• Voici donc le point culture du jour, non-exhaustif, sur les films d'animations japonais et leurs réalisateurs.

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    Attention au départ en Terre du soleil levant, veuillez vous déchausser en entrant dans le temple de l'animation japonaise et de ses petits bijoux du cinéma !

    Avant que certains ou certaines ne crient au scandale je tiens à préciser, que dans un soucis de longueur et surtout de cohérence de mon propos j'ai laissé de côté tous les films d'animations tirés d'adaptations animées plus longues, et que je me suis concentrée sur une majorité des films d'animations qui ont réussi à venir jusqu'à nous, pauvres occidentaux que nous sommes.... Pour plus de lisibilité sur cet article qui se veut le plus informatif et chaleureux possible, je l'ai organisé en grandes parties. Sur ce bonne lecture !

     

    • Des réalisateurs qui ont fait leurs preuves

    Derrière le géant Miyazaki, il y a d'autres petits géants qui ont déjà prouvé qu'ils étaient capables de tout, voir même du meilleur ! Voici quelques petits incontournables pour briller en société dans un restaurant japonais même s'il est tenu par des chinois ou des coréens, ou par une autre communauté asiatique...

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 1 : Isao Takahata, est un réalisateur qui faisait lui aussi parti de la TOEI (l'Hollywood nippon) avec Hayao Miyazaki, c'est ensemble qu'ils créent les studios Ghibli, au tout départ du voyage en 1985 ! Alors taxé de feignant par son collègue, il a cependant à son actif des films magnifiques dont vous avez sûrement entendu parlés, même si vous ne les avez pas encore visionnés : Le tombeau des Lucioles (1988), Pompoko (1994), Mes voisins les Yamadas (1999) ou encore Les contes de la princesse Kaguya (2013). Le talent d'Isao Takahata ne vient pas de ses dessins, puisqu'il ne dessine pas lui même ses œuvres, il embauche des dessinateurs pour ça, non sa particularité c'est la diversité de ses thèmes et sa façon de les traiter. Il est capable de se renouveler à chaque fois. 

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 2 : Satoshi Kon décédé en 2010, pour notre plus grand regret il est l'auteur de l'ultime chef d’œuvre Paprika (2006), une plongée dans le monde des rêves, mais aussi Tokyo Godfather (2003), Perfect Blue (1998) ou Millennium Actress (2002). Beaucoup plus proche du réel et de la vie quotidienne, sa filmographie est un peu plus noire mais toujours empreinte de sa patte très reconnaissable... Il dépeint la vie de son mieux, ce qui fait souvent de ses films des grands drames sociaux avec des touches d'humour, parfois noir mais toujours juste. Un prix du festival des films d'animations d'Annecy porte même son nom, tellement l'homme fût talentueux !

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 3 : Keiichi Hara qui débute fort avec Un été avec Coo, petit film sur l'amitié entre un kappa et un petit garçon, puis revient toujours plus convainquant avec Colorful (2010) un film prenant aux couleurs magnifiques qui raconte l'histoire d'un esprit qui essaye de se racheter en réintégrant le corps d'un adolescent, très poétique et poignant de mon point de vue. Plus récemment, il nous est revenu en pleine forme avec : Miss Hokusai (2015) qui raconte l'histoire romancée de la fille du peintre (inconnu n'est-ce pas ?) Hokusaï. Keiichi Hara a été primé pour chacun de ses films, remportant plusieurs fois la palme d'or du film d'animation à Annecy pour Colorful (décidément à voir) et Miss Hokusaï.

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 4 : Hosoda Mamoru, si ce réalisateur a été formé à bonne école puisqu'il sort (comme beaucoup) de la TOEI il a été peut-être injustement recalé des studios Ghibli... mais cela ne l'a pas empêché de réaliser en solo des films dignes du box-office comme Les enfants loups Ame et Yuki (2011). De mon point de vue, ce n'est pas forcément son plus réussi... Il ne faudrait pas oublier qu'il a aussi réalisé La traversée des temps (2006) et Summer Wars (2009) deux animations beaucoup plus intéressantes à mon goût que les enfants loups... Et durant l'été 2015 The Boy and the Beast, plutôt sympa aussi ! Après si son nom vous dit quelque chose c'est aussi qu'il s'est occupé du long métrage One Piece (et oui... j'avais pourtant dit que je ne parlerai pas d'animés...).

