brute et le truand", portée par trois acteurs phares qui nous replonge dans les années 30. Nous sommes sous l'occupation japonaise en Mandchourie et notre trio cherche à s'emparer de la même carte au trésor, dérobée aux japonais par le Cinglé... Très bons moments en perspective, sans prise de tête aucune !

 

Catégorie comédie romantique sorry section très succincte XD :

Surprise Party

 

Surprise Party (서프라이즈) de Kim Jin-Seong sorti en 2002. Quoi de plus amusant qu'organiser une fête surprise pour quelqu'un ? On se dit que c'est une idée géniale et puis généralement ça finit par mal tourner non ? Et bien là c'est un peu ça : foire aux quiproquos, rebondissements, retournement de situation, et etc. Sur fond de romance toute mignonnette. C'est pour l'anniversaire de son petit ami que l'héroïne, occupée à négocier avec son père, n'a pas d'autre choix que d'envoyer sa meilleure amie le chercher à l'aéroport... C'est téléphoné rien qu'au synopsis mais c'est vraiment amusant à suivre ! Et puis vous pourriez être surpris ;)

 

The Beauty Inside

The Beauty Inside (뷰티 인사이드) de Baek Jong Yeol réalisé en 2015. A ne pas confondre avec le drama du même nom ! Le concept du film ? Raconter l'histoire d'une personne qui se réveille chaque matin dans un corps différent. Et là vous avez de quoi faire un film, qui certes ne paye pas de mine sur le papier, mais pose une quantité de question existentielle, parle de l'acceptation de l'autre, de tolérance et de la conception de ce qu'est l'Amour avec un grand A. C'est original, adorable, mignon, touchant, et rafraichissant. Et puis surtout c'est une prouesse, avec un casting impressionnant, plus de 70 acteurs se sont relayés pour jouer le personnage principal ! Les amateurs de films coréens s'amuseront donc à découvrir les différents acteurs, plus ou moins connus qui ont joué ce même personnage. Un corps changeant mais une même personnalité... 

 

Bon... Vu que cette rubrique est un peu vide et que vous restez sur votre fin... Je vous conseille aussi deux films adorables, relevant surtout de la comédie familiale plus que de la romance.  Speed Scandal (과속스캔들) sorti en 2008, premier film réalisé par Kang Hyeong-Cheol aussi réalisateur de SUNNY ;) vous auriez remarqué et Miss Granny (수상한 그녀) plus récemment en 2014. Celui-ci est réalisé par Hwang Dong-Hyuk et raconte l'histoire d'une petite Ajumma (Grand-Mère) qui retrouve ses vingt ans. Ce film a d'ailleurs tellement fait un carton en Asie qu'il existe plusieurs remakes (chinois, vietnamien, thaïlandais et japonais !) et même des dramas (séries) !

 

Catégorie film d'action et suspense :

MasterPhantom DetectiveThe HostSecretly Greatly

Master (마스터) de Jo Ui-Seok sorti en 2016. Si vous voulez de l'action c'est le premier à mettre sur la liste. Le scénario ne laisse pas de répit, et vous tient en haleine tout le long : il est bluffant. Vous êtes embarqués du début à la fin dans des cascades, des courses poursuites et des retournements de situation, sur fond d'enquête criminelle et magouilles financières. Les acteurs crèvent l'écran proposant des personnages intéressants et travaillés.  

- Phantom Detective, aussi appelé Détective Hong Gil-Dong (명탐정 홍길동) sorti lui aussi en 2016 et réalisé par Jo Sung-Hee. De mon point de vue, ce film mérite vraiment qu'on s'y arrête. L'histoire est en elle même intéressante et originale, et on va de point en point sans s'ennuyer. L'intrigue se déroulant dans une époque non définie (pour moi un mélange des années 30 et 70) elle nous plonge dans un univers tout particulier. Mais c'est surtout la manière de filmer qui est la plus impressionnante. L'ambiance, les plans, le cadrage tout comme le type de narration font penser à un jeu vidéo dans lequel on serait immergé. L'esthétisme des scènes est très travaillé et donne des jeux de lumière très agréables à regarder.

- Secretly Greatly (은밀하게 위대하게 soit Eunmilhage Widaehage) réalisé en 2013 par Jang Cheol-Su, tiré d'un manhwa du même nom écrit par Hun en 2010. Won Ryu Hwan est un espion Nord-coréen surentrainé. Il a été envoyé sous couverture en Corée du Sud et y vit en attendant les ordres de sa hiérarchie. Bon c'est vrai que le synopsis n'est pas forcément très engageant mais c'est un film très esthétique avec beaucoup d'humour, de scènes d'action et d'émotions. Si l'espionnage Nord-Coréen devient une nouvelle passion pour vous, il y a aussi The Commitment ou Alumni (동창생) sorti la même année avec en prime T.O.P. des Big Bang comme acteur principal qui s'en sort très bien. Plus dans la comédie North Korean Guys (동해물과 백두산이) en 2003, ceux-là veulent à tout pris retourner en Corée du Nord par tous les moyens possibles.

 The Host (괴물) de Bong Joon-Ho réalisé en 2006 parce qu'il fallait bien que j'en choisisse un à vous mettre sur la liste et qu'il y a une statue de cette belle bestiole sur la rive sud du Han à Séoul dont je vous avais déjà parlé comme ça on est raccord ! Un film qui tire sa source des films d'horreur habituels mais se concentre sur une famille qui lutte pour sa propre survie face à la "grosse bête" et récupérer leur petite fille enlevée. 

 

Catégorie thriller :

The Man from NowhereMemoir of a MurdererConfession of MurderThe Gifted Hand

- The Gifted Hand titre alternatif Psychometry (사이코메트리) réalisé en 2013 par Gwon Ho-Yeong. C'est un des premiers thrillers coréens que j'ai découvert et je n'ai pas été déçue ! L'histoire de deux hommes, un policier qui enquête sur des meurtres et un jeune graffeur doté d'un don de psychométrie. Après quelques premiers échanges un peu froid, et vous verrez que c'est le cas de le dire, ils vont mener l'enquête ensemble. 

- Confession of Murder (내가 살인범이다) sorti en 2014 et réalisé par Jeong Byeong-Gil. Après prescription des meurtres d'un tueur en série, une autobiographie intitulée "je suis le meurtrier" est publiée par un auteur qui raconte les détails des différentes actions qui ont eu lieu devenant un bestseller. Le policier chargé de l'affaire décide de réouvrir l'enquête, pendant que les familles des victimes réclament vengeance, pas toujours de manière légale... S'ajoute au tableau un autre meurtrier, qui proclame que c'est en fait lui, le responsable des crimes. Et là... tout le monde se demande : qui est le vrai coupable ? Vous le saurez en regardant le film ;) 

Memoir of a Murderer (살인자의 기억법) réalisé par Won Sin-Yeon en 2017. Adapté d'un roman de Kim Young-Ha "la mémoire assassine" ce film raconte l'histoire d'un tueur en série qui souffre d'amnésie, atteint de la maladie d'Alzheimer. Et vous en dire plus serait déjà vous divulgacher ou spoiler une bonne partie du film. Sachez juste qu'il est vraiment prenant, que ce soit au niveau du rythme que de l'histoire en elle même. Ce film est un régal, il nous mène en bateau en jouant avec et sur la mémoire du personnage. On cherche, tout comme lui, à connaitre la vérité et le fin mot de l'histoire jusqu'à la fin justement ! Par contre plutôt violent comme film, à ne pas mettre entre toutes les mains...

The man from Nowhere (아저씨) réalisé en 2010 par Lee Joeng-Beom. On nous raconte l'histoire d'un prêteur sur gage, qui va se lier d'amitié avec une petite fille, et s'impliquer ainsi plus qu'il ne faut dans un trafic de drogue et d'argent qui ne le concernait pas afin de l'aider elle et sa mère. Un très bon thriller très soigné, sans longueur, et équilibré. Il nous plonge dans l'action sans laisser pour autant le synopsis de côté. Si vous avez aimé ce film vous pourriez apprécier un autre qui pour moi est analogique "A Company Man" sorti lui, deux ans plus tard et réalisé par Im Sang-Yoon.

 

* Un de mes réalisateurs préférés est d'ailleurs Bong Joon-ho tout d'abord parce qu'il sait si bien traiter tous les sujets de manière tellement prenante et sans manquer d'un humour certain même dans les situations les plus désespérées. Humour particulier j'en conçois... Il est capable de manier plusieurs genres, et il se renouvelle sans cesse tout en laissant une patte très reconnaissable. Il part toujours en fond de sujets de société actuels, ou de faits réels et en parle avec un regard lucide, critique, dénonciateur et parfois dérangeant, peut-être dû à ses études de sociologie...  J'attends avec impatience ses nouveaux films, même sans connaitre le résumé j'irais les voir c'est sûr ! :D Si vous voulez avoir un petit aperçu de sa filmographie la plus méritoire vous pouvez lire cet article sur le site du CNC qui propose de revenir sur cinq de ces films les plus marquants.

 

Et ceci est mon centième article :D

 

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Immersion complète d'un soir en Terre du Milieu

Publié le par Chokopims

Cela faisait un bon moment que je me disais "un jour j'irais à l'Opéra" parce qu'après tout en tant que référent culturel des enfants dont on a la charge, on se doit d'avoir tester tous les lieux de cultures existants. J'avais quelques réticences, car je ne savais pas réellement si j'étais capable de rester plus de 4h assisse à écouter un Opéra classique, ou un orchestre jouer le best-off de Mozart... Après tout quand il s'agit de concert, je suis plutôt debout à sautiller qu'assise à regarder sagement... C'est en tombant sur une affiche de l'Alte Oper de Frankfurt que je me suis décidée "Live in Concert - Le Seigneur des Anneaux - Chap.I La Communauté de l'Anneau"

Je ne savais pas ce qu'était un live in concert, je ne savais pas s'il fallait arriver en avance, je ne savais pas si j'avais le droit d'apporter à manger ou à boire, je ne savais pas s'il y aurait une vraie pause, je ne savais pas si ça allait durer longtemps, je ne savais pas si je pourrais entrer en jean et en basket,...

Bref le flou total, mais j'ai pris mon billet....

 

On peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraOn peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraOn peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéra 

 

Arrivée dans ma boite aux lettres en avance, il a trôné là, au milieu de ma chambre, en attendant son heure... Et puis le Jour-J est arrivé, je me suis mis sur mon 31, bien qu'on soit le 28, j'ai pris mon billet, et je me suis rendue à l'Opéra. Si l'Alte Oper de Frankfurt a gardé son extérieur d'aspect ancien, c'est qu'il a été reconstruit à l'identique après la guerre qui l'avait détruit, comme pas mal de monuments en Allemagne, l'intérieur quant-à-lui est moderne, et on se demande si on est bien rentré dans le bon bâtiment. Je monte impatiente les volées d'escaliers qui me séparent encore de ma place, où je m’assoies curieuse.

 

On peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'opéraLe chœur arrive en premier, puis les musiciens de l'orchestre, les deux solistes et pour terminer le chef d'orchestre. Et enfin commence à me chatouiller les oreilles, les premières notes familières, et connues par cœur : je replonge dans la Terre du Milieu, et je me rends compte qu'elle m'avait manquée ! En fond sur l'écran géant, passe le film en version originale sous-titrée allemand, la fameuse OmU. C'est donc ça le Live in Concert, ça veut dire, que l'orchestre va jouer tout le film la bande son rien que pour nous !

Le film prend ainsi une toute autre proportion, car en effet dans un film comme le Seigneur des Anneaux, la musique est indissociable du film lui même. Si on finit par ne plus faire attention à la musique quand on regarde un film, ici elle reprend sa véritable place, pour rendre celui-ci encore plus saisissant notamment la mort de certains personnages. Encore un des parents pauvres du cinéma, un délaissé (un peu moins que les cascadeurs tout de même puisqu'il est lui oscarisé) et pourtant sans lui le film est fade, plat, sans émotion. A les voir jouer quasiment en ininterrompu, on s’aperçoit pleinement, que dans un long métrage comme celui-ci c'est plus de 90% du film qui est instrumentalisé, rien n'est laissé au hasard, et tout devient plus fort, plus intense. Un boulot de titan, pour retranscrire un monde tel que celui de J.R.R. Tolkien et donc un grand merci au compositeur de ce chef d’œuvre : Howard Shore, ce musicien canadien, qui n'a d'ailleurs pas reçu pour rien deux oscars. Un pour la bande originale du film la Communauté de l'Anneau et un autre pour celle du Retour du Roi.     

 

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Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !

Publié le par Chokopims

Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Il y a un musée que j'apprécie particulièrement à Frankfurt, c'est l'Angewandte Museum, il est situé sur les rives Sud de Frankfurt, dans un secteur que l'on appelle la "Mainufer" les rives du Main. En fait la majorité des musées se trouvent sur les bords du Main, ce qui fait que la carte d'abonnement aux musées s'appelle elle même la Museumsufercard et la fête culturelle qui leur est dédiée tous les étés, qui se déroule sur ces mêmes rives la Mainuferfest.

A l'Angewandte Museum, je suis allée voir plusieurs expositions déjà, dont une sur différents supports retraçant l'ouverture du Japon après 1853 due à la fameuse intervention des américains, mais ça c'est une autre histoire. Et une exposition sur Stefan Sagmeister, un artiste qui fait des installations, intitulée "The Happy Show" (traduit la Gaité lyrique en français, ne me demandez pas pourquoi...) : que j'ai beaucoup apprécié et que j'ai eu envie de vous présenter ici !

Stefan Sagmeister est d'origine autrichienne, c'est à l'origine un designer graphique et un typographe, d'où son attrait pour les mots et les phrases. Dans "The Happy Show" il montre ses recherches menées sur le "bonheur". Pour faire plus clair, il se pose au travers de son travail des questions comme : qu'est ce qui apporte, la joie et le bonheur aux gens ? Et comment faire pour procurer cela au travers de l'art et du design ?

On commence l'exposition par une série de sondages, sous des formes graphiques stylisées et des explications écrites à même les murs. On peut y lire les informations suivantes : Quelle tranche d'âge considère être la plus heureuse, et donc l'évolution de notre "happiness" sous forme de courbe, comment le monde se représente le bonheur, qu'est ce qui est nécessaire et responsable de ça par exemple pour ceux qui connaissent c'est le fameux principe de food safety et food security (les pays dits du "Nord" qui cherchent à manger sain, alors que le problème des pays dits du "Sud" est plutôt de manger tout court...) Du coup pour pouvoir se permettre de chercher des bonheurs "supérieurs" de la pyramide (comme un épanouissement professionnel, une estime de soi, la valorisation de soi en tant qu'individu, ...) il faut déjà remplir les conditions de base qui sont celles de la survie (le bonheur d'être simplement en vie et de répondre à ses besoins primaires), différentes activités et quel pourcentage de joie elles procurent, mais aussi l'organisation idéale de la vie pour accéder au bonheur total avec des périodes de temps de liberté entre le travail notamment, ainsi que pleins d'autres graphiques édifiants.