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 5 : Makoto Shinkai, beaucoup plus dans le sentimentalisme mais toujours dans le fantastique ou la science-fiction, avec des films comme The Garden of Words, Biosoku 5 centimeter, ou la Tour au-delà des nuages. Pour ma part j'ai vu les deux derniers que j'ai trouvé pas mal, mais très très accès sur les sentiments... Par contre les décors sont vraiment époustouflants.

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 6 :  Masayuki Kojima connu surtout pour son Piano Forest (2007), qui porte (on s'en doutait) sur l'apprentissage du piano de deux jeunes garçons que tout oppose. Une belle réussite, notamment grâce à ce lien d'amitié et ce piano "magique" perdu dans la forêt. Il est aussi l'auteur du Chien du Tibet (2012), Fire Force DNA Sights 999.9 (1998) et il a signé l'adaptation en film d'animation du manga de science-fiction post-apocalyptique Spirit of the Sun avant de s'attaquer à l'adaptation animée de Monster entre 2004 et 2005.

     

    Dans l'ombre de MiyazakiNuméro 7 : Yasuhiro Yoshiura, jeune réalisateur découvert réellement grâce à Patéma et le monde inversé (2013), une histoire de science-fiction dans un des avenirs probables autour de l’inversion de la gravité. Vraiment agréable à la fois au niveau du synopsis, des personnages et des décors. Il avait déjà à son actif des longs métrages comme Pale Cocoon (2006) et Time of Eve (2010), un peu dans la même veine, mais pas vraiment disponibles en France malheureusement...

     

    • Les réalisateurs d'un seul film

    Si certains multiplient les succès, ou du moins se lancent dans plusieurs projets, certains réalisateurs n'ont à leur actif qu'un seul film, et pourtant, on en aurait aimé plus !

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    C'est le cas de Nizō Yamamoto qui adapte La forêt de Miyori (2009), d'après une œuvre originale d'Hideji Oda, le film raconte l'histoire d'une petite fille qui découvre qu'elle est la gardienne d'une forêt et toutes les responsabilités que cela implique... Certes ce réalisateur ne compte donc qu'un seul film à son actif et ce n'en est pas lui le scénariste mais il peut se vanter d'avoir travaillé avec Isao Takahata sur la série animée Anne la maison aux pigeons verts. Il a également fait parti du studio Ghibli, chargé des décors notamment du Tombeau des lucioles, Princesse Mononoké, ou le Chateau dans le ciel et il a ensuite créé son propre studio (Kaieisha). Son nom est donc à retenir...

    On peut aussi citer : Lettre à Momo (2011) réalisé par Hiroyuki Okiura, qui a pourtant été nominé lors du festival du film d'animation d'Annecy et a remporté le prix du jury de "Mon premier festival" à Paris en 2012. Depuis plus rien.... Ou encore Origine, une fresque fantastique avec pour décors un futur post-apocalyptique où les esprits de la forêt reprennent leurs droits sur la Terre... Sorti en salle japonaise en 2006, il a été réalisé par Keiichi Sugiyama, plus habitué à la création de musiques de jeux vidéos, mais qui a pourtant travaillé sur des animés très connus comme City Hunter , Macross ou Neon Genesis Evangelion. En remontant encore dans les années 2000, on trouve Mind Game (2004) une animation délurée, tirée du manga éponyme de Robin Nishi, et réalisé par Masaaki Yuasa, celle-ci nous fait plonger dans une course avec Dieu lui même pour réécrire la vie d'un mangaka "raté".

     Deux films plus connus pour leurs noms que pour leurs réalisateurs (encore une fois j'ai envie de dire) qui dans le domaine de l'animation de science-fiction japonaise se font une belle part, même si leur succès est très discuté... Steamboy (2004) de Katsuhiro Otomo, ce dernier est d'ailleurs certainement plus célèbre pour son manga adapté en animé Akira que pour son film... Comme quoi l'animation ne paie pas toujours. Et le sur-méga-connu, enfin pour toute personne née dans l'ère de la game-boy --', Ghost in the Shell (1995) par Mamoru Oshii, qui est le premier d'une longue série qui changera maintes et maintes fois de réalisateur et de scénariste... Même si les puristes vous le diront, il se fait voler la vedette par Innocence, Ghost in the Shell 2 (2004) aidé par Hiroyuki Okiuraau au carac-design (et vous savez comme c'est important).