La hierarchie du bonheurStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien le monde est heureux ?Stefan Sagmeister : à la recherche du bonheur ! Bonjour ? Tu peux m'entendre ?

Ensuite on passe à différents types d'installations : des vidéos, des messages en tout genre sur tous types de supports avec la mise en image des mots de ses phrases, au travers de photos graphiques en land-art, éphémères ou pérennes, des chorégraphies,... pour donner le sourire avec des phrases ou des citations qui poussent vers le point de vue positif, et la confiance en soi. Le tout avec humour et interaction, le visiteur de l'exposition doit parfois mettre la main à la pâte pour faire vivre les installations, comme pédaler pour allumer des leds qui font apparaître un message, ou tirer une carte surprise dès son entrée avec une action qui une fois réalisée devrait donner le plaisir du travail accompli.

En fin d'exposition, on peut évaluer son niveau de bonheur, grâce à des distributeurs de chewing-gum géants dans des tubes notés de 1 à 10, le but de l'exposition étant de partager l'Happiness attitude ;) Je vous laisse deviner dans quel tube je me suis servie !

Tout le monde croit toujours avoir raison XD surtout moi :pChaque sortie est aussi une entréeStefan Sagmeister : à la recherche du bonheur !Combien êtes vous heureux maintenant ?Se faire du soucis n'apporte rien

Pour ceux qui auraient envie d'en découvrir plus sur son travail, il a aussi participé à TedxTalks sorte d'université du savoir pour tous, où on partage des recherches, des expériences, des connaissances, des travaux sous forme de conférence rapide (la majorité sont en anglais mais vous pouvez les trouver en sous-titré plutôt facilement) où il expose justement ses travaux sur le "Happy-powa". Vous pouvez voir ici par exemple ses "7 règles pour être heureux".

 

 

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Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

Publié le par Chokopims

Cela faisait un bon moment que je n'avais pas plongé dans une ambiance de concert.

Je n'avais pas mis les pieds dans un festival de musique depuis juillet 2016 à Périgueux au Sans Réserve, où avec Becky et Merry Curry nous avions fait un tour au sympathique "Dedans-Dehors", qui nous avait fait voyager du côté des Balkans, et au royaume musical du métal revisité par les cuivres. Thundertruck powa ! Merry Curry qui aime bien (tout comme moi) les petits festivals de musique en extérieur, vu que c'est elle aussi qui m'avait emmené aux Campulsations l'année d'avant...

 

Une sortie à la francfourtoise : un concert à la Brotfabrik !

 Du coup quand la Slacklineuse une amie de l'échange en poste aussi à Frankfurt m'a proposé d'aller à la Brotfabrik, voir un groupe d'électro-swing, je n'ai pas longuement hésité avant de répondre un "oui !" définitif et sans condition, avant même de savoir si ça allait me plaire...

"C'est un groupe strasbourgeois, ils s'appellent Lyre le Temps ..." Bon  je me dis que je vais écouter une chanson avant d'y aller tout de même... Je tombe sur la première référencée soit : Looking like this ... Je me dis "C'est pas mal :) ça ressemble un peu à du Caravan Palace mélangé à du Chinese Man !" et je m'arrête là en me disant, je verrais le reste en live, comme ça, ça me laisse la surprise.

Jeudi 16 mars à 20h, heure du concert, c'est donc cinq touristes franco-allemands, car aucun de nous ne connaît plus que ça le groupe, qui débarquent à la Brotfabrik... Ambiance tamisée aux projecteurs, la petite salle conviviale parait comme enfumée dans la lumière bleue... On se place tous devant à gauche, chacun comme à son habitude. Et bah tiens ça nous fait un nouveau point commun ! Puis le DJ-mixeur à la Oaistar, débarque pour chauffer un peu l'ambiance, et enfin tout le groupe ! En plus, on est devant le bassiste/contrebassiste : yeah... Et ça commence, ça donne envie de bouger, de danser et puis l'Utopim'ste reprends le dessus : ça commence à sautiller sérieusement après les quatre premières chansons. On peut dire que oui ça m'a plu ! Surtout de retrouver cette ambiance de concert un peu alternatif, qui m'avait à vrai dire manqué.

Nous avons donc continué ainsi, non pas jusqu'au bout de la nuit, mais jusqu'au bout du concert ! Comme il commençait à se faire faim, je me suis rappelée mes sorties de soirée un peu identiques en Erasmus, où les boulangeries ouvraient et l'odeur nous faisait nous arrêter, affamés, pour nous restaurer un peu, avant d'aller se coucher tranquillement...

 

Et un petit coup de jump pour About a trauma drum !!!! Et pensée pour Becky qui me voit sûrement sautiller à des kilomètres de là XD

=> Bon en vrai je saute pas aussi haut hein... On est d'accord !

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5 bonnes raisons de lire Harry Potter et l'enfant maudit

Publié le par Chokopims

Je vous avoue que j’étais très sceptique au début à l’idée de découvrir le livre et ce pour deux bonnes raisons.

Tout d’abord, comment réussir à retranscrire le monde magique d’Harry Potter dans une pièce de théâtre ? Est-ce que ça n’allait pas perdre de son charme ? Et puis surtout, sérieusement 19 ans après ? C’est typiquement le genre de fin qui m’horripile (ce que j’irais même jusqu’à qualifier de fin à la mode asiatique… Parce qu’ils en ont le secret.) et pour moi le dernier chapitre du livre 7, qui se plaçait déjà dans cette veine là, était plutôt inutile et inintéressant pour l’histoire…

Donc c’est mitigée mais pleine de bonne volonté et d’espoir (comme toujours) que je me suis plongée dans la lecture d’Harry Potter et l’enfant maudit… Et bien je ne l’ai pas regretté, vous vous en doutez, puisque vous avez lu le titre de l’article.

 

Sans plus attendre et sans spoiler je vais donc vous fournir 5 bonnes raisons de lire ce petit dernier de la saga de J. K. Rowling !  

1) Cela pose une vraie question de fond, sur comment vivre avec un passé de « héros », ou de « méchant », et de manière5 bonnes raisons de lire Harry Potter et l'enfant maudit générale, après une guerre, plus ou moins traumatique. Comment éviter les erreurs du passé et faire que cela ne se reproduise jamais ? Comment reconstruire sa vie après ça ? C’est une partie plutôt réaliste, très peu dépeinte (voir quasi jamais) dans ce genre de littérature, à savoir : la place du devoir de mémoire dans l’héroic-fantasy… Qui veut faire son mémoire dessus ?

2) Harry Potter n’est pas au centre de l’histoire. Bien que présent dans le titre (c’était inévitable), ce n’est pas lui le vrai héros de cette partie de la saga (Mais l’a-t-il déjà été ? Et qui l'est réellement ?). Il devient un personnage parmi les autres, il fait lui aussi des erreurs, se fourvoie, cherche des réponses, … On retrouve donc avec plaisir nos personnages « grandis » par les anciens événements et à leurs côtés des nouveaux, la nouvelle génération, qui ne connaît cette guerre que par les récits des adultes. Et cela donne un vrai rafraîchissement.

3) Rien que ce point là vaut, à mon avis, tous les autres : Drago Malefoy et Severus Rogue. Ces deux personnages, parfois (surtout pour le premier) injustement traités dans la saga, arrivent à trouver une (très) juste place dans le récit (et pas des moindres selon moi). Ces « faux méchants au passé tourmenté » - parce que disons le clairement c’est exactement ça - donne une belle leçon de vie à Harry. Et ça, ça vaut le coup d’œil ! Serpentard une maison sympathique finalement ?

4) Nous obtenons enfin une explication appuyée et démontrée, qui clouera le bec aux réinventeurs d’histoire,  clamant haut et fort qu’ : « Ils auraient pu prendre un retourneur de temps et c’était terminé en 5 minutes ». L’effet papillon ça vous dit quelque chose ? Si vous avez encore des doutes, posez la question au docteur Who…

5) Ҫa ne se lit pas, ça se dévore. Je l’avais gardé pour mon voyage retour en avion, et j’ai failli oublier d’en descendre à l’atterrissage… Très prenant, ça s’enchaîne rapidement, et puis tu te dis « c’est déjà fini ? ».

 

 Il y a quand même plusieurs critiques à émettre, par exemple la relation Scorpius-Albus Severus que je qualifierai de syndrome Sam-Frodon… Des facilités dans le scénario, une sécurité du ministère de la Magie complètement obsolète et défaillante (que je ne m’explique toujours pas après les événements des tomes 5 et 7), des passages qui ressemblent à des trolls de l'auteure, des petites incohérences relevées par-ci par là et etc…

Mais dans l’ensemble c’est une excellente surprise et je vous le place d’ors et déjà en main, pour que vous vous fassiez votre propre avis. Si vous l’avez déjà lu je serais ravie de savoir ce que vous en avez pensé et ainsi discuter sans spoiler plus en avant l’histoire.

 

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Projekt K - Le festival du film coréen sur Frankfurt am Main

Publié le par Chokopims

Ce weekend, j'ai pu profiter de la semaine de la culture à Francfort qui proposait du 26 au 30 octobre 2016 la 5ème édition de "The Korean Film Festival"  au Cinéstar Métropolis.

C'est Maryla une amie allemande rencontrée en France c'est une longue histoire... qui m'en avait parlé avant les vacances de la Toussaint, j'y ai entraînée de force une Becky qui passait par là et c'était parti pour changer totalement de décors ! Et le dépaysement culturel a été complet pour certaines : puisque nous avons testé pour vous "faire un festival culturel en trois langues dont aucune n'est votre langue maternelle !" défi relevé !

Projekt K - Le festival du film coréen sur Frankfurt am Main

 

 

Projekt K - Le festival du film coréen sur Frankfurt am MainAlors en quoi ça consistait ? Tout simplement une affiche bien complète de films, qui ont été ou sont toujours à l'affiche en Corée du Sud, avec sous-titrages en anglais majoritairement et quelques uns en allemand. Ainsi qu'une plongée dans la culture coréenne avec  quelques petits stands typiques comme la calligraphie en hangeul 한글 (alphabet coréen dont je vous ai déjà parlé), l'essai de hanbok 한복 (costumes traditionnels coréen), et du hanji 한지 (art coréen de construire des choses en papier), une agence de voyage "Imagine your Korea" qui sérieusement à une pub très ciblée XD et les fameux "K-Pop Contest"  et non bizarrement ils n'ont pas appelé ça la Han-pop... et plus important encore : le stand de restauration :D

D'ailleurs petite parenthèse pour les petit(e)s détectives de la langues : vous avez raison, devant chacun de ces mots désignant quelque chose appartenant à la culture coréenne on retrouve la syllabe : "Han"  et ... devinez comment on dit Corée ??? Hangug  한국 ! Par contre c'est pas vraiment traduisible...

Nous, on est des habituées des gros festivals geeks français, comme l'Animasia ou le BGF que j'ai déjà mentionné dans d'autres articles pour ne citer que les événements bordelais XD en bonne publicitaire locale...  Mais en Allemagne, bien qu'on y croise pas mal d'asiatique cette culture n'est pas encore aussi répandue qu'en France et les animés, dramas, jeux, groupes de musiques et etc... ne sont pas encore aussi médiatisés que chez nous. D'ailleurs pour la petite histoire, sachez que si en France dans un restaurant asiatique, il faut demander des couverts si on ne sait pas manger avec les baguettes, en Allemagne, il faut demander des baguettes, si on ne sait pas manger avec des couverts ^^ Oui on me regarde très bizarrement quand j'y mange...

 

 

Pour en revenir au festival du film coréen : on a trouvé un peu bizarre, pour une grande ville comme Frankfurt am Main, qu'un événement comme ça ne soit même pas indiqué à l'entrée du cinéma et que les stands soient plutôt petits et cachés. Nous sommes arrivées hors des heures de pointe, lors du K-Pop Contest autant vous dire qu'ils étaient tous dans le cinéma pour regarder les performances individuelles ! Et zut on a loupé ça ! Mais au moins : on a eu les stands pour nous toutes seules ! Yeah ! Le lendemain ce n'était pas tout à fait la même histoire ;) Il y avait même un LAN, les PC envahissaient le cinéma et les stands avaient été déplacés à l'étage ...

Rapide déroulé de mon weekend après ma loooooongue explication

 

Projekt K - Le festival du film coréen sur Frankfurt am Main

Premier jour avec Becky : Stands avec calligraphie, hanbok (oui encore parce que là ils sont verts !), hanji sous-verre pour Becky et petite assiette vide-poche pour moi, dégustation de Mandu 만두 sortes de petites brioches, ici fourrées à la pâte de haricot rouge <3 dévalisement de "Imagine You're Korea" pour préparer cet été ! D'ailleurs on a récupéré une super carte de la péninsule coréenne, et j'ai commencé à prendre des informations sur les choses à faire... et Film quand Maryla nous rejoint avec son amie de tandem coréenne !

Deuxième jour avec Maryla : K-Pop Contest ! Cette fois c'était les performances de groupe. Où ils y avait beaucoup quasiment que des groupes de filles (le plus important en comptait 14) qui reproduisaient des chorégraphies connues à priori parce que je vous avoue qu'en fait moi je regarde pas les clips ^^' sur des chansons de K-Pop on s'en doute très connues aussi, ça m'a permis de mettre un peu de nouveaux sons dans ma playlist Bon alors pourquoi c'est aussi important la K-Pop me direz-vous ? ... Parce que, la Corée du Sud sans la K-Pop... C'est plus la Corée du Sud... C'est l'effet marketing ;)

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La Jap'animation : par où commencer ?

Publié le par Chokopims

Les indispensables (selon moi)

 

Oui parce que c'est bien joli tout ce listing, et tous ces noms,  mais on est plus perdu qu'autre chose. Toujours une seule et même question quand on croule sous les informations :

" Par où commencer ?!" En gros lesquels je dois absolument voir, quels sont les plus géniaux et pourquoi ? Lesquels vont me donner envie de continuer sur la lancée ?

 

Deux points importants avant de commencer :

1) Personnellement je n'ai pas vu tous les films d'animations dont je vous ai parlé dans l'article précédent... Mea culpa.... Et il y a même des animés dont je n'ai pas encore eu connaissance qui sont aussi sûrement des chefs d’œuvres... Desquels je suis passée à côté. Ma wishlist étant encore ouverte...