    Ensuite j'en oublie (sûrement), j'ai vu passer dernièrement quelques infos sur un certain Redline (2010), qui promettait de belles choses, mais je ne l'ai pas visionné.

     

    • Les studios Ghibli

    Ici je vais vous présenter d'autres animateurs tout droit sortis de la maison Ghibli, cette grande maison de l'animation qui a tout de même fini par se faire racheter par Disney au grand damne de Miyazaki son créateur (oh noooooooooooooooooooooooooon).

    Dans l'ombre de MiyazakiPour l'anecdote, savez-vous que dans l'ombre de Miyazaki, il y a un autre Miyazaki ? Son propre fils, Goro Miyazaki, qui injustement comparé à son père, a pourtant fait de son mieux dans ses deux longs métrages Les Contes de Terremer (vous savez le film que personne ne comprend...) et La colline aux coquelicots. Comme quoi sortir des studios Ghibli n'est pas forcément un avantage en soi... Vous pouvez en parler à d'autres oubliés des studios comme Tomomi Mochizuki qui réalise Je peux entendre l'océan (1993), un film loin d'être surmédiatisé...  Parmi les autres noms qui ne passent pas à la postérité il y a  Yoshifumi Kondo qui meurt trois ans seulement après avoir réalisé Si tu tends l'oreille (1995), seul film à son actif, auquel fait écho le Royaume des chats (2002) réalisé lui par Hiroyuki Morita. Y figure aussi Hiromasa Yonebayashi auteur d'Arietty, le petit monde des chapardeurs (2010) et de Souvenirs de Marnie (2014) qui quitte d'ailleurs les studios après ce dernier long métrage. Si vous vous demandiez pourquoi dans les différents films de Ghibli vous ne retrouviez pas toujours l'univers magique auquel le grand Hayao Miyazaki vous avez habitué, maintenant vous savez pourquoi !

     Et encore ici je me suis cantonnée à parler des seuls réalisateurs, mais ils ne font pas le film tout seul, loin de là ! Il faut compter aussi les scénaristes, les assistants, responsables d'animations, chefs décorateurs, coloristes, et que sais-je encore qui pullulent dans la liste des participants à la réalisation du film dans les génériques (oui ces petites écritures à la fin des films que franchement peu de gens personne ne prend le temps de lire....) : Bref le boulot d'animateur ce n'est pas de tout repos...

     

    • Et les femmes dans tout ça ?

    Dans l'ombre de MiyazakiDéjà quand on lance une recherche "réalisatrice et /ou scénariste japonaise" la liste se restreint sérieusement, alors si en plus on rajoute le facteur "animation"... soyons sérieux la liste est difficile à établir ! Mais en arpentant la toile je vous ai tout de même dénichés : Satoko Okudera scénariste de Ame et Yuki, les enfants loup et Summer Wars. Et oui j'en suis fière :D ! Mais ce qu'il y a de bien dans la japanimation, c'est que bien que non visibles dans les équipes de productions, les filles sont tout de même bien représentées, car la majorité implique des personnages féminins très intéressants dans les synopsis. Les fillettes sont d'ailleurs aux premières loges (en particulier chez notre cher Hayao Miyazaki ! Même Porco Rosso basé sur l'histoire d'un homme au visage de cochon, est en fait un prétexte pour raconter l'histoire d'une jeune fille mécanicienne...).

     

    Sur ce je vous laisse, avec cet article qui se voulait le plus complet possible. Avec les recherches que j'ai faites, je me suis rendue compte, qu'il y avait encore pleins de films d'animation que je n'avais pas encore vu... Il faut dire qu'ici je ne vous ai parlé en majorité que des films licenciés en France, donc qui sont parvenus jusqu'à nous, et ce en laissant de côté les adaptations d'animés. Bref vous aurez compris que c'est une véritable mine d'or et que ce serait dommage de vous en priver... En espérant vous avoir donné envie d'en parcourir certains ! Sérieusement, plus j'ai avancé sur cet article et plus je me suis rendue compte de ma propre ignorance dans ce monde si vaste de la jap'animation !