2) Chaque individu est différent, possède ses préférences en terme de film, pour des raisons artistiques, graphiques, de contenu, d'OST épique, de caractère design des personnages,... il est donc impossible pour moi de vous conseiller mieux que vous même. A vous de voir après ma présentation quels films d'animation parmi ceux proposés vous tentent le plus et de vous faire une propre idée. La liste précédente est elle plus complète, si vous êtes partis sur la lancée, si vous aimez l'aventure choisissez-en un au hasard et c'est parti !

 

En tenant compte de tout ça, je vous ai concocté un petit top 5 pour une première (ou une énième) immersion dans la jap'animation et qui vous montreront que non, la jap'animation ce n'est pas que pour les enfants, bien au contraire !

 

La Jap'animation : par où commencer ? Paprika de Satoshi Kon. Comme je l'ai déjà dit sa filmographie est très difficile d'accès dans le sens où les versions françaises se font rares et les VOSTFR aussi... Mais vraiment vous ne le regretterez pas ! Paprika c'est un long métrage très coloré et hypnotique... Attention à voir à tête reposée ! C'est un film d'animation qui nous plonge dans le monde des rêves, en effet un nouveau traitement thérapeutique est inventé, qui permet d'entrer dans les rêves du patient. Un groupe de chercheur est chargé de travailler sur ce prototype et de le tester. Sauf que... bien sûr quelqu'un décide de voler le procédé et de s'en servir à des fins personnelles, et donc on se lance à la poursuite du coupable. Rien à voir avec Inception par contre ^^ C'est vraiment très particulier, pour public averti je l'ai conseillé plusieurs fois et les avis sont mitigés ...

=> Bande annonce par ici.

Si vous préférez les histoires sociales et plus "ancrées dans la réalité" je vous conseille de passer votre tour sur Paprika et de vous tourner plutôt vers son Tokyo Godfather, qui vous promet de belles surprises. Dans tous les cas Saatoshi Kon fait des films d'animations vraiment dédiés aux adultes et ça se voit dans ses sujets traités plutôt noirs.

 

 

La Jap'animation : par où commencer ? Colorful de Keiichi Hara, celui-là est très poétique, enfin très nippon quoi, très agréable artistiquement, au niveau des tracés comme dans les couleurs, comme l'indique le titre... Il est vraiment prenant, attachant et sérieux dans son sujet traité. C'est l'histoire d'une âme qui se réincarne dans le corps d'un garçon de 14 ans, et doit essayer de réparer les erreurs qu'elle a commises dans le passé pour se racheter. En gros on lui offre une deuxième chance même si au début ça ne l'intéresse pas du tout ! Le scénario est librement adapté d'un roman japonais du même nom, signé Eto Mori.

Et puis rien que pour l'OST vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est vraiment émouvant et la fin est juste magnifique. J'ai découvert Keiichi Hara avec ce film et j'en suis ravie, je me suis ensuite intéressée à ce qu'il avait déjà fait pour me rendre compte que je connaissais déjà Un été avec Coo, très mignon aussi mais plus ciblé sur un public enfant.

=> Bande annonce de ce côté !

 

 

 La Jap'animation : par où commencer ?Pompoko de Isao Takahata, pour la prouesse de mêler trois styles de graphisme différents, au sein d'un même film et de mettre de l'hilarité générale derrière un sujet d'actualité : la place des minorités au sein des nouvelles villes. Alors oui j'ai travaillé sur ce film dans un dossier sur un module "Habiter Mobilité" quand j'étais encore en université de géographie, oui il a reçu un mauvais accueil par mes professeurs, mais non je n'abandonne pas ! Parce que pour moi ce film, il est vraiment intéressant. Au delà de l'histoire des Tanukis (appelés chiens viverrins par chez nous) qui n'est qu'un prétexte pour montrer l'adaptation difficile et forcée des minorités campagnardes à leur nouvel environnement urbain, qui se doivent de s'adapter à cette vie qu'ils n'ont pas voulu pour survivre. Bref en plus au niveau urbanisation y a de belles images (notamment au début du film qui montre bien la pression du logement et les solutions adoptées) qui méritent qu'il soit plus connu. Mais c'est quoi l'histoire ? Celle de deux bandes rivales de Tanukis qui se chamaillent sans arrêt pour un territoire et qui finissent par se mettre d'accord pour chasser l'ennemi commun : l'homme qui détruit son territoire pour pouvoir étendre la ville. A partir de là ils décident d'exploiter leurs pouvoirs de Tanukis pour jouer des tours aux humains et les faire renoncer à bâtir sur leurs terres.

=> Bande annonce allons y !

 

 

La Jap'animation : par où commencer ?Le château ambulant d'Hayao Miyazaki, parce que c'est tellement dur de choisir parmi sa filmographie bien remplie mais qu'on ne pouvait pas faire une liste sans le mentionner soyons sérieux, que ses OST sont encore et toujours sublimes et signées Joe Hisaishi et que Totoro et Le voyage de Chihiro sont au centre de l'attention les vilains ! C'est vrai que c'est un de mes préférés, mais aussi je pense un des plus faciles pour s'y immerger. Déjà parce que tous les personnages sont très sympathiques et amusants (entre Calcifer, Navet, Hauru, le chien asthmatique, la sorcière des Landes, ...) que le monde imaginaire et magique est très présent mais aussi parce que l'héroïne vaut vraiment le détour ! (Oui j'ai fait un cosplay de Navet qui vient de ce film, oui je suis une fan inconditionnelle de Calcifer, non ce classement n'est pas vraiment objectif XD) Parce qu'il délivre aussi un message d'espoir et de combativité, et qu'on ne peut pas se trouver de mauvaise humeur après l'avoir visionné ! Ensuite, vous pourrez attaquer Nausicaa et Mononoké avec un regard plus aiguisé ;)

=> Bande annonce avec Ohrwurm en prime ;p !

 

 

La Jap'animation : par où commencer ?

 

La traversée du temps de Mamoru Hosoda, adapté d'une nouvelle éponyme de Yasutaka Tsutsui (dont un autre de ses livres à d'ailleurs servi de base à Paprika, le monde est petit...), qui avait déjà était adapté de nombreuses fois en film avant ce long métrage animé. N'oublions pas que l'animation, permet de dépasser les limites des acteurs, de retranscrire plus de chose et offre parfois de meilleures possibilités de se rapprocher de l'imaginaire de l'auteur. Cette histoire nous plonge donc dans les voyages dans le temps et qui n'a jamais rêvé d'avoir ce pouvoir ? Pour différentes raisons je vous l'accorde. Difficile de vous en dire plus sur l'histoire sans vous spoiler, alors je dirais juste pour un résumé express : "Une lycéenne découvre qu'elle a le pouvoir de voyager dans le temps." en espérant que cela vous motivera à en savoir plus en le regardant ! 

=> Bande annonce motivante !

 

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Dans l'ombre de Miyazaki

Publié le par Chokopims

Voici donc le point culture du jour, non-exhaustif, sur les films d'animations japonais et leurs réalisateurs.

Dans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de Miyazaki

Attention au départ en Terre du soleil levant, veuillez vous déchausser en entrant dans le temple de l'animation japonaise et de ses petits bijoux du cinéma !

Avant que certains ou certaines ne crient au scandale je tiens à préciser, que dans un soucis de longueur et surtout de cohérence de mon propos j'ai laissé de côté tous les films d'animations tirés d'adaptations animées plus longues, et que je me suis concentrée sur une majorité des films d'animations qui ont réussi à venir jusqu'à nous, pauvres occidentaux que nous sommes.... Pour plus de lisibilité sur cet article qui se veut le plus informatif et chaleureux possible, je l'ai organisé en grandes parties. Sur ce bonne lecture !

 

  • Des réalisateurs qui ont fait leurs preuves

Derrière le géant Miyazaki, il y a d'autres petits géants qui ont déjà prouvé qu'ils étaient capables de tout, voir même du meilleur ! Voici quelques petits incontournables pour briller en société dans un restaurant japonais même s'il est tenu par des chinois ou des coréens, ou par une autre communauté asiatique...

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 1 : Isao Takahata, est un réalisateur qui faisait lui aussi parti de la TOEI (l'Hollywood nippon) avec Hayao Miyazaki, c'est ensemble qu'ils créent les studios Ghibli, au tout départ du voyage en 1985 ! Alors taxé de feignant par son collègue, il a cependant à son actif des films magnifiques dont vous avez sûrement entendu parlés, même si vous ne les avez pas encore visionnés : Le tombeau des Lucioles (1988), Pompoko (1994), Mes voisins les Yamadas (1999) ou encore Les contes de la princesse Kaguya (2013). Le talent d'Isao Takahata ne vient pas de ses dessins, puisqu'il ne dessine pas lui même ses œuvres, il embauche des dessinateurs pour ça, non sa particularité c'est la diversité de ses thèmes et sa façon de les traiter. Il est capable de se renouveler à chaque fois. 

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 2 : Satoshi Kon décédé en 2010, pour notre plus grand regret il est l'auteur de l'ultime chef d’œuvre Paprika (2006), une plongée dans le monde des rêves, mais aussi Tokyo Godfather (2003), Perfect Blue (1998) ou Millennium Actress (2002). Beaucoup plus proche du réel et de la vie quotidienne, sa filmographie est un peu plus noire mais toujours empreinte de sa patte très reconnaissable... Il dépeint la vie de son mieux, ce qui fait souvent de ses films des grands drames sociaux avec des touches d'humour, parfois noir mais toujours juste. Un prix du festival des films d'animations d'Annecy porte même son nom, tellement l'homme fût talentueux !

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 3 : Keiichi Hara qui débute fort avec Un été avec Coo, petit film sur l'amitié entre un kappa et un petit garçon, puis revient toujours plus convainquant avec Colorful (2010) un film prenant aux couleurs magnifiques qui raconte l'histoire d'un esprit qui essaye de se racheter en réintégrant le corps d'un adolescent, très poétique et poignant de mon point de vue. Plus récemment, il nous est revenu en pleine forme avec : Miss Hokusai (2015) qui raconte l'histoire romancée de la fille du peintre (inconnu n'est-ce pas ?) Hokusaï. Keiichi Hara a été primé pour chacun de ses films, remportant plusieurs fois la palme d'or du film d'animation à Annecy pour Colorful (décidément à voir) et Miss Hokusaï.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 4 : Hosoda Mamoru, si ce réalisateur a été formé à bonne école puisqu'il sort (comme beaucoup) de la TOEI il a été peut-être injustement recalé des studios Ghibli... mais cela ne l'a pas empêché de réaliser en solo des films dignes du box-office comme Les enfants loups Ame et Yuki (2011). De mon point de vue, ce n'est pas forcément son plus réussi... Il ne faudrait pas oublier qu'il a aussi réalisé La traversée des temps (2006) et Summer Wars (2009) deux animations beaucoup plus intéressantes à mon goût que les enfants loups... Et durant l'été 2015 The Boy and the Beast, plutôt sympa aussi ! Après si son nom vous dit quelque chose c'est aussi qu'il s'est occupé du long métrage One Piece (et oui... j'avais pourtant dit que je ne parlerai pas d'animés...).

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 5 : Makoto Shinkai, beaucoup plus dans le sentimentalisme mais toujours dans le fantastique ou la science-fiction, avec des films comme The Garden of Words, Biosoku 5 centimeter, ou la Tour au-delà des nuages. Pour ma part j'ai vu les deux derniers que j'ai trouvé pas mal, mais très très accès sur les sentiments... Par contre les décors sont vraiment époustouflants.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 6 :  Masayuki Kojima connu surtout pour son Piano Forest (2007), qui porte (on s'en doutait) sur l'apprentissage du piano de deux jeunes garçons que tout oppose. Une belle réussite, notamment grâce à ce lien d'amitié et ce piano "magique" perdu dans la forêt. Il est aussi l'auteur du Chien du Tibet (2012), Fire Force DNA Sights 999.9 (1998) et il a signé l'adaptation en film d'animation du manga de science-fiction post-apocalyptique Spirit of the Sun avant de s'attaquer à l'adaptation animée de Monster entre 2004 et 2005.

 

Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 7 : Yasuhiro Yoshiura, jeune réalisateur découvert réellement grâce à Patéma et le monde inversé (2013), une histoire de science-fiction dans un des avenirs probables autour de l’inversion de la gravité. Vraiment agréable à la fois au niveau du synopsis, des personnages et des décors. Il avait déjà à son actif des longs métrages comme Pale Cocoon (2006) et Time of Eve (2010), un peu dans la même veine, mais pas vraiment disponibles en France malheureusement...

 

  • Les réalisateurs d'un seul film

Si certains multiplient les succès, ou du moins se lancent dans plusieurs projets, certains réalisateurs n'ont à leur actif qu'un seul film, et pourtant, on en aurait aimé plus !

Dans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de MiyazakiDans l'ombre de Miyazaki

C'est le cas de Nizō Yamamoto qui adapte La forêt de Miyori (2009), d'après une œuvre originale d'Hideji Oda, le film raconte l'histoire d'une petite fille qui découvre qu'elle est la gardienne d'une forêt et toutes les responsabilités que cela implique... Certes ce réalisateur ne compte donc qu'un seul film à son actif et ce n'en est pas lui le scénariste mais il peut se vanter d'avoir travaillé avec Isao Takahata sur la série animée Anne la maison aux pigeons verts. Il a également fait parti du studio Ghibli, chargé des décors notamment du Tombeau des lucioles, Princesse Mononoké, ou le Chateau dans le ciel et il a ensuite créé son propre studio (Kaieisha). Son nom est donc à retenir...

On peut aussi citer : Lettre à Momo (2011) réalisé par Hiroyuki Okiura, qui a pourtant été nominé lors du festival du film d'animation d'Annecy et a remporté le prix du jury de "Mon premier festival" à Paris en 2012. Depuis plus rien.... Ou encore Origine, une fresque fantastique avec pour décors un futur post-apocalyptique où les esprits de la forêt reprennent leurs droits sur la Terre... Sorti en salle japonaise en 2006, il a été réalisé par Keiichi Sugiyama, plus habitué à la création de musiques de jeux vidéos, mais qui a pourtant travaillé sur des animés très connus comme City Hunter , Macross ou Neon Genesis Evangelion. En remontant encore dans les années 2000, on trouve Mind Game (2004) une animation délurée, tirée du manga éponyme de Robin Nishi, et réalisé par Masaaki Yuasa, celle-ci nous fait plonger dans une course avec Dieu lui même pour réécrire la vie d'un mangaka "raté".