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  • En tant que grande fan du pays du soleil levant et de ses films d'animations,

    je me suis rendue au "Game in Miyazaki" (où là au moins on m'aurait reconnue si j'avais ressorti mon cosplay --') le 6 février 2016 à l'USJ...

    Game in Miyazaki

     

    Game in MiyazakiNon l'USJ n'est pas un club de foot... C'est une maison de quartier du côté de la gare Saint-Jean à Bordeaux, pour en savoir plus c'est par ici, qui propose sur cette journée une immersion par le jeu dans l'univers du célèbre Hayao Miyazaki. Pour ceux qui ne savent pas encore qui c'est, si je vous dis Princesse Monoké, Nausicaa, Le voyage de Chihiro, Le château dans le ciel ou plus récemment Le vent se lève ça vous rappelle quelque chose ? Sinon filez les voir d'urgence et au diable le Monsieur d'Animasia qui dit que Hayao Miyazaki c'est le mal car il a monopolisé le marché de l'animation japonaise à lui tout seul, et que d'abord on connait pas assez tous les autres talentueux auteurs de films d'animations comme Isao Takahata ou Satoshi Kon ou encore Mamoru Hosoda... Vous voulez qu'on parle de Walt Disney ? Sérieux...

    Petite parenthèse : Je ferai une petite fiche sur les réalisateurs de films d'animations japonaises si ça vous intéresse, comme ça vous pourrez dire à ce Monsieur que, certes vous avez commencé avec Miyazaki et d'ailleurs merci à lui d'avoir popularisé ce genre sous nos latitudes, mais vous avez ensuite eu envie d'aller plus loin et vous avez découverts d'autres monuments. Mais de toute façon on ne peut pas nier que l’univers de Miyazaki est unique et son imaginaire très prenant...

     

    Bref, assez divergé sur le sujet. Au programme de la journée : des jeux, des jeux et encore des jeux : le PARADIS !

     

    Game in MiyazakiEt là mon instinct de gameuse ne fait qu'un tour (ou peut-être celui de la gamine qui est en moi ^^) : Nous partons dans la quête que nous lance dame Nature au travers du labyrinthe de la course de chat-bus, puis sous l'océan concocter des potions avec Fujimoto (le papa de Ponyo), en s'enfournant dans le brasier de Calcifer résoudre un puzzle, pour enfin essayer de pulvériser le score de lancer d'avion à l'Aéro-porc de Porco-Rosso. Je vous dis que c'est triché les avions en papier sont plus légers et d'abord mon avion il vole pas droit depuis qu'il s'est pris un nuage... Comment ça c'est de la mauvaise foi ?

    Après toutes ces péripéties, nous avons réussi à gagner dignement nos petites graines en suivant les noiraudes (vous savez les petites boules noires) et puis nous avons pu tester aussi en vrac : les pompons noiraudes avec des yeux parce que c'est mieux ! Maquillage de Mononoké pour certains et Rubans de Kiki la petite sorcière pour d'autres... Partie de laser game dans les bâtiments pour la fermeture, (Je veux un fusil d'assaut ! Comment ça c'est fait pour viser ? Moi je veux tirer dans le tas !) jeux de plateaux d'Asmodée avec l'association Ludoludik.

    On a d'ailleurs testé un jeu génial : Esquissé où il faut écrire un mot, passer au voisin qui dessine, passer au voisin qui essaye de deviner, passer au voisin qui dessine ce que l'autre a deviné et etc... jusqu'à ce que l'ours polaire devienne Olaf ou un western spaghettis un Monsieur qui mange une glace ou du pop-corn... Sur jeu PC des combats Super Vilain vs Super-Héros et où le but n'est absolument pas de connaître les commandes mais d'appuyer au hasard pour découvrir des coups WTF et envoyer l'adversaire dans le décor avant de lui balancer un panneau dans la figure. (Oui j'ai adoré le concept et alors ?) Un atelier kapplas pour tous les habitués : Haha petits joueurs, une base triple tient mieux qu'une base de deux ! Comment ça c'est pas comme ça qu'on construit une tour ? Des années d'expérience je vous dis !

     

    Et puis je découvre étonnée que l'an dernier c'est en Terre du Milieu qu'ils ont emmené leur public, et je me dis que j'ai du louper pas mal de chose donc je reste attentive à la prochaine édition. Dans quel monde va-t-on partir pique-niquer l'année prochaine ?

    Game in Miyazaki

    Un dessin VIP à celui ou celle qui découvrira l'allusion secrète de cette dernière photo ! :D Dans tous les cas moi je dis qu'avec des yeux l'avion voit mieux donc va plus loin CQFD !

    Crédits Photos : Merry Curry

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  • Un weekend digne d'une Geek...

     Animasia 2015 : Geekattitude

     Le weekend du 10 et 11 octobre 2015, se déroulait la 11ème édition d'Animasia. Histoire de se rappeler que cet événement a commencé avec un public très restreint dans les locaux d'un cinéma fort sympathique : le Jean Eustache à Pessac, dans lequel se déroule aussi le festival du film d'Histoire, mais ça, ça en est une autre... d'histoire. ;)

    Bref donc Animasia c'est un festival qui est dédié à la culture asiatique, d'où mon envie d'y mettre les pieds. D'autant plus que cette année, il s'annonçait aux couleurs de la Corée du Sud et je n'ai pas pu résister à l'appel ! Pour me fondre dans le monde des geek, j'ai donc choisi un cosplay, sauf que... J'ai fait un choix incongru et plutôt inconnu du grand public : le personnage de Navet dans Le château ambulant de Miyazaki (film d'animation à voir !)... Du coup je me suis retrouvée comme ça :

     

     

    Animasia 2015Un navet navrant et navré ... de ne pas être reconnu "Pfff ! Ben puisque c'est comme ça restez incultes !"

    Et quelle belle transition pour vous présenter une charmante petite aventure audio, dont l'auteur JBX était présent au festival. Et que (là non plus... --') personne ne connaissait... à priori à cause du succès du Donjon de Naheulbeuk, mais dans l'ombre du géant se cachait : Reflet d'Acide ! Pour ceux qui auraient envie de le (re)découvrir c'est par ici :

    => Calembourgs, rimes et fou rire au rendez-vous !

    Autre rencontre fort sympathique : Les Noobs qui étaient derrière leur échoppe made in MMORPG, pas très loin de JBX d'ailleurs puisqu'il joue dans leur websérie... :D si vous voulez vous plonger dans leur univers des jeux en ligne c'est par là (ouais je change un peu ici et là...) :

    => Attention ! ça va vous donner envie de jouer XD

     

    Même si je me suis sentie soudain vieille après ces deux rencontres... mais pas pour les mêmes raisons :

    1) Reflet d'Acide ça date un peu ... début des années 2000 avant l'apparition des youtubeurs, nous connaissions les podcasteurs et ... c'était bien !

    2) Les Noobs touchent un public trèèèèèèèèèèèès jeune (du moins sur le Sud-Ouest) : faudrait changer cette tendance ...(en fait en y réfléchissant, c'est l'âge que j'avais à l'époque des podcasts...)

    Sérieusement je ne pensais pas être si vieille jusqu'à ce jour oO !

     

    Sinon en vrac : on a testé tout plein de jeux de société, on a vu les limites de l'accueil du Hangar 14, on n'a pas testé Just Dance, on a bien rigolé, on a joué à Street Fighters sans se lasser, on a perdu de l'ouïe à côté du stand de K-Pop, on a tendu l'oreille pour écouter une conférence sur le grand Miyazaki et son studio Ghibli qui faisaient de l'ombre aux autres scénaristes de film d'animation, on a vu passer l'équipe du Joueur du Grenier dans le dos de Merry Curry, on s'est fait totoriser (ouais j'adore cette expression qui consiste à se transformer en Totoro ^^), on a goûté la cuisine coréenne (enfin les restes), on a mangé des kit-kat et des mikados au thé vert, on est allé en Back-stage derrière la scène pendant le concert du Neko Light Orchestra (en attendant désespérément qu'ils nous chantent les Chevaliers du Zodiaque ... ah non ça c'était juste moi --'), on a attendu  3h pour rentrer, on a fait du découpage, pliage de personnages de film de Miyazaki, on a dégusté des sushis sur les bords de la Garonne, on a vu des goodies,on a eu des goodies, on a vu des gens, pleins de gens, plus ou moins connu, plus ou moins bien déguisés, ...