 Deux films plus connus pour leurs noms que pour leurs réalisateurs (encore une fois j'ai envie de dire) qui dans le domaine de l'animation de science-fiction japonaise se font une belle part, même si leur succès est très discuté... Steamboy (2004) de Katsuhiro Otomo, ce dernier est d'ailleurs certainement plus célèbre pour son manga adapté en animé Akira que pour son film... Comme quoi l'animation ne paie pas toujours. Et le sur-méga-connu, enfin pour toute personne née dans l'ère de la game-boy --', Ghost in the Shell (1995) par Mamoru Oshii, qui est le premier d'une longue série qui changera maintes et maintes fois de réalisateur et de scénariste... Même si les puristes vous le diront, il se fait voler la vedette par Innocence, Ghost in the Shell 2 (2004) aidé par Hiroyuki Okiuraau au carac-design (et vous savez comme c'est important).

Ensuite j'en oublie (sûrement), j'ai vu passer dernièrement quelques infos sur un certain Redline (2010), qui promettait de belles choses, mais je ne l'ai pas visionné.

 

  • Les studios Ghibli

Ici je vais vous présenter d'autres animateurs tout droit sortis de la maison Ghibli, cette grande maison de l'animation qui a tout de même fini par se faire racheter par Disney au grand damne de Miyazaki son créateur (oh noooooooooooooooooooooooooon).

Dans l'ombre de MiyazakiPour l'anecdote, savez-vous que dans l'ombre de Miyazaki, il y a un autre Miyazaki ? Son propre fils, Goro Miyazaki, qui injustement comparé à son père, a pourtant fait de son mieux dans ses deux longs métrages Les Contes de Terremer (vous savez le film que personne ne comprend...) et La colline aux coquelicots. Comme quoi sortir des studios Ghibli n'est pas forcément un avantage en soi... Vous pouvez en parler à d'autres oubliés des studios comme Tomomi Mochizuki qui réalise Je peux entendre l'océan (1993), un film loin d'être surmédiatisé...  Parmi les autres noms qui ne passent pas à la postérité il y a  Yoshifumi Kondo qui meurt trois ans seulement après avoir réalisé Si tu tends l'oreille (1995), seul film à son actif, auquel fait écho le Royaume des chats (2002) réalisé lui par Hiroyuki Morita. Y figure aussi Hiromasa Yonebayashi auteur d'Arietty, le petit monde des chapardeurs (2010) et de Souvenirs de Marnie (2014) qui quitte d'ailleurs les studios après ce dernier long métrage. Si vous vous demandiez pourquoi dans les différents films de Ghibli vous ne retrouviez pas toujours l'univers magique auquel le grand Hayao Miyazaki vous avez habitué, maintenant vous savez pourquoi !

 Et encore ici je me suis cantonnée à parler des seuls réalisateurs, mais ils ne font pas le film tout seul, loin de là ! Il faut compter aussi les scénaristes, les assistants, responsables d'animations, chefs décorateurs, coloristes, et que sais-je encore qui pullulent dans la liste des participants à la réalisation du film dans les génériques (oui ces petites écritures à la fin des films que franchement peu de gens personne ne prend le temps de lire....) : Bref le boulot d'animateur ce n'est pas de tout repos...

 

  • Et les femmes dans tout ça ?

Dans l'ombre de MiyazakiDéjà quand on lance une recherche "réalisatrice et /ou scénariste japonaise" la liste se restreint sérieusement, alors si en plus on rajoute le facteur "animation"... soyons sérieux la liste est difficile à établir ! Mais en arpentant la toile je vous ai tout de même dénichés : Satoko Okudera scénariste de Ame et Yuki, les enfants loup et Summer Wars. Et oui j'en suis fière :D ! Mais ce qu'il y a de bien dans la japanimation, c'est que bien que non visibles dans les équipes de productions, les filles sont tout de même bien représentées, car la majorité implique des personnages féminins très intéressants dans les synopsis. Les fillettes sont d'ailleurs aux premières loges (en particulier chez notre cher Hayao Miyazaki ! Même Porco Rosso basé sur l'histoire d'un homme au visage de cochon, est en fait un prétexte pour raconter l'histoire d'une jeune fille mécanicienne...).

 

Sur ce je vous laisse, avec cet article qui se voulait le plus complet possible. Avec les recherches que j'ai faites, je me suis rendue compte, qu'il y avait encore pleins de films d'animation que je n'avais pas encore vu... Il faut dire qu'ici je ne vous ai parlé en majorité que des films licenciés en France, donc qui sont parvenus jusqu'à nous, et ce en laissant de côté les adaptations d'animés. Bref vous aurez compris que c'est une véritable mine d'or et que ce serait dommage de vous en priver... En espérant vous avoir donné envie d'en parcourir certains ! Sérieusement, plus j'ai avancé sur cet article et plus je me suis rendue compte de ma propre ignorance dans ce monde si vaste de la jap'animation !

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Game in Miyazaki

Publié le par Chokopims

En tant que grande fan du pays du soleil levant et de ses films d'animations,

je me suis rendue au "Game in Miyazaki" (où là au moins on m'aurait reconnue si j'avais ressorti mon cosplay --') le 6 février 2016 à l'USJ...

Game in Miyazaki

 

Game in MiyazakiNon l'USJ n'est pas un club de foot... C'est une maison de quartier du côté de la gare Saint-Jean à Bordeaux, pour en savoir plus c'est par ici, qui propose sur cette journée une immersion par le jeu dans l'univers du célèbre Hayao Miyazaki. Pour ceux qui ne savent pas encore qui c'est, si je vous dis Princesse Monoké, Nausicaa, Le voyage de Chihiro, Le château dans le ciel ou plus récemment Le vent se lève ça vous rappelle quelque chose ? Sinon filez les voir d'urgence et au diable le Monsieur d'Animasia qui dit que Hayao Miyazaki c'est le mal car il a monopolisé le marché de l'animation japonaise à lui tout seul, et que d'abord on connait pas assez tous les autres talentueux auteurs de films d'animations comme Isao Takahata ou Satoshi Kon ou encore Mamoru Hosoda... Vous voulez qu'on parle de Walt Disney ? Sérieux...

Petite parenthèse : Je ferai une petite fiche sur les réalisateurs de films d'animations japonaises si ça vous intéresse, comme ça vous pourrez dire à ce Monsieur que, certes vous avez commencé avec Miyazaki et d'ailleurs merci à lui d'avoir popularisé ce genre sous nos latitudes, mais vous avez ensuite eu envie d'aller plus loin et vous avez découverts d'autres monuments. Mais de toute façon on ne peut pas nier que l’univers de Miyazaki est unique et son imaginaire très prenant...

 

Bref, assez divergé sur le sujet. Au programme de la journée : des jeux, des jeux et encore des jeux : le PARADIS !

 

Game in MiyazakiEt là mon instinct de gameuse ne fait qu'un tour (ou peut-être celui de la gamine qui est en moi ^^) : Nous partons dans la quête que nous lance dame Nature au travers du labyrinthe de la course de chat-bus, puis sous l'océan concocter des potions avec Fujimoto (le papa de Ponyo), en s'enfournant dans le brasier de Calcifer résoudre un puzzle, pour enfin essayer de pulvériser le score de lancer d'avion à l'Aéro-porc de Porco-Rosso. Je vous dis que c'est triché les avions en papier sont plus légers et d'abord mon avion il vole pas droit depuis qu'il s'est pris un nuage... Comment ça c'est de la mauvaise foi ?