     

    Animasia 2015 : Geekattitude Bref Animasia c'était vraiment sympa, mais pour être honnête j'ai préféré le BGF, alors que ce n'était que la première édition... Donc j'ai grand espoir pour la deuxième :D

     

    Pourquoi ? Plus d'espace et moins de gens déjà (mais ça risque de changer), mais aussi et surtout des espaces dédiés aux interventions et conférences. C'est vrai que profiter de la culture coréenne entre l'entrée principale et le stand de K-Pop... C'est pas vraiment possible... Et c'est bien dommage parce que c'était LA spécificité d'Animasia par rapport au BGF... Ensuite les stands et les invités, rien à y redire : c'est un peu la même chose, faut dire que c'est le même univers ^^ Reste que le BGF préfère se consacrer aux personnalités plus "locales".

     

    Je ne nie pas le travail (à mon avis énorme et que je ne me représente pas vraiment) de tous les bénévoles pour faire fonctionner cet événement d'ampleur. Par contre, il va falloir, sérieusement, changer de lieu afin d'accueillir au mieux la foule immense et permettre aux visiteurs de respirer... 15 000 entrées sur le weekend ... L'engouement n'avait peut-être pas encore été détecté, mais je pense que l'accueil est à repenser pour le bien de toutes et de tous.A bon entendeur ;)

     

    Bravo et Merci en tout cas de nous proposer ce genre d'évènement :D   

    Et sinon une nocturne c'est organisable ???

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  • Le vendredi 25 septembre 2015, les étudiants avaient pour la plupart déjà repris le chemin des bancs usés des amphithéâtres...

     

    L'occasion idéale pour l'ouverture du campus au monde musical comme à chaque rentrée universitaire sur Bordeaux, que dis-je ! sur Pessac !

    Bref au début de mes études l'association et le concept commençaient à peine à se former et je me rappelle très bien les organisations sous tente "chapiteau" avec un son un peu pourri et pas de toilette... un festival amateur, avec des groupes étudiants un peu inconnus. C'était sympa mais c'était pas transcendant non plus...

    Et puis... cette année... 8ème édition...  On m'envoie par mms l'affiche et là c'est le drame : il me faut absolument y aller ! Rien à faire que je n'ai plus le statut étudiant ! Car non seulement l'affiche en elle-même est magnifique (mode pirate activé) mais les groupes, enfin le groupe inscrit en gros, nous laisse tout sauf indifférents puisque sont annoncés ... roulement de tambour ... THE SKINTS, directement importés de Londres underground ! Ce groupe de reggea / ska dont j'écoute en boucle le seul CD que j'ai parce qu'il n'y a tout simplement rien à jeter à l'intérieur !

     

    Je vous laisse juger de vous même le pourcentage d'envie d'y aller d'après l'affiche :

    Campulsation : Quand retourner à l'université devient un vrai plaisir !

     

    Ni une ni deux je monte dans ma voiture et je fonce sur Bordeaux vendredi soir, et là... du petit festival amateur je passe au méga-festival semi-pro oO Transformaton bluffante et vraiment positive ! Cela prouve le travail payant de l'association ces dernières années.

    Des scènes énormes, des sons travaillés, une organisation bien rodée qui alterne les deux scènes pour jouer non stop sans attente entre les groupes, une part écolo avec toilettes sèches et gobelets réutilisables : je crois que ça y est ils n'ont plus rien à envier aux autres festivals pro. Surtout qu'ils font ce que personne d'autre ne fait : une entrée gratuite ! Et ça pour promouvoir la culture, c'est très important !

    Nous étions venues voir principalement le JOSEM, et c'est peu dire que nous n'avons pas été déçues avec le mélange détonnant et bien rythmé qu'ils forment avec le WOMBO ORCHESTRA pour l'occasion avec une reprise rafraichissante de Bullet in Your Head de RATM ! Et bien sûr les SKINTS, alors devant à gauche hein, comme d'habitude ! XD C'est un groupe vraiment excellent je vous conseilles de jeter une oreille dessus quand vous aurez le temps : notamment le fameux :  Rise Up !

     

    Et voilà ce que ça donne en live !

    Campulsation : Quand retourner à l'université devient un vrai plaisir !

     

    Pour le reste de la programmation, nous découvrons des ovnis musicaux qui valent le détour à des degrés différents, les successeurs barcelonais de Ska-P et de Manu Chao (sisisi et ça donne un mélange étonnant): les CHE SUDAKA, rois du rappel qui n'en fini pas sur la même chanson en boucle (5 fois en tout je vous jure ! Et c'était intense en saut croyez moi) => pour le côté Manu Chao vous pouvez écouter leur Mentira Politika pour le côté punk-musette il y a Amores ou El Trenecillo (en fait c'est la même mais elle n'a pas le même nom). En plus le chanteur est un sosie punk d'un ami (naaaaaaaaaaaaaaaaaan !) : Bref nous avons bien rigolé.

    Ensuite en vrac : du Hip Hop parisien, avec ALIEN D'ART qui nous font entamer la soirée sur le mode bonne humeur, ça commence à sautiller !  Et du funk tout droit sortie des années 70' les HANUMAN, ainsi que du rock, blousons noirs en cuir BLACKBIRD HILL.

     

    En fait il y en avait pour tous les goûts, une programmation très variée : Bravo !

    Pour nuancer on va dire que la dernière fois que je suis sortie voir un concert c'était avant mon hibernation de master (soit y a bien deux ou trois ans !), et j'étais vraiment heureuse de retrouver cette ambiance. Et surtout, ne vous inquiètez pas, la fac elle, n'a pas changé, c'est toujours ces bâtiments austères qui te font te dire " Ouf ! Les études c'est terminé ! "

     

    Pour en savoir plus sur les groupes que j'ai cité rendez-vous sur le site des Campulsations.

    Et merci à Merry Curry pour les crédits photos :D

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  • Récemment, je me suis rendue compte que, de plus en plus souvent, certains films attiraient spontanément mes foudres et mes critiques sur la place accordée aux rôles féminins, c'est pour ça que j'ai eu envie de faire un point sur le fameux Test de Bechdel.

     

    Tout d'abord le Test de Bechdel, qu'est ce que c'est ?

    C'est un test qui se pose trois questions à propos d’un film, si les trois réponses sont affirmatives le test est passé avec succès, sinon il échoue :

    1) Il y a au moins deux personnages féminins avec des noms

    2) Qui parlent entre-elles au moins une fois

    3) A propos d'autre chose que d'un homme

     

    Ces trois critères vous paraissent peut-être simplistes et relever du minimum vital, puisque dans la vrai vie avouez que c'est plutôt normal... Ou alors est-ce que l'on s'imagine que les femmes n'ont pas d'autres sujets de conversation que les hommes ?!

    Essayez cinq minutes d'y réfléchir et de vous représenter le pourcentage de film qui passent ce test dans une année...

    Alors ? Des propositions ? Maintenant, comparez vos représentations aux données réelles.

                           =>  Le pourcentage de réussite, pour l'année 2014 était de 55% soit plus faible qu'en 2013 où il était de 67%.

     Certes alors on nous dit que ça s'améliore, mais j'ai envie de rétorquer : encore heureux ! Et encore c'est assez inéquilibré, en fonction, malheureusement, du sexe du producteur exécutif, de l'auteur du scénario et du directeur, comme le montre ce graphique :

     

    J'aurais tendance à dire que l'évolution des réussites au test de Bechdel est fortement due au fait que le milieu du cinéma s'étoffe de plus en plus en présence féminine. Même si on peut voir sur le graphique en haut qu'il reste encore un grand déséquilibre homme/femme dans le milieu. Après un film qui passe ce test, vous vous en doutez aux vues des critères, ne prouve absolument pas que le film donne un rôle important aux personnages féminins, et j'ai envie de dire loin de là. C'est un simple test qui vise à montrer la différence absurde entre la place réelle des femmes dans la société, et la place qu'elles occupent dans les films. Puisque ça ne viendrait à l’idée de personne de se poser les mêmes questions pour des personnages masculins…

     

    Un petit exemple pour faire avancer le débat :

    En effet pour étayer mon propos je vais vous demander de vous interroger sur vos films préférés et d'y étudier quelque peu la place des femmes.