Après toutes ces péripéties, nous avons réussi à gagner dignement nos petites graines en suivant les noiraudes (vous savez les petites boules noires) et puis nous avons pu tester aussi en vrac : les pompons noiraudes avec des yeux parce que c'est mieux ! Maquillage de Mononoké pour certains et Rubans de Kiki la petite sorcière pour d'autres... Partie de laser game dans les bâtiments pour la fermeture, (Je veux un fusil d'assaut ! Comment ça c'est fait pour viser ? Moi je veux tirer dans le tas !) jeux de plateaux d'Asmodée avec l'association Ludoludik.

On a d'ailleurs testé un jeu génial : Esquissé où il faut écrire un mot, passer au voisin qui dessine, passer au voisin qui essaye de deviner, passer au voisin qui dessine ce que l'autre a deviné et etc... jusqu'à ce que l'ours polaire devienne Olaf ou un western spaghettis un Monsieur qui mange une glace ou du pop-corn... Sur jeu PC des combats Super Vilain vs Super-Héros et où le but n'est absolument pas de connaître les commandes mais d'appuyer au hasard pour découvrir des coups WTF et envoyer l'adversaire dans le décor avant de lui balancer un panneau dans la figure. (Oui j'ai adoré le concept et alors ?) Un atelier kapplas pour tous les habitués : Haha petits joueurs, une base triple tient mieux qu'une base de deux ! Comment ça c'est pas comme ça qu'on construit une tour ? Des années d'expérience je vous dis !

 

Et puis je découvre étonnée que l'an dernier c'est en Terre du Milieu qu'ils ont emmené leur public, et je me dis que j'ai du louper pas mal de chose donc je reste attentive à la prochaine édition. Dans quel monde va-t-on partir pique-niquer l'année prochaine ?

Game in Miyazaki

Un dessin VIP à celui ou celle qui découvrira l'allusion secrète de cette dernière photo ! :D Dans tous les cas moi je dis qu'avec des yeux l'avion voit mieux donc va plus loin CQFD !

Crédits Photos : Merry Curry

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Animasia 2015 : Geekattitude

Publié le par Chokopims

Un weekend digne d'une Geek...


Animasia 2015 : Geekattitude

 Le weekend du 10 et 11 octobre 2015, se déroulait la 11ème édition d'Animasia. Histoire de se rappeler que cet événement a commencé avec un public très restreint dans les locaux d'un cinéma fort sympathique : le Jean Eustache à Pessac, dans lequel se déroule aussi le festival du film d'Histoire, mais ça, ça en est une autre... d'histoire. ;)

Bref donc Animasia c'est un festival qui est dédié à la culture asiatique, d'où mon envie d'y mettre les pieds. D'autant plus que cette année, il s'annonçait aux couleurs de la Corée du Sud et je n'ai pas pu résister à l'appel ! Pour me fondre dans le monde des geek, j'ai donc choisi un cosplay, sauf que... J'ai fait un choix incongru et plutôt inconnu du grand public : le personnage de Navet dans Le château ambulant de Miyazaki (film d'animation à voir !)... Du coup je me suis retrouvée comme ça :

 

Animasia 2015Un navet navrant et navré ... de ne pas être reconnu "Pfff ! Ben puisque c'est comme ça restez incultes !"

Et quelle belle transition pour vous présenter une charmante petite aventure audio, dont l'auteur JBX était présent au festival. Et que (là non plus... --') personne ne connaissait... à priori à cause du succès du Donjon de Naheulbeuk, mais dans l'ombre du géant se cachait : Reflet d'Acide ! Pour ceux qui auraient envie de le (re)découvrir c'est par ici :

=> Calembourgs, rimes et fou rire au rendez-vous !

Autre rencontre fort sympathique : Les Noobs qui étaient derrière leur échoppe made in MMORPG, pas très loin de JBX d'ailleurs puisqu'il joue dans leur websérie... :D si vous voulez vous plonger dans leur univers des jeux en ligne c'est par là (ouais je change un peu ici et là...) :

=> Attention ! ça va vous donner envie de jouer XD

 

Même si je me suis sentie soudain vieille après ces deux rencontres... mais pas pour les mêmes raisons :

1) Reflet d'Acide ça date un peu ... début des années 2000 avant l'apparition des youtubeurs, nous connaissions les podcasteurs et ... c'était bien !

2) Les Noobs touchent un public trèèèèèèèèèèèès jeune (du moins sur le Sud-Ouest) : faudrait changer cette tendance ...(en fait en y réfléchissant, c'est l'âge que j'avais à l'époque des podcasts...)

Sérieusement je ne pensais pas être si vieille jusqu'à ce jour oO !

Sinon en vrac : on a testé tout plein de jeux de société, on a vu les limites de l'accueil du Hangar 14, on n'a pas testé Just Dance, on a bien rigolé, on a joué à Street Fighters sans se lasser, on a perdu de l'ouïe à côté du stand de K-Pop, on a tendu l'oreille pour écouter une conférence sur le grand Miyazaki et son studio Ghibli qui faisaient de l'ombre aux autres scénaristes de film d'animation, on a vu passer l'équipe du Joueur du Grenier dans le dos de Merry Curry, on s'est fait totoriser (ouais j'adore cette expression qui consiste à se transformer en Totoro ^^), on a goûté la cuisine coréenne (enfin les restes), on a mangé des kit-kat et des mikados au thé vert, on est allé en Back-stage derrière la scène pendant le concert du Neko Light Orchestra (en attendant désespérément qu'ils nous chantent les Chevaliers du Zodiaque ... ah non ça c'était juste moi --'), on a attendu  3h pour rentrer, on a fait du découpage, pliage de personnages de film de Miyazaki, on a dégusté des sushis sur les bords de la Garonne, on a vu des goodies, on a eu des goodies, on a vu des gens, pleins de gens, plus ou moins connu, plus ou moins bien déguisés, ...

Animasia 2015 : Geekattitude Bref Animasia c'était vraiment sympa, mais pour être honnête j'ai préféré le BGF, alors que ce n'était que la première édition... Donc j'ai grand espoir pour la deuxième :D

 

Pourquoi ? Plus d'espace et moins de gens déjà (mais ça risque de changer), mais aussi et surtout des espaces dédiés aux interventions et conférences. C'est vrai que profiter de la culture coréenne entre l'entrée principale et le stand de K-Pop... C'est pas vraiment possible... Et c'est bien dommage parce que c'était LA spécificité d'Animasia par rapport au BGF... Ensuite les stands et les invités, rien à y redire : c'est un peu la même chose, faut dire que c'est le même univers ^^ Reste que le BGF préfère se consacrer aux personnalités plus "locales".

 

Je ne nie pas le travail (à mon avis énorme et que je ne me représente pas vraiment) de tous les bénévoles pour faire fonctionner cet événement d'ampleur. Par contre, il va falloir, sérieusement, changer de lieu afin d'accueillir au mieux la foule immense et permettre aux visiteurs de respirer... 15 000 entrées sur le weekend ... L'engouement n'avait peut-être pas encore été détecté, mais je pense que l'accueil est à repenser pour le bien de toutes et de tous. A bon entendeur ;)

 

Bravo et Merci en tout cas de nous proposer ce genre d'évènement :D   

Et sinon une nocturne c'est organisable ???

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