     

    J’avais envie de vous parler d'un film qui échoue au test (mais en même temps ce n'est pas étonnant) : la trilogie du Hobbit, adaptée d'un livre qui, à l'origine, ne comprend aucun personnage féminin. Donc en soit, rajouter des personnages féminins est un bon point non ?

    Oui mais, puisque vous vous doutez qu’il y a un « mais » sinon je n’en aurais pas parlé… Fallait-il vraiment le faire pour ça, parce qu’entre nous, sans parler de l’adaptation complète sur laquelle j’ai beaucoup d’autres choses à dire et à rugir et en se cantonnant aux stricts rôles féminins… Rajouter Galadriel, certes c’est un des personnages phares du Seigneur des Anneaux, ça relève du fan service c’est toujours ça de pris, mais de là à lui mettre au compteur une petite Love Story avec Gandalf : QUOI ?! Bon passons au deuxième personnage féminin sur lequel j’ai encore plus de chose à dire : Tauriel… Sérieusement au début je me suis dit, c’est sympa une elfe qui se bat ça peut enfin apporter un bon personnage féminin charismatique, et là c’est le drame…  Le triangle amoureux de l’extrême (je vous fait pas un dessin vous aurez compris). Combo ! Je crois que ça m’a achevé car j’ai eu juste envie de hurler : « Les personnages féminins ne sont pas cantonnés aux love story pourries ! »

     

    Reprenons notre sang froid pour conclure : Introduire des personnages féminins dans les films c'est bien, les introduire pour leur donner ce genre de rôle, mieux vaut s'abstenir... Après on s’étonnera que certaines jeunes filles pensent de manière stéréotypée, et donne à chaque sexe un rôle particulier dans les relations sentimentales, comparant parfois l'amour à une scène de théâtre... Un exemple, je l'avoue un peu sorti de son contexte mais qui illustre ce carcan, dans lequel on enferme les jeunes filles. Et je ne vous parles pas encore de la crise de culpabilité de la trentaine des célibataires sans enfant face au poids sociétal qui les juge (que je garde pour plus tard ainsi que tous mes commentaires sur l'utilisation du Mademoiselle et etc.).

    A ce compte là, moi j’avais des idées scénaristiques aussi à proposer, pourquoi ce n’est pas un elfe qui est tombé amoureux du nain ? Comme ça on était vraiment dans  l’actualité, le mariage pour tous et en plus sur l’intégration des différences dans tous les sens du terme. Quand vous donnez un rôle féminin à quelqu’un faite ça bien : Pourquoi c’est le fils et pas la fille de Bard qui vient lui porter la flèche et l’aider à tuer le dragon ? ça c’était un rôle pour faire rêver les petites filles !

     

    Résultat du test pour la trilogie du Hobbit :

    1)      Oui il y a bien deux personnages féminins nommés : Galadriel et Tauriel

    2)      Non elles ne parlent pas entre elles

    3)      Non puisqu’elles ne parlent jamais entre elles

     

    Cependant pour ne pas finir sur une note trop négative, et parce que je suis d'un naturel utopim'ste... On constate depuis les dernières années un progrès au niveau des personnages féminins notamment grâce à des adaptations littéraires (Divergente pour n’en citer qu’un).   

    Mais tout de même restons vigilent(e)s pour faire avancer les choses : la prochaine fois que vous serrez devant un film, réfléchissez aux rôles qu’on a attribués aux personnages féminins et demandez-vous si cela correspond à l’image que vous aimeriez transmettre aux nouvelles générations. Parce que leur éducation passera forcément par l’identification aux personnages de films (entre autres choses).

     

    Pour en savoir plus les résultats des films au Test de Bechdel sont disponibles : ici

       Et une excellente vidéo (en anglais) de la  youtubeuse Feminist Frequency au sujet du passage du test par les films oscarisés :  ici

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